« Je ne peux pas venir sur le balcon, j’ai le vertige ».

Attention, la peur du vide est en fait de l’acrophobie, et le terme de « vertige » est impropre pour la désigner.

Ce qui ne signifie pas qu’elle est moins handicapante…

Le ‘vrai’ vertige correspond à une sensation de rotation ou de déplacement latéral du corps par rapport à l’espace environnant (ou vice-versa).

Il est dû à une atteinte de l’oreille interne, du nerf ou des centres vestibulaires et nécessite de consulter un ORL. Mais il peut tout à fait se produire quand on est allongé dans son lit ou en train de marcher dans la rue, et pas forcément quand on se trouve au sommet de la Tour Eiffel ou au bord d’un précipice !

Des sensations divergentes.
Une sensation de type ‘vertige’ peut aussi survenir quand les informations extérieures obtenues par la vision contredisent celles obtenues par l’oreille interne.

Si vous vous trouvez sur un support fixe en hauteur (au sommet d’une tour, ou simplement sur un escabeau), vos pieds signalent à votre cerveau que vous êtes sur la terre ferme, mais vos yeux regardant droit devant vous indiquent que vous êtes dans le vide.

D’où cette sensation de déséquilibre, qui ne survient pas quand vos pieds aussi sont dans le vide ou sur un support instable (en deltaplane ou en montgolfière par exemple).

Quelques astuces vous permettent souvent de dépasser ce sentiment de malaise :

  1. regardez loin devant vous la ligne fixe de l’horizon plutôt que le ‘rien’ à vos pieds
  2. concentrez-vous sur votre tâche (monter ce mur d’escalade)
  3. soyez bien alimenté (l’hypoglycémie peut faciliter cette impression de vertige).

N’hésitez pas non plus à consulter un ORL.

acrophobie, peur du videL’acrophobie
La peur du vide est, elle, une vraie phobie.

Elle peut se déclencher à simple pensée de se retrouver en hauteur.

Elle peut venir d’un traumatisme ancien (enfant, vous avez failli tomber dans le vide lors d’une balade en montagne) ou bien être liée à ce déséquilibre entre sensations provenant de la vue et de l’oreille interne.

En effet, si vous avez expérimenté plusieurs fois cette désagréable impression de vertige sur un escabeau, vous finirez par avoir peur de toutes les situations où vous vous trouverez en hauteur.

Comme toutes les phobies, la peur du vide entraîne des comportements d’évitement, qui peuvent sérieusement compliquer la vie : pas de visite de monuments en hauteur, pas de randonnée en altitude, pas de ski, de deltaplane, de parachute, pas de discussion avec les amis sur la terrasse au 6ème étage, pas de possibilité de changer une ampoule (car il faut monter sur un tabouret)…

Les psychothérapies, et surtout les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), permettent d’obtenir de bons résultats sur les phobies en général et l’acrophobie en particulier.

A mon cabinet toulousain, j’utilise beaucoup l’hypnose éricksonienne, avec succès.

Sources : « Dictionnaire Larousse médical – Comment se libérer du vertige », mon expérience professionnelle.

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« Développement excessif » des honoraires libres chez les médecins spécialistes…

De plus en plus de médecins choisissent d’exercer en honoraires libres, et les taux de dépassement sont de plus en plus élevés. La sonnette d’alarme a beau avoir été tirée à maintes reprises sur les freins à l’accès aux soins que constituent les dépassements d’honoraires, ce mode de rémunération s’ancre profondément dans le système de santé français, démontre une étude présentée mardi 17 mai par l’assurance-maladie, qui s’en inquiète.

Désormais, les nouveaux médecins qui s’installent sont bien plus nombreux à décider de pratiquer des dépassements.

En 2010, parmi les spécialistes, six sur dix ont fait ce choix, contre « seulement » quatre sur dix pour ceux déjà en exercice. Ce qui laisse présager un renforcement, à l’avenir, du nombre de médecins inscrits en « secteur 2 », c’est-à-dire ceux qui pratiquent des honoraires libres et non pas les tarifs de la Sécu.

