Très en vogue actuellement, le « néo-chamanisme » est davantage centré sur l’individu que sur le groupe.

« Il ne s’agit plus d’une relation à la communauté comme le concevaient les chamanes sibériens », explique Jean-François Dortier, sociologue et directeur du magazine Sciences humaines.

« C’est une récupération de cette religion que l’on dit primitive, sous une forme plus personnelle de quête de soi » et à laquelle « chacun donne un sens particulier. »

Mes Chers Lecteurs et Clients, je voulais vous envoyer mes vœux spontanés…

Mais après consultation de mon avocat, je me suis rendu compte de l’imprudence de ma formulation.

Vous souhaiter une bonne année, une bonne santé et la prospérité, me soumet en effet au risque de poursuites de votre part.

Voici donc la version rectifiée de mes vœux (qui remplace le projet initial) et qui est en conformité avec le principe de précaution inscrit dans notre Constitution.

voeuxNouvelle formulation :

« Je vous prie d’accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de votre part, mes vœux à l’occasion du solstice d’hiver et du premier de l’an, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires  programmées.

Ces vœux concernent plus particulièrement :

  • la santé, ceci ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de votre dossier médical, ni d’une quelconque volonté de m’immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin traitant ou votre assureur avec lequel vous auriez passé une convention obsèques
  • la prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, de votre taux d’imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujettis
  • le bonheur, sachant que l’appréciation de cette valeur est laissée à votre libre arbitre et qu’il n’est pas dans mon intention de vous recommander tel ou tel type de bonheur.

Nota Bene : Le concept d’année nouvelle est ici basé, pour des raisons de commodité, sur le calendrier grégorien, qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région à partir de laquelle ces vœux vous sont adressés. Son emploi n’implique aucun désir de prosélytisme. La légitimité des autres chronologies utilisées par d’autres cultures n’est absolument pas mise en cause.

Notamment :

  • le fait de ne pas dater ces vœux du yawm 20 Rabi`al-Awwalde l’an 1437 de l’Hégire (fuite du Prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d’islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israélo-palestinien
  • le fait de ne pas dater ces vœux du 20 Tevet   5776 , ne constitue ni un refus du droit d’Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues, ni le délit de contestation de crime contre l’humanité
  • le fait de ne pas dater ces vœux du 22è jour du 11ème mois (Daxue, Grande Neige) 78ème cycle, de l’année chinoise Yi-Wei (32)année de la Chèvre, n’implique aucune prise de position dans l’affaire dite « des frégates de Taïwan »
  • le fait de ne pas dater ces vœux du primidi 11 nivose jour du Granit 224 de la République Française, une et indivisible, ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine des institutions.

Enfin, l’emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement de valeur. Son choix tient au fait qu’elle est la seule couramment pratiquée par l’expéditeur. Tout autre idiome a droit au respect tout comme ses locuteurs.

Clause de non responsabilité légale : En acceptant ces vœux, vous renoncez à toute contestation postérieure. Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait. Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties. Leur reproduction est autorisée. Ils n’ont fait l’objet d’aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d’une année, à la condition d’être employés selon les règles habituelles et à l’usage personnel du destinataire.

A l’issue de cette période, leur renouvellement n’a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision de l’expéditeur.

Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d’âge, de genre, d’aptitude physique ou mentale, de race, d’ethnie, d’origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d’appartenance syndicale, susceptibles de caractériser les destinataires.

Leurs résultats ne sont, en aucun cas, garantis et l’absence, totale comme partielle, de réalisation n’ouvre aucun droit à compensation.

En cas de difficultés liées à l’interprétation des présentes, la juridiction compétente est le Tribunal habituel du domicile de l’expéditeur. »

 

Source: pnl-info.typepad.com

Comment parler des attentats meurtriers de Paris à un enfant ?

Partout, l’émotion est forte. Une question majeure se pose alors aux parents et aux enseignants : comment expliquer le drame aux plus jeunes ?

enfants

Le Dr Alain Broca, neuropédiatre et spécialiste du développement de l’enfant, fournit quelques conseils aux parents démunis.

Faut-il systématiquement parler de ce genre de drame aux enfants, quelque soit leur âge ?

Dr Alain de Broca : Il faut toujours en parler et répondre à leurs questions, même s’il y a bien sûr la difficulté de parler aux plus jeunes qui n’ont pas la même compréhension du monde que les adultes. Et même si les tragédies faites par l’homme contre l’homme sont angoissantes pour l’enfant, comme pour l’adulte. À noter qu’il est indispensable de revenir sur l’événement même si l’enfant est déjà au courant. Nous sommes en effet à une époque où les enfants ont pu découvrir l’information seuls, en recevant par exemple des alertes sur leur téléphone portable. Sous ce tsunami d’informations, ils ont pu se sentir noyé et bouleversé.

Comment les parents et les enseignants peuvent-ils aborder le sujet avec les enfants ?

Dr Alain de Broca : Ils peuvent aider les enfants à parler de ce qu’ils ont compris. Il est aussi important de leur faire comprendre que tout ce qui est dit par les médias n’est pas toujours totalement vrai, que la vérité se fera sur le temps et les aider à différencier ce qui relève de la rumeur et ce qui est avéré. Il faut également essayer de répondre aux attentes de l’enfant. Et qu’attend un enfant, quelque soit son âge, face à ce monde qui l’entoure ? De la cohérence surtout. L’enfant est toujours très troublé de ne pas comprendre le « pourquoi » des événements, il est donc important d’essayer d’aller au bout de ses explications. Il ne faut pas oublier qu’un enfant a confiance en l’adulte qui croit ce qu’il dit et pense qu’il fait ce qu’il dit.

Comment rassurer l’enfant ?

Dr Alain de Broca : On peut commencer par lui expliquer ce qu’on appelle un deuil national. Cela l’aidera à comprendre que la communauté ne cautionne pas les actes barbares. On peut le rassurer aussi sur le fait que les « motivations » des terroristes, qui invoquent la religion pour commettre des meurtres, ne sont pas fondées, en lui précisant que les religions ne sont absolument pas fondées sur la violence mais sur la paix.

« L’impiété & la foi courent tout deux sur le chemin de Dieu »

Rûmî

 

(mystique musulman persan du 13ème siècle, qui a profondément influencé le soufisme)