Bouffées délirantes, décompensations : les psychopraticiens face aux « pathologies du confinement »

Des psys de la région occitane alertent sur la hausse du nombre de demande de rendez-vous de jeunes adultes sans antécédents et atteints de « bouffées délirantes aigues » depuis le début du confinement.

Nous ne nous attendions pas du tout à cela.

Il y a des clients qui clament « avoir trouvé le traitement contre le coronavirus », ceux qui pensent que « tout est de leur faute », ceux qui « partent dans des délires messianiques ». Et ceux qui affirment carrément « être le virus »

Beaucoup de jeunes sans antécédents

En thérapie, on appelle cela un « coup de tonnerre dans un ciel bleu » : il s’agit de personnes qui vivaient très bien, et décompensent tout d’un coup !

Et leurs proches expliquent ne plus les reconnaître.

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“La compulsion sexuelle vient d’une faille de l’identité. L’image narcissique est faible, vide de quelque chose dont l’homme serait le plein”.

Attention, la pychanalyse n’est pas loin… et bientôt la faute sera rejetée sur un complexe d’Electre non résolue, voire sur la mère !

En réalité plus que la quête de l’orgasme et du plaisir, c’est le rapport de séduction ou, plus encore, se sentir désirable qui prévaut. L’hypersexualité, chez la femme est souvent un symptôme de difficultés relationnelles. Libération sexuelle ou pas, le désir au féminin est davantage lié à l’affect.

Alors que chez l’homme, ce dé-couplement de la pulsion et du sentiment amoureux est plus banal. Ce qui expliquerait aussi pourquoi les femmes professionnellement très actives y sont plus sujettes que les autres.

La plupart du temps, la suractivité sexuelle se double d’un rapport au plaisir complexe et d’une difficulté à jouir, qui explique aussi cette quête frénétique, et sans fin… La morale n’a rien à voir là-dedans : les psychopraticiens s’accordent sur ce point : le sexe bien vécu, qu’il soit débridé ou pas, seul, avec sextoys ou à plusieurs, comporte une valeur apaisante, rassurante, renarcissisante… Dans le cas contraire, on se penche sur la question.

L’addiction sexuelle peut survenir la quarantaine passée ou à la suite d’un divorce.

Le besoin de sentir le désir chez un homme et de se rassurer prend alors le pas sur le reste.

C’est souvent une façon de se “récupérer” narcissiquement.

La sexualité sans affect joue alors ce rôle. Sortir de ce comportement addictif commence par un réel travail de deuil. Affronter ses peurs, celle de prendre de l’âge ou de traverser un moment de solitude peut avoir des effets tout à fait positifs.

En prendre conscience permet en tout cas d’avancer.

Chez des femmes plus jeunes, la dépendance peut se manifester par l’utilisation de sex-toys, et de partenaires d’une nuit.

L’homme est alors traité comme un objet et il y a fort à parier que la frustration est souvent au rendez-vous.

L’addiction sexuelle s’accompagne parfois même d’une agressivité mal gérée (vocabulaire cru, exigence), qui en réalité s’exerce contre soi.

Mettre fin à une dépendance n’est pas simple. Une psychothérapie est nécessaire.

Une piste possible est de commencer par identifier la personne (un premier amour mal fini ? Un ex ?) à qui s’adresse, réellement, cette agressivité. Pour s’en libérer.

Ensuite accéder à une recherche érotique paratagée, véritable outil de plaisir, pour recréer avec son partenaire un espace de jeu, où peuvent s’exprimer les désirs profonds de chacun.

 

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L‘addiction à la pornographie existe-t-elle ?

Y a-t-il un moment où l’on consomme trop de porno ?

Qaund est-on addict/dépendant ?

Je note, à mon cabinet toulousain, depuis deux/trois ans, une hausse des demandes de consultation psychologique et sexologique pour une pornographie jugée envahissante au quotidien [1].

hypersexualite-trouble-psychologique-ou-mode-de-vie-F.Duval-Levesque psychopraticien certifié, coach, formateur, addiction, phobie, dependance, boulimie, depression, cancer, couple1Les dépendants sexuels et leur entourage font de plus en plus appel aux psychopraticiens [2]. Parce que la psychothérapie cognitivo-comportementale a fait ses preuves pour les aider à gérer leur addiction, et ses répercussions sur leur vie sexuelle et relationnelle

Récemment, on a débattu aux États-Unis de la possibilité d’inclure une nouvelle catégorie diagnostic en lien avec un usage problématique de pornographie dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM).

Si la nouvelle nomenclature avait été approuvée, il aurait été possible de diagnostiquer une personne souffrant d’un usage problématique de la pornographie sous l’étiquette « trouble de l’hypersexualité » (ou « trouble hypersexuel »).

Pour des raisons empiriques, cliniques et politiques, le trouble de l’hypersexualité ne sera pas inclus dans cette dernière version du DSM.

L’occasion a été ratée de se demander s’il est possible de développer ou non un usage problématique de la pornographie. Et de faire le point sur les arguments pour et contre l’usage d’une pornographie « raisonnable ».

D’après vous, quels sont les critères qui vous font penser que trop, c’est trop ?

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[1] Kaplan, M. S., et Krueger, R. B. (2010), Diagnosis, assessment, and treatment of hypersexuality, in « Journal of Sex Research », 47(2/3), pp.181-198

[2] Briken, P., Habermann, N., Berner, W., et Hill, A. (2007), Diagnosis and treatment of sexual addiction: A survey among German sex therapists, in « Sexual Addiction & Compulsivity », 14, pp.131-143

Goldberg, P. D., Peterson, B. D., Rosen, K. H., et Sara, M. L. (2008), Cybersex: the impact of a contemporary problem on the practices of marriage and family therapists, in « Journal of Marital and Family therapy », 34, pp.469-480

Lo, V-H., et Wei, R. (2002), Third-person effect, gender, and pornography on the lnternet, in « Journal of Broadcasting & Electronic Media », 46, pp.8-31

Sources: leplus.nouvelobs.com, Daphnée Leportois, Simon Corneau, mon expérience professionnelle

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