La tristesse peut déclencher une rechute en dépression majeure selon une recherche canadienne. Plus de 50% des gens ayant reçu un diagnostic de dépression majeure vivent une rechute. 

Mais cela risque davantage de se produire chez les personnes dont la dépression a été traitée par médicaments antidépresseurs que chez celles dont le traitement a été une psychothérapie cognitive comportementale…

La tristesse peut amener des pensées dysfonctionnelles évoluant vers la pensée dépressive, suggèrent un chercheur de l’Université de Toronto, Zindel V. Segal, et ses collègues. 

Des recherches antérieures avaient montré que certaines personnes rétablies d’une dépression présentent toujours des modes de pensée associés à la dépression. Ces modes de pensée incluent certaines façons d’expliquer des événements ou certaines croyances négatives sur sa propre valeur.

La recherche impliquait 99 personnes s’étant rétablies d’une dépression majeure; 40 d’entre elles avaient reçu un traitement par antidépresseurs (Zoloft, Paxil ou Effexor) et 59 avaient participé à une psychothérapie d’approche cognitive.

Les participants se prêtaient à un exercice induisant un état de tristesse (écouter une musique triste en se remémorant un événement triste de leur vie) afin de mesurer leur tendance à s’adonner à des pensées dépressives dysfonctionnelles lorsque l’humeur devient négative.

Ceux dont la pensée devenait plus dysfonctionnelle durant cet exercice étaient ceux qui se sont avérés plus susceptibles de vivre une rechute de dépression majeure dans les 18 mois suivants, ce qui a été le cas de 51% des participants.

Cette réactivité cognitive à la tristesse prédisait mieux la rechute que le meilleur prédicteur connu jusqu’à maintenant, c’est-à-dire le nombre de rechutes antérieures.

La tristesse provoquée par l’exercice était plus susceptible de déclencher des pensées dysfonctionnelles chez les participants ayant été traités avec un antidépresseur que chez ceux ayant participé à une thérapie cognitive.

La recherche suggère donc qu’une approche de traitement de la dépression qui cible directement les styles de pensées pourrait être un outil efficace pour prévenir un nouvel épisode de dépression.

Malgré que 50% des gens ayant reçu un diagnostic de dépression majeure vivent une rechute, le traitement de la dépression ne vise souvent qu’à réduire les symptômes dans la phase aigue de la maladie. Peu d’attention est portée à réduire le risque de récidive et à développer des mesures qui permettraient d’identifier les gens qui sont plus à risque.

Le chercheur étudie actuellement un traitement de la dépression consistant à enseigner comment composer avec les changements dans la pensée reliés aux changements d’humeur en pratiquant la méditation attentive (« mindfulness meditation »).

Sources: Medical News Today, psychomedia.qc.ca

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Vous devez le savoir.

Plusieurs grands journaux anglophones le disent : il est très difficile d’arrêter les antidépresseurs en raison des symptômes amenés par le sevrage.

Même en diminuant petit à petit la dose.

Deux des antidépresseurs qui se vendent le plus, l’Effexor et le Paxil, ont amené tant de plaintes que certains médecins évitent de les prescrire.

ProzacDepuis vingt ans qu’existe le Prozac (le premier antidépresseur de la catégorie « inhibiteur de la re-capture de la sérotonine), certains patients ont rapporté des réactions extrêmes à l’arrêt de cette catégorie d’antidépresseurs.

Les gens rapportent une variété de symptômes, apparaissant parfois quelques heures seulement après l’arrêt.

Exemples : nausées, douleurs musculaires, pleurs incontrôlables, étourdissements et diarrhées. Certains dépressifs rapportent des sensations « électriques » au cerveau. Des cas ont été rapportés de patients se présentant aux urgences des hôpitaux, inquiets de ces symptômes inconnus.

Le phénomène du sevrage des antidépresseurs est peu étudié.

Des recherches ont avancé des taux allant de 17% à 78% pour les marques les plus problématiques.