Le différentiel est très élevé chez les anesthésistes, avec 66% des nouveaux installés optant pour le secteur 2, contre 34% pour l’ensemble de la spécialité. L’an dernier, 82% des installations de gynécologues se sont faites en secteur 2, 84% pour les ORL, 63% pour les ophtalmologues.

Lancé en 1980, pour éviter à la Sécurité sociale d’augmenter les tarifs des consultations tout en permettant une hausse de la rémunération des médecins, le secteur 2 a remporté un tel succès que face à la difficulté, déjà, de trouver un praticien au tarif de base, il a été décidé d’en limiter l’accès en 1990.

Le secteur a alors été réservé aux plus diplômés (anciens assistants des hôpitaux, chefs de clinique, praticiens hospitaliers).

2,5 MILLIARDS D’EUROS EN 2010

Mais vingt ans plus tard, après une baisse des effectifs de praticiens en tarif libre, ce sont désormais des niveaux de 1990, voire bien au-dessus, que l’on retrouve dans certaines spécialités, comme les chirurgiens, les anesthésistes ou les gynécologues. Si, aujourd’hui, 24% des médecins pratiquent des dépassements d’honoraires, contre 31% en 1990, chez les généralistes, qui n’ont plus accès au secteur 2, on n’en compte plus que 11%. En revanche, chez les spécialistes, les effectifs en honoraires libres, après être redescendus à 37% en 2000, sont remontés à 41% en 2010. Soit quasiment le même niveau qu’avant la réforme du secteur 2.

La barre des 50% est souvent dépassée, par exemple chez les ORL, les ophtalmologues ou les gynécologues, et surtout les chirurgiens, qui atteignent désormais les 85% !

Autre tendance lourde relevée par l’assurance-maladie : l’augmentation du niveau des dépassements d’honoraires, qui ont représenté 2,5 milliards d’euros en 2010, dont 2,1 milliards pour les spécialistes. Pour ceux-ci, entre 1985 et aujourd’hui, le taux de dépassement (rapporté aux tarifs de la Sécurité sociale), a été multiplié par plus de deux, passant de 23% à 54%. Soit une facture à 154 euros pour un acte remboursé 100 euros.

Depuis 2005, la hausse se tasse, mais elle est continue. Les taux sont les plus élevés chez les pédiatres (64%), les ophtalmologues (60%), les chirurgiens (56%) et surtout les obstétriciens (83%).

MÉDECINE À DEUX VITESSES

Les régions sont très diversement touchées par ce double phénomène, les zones où la population est la plus aisée étant cependant principalement concernées.

Ainsi en région parisienne, 90% des spécialistes pratiquent des dépassements, et leurs taux atteignent 150% des tarifs de la Sécu ! Même si les complémentaires de santé peuvent prendre les dépassements en charge, il faut savoir que 40% des contrats les excluent, et que 7% des Français n’ont pas de mutuelle.

L’essor des dépassements favorise donc bien la médecine à deux vitesses. Les médecins, qui préfèrent parler de « compléments d’honoraires », refusent cependant d’être jugés responsables, rappelant à l’envi que la hausse est due au fait que les tarifs de base, si peu augmentés par l’Assurance-maladie, ne permettent plus d’exercer.

Le phénomène, cependant, inquiète certains syndicats. « Ce n’est plus supportable pour la population, et c’est un vrai problème pour les généralistes, qui ne trouvent plus facilement des spécialistes à un tarif acceptable par leurs patients, relève Claude Leicher, pour MG France. Les dépassements étaient auparavant un problème pour une petite partie de la population, mais aujourd’hui, même des personnes gagnant leur vie peuvent ne pas pouvoir assurer, ponctuellement, une dépense très élevée. »

Face à ce « développement excessif » du secteur 2, l’assurance-maladie appelle à une « réforme structurelle du système ».

