Beaucoup de femmes vivent ce trouble alimentaire dans le plus grand secret, souvent depuis des années.

Généralement, la boulimie sert à gérer des émotions ou des conflits.

Elle découle habituellement d’une faible estime de soi et d’une image corporelle négative.

Ces facteurs sont souvent amplifiés par une situation familiale difficile ou un discours parental très axé sur la minceur et/ou sur les injonctions culpabilisantes « tu dois… », « il faut que… ».

Il n’est pas rare de découvrir un parent dominateur ou ayant une forte personnalité.

 

« Comment mincir », voilà un sujet récurrent dans la presse féminine et généraliste.

Généralement, ce type d’articles paraît quelques semaines avant le printemps pour préparer l’été.

Les couvertures vantent les derniers régimes à la mode avec photos et conseils de stars à l’appui. Difficile d’y échapper sauf à fermer les yeux en passant devant le marchand de journaux.

Dans la presse féminine, la minceur et la beauté sont directement associées à la séduction.

La mode joue aussi un rôle prépondérant dans cette obsession pour la minceur.

Les vêtements pour les femmes rondes sont encore très peu nombreux, signes que créateurs et marques ne veulent pas adapter leurs créations à toutes les mensurations.

Exemple extrême, la marque américaine Abercrombie & Fitch a même poussé le vice jusqu’à refuser de produire des vêtements au-delà de la taille 38… La minceur n’est pas près de se démoder !

 

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La minceur comme distinction sociale…

Des sociologues, tels que Pierre Bourdieu et Luc Boltanski, se sont attachés à lier les raisons du culte moderne de la minceur à l’abondance alimentaire qui caractérise notre époque.

En effet, si à partir de la Renaissance, le gras était positivement connoté, incarnant la richesse et la santé, c’est qu’il correspondait à une période de manque que menaçait la famine. Être gros, c’est-à-dire contenir en soi un stock nécessaire à sa survie, était alors le signe d’un privilège social.

Mais à partir du xxe siècle, l’industrialisation et le progrès technologique ont fait disparaître le problème du manque pour laisser la place à son pendant inverse : la surconsommation. Dès lors, dans une société de pléthore où la nourriture est accessible à tous, il n’y a plus de sens à se distinguer par son embonpoint.

Au contraire, c’est par la minceur désormais que les classes supérieures vont vouloir se démarquer du corps gras devenu « vulgaire », celui de l’ouvrier, du corps productif «bien nourri».

La minceur devient le symbole de l’élégance.

Elle « épure » les corps, se manifestant par des silhouettes éthérées, plus proche symboliquement d’un mode de vie intellectuel que manuel.

Elle prend la forme d’un devoir moral.

Être gros, c’est se « laisser aller », se « négliger » à l’heure où les valeurs de la modernité louent la performance individuelle, le contrôle de soi, le dynamisme.

Il n’en demeure pas moins que ce sont les femmes, dont les mensurations ne cessent de s’affiner depuis un siècle, qui sont le plus exposées à ce phénomène.

En effet, si les hommes sont concernés par la recherche de la minceur – depuis les années 1980 où ils étaient 24 %, les hommes sont aujour­d’hui 54 % à se trouver 
trop gros –, la pression exercée sur eux est considérablement moins forte.

Même si l’image du « glouton » hante l’apparition de la moindre bedaine, il existe beaucoup de dérogations liées à un statut social particulier qui excusent à l’homme ses écarts alimentaires, comme chez l’homme politique, le cuisinier ou certains athlètes.

 

Sources : scienceshumaines.common, expérience de psychopraticien spécialisé en addiction alimentaire

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Bien qu’il demeure toujours une tension réelle entre les idéaux d’une société et les comportements individuels qui leur résistent, l’obsession de la minceur conditionne la majorité des comportements alimentaires.

Ils sont jalonnés par les régimes à répétition, par une pratique de l’exercice physique et le contrôle du nombre de calories avalées.