Les symptômes de sevrage peuvent être reliés au fait, par exemple, que la sérotonine qui est affectée par les antidépresseurs n’agit pas seulement sur l’humeur mais aussi sur le sommeil, l’équilibre, la digestion et d’autres processus physiologiques.

« Généralement, précise Dr. Richard C. Shelton, psychiatre à l’école de médecine de l’Université Vanderbilt, les médicaments qui sont métabolisés le plus rapidement causent les symptômes les plus sévères. L’Effexor, qui est métabolisé en quelques heures, est un des pires à cet égard; tandis que le Prozac, qui a une demie-vie d’environ une semaine, est considéré comme étant le mieux. »

Afin de réduire les symptômes de sevrage de l’Effexor et du Paxil, ces derniers sont parfois graduellement remplacés par le Prozac dont le sevrage se fait ensuite plus facilement.

Les informations fournies aux médecins, par les laboratoires pharmaceutiques, précisent que les patients peuvent parfois présenter des symptômes légers à l’arrêt du médicament. Mais laissent entendre que la cessation graduelle prévient ce problème.

De l’avis de certains psychiatres, il n’est pas difficile d’arrêter les antidépresseurs. « La vaste majorité des gens ne sont pas aussi sensibles » affirme Alan Schatzberg, responsable du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Stanford University.

En décembre 2004 pourtant, l’agence de contrôle des médicaments britannique a émis un rapport avertissant que tous les antidépresseurs IRS peuvent être associés à des symptômes de sevrage et notant que l’Effexor et le Paxil semblent associés à une plus grande fréquence de réactions de sevrage.

Et rappelez-vous, Cher Lecteur, que prendre un anti-dépresseur, sans suivre une psychothérapie comportementale et cognitive, est comme utiliser une béquille toute votre vie…

Source : Associated Press

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Le sevrage des antidépresseurs (Deroxat et Effexor notamment) parfois difficile…
Dans un article repris par plusieurs grands journaux anglophones, l’Associated Press rapporte des cas d’incapacité de cesser des antidépresseurs en raison des symptômes amenés par le sevrage, et ce même en diminuant graduellement la dose.

Deux des antidépresseurs qui se vendent le plus, l’Effexor et le Deroxat (aussi commercialisé sous les noms Paxil et Seroxat) ont amené tant de plaintes que certains médecins, rapporte l’Associated Press, évitent de les prescrire.

Depuis les deux décennies environ de l’existence du Prozac, le premier antidépresseur de la catégorie « inhibiteur de la recapture de la sérotonine », certains patients ont rapporté des réactions extrêmes à l’arrêt de cette catégorie d’antidépresseurs.

Les gens rapportent une variété de symptômes, apparaissant parfois quelques heures seulement après l’arrêt. Ils peuvent souffrir de nausées, de douleurs musculaires, de pleurs incrontrôlables, d’étourdissements et de diarrhées. Certaines personnes rapportent des sensations « électriques » au cerveau.

Certains cas ont été rapportés de gens se présentant aux urgences des hôpitaux, inquiets de ces symptômes inconnus…

Le phénomène du sevrage des antidépresseurs est peu étudié. Des recherches ont avancé des taux allant de 17% à 78% pour les marques les plus problématiques.

Les symptômes de sevrage peuvent être reliés au fait, par exemple, que la sérotonine qui est affectée par les antidépresseurs n’agit pas seulement sur l’humeur mais aussi sur le sommeil, l’équilibre, la digestion et d’autres processus physiologiques.

« Généralement, précise Dr. Richard C. Shelton, psychiatre à l’école de médecine de l’Université Vanderbilt, les médicaments qui sont métabolisés le plus rapidement causent les symptômes les plus sévères. L’Effexor, qui est métabolisé dans quelques heures, est un des pires à cet égard; tandis que le Prozac, qui a une demie-vie d’environ une semaine, est considéré comme étant le mieux. »

Afin de réduire les symptômes de sevrage de l’Effexor et du Deroxat (Paxil, Seroxat), ces derniers sont parfois graduellement remplacés par le Prozac dont le sevrage se fait ensuite plus facilement.

