Sincérité, écoute, générosité, empathie de l’auteur, voici les mots qui me viennent, en lisant ces deux nouveaux  livres du dr Mouysset.

Avant, le médecin était le savant tout puissant, capable dans le pire des cas de vous convaincre que vous étiez malade, et dans le meilleur de vous soigner.

Mais sans jamais se déposséder de sa science. Car sa science, c’était son pouvoir.

De fait, un patient, c’était aussi un être crédule, un malade réduit à sa maladie, vulnérable et dépendant du diagnostic, des soins et du savoir du sachant.

Aujourd’hui, le malade a accès à l’information, consulte plusieurs spécialistes pour avoir des avis différents, connait son dossier médical etc… Il est en droit d’être traité comme une personne, et non plus comme une pathologie.

Pourtant, que de progrès reste à faire !

Cancer, devenir acteur de sa guérisonLe dr Mouysset, oncologue, nous livre ici la quasi intégralité de sa thèse de médecine consacrée aux effets d’une psychothérapie de groupe particulière, de type soutien-expression.

Sa thèse décrit un état des lieux et une base pour construire une véritable démarche d’Accompagnement Thérapeutique, et un nouveau concept en cancérologie qui a fait ses preuves depuis les travaux de l’oncolgue Carl Simonton.

C’est sur cette base et en tenant compte de l’immense intérêt de cette pratique (68 % de survie supplémentaires) que le Dr Mouysset a conçu le Centre Ressource, à Aix-en-Provence, où son approche humaniste est mise en application depuis fin 2011.

Le Centre Ressource est un lieu qui, hors du contexte médical, permet aux personnes atteintes de cancer de bénéficier de soins de mieux-être (ostéopathie, massages, réflexologie, esthétique, etc.), de participer à des activités de groupe (natation, yoga, etc.) et de suivre le programme mis en place par le Dr Mouysset pour donner à chacun un maximum de chances de guérir.

 Au Centre Ressource, les malades atteints de cancer suivent pendant un an un PPACT, Programme Personnalisé d’Accompagnement Thérapeutique.

En groupe, ils se retrouvent pour comprendre ce qui leur arrive, affronter la réalité, mais aussi trouver les ressources pour traverser l’épreuve : nutrition, meilleure compréhension des mécanismes du développement de la maladie et des traitements, prise en compte de l’influence de l’environnement et de l’émotionnel…

On leur offre la possibilité de reprendre en main les rênes de leur santé.

Et cela marche !

Les bénéfices de cet Accompagnement Thérapeutique sont exceptionnels : 68 % de survie en plus.

Cancer, efficacité de l'accompagnement thérapeutiqueDans ce deuxième livre, le Dr Mouysset présente le Centre Ressource.

Des personnes atteintes de cancer ayant eu accès au centre témoignent de ce que cet accompagnement représente ou a représenté dans leur chemin vers la santé.

Une molécule chimique capable d’obtenir un tel résultat bouleverserait le paysage de la cancérologie.

Il serait temps que l’expérience de cet Accompagnement Thérapeutique se multiplie.

Au patient de se prendre en main (tout en suivant ses traitements allopathiques recommandés par son oncologue) !

 

 

Pour découvrir le Centre Ressource, c’est par ici !

Qui est l’auteur Jean-Loup Mouysset ?

Créateur du Centre Ressource, le Dr Mouysset est oncologue, et a pris le parti de soigner des malades et non des maladies, et de « remettre l’humain au cœur des soins ».

Sources: «Devenir acteur de sa guérison» et «Efficacité de l’accompagnement thérapeutique» du Dr J-L Mouysset, éditions Mosaïque-Santé

Angelina Jolie a révélé mardi avoir subi une double mastectomie, c’est-à-dire une ablation des seins.

Cette intervention est uniquement pratiquée sur les femmes porteuses de certains gènes, qui augmentent le risque de cancer de 70%.

Dans une tribune intitulée « My Medical Choice », publiée mardi 14 mai dans le New York Times, Angelina Jolie révèle avoir subi une double ablation des seins, une mastectomie préventive.

Agée de 37 ans, l’actrice américaine, dont la mère est morte à 56 ans d’un cancer, explique qu’elle a fait ce choix car elle est porteuse d’une mutation génétique qui augmente le risque de cancer.

Elle précise qu’elle était exposée à un risque de 87% de développer un cancer du sein et de 50% un cancer de l’ovaire. « Quand j’ai appris quelle était ma situation, j’ai décidé de prendre les devants et de réduire les risques autant que possible », explique-t-elle.

