Vos nuits sont parfois blanches, agitées, avec escale à toutes les heures, cauchemardesques, ou encore commençant au petit jour ?

« Etre confiné fait qu’on a une diminution de l’anxiété habituelle au cours de la journée – impression qu’on va louper le train, qu’on est en retard Mais il y a une anxiété sourde du fait de l’épidémie, notamment la nuit », soulignait Marc Rey, président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance.

« Le problème du confinement, c’est que, si on n’y prête pas attention, on va vers une désorganisation de notre rythme veille-sommeil, » ajoutait-il, conseillant d’augmenter l’activité de la journée pour garder un certain rythme et éviter de souffrir de troubles du sommeil.

Voici mes 5 idées pour mieux dormir :

  • Une conférence TED

Je me tourne et me retourne dans mon lit sans trouver le sommeil depuis des heures, que dois-je faire ?

Dans sa conférence TED qu’il a donnée en 2019 – la mission des conférences TED est, depuis trente ans, « de diffuser des idées qui en valent la peine » – et intitulée « Le sommeil est votre super-pouvoir », Matthew Paul Walker, professeur de neurosciences et de psychologie à l’Université de Californie à Berkeley, préconise de sortir du lit, d’aller dans une autre pièce et de faire autre chose.

« Parce que votre cerveau va très vite associer votre chambre à un lieu d’éveil, il vous faut briser cette association, souligne-t-il. Retournez au lit seulement quand vous avez sommeil (…). Une analogie serait qu’on ne s’assied jamais à table pour dîner en attendant d’avoir faim, donc pourquoi se mettre au lit en attendant d’avoir sommeil ? »

Le scientifique britannique passe ensuite en revue les principales incidences néfastes du manque de sommeil sur la santé (déficit immunitaire, stress, maladies cardiovasculaires…) ou encore sur la mémoire. « Il se peut que vous ayez entendu ce vieil adage : vous dormirez quand vous serez mort. Eh bien, je suis très sérieux – c’est un conseil mortellement imprudent ! »

Deux conseils à suivre selon lui pour trouver le sommeil : la régularité (se coucher et se réveiller à la même heure quel que soit le jour de la semaine ou du week-end) et « rester au frais » (la température de la pièce doit se situer à environ 18 °C).

  • Un podcast

En 2016, le Britannique Drew Ackerman animait le podcast Sleep with me (Dors avec moi), en direction notamment d’auditeurs aussi insomniaques que lui.

Dans chaque émission, d’une durée d’un peu plus d’une heure, il abordait, d’un ton monocorde, des sujets d’un ennui volontairement mortel pour leur permettre de tomber dans les bras de Morphée. Il assurait alors que vingt minutes suffisaient pour piquer du nez.

Autre podcast, loin d’être soporifique, et de bon conseil pour comprendre et améliorer son sommeil, celui du réseau de podcasts de culture générale Choses à savoir, animé par Louis-Guillaume Kan-Lacas : à travers une quinzaine d’émissions, il dresse un panorama de nos nuits, étayé par des études et des statistiques, et de ce qui peut contribuer à les rendre plus belles que nos jours. Comment savoir si vous dormez bien ? Les heures dormies avant minuit comptent-elles vraiment double ?

  • Une appli

« T’as tout mais tu n’as pas sommeil », chante Stromae, qui se propose de compter les moutons pour celui à qui il s’adresse.

D’autres que lui se font le gardien de nos nuits. Connectés et-ou dotés de capteurs, bandeau de sommeil, appli, bracelet, masque de nuit, oreiller et même matelas permettent d’analyser – de « tracker » – son sommeil et d’en identifier ses phases et comportements : temps d’endormissement, durée des cycles, fréquence des ronflements, des pauses respiratoires et des réveils nocturnes, par exemple, en vue de mieux en saisir les contours, seul ou avec un professionnel de santé.

Dans cette lignée, l’application gratuite iSommeil, développée sous iOS et Android par l’Institut national du sommeil et de la vigilance, contribue à trouver le sommeil (aide à l’endormissement avec une lumière orangée ou une musique douce) et réveille le dormeur (avec une lumière bleue ou une musique stimulante) à l’heure qu’il a programmée. Mais surtout, en glissant le smartphone sous l’oreiller, elle restitue au petit matin son activité nocturne, avec graphiques et sons à la clé. Ce journal de bord délivre également des astuces et des informations pour cibler d’éventuels symptômes de pathologies touchant son sommeil. Peut-être la perspective de dormir enfin sur ses deux oreilles.

  • Un accessoire

Entre autres veilleurs sur notre sommeil, le bien nommé Dodow se propose de « réveiller le sommeil » des personnes souffrant de troubles de l’endormissement ponctuels ou chroniques, selon une méthode inspirée des pratiques respiratoires de la méditation, du yoga et de la sophrologie. Posé à proximité du prétendant au sommeil, le faisceau bleu de ce petit objet design est déclenché par un simple tapotement et diffusé à intervalles réguliers en decrescendo – « Inspirez quand le faisceau s’étend, expirez quand il rétrécit ». Il tend à ralentir progressivement les respirations par minute et à diminuer le flux des pensées pour optimiser les conditions d’endormissement du sujet. Car « dormir, c’est se désintéresser », écrit le philosophe Henri Bergson dans Le Rêve.