Les critiques des compagnies pharmaceutiques leurs reprochent de minimiser la sévérité des symptômes de sevrage. Les informations fournies aux médecins précisent que les patients peuvent parfois présenter des symptômes légers (« mild ») à l’arrêt du médicament mais laissent entendre que la cessation graduelle prévient ce problème.

De l’avis de certains psychiatres, il n’est pas difficile d’arrêter les antidépresseurs. « La vaste majorité des gens ne sont pas aussi sensibles » affirme Alan Schatzberg, responsable du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Stanford University.

En décembre 2004 pourtant, l’agence de contrôle des médicaments britannique a émis un rapport avertissant que tous les antidépresseurs IRS peuvent être associés à des symptômes de sevrage et notant que l’Effexor et le Deroxat semblent associés à une plus grande fréquence de réactions de sevrage.

Sources : psychomedia.qc.ca, CNN

 

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Deuxième partie ici

Le syndrôme de sevrage aux antidépresseurs

Comme l’akathisie le syndrôme de sevrage peut entraîner des pulsions meurtrières et des suicides. Les suicides étant cette fois entraînés. 50 % à 78% environ est le nombre de personnes sujettes a un syndrôme de sevrage (il varie selon les molécules) . Certains laboratoires ont été condamnés pour avoir caché cette dépendance (deroxat / seroxat / paxil par exemple). Le syndrôme prolongé de sevrage aux antidépresseurs (pouvant durer des mois ou des années) n’est pas encore reconnu en France.

Antidépresseur et acte suicidaire

Les études établissant un lien entre le risque suicidaire et la consommation d’antidépresseur sont nombreuses.

Alors que certaines études indiqueraient une réduction du taux de suicide lié à un diagnostic et une prise en charge de la dépression, d’autres tendent à montrer une augmentation significative mais faible du risque de passage à l’acte suicidaire essentiellement chez l’adulte jeune et des présomptions de risques augmentés chez les enfants et les adolescents. Ce risque de passage à l’acte suicidaire est surtout présent en début de traitement, principalement dans la période de latence, entre le début du traitement et le début des effets sur l’humeur du patient, ce qui a motivé une note d’avertissement de la FDA américaine en 2004. Ces faits restent controversés : le nombre de suicide ne semble pas, en particulier, corrélé avec le nombre de prescriptions d’antidépresseurs. De plus, la plupart des études excluent les dépressifs graves, avec un risque suicidaire maximal et pour lesquels le traitement antidépresseur aurait une efficacité maximale sur le taux de suicides, la mise de ces derniers sous placebo posant des problèmes d’éthique.

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Sources et réferences

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Tony Kendrick, de l’Université de Southampton et ses collègues, ont analysé tous les cas de dépression entre 1993 et 2005 des dossiers médicaux québécois couvrant 170 médecins généralistes et 1,7 millions de patients (étude britannique publiée dans le British Medical Journal).

Ils ont constaté que, malgré une baisse du nombre de nouvelles personnes recevant un diagnostic de dépression depuis 11 ans, le nombre de prescriptions d’antidépresseurs a doublé.

La cause ? Une augmentation, année après année, du nombre de personnes prenant des antidépresseurs pendant très lontemps.

« Nous estimons que plus de 2 millions de personnes prennent maintenant des antidépresseurs durant plusieurs années, en particulier des femmes âgées entre 18 et 30 ans, indique Kendrick. Le nombre de prescriptions par personne a augmenté de 2.8 en 1993 à 5.6 en 2004. »

Les données de la Prescription Pricing Authority montrent que plus de 30 millions de prescriptions d’antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), tels que le Prozac (fluoxétine) et le Deroxat ou Paxil (paroxétine), sont maintenant émises par année, soit deux fois plus qu’au début des années 1990. Quelque 90% des personnes recevant un diagnostic de dépression prennent maintenant ces antidépresseurs continuellement ou durant des périodes répétées au cours de plusieurs années.

