Burn-out : toute mauvaise chose a une fin

Mais pour sortir du burn-out, la route peut-être longue, si non-aidé.

Entre phases de décompression et bilan sur soi, il faudra aussi démêler le nœud du problème. Objectif, passer de la position « nez dans le guidon » à la modération.

A terme, cette difficile épreuve déclenche souvent des changements positifs pour plus de sérénité au travail.

Le milieu professionnel stimule lorsqu’il s’effectue dans un cadre sain.

Mais il peut aussi stresser et fragiliser quand des relations toxiques, un manque de reconnaissance chronique et/ou une charge de travail insurmontable prennent trop d’ampleur. Au point de provoquer chez le salarié ou l’employeur un burn-out.

Autrement appelé « syndrome d’épuisement professionnel », ce mal-être ne concerne pas, contrairement aux idées reçues, uniquement les personnes les plus fragiles, ni les seuls métiers pénibles. La notion centrale du travail qu’est l’engagement pousse certaines personnes dans leur retranchement, quel que soit le domaine professionnel ou les personnalités en présence.

Un trouble d’ordre purement professionnel

Tout burn-out a comme point de départ un stress chronique. Les semaines, les mois voire les années passant, cette anxiété latente s’installe, et prend de l’ampleur.

On repère ensuite un sentiment de dépersonnalisation, une perte d’estime de soi. Une forme de cynisme liée à l’usure professionnelle est aussi fréquente. Le burn-out est également caractérisé par une perte de motivation, une tristesse et une fatigue accrues. Autant de symptômes associés à la dépression.

Comment alors distinguer burn-out et dépression ? Le burn-out est le fruit exclusif d’un mal-être professionnel. Certes, la fatigue et le stress générés dans le monde professionnel influencent le moral une fois rentré à la maison. La personne se sent désabusée par rapport à son travail. Mais contrairement à la dépression, la vie privée n’interfère pas dans la survenue, ni dans l’aggravement du trouble.

Autre point, un burn-out peut déclencher une dépression. En revanche, à elle seule, une dépression ne peut être à l’origine d’un burn-out, le facteur de risque déclencheur est forcément repéré dans le travail.

La décompression pour se retrouver

Une fois le diagnostic posé, une phase de repos s’impose. Après l’épuisement physique et psychique, ce moment de décompression est essentiel pour entamer le processus de reconstruction.

Ensuite on essaie de cerner avec la personne ses valeurs au travail et celles qui ne sont pas respectées et de poursuivre un travail thérapeutique de reconstruction. Une adaptation du poste ou une reconversion peut alors survenir.

Troisième phase, comprendre l’origine du burn-out: Quels ont été les facteurs déclenchants ? Pourquoi suis-je resté(e) dans le déni face à la difficulté de la situation ?

Une dépendance à l’ambition ?

La plupart des gens vivent ce passage à vide comme une renaissance. Toucher le fond, trouver d’autres ressources pour se poser les bonnes questions, rebondir… et souvent changer son regard sur la valeur travail.

En effet si la personne n’est pas fautive dans le déclenchement du burn-out, elle n’est aussi pas totalement victime.

Pour éviter le burn-out, il faut être capable de savoir dire non au travail, quand les limites de ce que peut fournir une seule personne sont dépassées.

Il faut savoir se protéger lorsqu’une toxicité humaine commence à prendre trop de place. Se ressourcer dans sa vie privée est aussi très important.

Ce qui n’est pas si simple lorsque la spirale de la dépendance au travail enveloppe le salarié dans ce cocon valorisant d’objectifs à atteindre. Ni lorsque la proximité avec les collègues est telle qu’il faut beaucoup de ressources intérieures pour garder le moral.

Mais point positif, je remarque que les gens rebondissent, apprennent à écouter leur corps et adoptent une position hypervigilante au travail en se préservant davantage.

 

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Si vous n’avez pas le moral, si vous avez un petit coup de déprime, allez vite vous mettre au contact de personnes de bonne humeur.

C’est contagieux.

Et plus efficace qu’un tranquillisant ou un euphorisant… Vous m’en direz des nouvelles !

La dépression saisonnière, c’est en hiver.
Sauf que certains la font à l’envers et se mettent à déprimer à l’arrivée de l’été. Et cette dépression a des explications…
Voilà l’été, voilà le soleil, les vacances, la plage et le farniente. Alors, heureux ? En fait non, pas du tout, même presque au bord de la dépression. Pourquoi certains d’entre nous ont-ils le moral en berne au retour des beaux jours ?