Cependant, littéralement « idéal », la minceur n’est le plus souvent qu’un fantasme porté par des individus qui, bien qu’enviant les corps minces des publicités, n’iraient pas jusqu’à modifier radicalement leurs habitudes alimentaires par un régime trop contraignant.

Le rêve d’un corps mince atteint de plus en plus de monde, mais son influence n’est, heureusement, pas assez forte pour contrôler jusqu’à la moindre envie.

Alors que l’obésité, pendant inverse d’un rapport névrosé à l’alimentation, touche aujourd’hui 20 % de la population mondiale (source : « World Disasters Report 2011 – Focus on hunger and malnutrition »), le phénomène du culte de la minceur, aussi appelé « dys-morpho-pondéro-phobie », fait de l’injonction à la minceur un véritable management du corps. Rien ne doit dépasser ou déborder. Le corps, bien dressé, doit savoir se tenir tout seul avec le strict minimum.

Néanmoins, il est utile de constater que c’est précisément dans une société d’abondance que le modèle esthétique prôné est celui du manque et de la privation… Paradoxe.

 

Sources: scienceshumaines.com, « World Disasters Report 2011 – Focus on hunger and malnutrition », expérience de psychopraticien spécialisé en addiction alimentaire

 

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Elles sont multiples.

Le désir de minceur et de contrôle de nos sociétés joue clairement un rôle décisif dans l’expansion des troubles boulimiques dans les sociétés développées.

Le fait de chercher à contrôler son comportement alimentaire en vue de contrôler son poids conduit bien souvent à des pertes de contrôle qui amorcent le cycle boulimique.

Enfin, la crise boulimique est un moyen de réduire les émotions pénibles, les angoisses et soucis de tous ordres, chez les personnes impulsives.

Le manque d’estime de soi, un sentiment de manque d’authenticité personnelle, de vide intérieur, sont aussi des constantes, et s’expliquent la plupart du temps par l’histoire individuelle et les relations parents-enfant.

La crise boulimique apparaît comme un temps fort venant mettre entre parenthèses le malaise existentiel, comme, pour d’autres, l’utilisation de l’alcool ou de médicaments.

 

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Le principal symptôme de l’anorexie est la poursuite de la minceur par la privation. Ce symptômes peut être si extrême qu’il menace la vie.

Des images du cerveau ont montré que l’anorexie est liée à des caractéristiques d’activité cérébrale spécifiques. Même chez des jeunes femmes ayant surmonté l’anorexie et maintenu un poids santé durant un an.

Ces résultats présentés dans l’American Journal of Psychiatry pointent notamment une région du cerveau liée à l’anxiété et au perfectionnisme.

Dr Walter Kaye et ses collègues de l’Université de Pittsburgh ont étudié 13 femmes se remettant de l’anorexie et 13 femmes en santé. Pendant qu’elles jouaient à un jeu sur ordinateur dans lequel les réponses correctes étaient récompensées financièrement, les chercheurs observaient des images de l’activité du cerveau (obtenue au moyen d’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique).

Alors que chez les femmes en santé les réponses émotives (dans le striatum ventral central) étaient très différentes lorsqu’elles gagnaient ou perdaient, il y avait peu de différences entre ces deux situations chez les femmes ayant un passé d’anorexie.

Cela peut avoir un impact sur le plaisir de manger et l’appréciation de la nourriture, selon Dr Kayes. « Pour les anorexiques, il est peut-être difficile d’apprécier le plaisir immédiat de manger ».

Une autre région du cerveau, le noyau caudé, qui est impliquée dans le lien entre actions, résultats et planification, était beaucoup plus active chez les femmes avec un histoire d’anorexie.

Cela allait de pair avec une tendance à s’inquiéter exagérément des conséquences de ses comportements, à chercher des règles là où il n’y en avait pas et à être exagérément préoccupée par le fait de faire des erreurs.

