« La question des liens monétaires entre l’industrie pharmaceutique et les psychiatres est devenue l’une des plus grandes controverses de la psychiatrie », affirme le New York Times.

L’utilisation croissante d’antipsychotiques atypiques pour les jeunes en est un exemple argumente le journal qui montre que l’augmentation des prescriptions de ces médicaments a coïncidé, dans les dernières années, avec une augmentation des paiements faits par des compagnies pharmaceutiques aux psychiatres.

Les antipsychotiques atypiques, tels que Risperdal, Seroquel, Zyprexa, Abilify et Geodon, sont maintenant prescrits à plus d’un demi million d’enfants aux États-Unis « malgré des risques sérieux et « presque » sans utilisations approuvées pour les mineurs«  peut-on lire.

Le journal a analysé les registres de l’État du Minnesota, le seul qui exige un rapport public de tous les paiements pour marketing faits à des médecins.

De 2000 à 2005, les paiements des fabriquants de médicaments à des psychiatres a augmenté de six fois alors que les prescriptions d’antipsychotiques à des enfants dans le cadre du programme Medicaid du Minnesota a augmenté de 9 fois. Ceux qui ont reçu le plus d’argent des fabriquants d’antipsychotiques sont ceux qui ont le plus prescrit ces médicaments. Plus du tiers des psychiatres licenciés du Minnesota ont reçu de l’argent des compagnies pharmaceutiques entre 1997 et 2005.

« De tels paiements peuvent encourager les psychiatres à utiliser des médicaments de façon qui met la santé physique des patients en danger » affirme le Dr. Steven E. Hyman, principal de l’Université Harvard et ancien directeur du National Institute of Mental Health. « L’utilisation croissante d’antipsychotiques pour les enfants est un des exemples les plus troublants de ceci », ajoute-t-il.

Selon Dr. Steven S. Sharfstein, précédent président de l’American Psychiatric Association, les psychiatres sont devenus beaucoup trop proches des fabriquants de médicaments. Un exemple de cela, implique l’antidépresseur Lepraxo, qui est maintenant le plus utilisé aux États-unis, même s’il y a des alternatives moins coûteuses incluant des versions génériques du Prozac. « Prozac est aussi bon, sinon meilleur et malgré cela, il y a une migration vers les médicaments plus coûteux, dit-il. Je crois que cela est dû au marketing », dit-il.

L’utilisation croissante des antipsychotiques pour les enfants est étroitement reliée au diagnostic de plus en plus courant et controversé de trouble bipolaire (autrefois appelé maniaco-dépression) pédiatrique (chez les enfants et les adolescents), expose le journal.

Plusieurs médecins du Minnesota, incluant le président de la Minnesota Psychiatric Society, affirme le Times, disent que les fabriquants de médicaments les paient actuellement presque exclusivement pour parler du trouble bipolaire.

En 2005, un comité formé d’experts a examiné toutes les recherches sur le traitement du trouble bipolaire chez les enfants et décidé qu’une recherche réalisée par Dr. Melissa DelBello était la seule impliquant des antipsychotiques qui méritait le meilleur score pour la rigueur scientifique. Ces experts ont émis une recommandation selon laquelle les antipsychotiques atypiques devraient être considérés comme traitement de première ligne pour certains enfants (dans le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry).

Or la recherche de Dr. DelBello, raconte le Times, comparait deux formes de traitement, un anticonvulsivant (Depakote) pour un groupe et l’anticonvulsivant complété du Seroquel pour un autre groupe. Les résultats étaient comparables pour les deux groupes, sauf dans les derniers jours de l’essai qui a duré six semaines où le groupe prenant le Seroquel obtenait de moins bons résultats dans une mesure de la manie. Près de la moitié du groupe avec Seroquel avait abandonné avant la fin (ils ne faisaient donc pas parti des résultats). Seuls 8 adolescents de ce groupe s’étaient rendus à la fin de l’essai.

Des résultats pas très concluants, aurait admis la chercheure en interview. Ce qui ne l’a pas empêché de co-signer un article dans lequel elle affirmait que le Seroquel, en combinaison avec l’anticonvulsivant, était « plus efficace pour le traitement de la manie chez les adolescents bipolaires » que l’anticonvulsivant seul.