« Nos recherches précédentes ont montré que, bien que ces médicaments sont dits non addictifs, plusieurs personnes trouvent difficiles de cesser de les prendre, en raison de symptômes de sevrage qui incluent l’anxiété. » Ce qui est un comble, vous ne trouvez pas ?

« Les patients souhaiteraient plus d’aide de la part de leur médecin pour arrêter ces médicaments. Nous ne savons pas combien en ont réellement besoin et si l’utilisation à long terme est néfaste », indique l’auteur. « Cette situation a des similitudes avec celle du Valium dans le passé », considère-t-il.

 

Source : « Study reveals an increase in long-term antidepressant drug use »

Vous devez le savoir. Plusieurs grands journaux anglophones le disent : il est très difficile d’arrêter les antidépresseurs en raison des symptômes amenés par le sevrage. Même en diminuant petit à petit la dose.

Deux des antidépresseurs qui se vendent le plus, l’Effexor et le Paxil, ont amené tant de plaintes que certains médecins évitent de les prescrire.

Depuis vingt ans qu’existe le Prozac (le premier antidépresseur de la catégorie « inhibiteur de la re-capture de la sérotonine), certains patients ont rapporté des réactions extrêmes à l’arrêt de cette catégorie d’antidépresseurs.

Les gens rapportent une variété de symptômes, apparaissant parfois quelques heures seulement après l’arrêt.

Exemples : nausées, douleurs musculaires, pleurs incontrôlables, étourdissements et diarrhées. Certains dépressifs rapportent des sensations « électriques » au cerveau. Des cas ont été rapportés de patients se présentant aux urgences des hôpitaux, inquiets de ces symptômes inconnus.

ProzacLe phénomène du sevrage des antidépresseurs est peu étudié.

Des recherches ont avancé des taux allant de 17% à 78% pour les marques les plus problématiques.

Les symptômes de sevrage peuvent être reliés au fait, par exemple, que la sérotonine qui est affectée par les antidépresseurs n’agit pas seulement sur l’humeur mais aussi sur le sommeil, l’équilibre, la digestion et d’autres processus physiologiques.

« Généralement, précise Dr. Richard C. Shelton, psychiatre à l’école de médecine de l’Université Vanderbilt, les médicaments qui sont métabolisés le plus rapidement causent les symptômes les plus sévères. L’Effexor, qui est métabolisé en quelques heures, est un des pires à cet égard; tandis que le Prozac, qui a une demie-vie d’environ une semaine, est considéré comme étant le mieux. »

Afin de réduire les symptômes de sevrage de l’Effexor et du Paxil, ces derniers sont parfois graduellement remplacés par le Prozac dont le sevrage se fait ensuite plus facilement.

Les informations fournies aux médecins, par les laboratoires pharmaceutiques, précisent que les patients peuvent parfois présenter des symptômes légers à l’arrêt du médicament. Mais laissent entendre que la cessation graduelle prévient ce problème.

De l’avis de certains psychiatres, il n’est pas difficile d’arrêter les antidépresseurs. « La vaste majorité des gens ne sont pas aussi sensibles » affirme Alan Schatzberg, responsable du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Stanford University.

En décembre 2004 pourtant, l’agence de contrôle des médicaments britannique a émis un rapport avertissant que tous les antidépresseurs IRS peuvent être associés à des symptômes de sevrage et notant que l’Effexor et le Paxil semblent associés à une plus grande fréquence de réactions de sevrage.

Et rappelez-vous, Cher Lecteur, que prendre un anti-dépresseur, sans suivre une psychothérapie comportementale et cognitive, est comme utiliser une béquille toute votre vie…

Source : Associated Press, mon expérience professionnelle de thérapeute

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