Ces résultats pourraient expliquer pourquoi les gens souffrant d’anorexie sont capables de se priver de nourriture selon les chercheurs.

Pour Dr. Ian Frampton de l’Université Exeter, qui a lui-même fait des études du cerveau auprès de personnes anorexiques, « cela montre que le cerveau peut jouer un rôle important dans les troubles alimentaires. »

« Il peut y avoir des circuits du cerveau qui rendent quelqu’un plus susceptible de développer un tel trouble. Établir une cause neurobiologique peut aider à enlever une partie du blâme et de la stigmatisation entourant l’anorexie », dit-il.

Sources : BBC New, PsychoMédia

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regime

Comment perdre 5 à 10 kilos par année

en enlevant – seulement –

100 calories par jour !

Des façons simples de couper de l’alimentation ou dépenser 100 calories par jour peuvent vous aider à perdre (ou ne pas prendre) 10 livres (environ 5 kilos) par année.

Les experts de la perte de poids s’entendent pour dire que la meilleure façon pour réussir à perdre du poids et maintenir cette perte n’est pas à travers des régimes stricts mais à travers des petits changements que vous pouvez maintenir toute la vie.

Il s’agit simplement de faire des petits changements dans la routine de tous les jours. Un certain temps d’ajustement est souvent nécessaire afin d’implanter une nouvelle habitude puis elle devient automatique… Facile 😉

La calorie est une mesure d’énergie : si vous prenez 100 calories de moins par jour ou en dépenser 100 de plus, cela fait une différence d’environ 10 livres (environ 5 kilos) à la fin de l’année.

Une livre (1/2 kilo) de graisse correspond à 3 500 calories. Sauver 100 calories par jour pendant 365 jours donne environ 36 500 calories, ce qui équivaut à 10 livres . Vous pouvez doubler le résultat, c’est-à-dire perdre ou éviter de prendre 20 livres, en coupant 100 calories de votre alimentation et en dépensant 100 calories supplémentaires par jour.

En choisissant les bons aliments – fruits, légumes, légumineuses, grains entiers, protéines maigres et produits laitiers faibles en gras – vous pouvez avoir suffisamment d’énergie et satisfaire votre faim.

5 recettes pour brûler 100 calories par jour:

– Marcher environ 1 km et demi de plus par jour (environ 20 minutes)
– Acheter un pédomètre et mesurer le nombre de pas que vous faites par jour, en ajouter environ 2000
– Faire 10 minutes de jogging
– Faire 30 minutes de plus d’entretien domestique
– Faire 15 minutes de vélo stationnaire, de natation ou d’exercices à l’aide d’un vidéo.

15 astuces  d’enlever 100 calories de l’alimentation :

– Mangez des céréales de grains entiers riches en fibres plutôt que des céréales sucrées au déjeuner
– Utilisez de la moutarde ou une mayonnaise faible en gras dans votre sandwich plutôt que la mayonnaise régulière
– Remplacez une collation de biscuits ou de chips par un fruit frais

– Remplacez une boisson gazeuse sucrée par une boisson diète. Une seule canette de boisson gazeuse sucrée par jour pendant un an vous fera engraisser de 6,5 kilos
– Choisissez un sorbet, ou une crème glacée faible en gras plutôt que la crème glacée régulière
– Utilisez de la margarine légère fouettée plutôt que la régulière

– Coupez le bacon de votre sandwich ou de votre déjeuner
– Choisissez du pain plutôt qu’un croissant
– Laissez tomber le fromage de votre hamburger ou sandwic

– Prenez une vinaigrette légère plutôt que régulière
– Prenez du lait écrémé plutôt que entier

– Prenez des fromages et yogourts légers

– Prenez 1/2 tasse de moins de pâte ou de riz
– Enlevez la peau de votre portion de poulet
– Partagez votre dessert avec votre chéri(e)

Si vous avez d’autres idées, laissez un commentaire 😉