Trois des quatre experts du comité avaient des liens monétaires avec les fabriquants pharmaceutiques. Dr. DelBello de son côté, recevaient des revenus de marketing et de consultation de 8 compagnies pharmaceutiques dont 5 fabriquants d’antipsychotiques.

C’est donc dire que les arguments scientifiques en faveur de l’utilisation des antipsychotiques pour le trouble bipolaire chez les jeunes sont minces.

Sources: Gardiner Harris, Benedict Carey and Janet Roberts, « Psychiatrists, Children and Drug Industry’s Role », New York Times, May 10, 2007, psychomedia.qc.ca

Les antipsychotiques atypiques sont par ailleurs remis en cause, même pour leur utilisation première pour laquelle ils sont approuvés, le traitement de la schizophrénie…

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Vous devez le savoir.

Plusieurs grands journaux anglophones le disent : il est très difficile d’arrêter les antidépresseurs en raison des symptômes amenés par le sevrage.

Même en diminuant petit à petit la dose.

Deux des antidépresseurs qui se vendent le plus, l’Effexor et le Paxil, ont amené tant de plaintes que certains médecins évitent de les prescrire.

ProzacDepuis vingt ans qu’existe le Prozac (le premier antidépresseur de la catégorie « inhibiteur de la re-capture de la sérotonine), certains patients ont rapporté des réactions extrêmes à l’arrêt de cette catégorie d’antidépresseurs.

Les gens rapportent une variété de symptômes, apparaissant parfois quelques heures seulement après l’arrêt.

Exemples : nausées, douleurs musculaires, pleurs incontrôlables, étourdissements et diarrhées. Certains dépressifs rapportent des sensations « électriques » au cerveau. Des cas ont été rapportés de patients se présentant aux urgences des hôpitaux, inquiets de ces symptômes inconnus.

Le phénomène du sevrage des antidépresseurs est peu étudié.

Des recherches ont avancé des taux allant de 17% à 78% pour les marques les plus problématiques.

Les symptômes de sevrage peuvent être reliés au fait, par exemple, que la sérotonine qui est affectée par les antidépresseurs n’agit pas seulement sur l’humeur mais aussi sur le sommeil, l’équilibre, la digestion et d’autres processus physiologiques.

« Généralement, précise Dr. Richard C. Shelton, psychiatre à l’école de médecine de l’Université Vanderbilt, les médicaments qui sont métabolisés le plus rapidement causent les symptômes les plus sévères. L’Effexor, qui est métabolisé en quelques heures, est un des pires à cet égard; tandis que le Prozac, qui a une demie-vie d’environ une semaine, est considéré comme étant le mieux. »

Afin de réduire les symptômes de sevrage de l’Effexor et du Paxil, ces derniers sont parfois graduellement remplacés par le Prozac dont le sevrage se fait ensuite plus facilement.

Les informations fournies aux médecins, par les laboratoires pharmaceutiques, précisent que les patients peuvent parfois présenter des symptômes légers à l’arrêt du médicament. Mais laissent entendre que la cessation graduelle prévient ce problème.

De l’avis de certains psychiatres, il n’est pas difficile d’arrêter les antidépresseurs. « La vaste majorité des gens ne sont pas aussi sensibles » affirme Alan Schatzberg, responsable du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Stanford University.

En décembre 2004 pourtant, l’agence de contrôle des médicaments britannique a émis un rapport avertissant que tous les antidépresseurs IRS peuvent être associés à des symptômes de sevrage et notant que l’Effexor et le Paxil semblent associés à une plus grande fréquence de réactions de sevrage.

Et rappelez-vous, Cher Lecteur, que prendre un anti-dépresseur, sans suivre une psychothérapie comportementale et cognitive, est comme utiliser une béquille toute votre vie…

Source : Associated Press

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Le sevrage des antidépresseurs (Deroxat et Effexor notamment) parfois difficile…
Dans un article repris par plusieurs grands journaux anglophones, l’Associated Press rapporte des cas d’incapacité de cesser des antidépresseurs en raison des symptômes amenés par le sevrage, et ce même en diminuant graduellement la dose.