Parce qu’il fait trop chaud

Plus le thermomètre grimpe, plus votre moral baisse. Quand la plupart des estivants se réjouissent d’aller se faire rôtir au soleil, d’autres fuient ces températures caniculaires en s’enfermant dans leurs appartements avec, au mieux, la clim. Conséquence : ils passent l’été enfermés et réduisent de fait leur niveau d’activité physique. Une sédentarité forcée qui peut favoriser les dépressions…
Parce que les journées sont trop longues

Le 21 juin, jour le plus long de l’année, le soleil se lève avant 6 heures et vous tiendra compagnie jusqu’à presque 22 heures. 16 heures d’exposition à la lumière du jour. Si cette dernière est indispensable au moral, certaines personnes voient leur rythme veille/sommeil perturbé par cet excès de lumière. Conséquence : les nuits se font plus courtes et la fatigue qui s’ensuit fait le lit de la dépression…
Parce que votre organisation habituelle est chamboulée

Pour vous, rien de tel que l’organisation pour cadrer votre vie. Aller chercher les enfants à l’école, le cours de danse du lundi et le yoga le jeudi, le rôti du samedi et la visite à la belle-famille le dimanche. Oui mais voilà, en été toute cette belle organisation se retrouve sans-dessus-dessous. Plus d’école, plus d’activité, plus d’horaires de bureau… Cette perte de repère peut être mal vécue par certaines personnes qui voient ce chamboulement comme une source de stress intense, facteur particulièrement propice à la dépression.
Parce que le travail vous manque

Si, si, vous avez bien lu. Pourtant vous attendiez ça depuis des mois : les vacances ! Et voilà que des les premiers jours de farniente vous vous trouvez complètement désœuvré, sans trop savoir comment vous occuper. Vous vous sentez patraque et êtes plus à risque d’attraper rhume, grippe et autres petites infections. C’est d’ailleurs scientifiquement prouvé par des chercheurs américains qui ont montré que certaines personnes avaient besoin du stress du travail pour se sentir bien. Explication : pendant les périodes de stress, les glandes surrénales sécrètent de l’adrénaline qui stimule l’immunité, mais aussi du cortisol, une hormone anti-inflammatoire. Ceux qui se définissaient comme bourreaux de travail ou perfectionnistes sont d’ailleurs les plus nombreux à se plaindre d’être moins en forme en vacances.
Parce que vous n’aimez pas votre corps

Ca y’est, tout le monde a troqué les jeans et cols roulés contre des mini-jupes et des débardeurs. Et si vous n’aimez pas montrer vos genoux que vous trouvez cagneux ou vos bras que vous trouvez trop potelés, nul doute que l’été n’est pas une période particulièrement agréable. Sans compte qu’il va falloir aller à la plage et exhiber vos bourrelets et votre cellulite et que cette seule idée vous déprime. Exposer son corps peut-être un acte douloureux quand on n’aime pas son physique. Pour certains, ça peut même virer à la torture. Un facteur de stress supplémentaire qui peut contribuer à alimenter la dépression estivale.

Parce que votre compte en banque fait grise mine

300 euros par-ci pour la colonie des enfants, 200 euros par là pour la semaine en camping, sans compter les immanquables glaces que vont réclamer les enfants, les petits extras dont tout le monde a envie pendant les vacances… le budget peut vite exploser. Pour peu que vos finances soient un peu dans le rouge les vacances peuvent vite devenir un calvaire budgétaire. Et un facteur de stress supplémentaire. Et qui trop de stress dit risque de dépression en perspective !
Parce que tout le monde est content

Et oui tout le monde est content : après tout c’est les vacances. Et s’il y a quelque chose de pire que d’avoir le moral à zéro, c’est bien d’avoir le moral à zéro quand tout le monde affiche un bonheur parfait. Pire : quand tout le monde attend de vous que vous vous réjouissiez à l’unisson du retour des beaux jours. C’est justement ce qui fait toute la difficulté de sortir d’une dépression estivale, cette dépression « à l’envers » est parfois difficile à faire accepter à son entourage. Ce sentiment d’être incompris peut parfois aggraver votre mal-être et faire sombre un peu plus votre moral.
Source : lanutrition.fr

Tristesse permanente, désintérêt pour les activités habituelles : ces signes ne sont pas à prendre à la légère.

Il arrive à chacun d’entre nous d’avoir des coups de blues. Difficultés professionnelles, sentimentales, échecs, etc… sont autant d’événements du quotidien qui nous perturbent et retentissent sur notre moral. Tout d’un coup, on se sent triste, désespéré, découragé… Mais généralement, lorsque la cause du mal-être est bien identifiée, ça ne dure pas.

En revanche, si cela persiste ou si l’on se sent déprimé sans raison, alors que tout semble bien aller, il peut s’agir de dépression. Par exemple, une personne dépressive a des crises de larmes qui se répètent, mais lorsqu’on lui demande ce qu’elle a, elle est incapable d’expliquer pourquoi. Cela vous it quelque chose ?

