Un câlin, c’est prendre complètement l’autre dans ses bras.

Cela n’a absolument rien de sexuel.

C’est se mettre contre l’autre, dans sa chaleur, contre son cœur.

Pourquoi les câlins sont-ils indispensables à notre équilibre ?

La première raison, c’est qu’un câlin va libérer une hormone : l’ocytocine.

On l’appelle hormone de l’attachement, ou hormone du bonheur.

Cela se produit dès que l’on prend dans ses bras, ou que l’on est pris dans les bras de quelqu’un pendant au moins vingt secondes. Produite par le cerveau, elle a un effet d’apaisement et engendre une sensation de bien-être immédiat. Elle fonctionne lorsque l’on est en état de calme et de plénitude.

C’est bien évidemment le cas lors d’un câlin, mais cela peut aussi se produire lorsque vous êtes allongé sur une plage au soleil ou quand vous méditez. C’est l’antagoniste de l’hormone du stress, la cortisone.

Mais ce n’est pas seulement une question hormonale. Les câlins nous font du bien car ils nous renvoient au tout petit enfant que nous étions. Celui qui est câliné, pris dans les bras de quelqu’un, en sécurité.

Et lorsqu’une personne nous adresse un geste assimilable à de la bienveillance et à de l’amour, on est envahi par un sentiment de bien-être.

Alors, comptez vos calins aujourd’hui 🙂

Accouchements: les femmes sont très loin de participer assez aux décisions médicales

Lors de leur accouchement, les femmes ne sont pas suffisamment informées des raisons et des conséquences du déclenchement ou de l’accélération du travail, selon une enquête du Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE), mené sur internet, auprès de 4 400 femmes.

Un tiers des femmes dont l’accouchement a été déclenché disent ne pas avoir reçu d’information sur le déclenchement, les raisons justifiant d’y recourir, les conditions recommandées pour le pratiquer ; 36% d’entre elles disent ne pas avoir été sollicitées pour donner leur consentement, indique le Ciane.

Pour un certain nombre d’entre elles, non seulement on ne leur demande pas leur consentement mais elles ne sont même pas informées du déclenchement avant sa réalisation.

En ce qui concerne l’accélération du travail, l’analyse permet de penser que l’administration d’ocytocine se fait à l’insu des femmes dans près d’un tiers des accouchements non déclenchés. Cependant même celles qui ont été informées de l’administration d’ocytocine n’ont pas, et de loin, toujours pu exprimer leur accord: 55% d’entre elles disent que l’on n’a pas demandé leur consentement.

L’enquête montre aussi que les accouchements déclenchés sont associés à une augmentation significative des autres interventions : taux de césarienne multiplié par 2,4 ; 30% d’épisiotomie en plus, 50% de forceps/ ventouse/ spatules en plus. Et, tant le déclenchement que l’administration d’ocytocine sont associés à une dégradation de la manière dont les femmes vivent leur accouchement : les femmes ayant subi l’une ou l’autre de ces interventions sont pratiquement deux fois plus nombreuses que les autres à dire qu’elles ont plutôt mal ou très mal vécu leur accouchement (environ 30% / 15%).

Pour le Ciane, il serait nécessaire d’étudier les raisons qui poussent au déclenchement des accouchements, des études passées ayant conclu à l’importance des pratiques de déclenchement contraires aux données de la science. Il est possible que cette procédure permette d’éviter certaines césariennes, commente le collectif, mais dans d’autres cas elle induit probablement des interventions inutiles.

Enfin le Ciane estime que des actions doivent être entreprises sans délai pour qu’une information convenable, conforme a minima aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) sur le déclenchement et à celles du Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français sur le dépassement de terme, soit délivrée aux femmes et pour qu’un véritable dialogue puisse se nouer entre professionnels et parturientes permettant à ces dernières de participer aux décisions de soin qui les concernent.

Le sujet du déclenchement ou de l’accélération du travail a récemment été mis sur le devant de la scène, mentionne le Ciane, par la publication d’un article dans le British Medical Journal Open d’une équipe de l’Inserm montrant un lien entre accélération du travail et hémorragie post-partum.

Références: Psychomédia.qc.ca, Ciane, HAS

Le Viagra peut-il aider les hommes à tomber amoureux ?

Ce n’est pas impossible !

Des chercheurs américains viennent en effet de montrer que le Viagra favorise la sécrétion d’ocytocine, l’ « hormone de l’attachement ».

Le Viagra vous connaissez ?

La fameuse petite pilule bleue a été mise au point pour permettre aux hommes souffrant de troubles de l’érection de mener à bien leurs rapports sexuels. Mais une nouvelle étude américaine pourrait bien élargir le champ d’action de ce médicament à… l’amour !

Les chercheurs ont en effet montré que le sildénafil, principe actif du Viagra, boosterait la synthèse d’ocytocine, une hormone favorisant l’attachement et le sentiment amoureux !

Comment le Viagra stimule-t-il les érections ?

Différents messagers chimiques interviennent dans le déclenchement et le maintien d’une érection. Parmi eux le GMPc (guanosine monophosphate cyclique) est indispensable car il entraîne un relâchement des muscles lisses du corps caverneux et provoque l’afflux sanguin dans le pénis. Certaines enzymes appelées phosphodiesterases de type 5 (PDE5) dégradent la GMPc. Le citrate de sildénafil agit précisément en empêchant ces enzymes d’agir, ce qui augmente les concentrations de GMPc dans les cellules du muscle lisse.

Résultat : le muscle lisse se relâche et le sang afflue dans le corps caverneux. Le Viagra aide ainsi à obtenir et maintenir une érection.

Mais ce n’est pas tout…

Le Dr Meyer Jackson, professeur de physiologie à l’université du Wisconsin, a en effet montré que le sildenafil agirait sur les zones du cerveau responsables de la synthèse de l’ocytocine.

Cette substance, appelée aussi « molécule du lien », jouerait un rôle important dans la capacité d’une personne à maintenir des relations saines et durable avec un partenaire. Plus connue pour ses rôles dans le déclenchement de l’accouchement ou l’écoulement du lait maternel, cette hormone serait libérée durant l’orgasme et favoriserait le lien émotionnel avec le partenaire.

En boostant la sécrétion d’ocytocine, le Viagra pourrait bien aider les hommes à tomber amoureux…

Enfin, c’est pour l’instant seulement chez le rat que cet effet a été démontré par les chercheurs !

Mais « le mécanisme est probablement le même chez l’homme », souligne le Dr Jackson. Les laboratoire Pfizer vont peut-être devoir rallonger la liste des effets secondaires : troubles digestifs, maux de tête, vertiges et… risque de tomber amoureux !

Sources :  LaNutrition.fr, Zhang Z, Klyachko V, Jackson M. Blockade of Phosphodiesterase Type 5 Enhances Rat Neurohypophysial Excitability and Electrically-Evoked Oxytocin Release. J Physiol. 2007 Aug 9;

 

 

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