La mastectomie ou mammectomie prophylactique est une ablation préventive des deux glandes mammaires, c’est à dire les seins, les aréoles et les mamelons tout en préservant la peau. Objectif : éviter un cancer.

Une reconstruction mammaire sera réalisée ensuite. « Cette intervention n’est pratiquée que depuis une vingtaine d’années, depuis que l’on a identifié le gène BRCA1, en 1994, explique Dominique Stoppa-Lyonnet, chef de service de génétique de l’Institut Curie. Mais c’est une décision difficile et une intervention lourde qui doit être accompagnée dans le temps par les médecins ».

Cette intervention n’est proposée qu’aux femmes présentant des modifications du gène BRCA1 et du BRCA2, responsable de cancers héréditaires du sein et de l’ovaire.

angelina-jolie-madrid-le-16-decembre 2010« On estime qu’une personne – hommes et femmes confondus – sur 500 est porteuse de cette prédisposition génétique, indique Dominique Stoppa-Lyonnet. Dans ce cas-là, le risque de cancer augmente, mais il diffère en fonction des mutations« .

A 70 ans, le risque d’avoir eu ou d’avoir un cancer du sein est de l’ordre de 70% chez les porteuses du gène BRCA1 et de 50% avec le gène BRCA2, alors que seulement une femme sur dix, sans risque particulier, développera un cancer du sein avant 70 ans.

Mais au-delà du cancer du sein, les deux mutations augmentent également le risque de cancer de l’ovaire avant 70 ans, qui est de l’ordre d’environ 40% des femmes porteuses de la mutation BRCA1 et de 10 à 20% de celles porteuses de la mutation BCRA2.

Le test de dépistage – qui coûte environ 2.000 euros et qui est pris en charge dans certains pays comme la France – effectué chez la personne malade est complexe : il faut identifier la mutation en cause et les résultats sont souvent longs.

Aujourd’hui en France, le test de dépistage de ce gène est proposé aux femmes déjà malades, et aux filles, sœurs et nièce d’une patiente malade porteuse du gène. « On fait de plus en plus de tests, soit pour les femmes qui ont un cancer du sein et où l’on suspecte l’existence de ce gène, soit chez celles qui ont, dans leur famille, une personne qui a eu un cancer », explique Jacques Medioni, médecin cancérologue au Centre Pompidou.

Cependant, ces cancers d’origine génétique ne représentent qu’une faible proportion des cancers chez les femmes, précise Dominique Stoppa-Lyonnet : « Seulement 3 à 4 % des femmes qui ont un cancer du sein sont porteuses de ce gène, 10 % pour le cancer de l’ovaire« . Et une fois le gène identifié, la mastectomie n’est pas systématique. « 5% des femmes porteuses de ce gène, indemnes de tout cancer, choisissent cette opération, mais c’est une option que l’on doit proposer », dit-elle.

La mastectomie réduit pourtant le risque de cancer du sein de plus de 90%, une réduction notable, mais pas totale.

« Il n’y a pas de risque zéro, mais le risque est fortement diminué, même s’il peut rester du tissu mammaire après l’opération », explique Jacques Medioni. Et « cette opération n’est pas anodine pour l’image de la femme, ajoute  le médecin. C’est une mutilation d’un symbole de féminité. Il existe aussi un risque opératoire, qui reste faible, au niveau de l’anesthésie et de la prothèse« .

La plupart des femmes choisissent donc une surveillance intensive pour dépister et traiter le cancer le plus tôt possible avec des échographies, mammographies et IRM annuels.

Références: lci.tf1.fr/science/sante, New York Times

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Ne plus être considéré comme des cellules cancéreuses mais comme des personnes, c’est la demande de patients atteints de cancer.

Et si les derniers chiffres de la mortalité indiquent une baisse de 22 % chez l’homme et de 14 % chez la femme en vingt ans, selon un rapport de l’Institut national du cancer (INCa), le cancer reste la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme.

« Si la science a beaucoup progressé ces dernières années, avec des traitements de plus en plus personnalisés, les médecins perdent de vue leurs patients« , dit Antoine Spire, journaliste, longtemps producteur à France Culture. Pendant trois ans, avec la philosophe Mano Siri, il a observé des cancéreux. Le professeur David Khayat, alors président de l’INCa, lui avait donné carte blanche, en 2005, en créant le département recherche en sciences humaines de l’INCa. « Le changement de présidence de l’INCa (Dominique Maraninchi en a pris la présidence en 2006) a compromis cet effort et réduit à presque rien ce département de sciences humaines », regrette-t-il.