Deux des antidépresseurs qui se vendent le plus, l’Effexor et le Deroxat (aussi commercialisé sous les noms Paxil et Seroxat) ont amené tant de plaintes que certains médecins, rapporte l’Associated Press, évitent de les prescrire.

Depuis les deux décennies environ de l’existence du Prozac, le premier antidépresseur de la catégorie « inhibiteur de la recapture de la sérotonine », certains patients ont rapporté des réactions extrêmes à l’arrêt de cette catégorie d’antidépresseurs.

Les gens rapportent une variété de symptômes, apparaissant parfois quelques heures seulement après l’arrêt. Ils peuvent souffrir de nausées, de douleurs musculaires, de pleurs incrontrôlables, d’étourdissements et de diarrhées. Certaines personnes rapportent des sensations « électriques » au cerveau.

Certains cas ont été rapportés de gens se présentant aux urgences des hôpitaux, inquiets de ces symptômes inconnus…

Le phénomène du sevrage des antidépresseurs est peu étudié. Des recherches ont avancé des taux allant de 17% à 78% pour les marques les plus problématiques.

Les symptômes de sevrage peuvent être reliés au fait, par exemple, que la sérotonine qui est affectée par les antidépresseurs n’agit pas seulement sur l’humeur mais aussi sur le sommeil, l’équilibre, la digestion et d’autres processus physiologiques.

« Généralement, précise Dr. Richard C. Shelton, psychiatre à l’école de médecine de l’Université Vanderbilt, les médicaments qui sont métabolisés le plus rapidement causent les symptômes les plus sévères. L’Effexor, qui est métabolisé dans quelques heures, est un des pires à cet égard; tandis que le Prozac, qui a une demie-vie d’environ une semaine, est considéré comme étant le mieux. »

Afin de réduire les symptômes de sevrage de l’Effexor et du Deroxat (Paxil, Seroxat), ces derniers sont parfois graduellement remplacés par le Prozac dont le sevrage se fait ensuite plus facilement.

Les critiques des compagnies pharmaceutiques leurs reprochent de minimiser la sévérité des symptômes de sevrage. Les informations fournies aux médecins précisent que les patients peuvent parfois présenter des symptômes légers (« mild ») à l’arrêt du médicament mais laissent entendre que la cessation graduelle prévient ce problème.

De l’avis de certains psychiatres, il n’est pas difficile d’arrêter les antidépresseurs. « La vaste majorité des gens ne sont pas aussi sensibles » affirme Alan Schatzberg, responsable du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Stanford University.

En décembre 2004 pourtant, l’agence de contrôle des médicaments britannique a émis un rapport avertissant que tous les antidépresseurs IRS peuvent être associés à des symptômes de sevrage et notant que l’Effexor et le Deroxat semblent associés à une plus grande fréquence de réactions de sevrage.

Sources : psychomedia.qc.ca, CNN

 

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Dans les jours et semaines qui viennent, vous allez beaucoup entendre parler de dépression et d’antidépresseurs !

Ce n’est pas un hasard.

L’Assurance maladie organisait récemment un débat dans les Grands salons de l’Hôtel de Ville de Nancy.

Des conférences, ouvertes aux professionnels de santé, aux associations de patients et au grand public, avaient pour but de favoriser les échanges entre professionnels et grand public.

Vous n’y étiez pas ?

Alors vous pouvez consulter en ligne les conseils de l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) pour un bon usage des antidépresseurs. Pour les enfants et les adolescents mais aussi pour les adultes.

Les antidépresseurs ? Nous en sommes de grands consommateurs. Et la raison du succès de ces médicaments qui soignent la dépression… c’est la forte demande des Français – ou des médecins prescripteurs ! Ils sont en effet près de 9 millions à souffrir de cette maladie.


La France championne du monde… malheureusement !

Selon la Haute Autorité de Santé, entre 7% et 15% des Français souffriraient de dépression. Ce qui est beaucoup par rapport aux 100 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui seraient touchés par la maladie dans le monde.