Depuis trente ans, aucun gouvernement n’a fait de réelle proposition de réforme.

En 2009, lors des débats sur la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST), les politiques avaient renoncé à s’attaquer au secteur 2, face à la colère des médecins.

L’idée avait alors émergé d’une solution médiane, le « secteur optionnel », dont la naissance est au centre des discussions actuelles entre médecins et Assurance-maladie pour la prochaine convention médicale. Les médecins qui s’inscriraient dans ce troisième secteur, entre le secteur 1 (tarifs de la Sécu) et le secteur 2, s’engageraient à réaliser 30% de leurs actes au tarif opposable, et à facturer les 70% restants avec des compléments d’honoraires ne dépassant pas 50% de ce tarif. Il est prévu qu’il concerne, dans un premier temps, les chirurgiens, les anesthésistes et les obstétriciens, mais l’idée et d’ensuite l’étendre.

Références : Laetitia Clavreul, Lemonde.fr, revue « 60 Millions de Consommateurs »

photo : ©TEK IMAGE/SPL/PHANIE

Combien a gagné un médecin généraliste l’an dernier ?

Avant de poursuivre votre lecture, rappelez-vous que votre médecin généraliste consulte plus de huit heures par jour, y compris les samedis. Après ses huit heures, il doit s’occuper de toute la partie administrative de son cabinet !

À la veille de la revalorisation du C et de la réforme des modes de rémunération, la principale fédération d’AGA qui comptabilise les revenus de près de 21 000 généralistes dans toute la France révèle que leurs bénéfices chutent de 0,6 % en moyenne pour s’établir à 73 800 €.

Mais les écarts sont importants entre régions et surtout entre départements urbains et ruraux.

73 800 euros de bénéfices (soit 6 150€/mois) pour près de 140 000 euros de recettes : ainsi s’établit le revenu moyen d’un médecin généraliste en 2009, selon les derniers chiffres de l’Unasa (Union nationale des associations de gestion agréées) qui portent sur plus de 20 000 médecins généralistes.

Même si l’année passée n’a pas été faste pour la profession qui a enregistré des bénéfices en baisse de 0,6 %, le généraliste apparaît toujours assez proche des revenus des autres spécialités cliniques : un peu moins que le rhumatologue (77 200), mais un peu plus que les 69 400 euros de revenu perçus par le dermatologue, les 66 600 du pédiatre et les 63 400 du psychiatre. L’écart entre ce premier groupe de disciplines et les spécialités techniques demeure en revanche toujours important : 160 KE de revenu pour un anesthésiste, 124 pour un chirurgien, 105 pour un cardiologue ou un gastro-entérologue, plus de 90 KE pour un ophtalmologiste, 90 KE tout rond pour un ORL.

Des écarts importants selon le secteur d’installation

Les statistiques des AGA témoignent aussi d’un écart assez important au sein même de la profession : avec 31 062 euros de revenu moyen le premier quartile de la profession gagne moins que la moyenne des kinés ou des infirmières ; à l’inverse les 125 352 euros de bénéfices moyens des généralistes du dernier quartile les placent au-dessus de la moyenne des cardiologues. Selon les données de l’Unasa, il y a aussi des différences significatives de revenu entre régions : on gagnera en moyenne seulement 62 000 euros si l’on exerce en Aquitaine, mais près de 90 000 dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Et le niveau varie surtout entre départements : quasiment du simple au double entre les Pyrénées-Atlantiques (50 900 euros par an en moyenne) et les Ardennes (94 537 euros). Entre ces deux extrêmes, l’éventail est large. Le généraliste parisien souffre (à peine 60 KE annuels), celui des Bouches-du-Rhône (65 000) et des Alpes Maritimes (66 569) restent nettement en dessous de la moyenne nationale. En revanche, dans les Vosges ou dans la Nièvre, les bénéfices (plus de 90 000 euros) sont à la mesure de l’activité très soutenue des confrères. A l’intérieur même d’une région, les écarts peuvent d’ailleurs être conséquents. Prenons le cas des Pays-de-Loire dans lesquels le résultat moyen d’un généraliste (74 437 euros) est proche de la moyenne nationale : dans cette région, l’écart entre départements va de 93 637 euros de revenus moyens en Mayenne à 64 482 euros seulement dans le Maine-et-Loire.