  • Une vidéo

Il est une autre voie encore, celle de s’endormir en pleine conscience avec l’aide du psychiatre Christophe André, l’un des ambassadeurs français de la méditation de pleine conscience, auteur du best-seller Méditer jour après jour (Ed. de l’Iconoclaste, 2011).

L’une des 40 vidéos de ses Trois minutes à méditer est dévolue à l’endormissement : « S’endormir est un moment sensible : délicieux lorsqu’on sent venir le sommeil, douloureux lorsqu’il ne vient pas, convient-il. Pour bien dormir, il faut lâcher la peur de ne pas dormir, la peur d’être fatigué le lendemain, lâcher les soucis et inquiétudes qui nous attendent dans l’avenir. Pas facile. » Christophe André guide pas à pas le candidat au sommeil, notamment en l’invitant à « travailler à ouvrir votre esprit à tout ce qui n’est pas des pensées. Ne cherchez pas à chasser les pensées et les soucis, contentez-vous de ne pas les suivre, de ne pas les alimenter. Délibérément, tournez votre esprit vers votre souffle, vers la conscience de votre souffle. Respirez ». Garder son esprit dans son souffle requiert de la patience. Mais, « tôt au tard, le train du sommeil passera », assure le psychiatre.

Sinon, quelques séances d’hypnose profonde permettra de découvrir le pourquoi de votre insomnie, pour ensuite… dormir comme un bébé !

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Obésité et Covid-19 : les jeunes seraient également à risque.

Récemment, de nombreuses études ont mis en évidence un lien entre obésité et risque de développer une forme sévère de Covid-19.

En l’occurrence, la proportion de personnes avec un surpoids important admises dans les services de réanimation serait si élevée que l’obésité est désormais considérée comme l’une des comorbidités les plus fréquentes avec l’hypertension, le diabète ou encore les maladies cardiovasculaires.

Des chercheurs de l’université Johns-Hopkins, à Baltimore, ont tenté d’explorer davantage ces données, qui pourraient être essentielles à une politique de prévention dans les pays où la prévalence de l’obésité est particulièrement élevée.

Aux États-Unis par exemple, elle concerne 40 % de la population.

Ainsi, ils ont examiné le lien entre l’indice de masse corporelle (IMC) et l’âge de 265 patients Covid-19 admis en réanimation au sein de six grands hôpitaux universitaires américains, et ont observé une corrélation inverse : les patients les plus jeunes étaient plus fréquemment obèses que les adultes.

Cette observation justifie selon eux d’adapter les recommandations de santé publique pour cibler les jeunes adultes, et éventuellement d’adapter les politiques de dépistage, afin de réduire la prévalence de formes très sévères de la maladie au sein de cette population.

En effet, le présupposé selon lequel seuls les patients les plus âgés présentent un risque de développer une forme grave du Covid-19 est encore très fréquent.

Source: David A Kass, et al. The Lancet, 4 mai 2020
https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S0140673620310242

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Coronavirus : ce qu’il faut savoir sur le Covid-19

C’est quoi le Covid-19 ?

Le Covid-19 est un coronavirus. Observé au microscope, il a une sorte de « couronne ». Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), le Covid-19 se manifeste par une infection respiratoire plus ou moins aiguë (fatigue, fièvre, toux difficultés respiratoires…) avec des anomalies pulmonaires radiologiques (infiltrats bilatéraux étendus). Ces symptômes sont comparables à ceux de la grippe ou d’un rhume. En cas de doute, il est nécessaire d’appeler le 15 (Samu) pour se faire dépister.

Comment se transmet-il ?

Le virus se transmet par contact direct avec les gouttelettes respiratoires produites par une personne infectée (lorsqu’elle tousse ou éternue) et au contact de surfaces contaminées par le virus. Il peut survivre sur une surface pendant plusieurs heures. La période d’incubation serait de 14 jours et le malade serait contagieux pendant trois à quatre jours.

Comment s’en protéger ?

L’institut Pasteur de Lille recommande de «  se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement, et jeter le mouchoir immédiatement après dans une poubelle fermée, (…) se laver les mains régulièrement avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon  ».

Dois-je m’inquiéter ?

La grippe saisonnière tue en moyenne 10 000 personnes par an en France. Pour autant, il ne faut pas sous-estimer le Covid-19 car son taux de létalité (le rapport entre le nombre de personnes décédées et celui des cas détectés) est encore incertain. Après, il faut se rappeler que cette pneumonie s’avère bénigne dans quatre cas sur cinq et mortelle dans seulement 2,3 % des cas. Les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus à risque, avec un taux de mortalité de 14,8 %. Les patients déjà atteints de maladies cardiovasculaires sont les plus menacés par une issue fatale, devant les diabétiques ou les personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques ou d’hypertension.

Est-ce que je peux être remboursé si j’annule mon voyage ?