Près de 65 millions de boîtes d’antidépresseurs sont vendues chaque année dans l’Hexagone. Soit deux fois plus qu’en Italie, Allemagne et Grande-Bretagne. C’est simple, nous sommes les champions !

Et nos jeunes ne sont pas mieux lotis. Ils sont près de 40 000 mis sous antidépresseurs avant 18 ans.

Quarante mille de trop ?

Probablement pas. Mais c’est assurément beaucoup.

Ne banalisez jamais la prise d’un antidépresseur !

Comportement suicidaire, agressivité, colère…

Les risques liés à l’utilisation des antidépresseurs modernes, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont réels. Le nom est barbare certes, mais il fait référence à une substance fabriquée dans le cerveau et qui serait en partie responsable de l’humeur. Les ISRS ( dont le chef de file est le célèbrissime Prozac) viennent combler le déficit cérébral en sérotonine caractéristique de la dépression.

Dès avril 2005, l’Agence européenne du médicament (EMEA) attirait l’attention sur les risques de ces médicaments chez l’enfant et l’adolescent.

En février 2006, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a rendu publics les résultats d’une méta-analyse concernant les suicides et tentatives de suicide survenus au cours d’essais cliniques de la paroxetine, un autre ISRS.

Chez les adultes traités pour trouble dépressif sévère, la fréquence des comportements suicidaires a été plus élevée (0,32%) que la moyenne (0,05%). Idem chez les jeunes de 18 ans à 24 ans, avec un taux de comportements suicidaires de 2,19% sous paroxétine contre 0,92% en moyenne.

Enfin chez les enfants et adolescents, une augmentation des tentatives de suicide et idées suicidaires a été observée avec tous les antidépresseurs.

Il n’est pas étonnant dans ces conditions, que l’AFSSaPS ait rappelé, en mars 2006, que « le traitement de première intention des troubles dépressifs chez l’enfant et l’adolescent est psychothérapeutique ».


D’ailleurs précise-t-elle, « la dépression chez l’enfant et plus particulièrement chez l’adolescent est fréquemment associée à un risque suicidaire important. La prescription d’antidépresseurs n’est donc pas adaptée aux situations d’urgence. » Dépression, dépression, mais il s’agit de quoi, au juste ?

La suite dans mon prochain article…

Sources : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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Comment lutter contre un état dépressif ?

Vous sentez-vous souvent cafardeux, fatigué ou sans entrain ?

Peut-être faites-vous un début de dépression.

Ne recourez pas d’emblée au Prozac : il existe de meilleures façons de s’en débarrasser.


  1. Recherchez-en la cause. C’est peine perdue si vous ne vous attaquez qu’aux symptômes de la dépression. De plus, si dès le départ, vous ne combattez pas la dépression en profondeur, elle peut s’aggraver, devenir chronique ou réapparaître.
  2. Parlez-en avec des amis. Ne rentrez pas dans votre coquille mais cherchez de l’aide auprès d’amis en qui vous pouvez avoir confiance. Demandez-leur de se livrer avec vous à une réflexion franche et honnête.
  3. Tenez un journal. Le rythme et le caractère privé de l’écriture pour vous-même ont un effet calmant et éclairant.
  4. Attaquez-vous à la cause. Une dépression causée par un mauvais mariage ou des enfants difficiles sera mieux combattue avec un psychothérapeute spécialiste du couple qu’avec des antidépresseurs. Une fatigue constante due à un emploi stressant ne disparaît que lorsque le travail est organisé différemment.
  5. Lisez des ouvrages sur la dépression. Quelqu’un qui sait ce qui lui arrive est mieux à même de s’aider lui-même.
  6. Combinez repos et action. Veillez à avoir un corps sain en vous reposant suffisamment après votre travail et en faisant suffisamment de sport, du vélo ou de la promenade. Une demi-heure par jour aide apparemment beaucoup.
  7. Dormez suffisamment. Réfléchissez à ce qu’était autrefois votre temps de sommeil idéal à l’époque où vous vous sentiez encore bien. Revenez à cette discipline.
  8. Mangez sain. Pas de plats à emporter mais des repas que vous préparerez vous-même avec des ingrédients frais.
  9. Prenez rendez-vous. Je vous expliquerai ce qui ne va pas chez vous et vous offrir une perspective de rétablissement. Je peux aussi vous aider à briser votre spirale négative.