Les moyennes département par département:

Les résultats indiqués ci-dessous sont des moyennes établies par l’Unasa en euros en 2009 sur la totalité des adhérents de ses AGA: cela va de plusieurs centaines de médecins généralistes, dans le Nord par exemple, à quelques dizaines dans des départements médicalement moins peuplés.

•Pyrénées Atlantiques : 50 900

•Hautes Pyrénées : 57 130

•Hautes Alpes : 59 080

•Paris : 59 913

•Haute-Saône : 63 568

•Tarn : 63 987

•Haute Garonne : 64 042

•Bouches-du-Rhône : 64 299

•Maine-et-Loire : 64 482

•Gironde : 65 601

•Isère : 66 569

•Alpes-Maritimes : 66 687

•Val-de-Marne : 67 820

•Yvelines : 68 046

•Alpes de Haute-Provence :68 550

•Rhône : 68 770

•Vaucluse : 68 778

•Haute Vienne : 68 907

•Savoie : 69 315

•Jura : 69 616

•Loire : 69 746

•Loire Atlantique : 69 789

•Drôme : 70 537

•Calvados : 70 650

•Hérault : 70 873

•Vienne : 70 794

•Charente-Maritimes : 71 242

•Hauts-de-Seine : 71 830

•Côte d’Or : 71 733

•Finistère : 72 165

•Ille-et-Vilaine : 72 798

•Ain : 73 398

•Essonne : 73 981

•Morbihan : 74 835

•Var : 75 472

•Indre-et-Loire : 75 569

•Saône-et-Loire : 75 756

•Gard : 76 351

•Meurthe-et-Moselle : 76 406

•Seine-et-Marne : 76 838

•Deux Sèvres : 77 007

•Pyrénées Orientales : 77 772

•Charente : 78 360

•Doubs : 78 493

•Landes : 78 738

•Aude : 79 933

•Manche : 79 941

•Vendée : 80 045

•Val d’Oise : 80 232

•Corse : 80 697

•Bas Rhin : 80 937

•Aveyron : 81 362

•Lot : 81 614

•Lot-et-Garonne : 82 155

•Seine Maritime : 82 318

•Loiret : 82 568

•Yonne : 82 597

•Oise : 82 840

•Dom-Tom : 82 649

•Ardeche : 82 986

•Haut Rhin : 83 197

•Eure-et-Loire : 83 342

•Côtes d’Armor : 83 355

•Tarn-et-Garonne : 84 045

•Sarthe : 84 327

•Aisne : 84 890

•Seine-St Denis : 85 230

•Indre : 85 877

•Loire-et-Cher : 86 219

•Lozère : 86 427

•Corrèze : 86 881

•Creuse : 86 961

•Eure : 87 337

•Moselle : 87 348

•Haute-Marne : 87 548

•Dordogne : 87 637

•Gers : 87 654

•Nord : 87 661

•Orne : 88 377

•Meuse : 90 190

•Vosges : 90 201

•Nièvre : 91 920

•Mayenne : 93 637

•Pas-de-Calais : 94 000

•Ardennes : 94 537

11 départements ne figurent pas dans la liste ci-dessus, faute d’un nombre statistiquement significatif de généralistes pour calculer une moyenne significative des revenus dans le département. Il s’agit des départements suivants: Allier, Ariège, Aube, Cantal, Cher, Haute-Loire, Haute-Saône, Marne, Puy-de-Dôme, Somme, Territoire de Belfort.

Source : legeneraliste.fr, Unasa (Union nationale des associations de gestion agréées)