Quand la pression monte, quand vous êtes sur le point de perdre patience, d’hurler ou de fondre en sanglots, deux exercices sont imparables.

Retour au calme garanti en 5 minutes chrono.

A / Pratiquez la cohérence cardiaque

Le stress active « l’accélérateur physiologique », avec le cœur qui s’emballe, les mains qui deviennent moites…

D’où l’intérêt de la cohérence cardiaque qui, à l’inverse, renforce l’activité du système parasympathique, c’est-à-dire du « frein physiologique ».

Dans l’idéal, il faudrait la pratiquer non seulement quand le besoin d’apaisement se fait ressentir, mais aussi quand tout va bien. En y consacrant 5 minutes le matin, le midi et vers 16h, vous augmentez considérablement son seuil de résistance au stress.

Le principe est simple : respirez à un rythme de 6 respirations par minute, en comptant 5 secondes sur l’inspiration et 5 secondes sur l’expiration.

Pour garder un rythme régulier, vous pouvez vous aider de vidéos mises en ligne sur internet ou d’une appli gratuite téléchargeable dans le Play Store (android), comme RespiRelax+.

B / Retirez-vous et ressourcez-vous dans votre lieu de confort et de sécurité

Vous avez des ressources pour nous protéger contre le stress. Mais il faut être capable de les mobiliser rapidement quand la situation l’exige.

C’est l’objectif de cet outil de Pnl ou d’auto-hypnose : se construire une vraie bulle de sérénité où se réfugier quand l’environnement devient trop hostile.

1 – Après s’être installé dans un endroit calme où vous ne risquez pas d’être dérangé, rappelez-vous l’un des plus beaux moments que l’on vous avez vécu. Le souvenir heureux d’un instant dont vous avez souhaité, à l’époque, qu’il ne s’arrête jamais…

2 – Revivez ce moment, en vous remémorant toutes les sensations perçues ce jour là. Où étiez-vous ? Avez qui ? Que faisiez-vous ? Qu’avez-vous entendu ? Quel temps faisait-il ? Quelles odeurs flottaient dans l’air ? Qu’avez-vous ressenti ?

3 – En respirant profondément, imprégniez-vous complètement de ce moment inoubliable, avec toutes vos sensations agréables.

4 – Quand vous vous sentez profondément bien, rasséréné, nourri, plein de gratitude pour ce moment exceptionnel, ancrez-le en vous. Pour cela, serrez le poing ou stimulez un point de votre corps pendant au moins 20 secondes. Recommencez deux à trois fois pour renforcer l’ancre.

5 – Prenez ensuite quelques instants pour penser à autre chose, changer de position ou de pièce. Vous pouvez ensuite tester l’effet de l’ancre en restimulant le point choisi.

La sensation de bien-être arrive dans les secondes qui suivent…

Vous m’en direz des nouvelles 🙂

Le confinement n’a rien d’un parcours de santé, mais relève plutôt de celui du combattant.

Et celui que nous vivons semble devoir durer : instauré le 17 mars pour quinze jours, puis prolongé jusqu’au 15 avril, sa durée totale a été évaluée à «au moins 6 semaines» par le Conseil scientifique, a rappelé Édouard Philippe.

Vous tenez le coup, mais jusqu’à quand ?

Le savoir favoriserait-il votre résistance ? Qu’en pensez-vous ?

Des chercheurs du King’s College de Londres ont récemment synthétisé les effets psychiques de la quarantaine, d’après plusieurs études réalisées lors de précédentes épidémies (sras, Ebola, H1N1).

L’heure est grave, jusque dans nos esprits : «La séparation des êtres chers, la perte de liberté, l’incertitude quant à l’état de la maladie et l’ennui peuvent […] créer des effets dramatiques», mettent-ils en garde.

Or l’heure est grave… surtout quand elle semble interminable !

Le confinement renvoie chacun à un sentiment d’enfermement.

Nous sommes empêchés, limités, ce qui représente, de façon très archaïque, une privation de vie.

Cette incertitude quant à la durée du confinement, mais aussi ses modalités, augmente votre sensation d’impuissance : sans repère temporel, vous avez du mal à vous organiser, à anticiper, à prévoir.

Faut-il faire des réserves pour une semaine, un mois ?

Lâcher prise sur les devoirs ou respecter le programme ?

Céder au chocolat et dévorer des séries télévisées pour combler le vide, ou surveiller sa ligne et maintenir des horaires stricts ?

Cette expérience devient plus supportable lorsqu’une issue se dessine à l’horizon, comme lorsque, coincés dans un bouchon, nous apercevons enfin le panneau “fin des embouteillages dans 15 km”.

La bonne idée est de vous focaliser sur, non pas ce qui prive, mais sur ce qui est (encore) autorisé pour le corps et l’esprit.

Selon les chercheurs anglais, pour éviter de sombrer « l’information est essentielle ».

Savoir ce qui se passe, comprendre pour quoi (et non pourquoi), vous permet de mieux vivre cette période.

Mais attention !

Il ne s’agit pas de rester branché toute la journée sur France 24 et consorts.

Mieux vaut vous intéresser aux pays qui voient peu à peu le bout du tunnel (la Chine, la Corée…) ; sur ceux et celles qui ont vécu l’enfermement, en découvrant par exemple les Lettres de prison de Nelson Mandela ou le «tuto confinement» de l’astronaute Thomas Pesquet ; et se concentrer, surtout, sur vous-mêmes.

2 conseils pour résister au confinement,

malgré l’incertitude sur sa durée :

Ce que vous avez peut-être tendance à oublier : vous avez déjà vécu des situations douloureuses, une maladie, un deuil, une rupture…

Vous pouvez dès lors:

  • vous appuyer sur ces compétences dont vous avez déjà fait preuve par le passé, sur vos capacités à faire face et à vous en sortir.

Enfin, la bonne idée est de focaliser sur, non pas ce qui prive, mais

  • sur ce qui est (encore) autorisé pour le corps (une heure de sortie par jour, la possibilité de sauter, bouger, chanter chez soi…) et l’esprit (le plaisir, l’entraide).

Il s’agit de vous recréer des espaces de liberté.

En attendant de voir se dégager l’horizon de vos mobilités, le plus tôt possible…

« Ils ont essayé de nous enterrer.
Ils ne savaient pas que

nous étions des graines ! »

Proverbe mexicain

attentats Paris,CapucineMoulas

Attentats Paris

attentats Paris, 13112015

vivreTémoignages:

-> Une libanaise m’a raconté que, même aux pires moments des combats à Beyrouth, sa mère continuait à l’emmener à la plage.

Simplement, il fallait faire attention en arrivant à la route de la corniche, et bien regarder à droite et à gauche avant de traverser.

Pas pour les voitures, non.

Mais pour voir s’il y avait ou pas des balles traçantes…

 

-> «J’ai un message pour celui qui nous a attaqué et pour ceux qui sont derrière tout ça: vous ne nous détruirez pas. Vous ne détruirez pas la démocratie et notre travail pour rendre le monde meilleur. Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et de tolérance.»

Discours modèle, d’un peu moins de trois minutes, prononcé par du chef du gouvernement norvégien de l’époque, Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse, quelques heures après les attentats qui avaient touché l’île d’Utoya et Oslo le 22 juillet 2011. Anders Behring Breivik venait de tuer plus de 70 personnes avec une bombe près du siège du gouvernement, puis une fusillade sur l’île d’Utoya, avant d’être arrêté.

 

-> « Business as usual » affichaient les magasins londoniens après les attaques de V1, lors de la seconde guerre mondiale.

 

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