Dans une récente recherche, le Prozac, un antidépresseur souvent prescrit pour le traitement de l’anorexie, s’est avéré inefficace pour prévenir la rechute chez des jeunes femmes souffrant d’anorexie.

Ces résultats, en conjonction avec d’autres recherches, indiquent que la pratique courante de prescrire des antidépresseurs pour le traitement de l’anorexie est peu susceptible d’amener des résultats satisfaisants, écrivent les chercheurs dans le « Journal of the American Medical Association ».

Au cours de la recherche impliquant 90 participantes qui recevaient le Prozac ou un placebo, plus de la moitié d’entre elles ont abandonné l’expérience et parmi celles qui ont poursuivi environ 30%, prenant le placebo ou le Prozac, ont conservé un poids santé. La recherche a duré un an et les participantes avaient d’abord reçu un traitement psychiatrique et repris un poids santé avant de prendre le Prozac ou un placebo.

Cette recherche va dans le même sens qu’une revue des recherches antérieures, réalisée par une agence gouvernementale américaine, qui concluait qu’aucun médicament ne traitait efficacement l’anorexie.

Ce rapport concluait aussi la psychothérapie cognitive et comportementale pouvait aider avec efficacité. Alors que les antidépresseurs ont été reliés à un comportement suicidaire chez les enfants, les chercheurs notent que la dépression accompagne souvent l’anorexie et que celle-ci est une des maladies mentales ayant le plus haut taux de suicide.

Source: Psycport

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien d’une demi-heure vous est aussi proposé, gratuit et sans engagement.

Tony Kendrick, de l’Université de Southampton et ses collègues, ont analysé tous les cas de dépression entre 1993 et 2005 des dossiers médicaux québécois couvrant 170 médecins généralistes et 1,7 millions de patients (étude britannique publiée dans le British Medical Journal).

Ils ont constaté que, malgré une baisse du nombre de nouvelles personnes recevant un diagnostic de dépression depuis 11 ans, le nombre de prescriptions d’antidépresseurs a doublé.

La cause ? Une augmentation, année après année, du nombre de personnes prenant des antidépresseurs pendant très lontemps.

« Nous estimons que plus de 2 millions de personnes prennent maintenant des antidépresseurs durant plusieurs années, en particulier des femmes âgées entre 18 et 30 ans, indique Kendrick. Le nombre de prescriptions par personne a augmenté de 2.8 en 1993 à 5.6 en 2004. »

Les données de la Prescription Pricing Authority montrent que plus de 30 millions de prescriptions d’antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), tels que le Prozac (fluoxétine) et le Deroxat ou Paxil (paroxétine), sont maintenant émises par année, soit deux fois plus qu’au début des années 1990. Quelque 90% des personnes recevant un diagnostic de dépression prennent maintenant ces antidépresseurs continuellement ou durant des périodes répétées au cours de plusieurs années.

« Nos recherches précédentes ont montré que, bien que ces médicaments sont dits non addictifs, plusieurs personnes trouvent difficiles de cesser de les prendre, en raison de symptômes de sevrage qui incluent l’anxiété. » Ce qui est un comble, vous ne trouvez pas ?

« Les patients souhaiteraient plus d’aide de la part de leur médecin pour arrêter ces médicaments. Nous ne savons pas combien en ont réellement besoin et si l’utilisation à long terme est néfaste », indique l’auteur. « Cette situation a des similitudes avec celle du Valium dans le passé », considère-t-il.

 

Source : « Study reveals an increase in long-term antidepressant drug use »

 

Une récente recherche l’affirme : le Prozac, un antidépresseur souvent prescrit pour le traitement de l’anorexie, s’est révélé inefficace pour prévenir la rechute chez des jeunes femmes anorexiques.

Ces résultats, avec d’autres recherches, indiquent que « la pratique courante de prescrire des antidépresseurs pour le traitement de l’anorexie est peu susceptible d’amener des résultats satisfaisants », écrivent les chercheurs dans le Journal of the American Medical Association.