Evidemment, seul un médecin peut établir le diagnostic de dépression. Il est cependant possible de repérer certains signes :

» Un mal-être psychique permanent : le déprimé est triste, anxieux, il n’éprouve aucun plaisir, il n’a pas envie de sortir de chez lui, il n’est motivé pour rien, et cela tous les jours, du matin au soir pendant au moins quinze jours.

» Un mal-être intellectuel : difficultés à se concentrer, dévalorisation de soi, pensées négatives, découragements excessifs, désintéressement pour les activités habituelles…

» Un mal-être physique : la fatigue et les troubles du sommeil sont souvent symptomatiques de la dépression. De plus, cette fatigue se manifeste par un ralentissement complet des gestes, des paroles, de l’attitude. Même reposées, les personnes déprimées se sentent quand même fatiguées et sans énergie. Enfin, la dépression s’accompagne aussi d’une baisse de l’appétit et de difficultés sexuelles.

» Un débordement sur la vie socio-affective : lorsqu’une personne est déprimée à la suite d’une perte d’emploi par exemple, c’est une réaction « normale » qui lui permet de passer à autre chose. En revanche, si au bout de six mois, elle ne s’en est toujours pas remise, qu’elle n’arrive plus à faire quoi que ce soit, qu’elle ne sort plus de chez elle, qu’elle arrête de voir ses amis, etc. alors cela devient problématique.

En fonction du nombre de symptômes et de leur intensité, la dépression, sous ses différentes formes, sera plus ou moins sévère. Quoi qu’il en soit, elle n’est jamais à prendre à la légère.

Le réconfort et les tentatives de raisonnement de l’entourage ne sont généralement d’aucune aide dans la dépression.

Il s’agit d’une vraie maladie, pas d’une faiblesse de caractère ou d’une fatalité. Dire « ce n’est rien, ça va passer » ou « bouge-toi » ne sont pas des solutions.

La dépression peut nous toucher à un moment ou un autre, mais lorsqu’elle déborde, il faut vraiment la traiter, comme toute autre maladie. Au moindre doute, si vous remarquez qu’un proche a changé, il est indispensable qu’il consulte rapidement un médecin.

Pourtant, seules 38,3% (1) des personnes souffrant de troubles dépressifs déclarent avoir consulté un professionnel de santé. Oui mais voilà, une chose est d’être conscient qu’il faut consulter, une autre, de savoir à qui s’adresser. Car dans le domaine, rien n’est très clair. Parmi la population française, 23,6% (2) ne connaîtrait pas la différence entre un psychothérapeute et un psychiatre. Une personne sur deux déclare ne pas connaître d’autre lieux que l’hôpital psychiatrique pour soigner la dépression (3). C’est grave !

Là où vous pouvez être utile, c’est justement pour aider votre proche à trouver un professionnel de santé, voire à prendre rendez-vous pour lui ou elle. Mieux vaut se montrer ferme. Vous pouvez dire que vous avez remarqué un changement, que vous le trouvez triste, fatigué, distant, etc. et que vous souhaitez l’aider à trouver des solutions. Et cela doit déboucher sur une aide concrète, c’est-à-dire un rendez-vous avec un psychothérapeute (formé en thérapie comportementale et cognitive) ou un psychiatre. Il est important de ne pas laisser la situation s’aggraver. La dépression est la première cause de suicide, c’est donc une situation d’urgence.

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Sources :

(1) Etude « La dépression en France : prévalence, facteurs associés et consommation de soins », Baromètre santé, 2005. (2) Rapport final sur l’enquête dépression en population générale, Anadep 2006. (3) La perception des problèmes de santé mentale : résultats d’une enquête, Drees, 2001.

(2) Mon expérience de thérapeute auprès de ma clientèle

 

Michèle Sahuc, présidente de l’association Espoir 82, est catégorique sur la question du moral :

« C’est le plus important, à coté du diagnostic et du traitement indiqué par les médecins.

Le moral vous détruit ou vous remonte.

Il aide à lutter si on le cultive.

C’est finalement comme dans la vie de chacun d’entre-nous.

Celui qui n’a pas le moral sombre dans la dépression.

Face au plus grand nombre de cancers, il faut avoir le gnac!»

Moral

Décryptage : Gnac, morsure, coup de dent. De l’occitan nhac. Avoir le gnac, avoir le mordant, « la pêche ».

Soutien psychologique et renforcement du système immunitaire

pour personnes atteintes de cancer :

quelques indications dans Qui suis-je ? De quoi s’agit-il ?

 

 

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