Au cours de ces centaines de consultations auxquelles il a assisté, Antoine Spire constate « la mort de la clinique, du soin que l’on donne au malade ». Bien souvent, le médecin est penché sur les résultats en biologie, en imagerie, mais ne prend pas en compte l’histoire de la personne, son travail, son rapport au conjoint, aux enfants« J’ai constaté une grande lacune », déplore-t-il. Beaucoup de patients ne se sentent pas écoutés, et nombreux sont ceux qui se tournent vers les médecines parallèles (acupuncture, homéopathie…).

Autre écueil, la France compte 0,7 oncologue pour 100 000 habitants, pointe Antoine Spire. « L’oncologie médicale est sinistrée et délaissée », lançait, en 2009, le professeur Daniel Serin, cancérologue. Les suppressions de postes prévues par le gouvernement risquent de ne pas améliorer la situation.

Le moment de l’annonce d’un cancer est capital. Un tremblement de terre, une sidération, un traumatisme, un choc… pour le malade, et pour le médecin qui l’assène. Le malade a l’impression que sa vie bascule. Un dispositif d’annonce a certes été mis en place par les institutions, mais il y a encore beaucoup à faire, d’autant plus que la qualité de l’annonce joue sur le parcours thérapeutique.

« Il n’y a pas que les malades qui manifestent leur insatisfaction », insiste Antoine Spire, mais aussi le praticien, « ce funeste messager », en demande de formation. Pourtant, l’annonce n’est abordée ni au cours des études de médecine, ni dans la formation continue. « Je plaide pour une nouvelle impulsion du travail en sciences humaines articulé avec la médecine la plus performante. Les malades du cancer en ont urgemment besoin. Ils y ont droit », ajoute Antoine Spire. C’est pour lui « une révolution dans la réflexion et la pratique des équipes de cancérologie invitées à retourner à la clinique, à l’art médical individualisé, sans rien perdre de ses avancées technologiques ».

C’est un appel qui est lancé pour une médecine à dimension humaine, dont le cancérologue serait le vecteur idéal. Les deux auteurs prônent avant tout une meilleure relation médecin-patient, pour le bénéfice des deux parties.

Sources : lemonde.fr, « Cancer : le malade est une personne » d’Antoine Spire et Mano Siri, édition Odile Jacob

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Il y a trois ans, Guy Corneau apprend qu’il est atteint d’un lymphome cancéreux de grade 4.

Dans le bureau de son oncologue, qui lui apprend la nouvelle, il n’est plus ce célèbre psychanalyste, mais un homme seul et anonyme, qui n’a pas dormi la veille, et s’accroche à un petit espoir.

Avec humour et humilité, il se livre dans un récit personnel et intime. Etape par étape, émotion par émotion, il fait partager ses rencontres et ses découvertes sur son chemin de guérison, du désespoir à la joie; quand il est au plus mal, il dialogue avec ses états intérieurs et parvient à les transformer.

Il nous entraîne aussi aux côtés de son amie, Yanna, atteinte du même mal que lui, et qu’il a accompagnée jusqu’au bout.

Dans la vie comme dans la mort, l’amour demeure le maître invisible…

Au delà du témoignage, Guy Corneau raconte dans son livre « Revivre ! » les moments clefs de son expérience avec tous ceux (malades et accompagnants) qui sont confrontés à l’épreuve du cancer. Il propose aussi quelques exercices en cours de route. Son livre ne se présente jamais  avec la prétention d’un guide infaillible, mais avec l’humanité d’un ami qui partage et conseille son expérience de vie.

« Revivre ! » est également un plaidoyer sans ambiguïté pour l’alliance de trois types de médecine : la médecine moderne, la médecine des plantes, et la médecine énergétique. De la chimiothérapie à la radiothérapie, de la diététique à la visualisation, de la méditation à la re-découverte d’une vie remplie de par l’amitié et l’affection, il s’agit d’offrir à son corps et à son esprit toutes les chances de guérir.

Il retrace les étapes d’un parcours qui l’a ramené, il y a quelques mois, dans le bureau de la même oncologue qui lui a dit : « Je ne sais pas ce que vous avez fait, mais ça a marché ».

 

Source : Revivre ! de Guy Corneau, aux Editions de l’Homme et Versilio, 310 pages, publié fin janvier 2011

 

 

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