Au cours de la recherche impliquant 90 participantes qui recevaient le Prozac ou un placebo, plus de la moitié d’entre elles ont abandonné l’expérience. Parmi celles qui ont poursuivi prenant le placebo ou le Prozac, environ 30%, ont conservé un poids santé. La recherche a duré un an et les participantes avaient d’abord reçu un traitement psychiatrique et repris un poids santé avant de prendre le Prozac ou un placebo.

Cette recherche va dans le même sens qu’une analyse des recherches antérieures, réalisée par une agence gouvernementale américaine, qui concluait qu’aucun médicament ne traitait efficacement l’anorexie.

Alors que les antidépresseurs ont été reliés à un comportement suicidaire chez les enfants, les chercheurs notent que la dépression accompagne souvent l’anorexie. Que celle-ci est une des maladies mentales ayant le plus haut taux d’échecs.

Ce rapport concluait aussi que la psychothérapie cognitive et comportementale pouvait aider les personnes anorexiques et boulimiques.

idéalisation, image de soi, anorexie

 

 

(si vous n’êtes pas anorexique, vous ne comprendrez pas cette image)

 

 

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Source: Psycport

Vous devez le savoir. Plusieurs grands journaux anglophones le disent : il est très difficile d’arrêter les antidépresseurs en raison des symptômes amenés par le sevrage. Même en diminuant petit à petit la dose.

Deux des antidépresseurs qui se vendent le plus, l’Effexor et le Paxil, ont amené tant de plaintes que certains médecins évitent de les prescrire.

Depuis vingt ans qu’existe le Prozac (le premier antidépresseur de la catégorie « inhibiteur de la re-capture de la sérotonine), certains patients ont rapporté des réactions extrêmes à l’arrêt de cette catégorie d’antidépresseurs.

Les gens rapportent une variété de symptômes, apparaissant parfois quelques heures seulement après l’arrêt.

Exemples : nausées, douleurs musculaires, pleurs incontrôlables, étourdissements et diarrhées. Certains dépressifs rapportent des sensations « électriques » au cerveau. Des cas ont été rapportés de patients se présentant aux urgences des hôpitaux, inquiets de ces symptômes inconnus.

ProzacLe phénomène du sevrage des antidépresseurs est peu étudié.

Des recherches ont avancé des taux allant de 17% à 78% pour les marques les plus problématiques.

Les symptômes de sevrage peuvent être reliés au fait, par exemple, que la sérotonine qui est affectée par les antidépresseurs n’agit pas seulement sur l’humeur mais aussi sur le sommeil, l’équilibre, la digestion et d’autres processus physiologiques.

« Généralement, précise Dr. Richard C. Shelton, psychiatre à l’école de médecine de l’Université Vanderbilt, les médicaments qui sont métabolisés le plus rapidement causent les symptômes les plus sévères. L’Effexor, qui est métabolisé en quelques heures, est un des pires à cet égard; tandis que le Prozac, qui a une demie-vie d’environ une semaine, est considéré comme étant le mieux. »

Afin de réduire les symptômes de sevrage de l’Effexor et du Paxil, ces derniers sont parfois graduellement remplacés par le Prozac dont le sevrage se fait ensuite plus facilement.

Les informations fournies aux médecins, par les laboratoires pharmaceutiques, précisent que les patients peuvent parfois présenter des symptômes légers à l’arrêt du médicament. Mais laissent entendre que la cessation graduelle prévient ce problème.

De l’avis de certains psychiatres, il n’est pas difficile d’arrêter les antidépresseurs. « La vaste majorité des gens ne sont pas aussi sensibles » affirme Alan Schatzberg, responsable du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Stanford University.

En décembre 2004 pourtant, l’agence de contrôle des médicaments britannique a émis un rapport avertissant que tous les antidépresseurs IRS peuvent être associés à des symptômes de sevrage et notant que l’Effexor et le Paxil semblent associés à une plus grande fréquence de réactions de sevrage.

Et rappelez-vous, Cher Lecteur, que prendre un anti-dépresseur, sans suivre une psychothérapie comportementale et cognitive, est comme utiliser une béquille toute votre vie…

Source : Associated Press, mon expérience professionnelle de thérapeute

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