Les touristes qui avaient prévu de séjourner dans une zone touchée par l’épidémie de coronavirus peuvent reporter ou annuler sans frais s’ils sont passés par un voyagiste. Mais s’ils ont acheté leur billet ou leur voyage en direct, il leur faudra négocier… ou payer des frais.

Est-ce que je suis payé si je suis placé en quatorzaine ?

Les personnes placées en isolement par précaution pour éviter un risque de propagation du nouveau coronavirus en France bénéficient « d’un arrêt de travail et d’indemnités journalières  » pouvant aller jusqu’à 20 jours.

Quid des enfants placés à l’isolement ?

Les établissements scolaires sont fermés «au moins jusqu’aux vacances de printemps ». Les écoliers, collégiens, lycéens, étudiants et apprentis doivent rester à la maison. Ils sont moins gravement touchés, mais sont des vecteurs de la maladie. Il est possible à l’un des parents, en accord avec l’employeur, de demander un arrêt de travail. Jean-Michel Blanquer a assuré que l’État sera en capacité «  de déclencher de l’enseignement à distance massif  ». Cet enseignement s’effectue en France via le Centre national d’enseignement à distance (Cned) grâce au site maclassealamaison.

 

L’urine des enfants, l’ail, la cocaïne, la neige, ou encore l’huile de sésame : faites attention aux fausses bonnes idées qui circulent sur internet pour lutter contre le Covid-19.

Aide aux devoirs à distance, courses pour les personnes confinées… Postez vos annonces et vos questions sur cette page, les lecteurs vous répondront !

L‘opération « Moi(s) sans tabac » organisée par le ministère de la Santé, vise à inciter 16 millions de Français fumeurs à arrêter la cigarette en novembre.

Voici donc cinq choses à savoir sur le tabac :

– Combien de fumeurs en France ?

La France compte environ 16 millions de fumeurs réguliers ou occasionnels. 28,2% de la population de 15 à 75 ans fume de manière quotidienne ou régulière, soit 13,6 millions de personnes. 5,9% (2,8 millions) sont des fumeurs occasionnels.

D’après ces chiffres tirés du baromètre santé 2014 de l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, devenu Santé publique France), la proportion de fumeurs est restée globalement stable entre 2010 et 2014 après une hausse entre 2005 et 2010.

L’arrivée de la cigarette électronique ne semble pas avoir bouleversé ce paysage: une enquête menée en 2015 évalue à 3% les vapoteurs quotidiens chez les 15-75 ans pour encore 28,8% de fumeurs quotidiens (BEH).

– Qui fume, combien de cigarettes ?

La cigarette séduit d’abord les hommes jeunes : selon le baromètre Inpes 2014, 44% des 20/34 ans sont des fumeurs réguliers et ce chiffre est stable. En revanche, la tabagie a baissé « significativement » chez les jeunes femmes (30% des 20/34 en 2014).

Par profil socio-professionnel, la cigarette recrute préférentiellement chez les ouvriers et personnes faiblement qualifiées : 37,8% des ouvriers fument quotidiennement et 38,3% de ceux qui n’ont aucun diplôme.

Les fumeurs grillent en moyenne 11 cigarettes par jour. La grande majorité des fumeurs a déjà essayé d’arrêter : 70,7% reconnaissent avoir stoppé volontairement pendant une semaine minimum avant de reprendre.

– Combien de morts ?

Le nombre de morts annuel à cause du tabac est estimé en France à 78.000, selon un travail des épidémiologiste Catherine Hill et Laureen Ribassin-Majed (Institut Gustave Roussy/Inserm) basé sur l’année 2010.

1817bd8e-1064-11e1-ad21-110a06cfeeb6Ces décès interviennent généralement par cancer : 47.000 des 78.000 décès sont causés par cette maladie, dont 28.000 cancers du poumon. 58% des décès par cancer chez les hommes de 35 à 69 ans sont imputables au tabac.

Les maladies cardiovasculaires et maladies respiratoires sont les deux autres grandes causes de décès anticipés imputables au tabac, faisant respectivement 20.000 et 11.000 morts.

Le Comité national contre le tabagisme (CNCT) souligne que le tabac tue autant que l’alcool, les accidents de la route, les suicides, les homicides et les drogues illicites réunis.

– Combien coûte de fumer ?

La tabagie est une addiction coûteuse: la consommation d’un paquet de 20 cigarettes par jour au prix moyen de 7 euros fait dépenser plus de 2.500 euros par an.

Jusqu’à présent meilleur marché et produit d’appel pour les jeunes, le tabac à rouler sera bientôt aligné, en matière de tarif, sur les cigarettes après un vote en ce sens des députés en octobre.

– Combien rapporte/coûte le tabac à l’Etat ?

Le tabac est un produit lourdement taxé, et rapporte entre 10 et 15 milliards d’euros annuellement à l’Etat.

Mais il coûte bien plus cher à la société qu’il ne rapporte, estime l’universitaire Pierre Kopp dans l’étude « Le coût social des drogues en France » (pour l’Observatoire français des drogues et toxicomanie).

Rien que pour soigner les maladies causées par le tabac, l’Etat a dépensé en 2010 25,9 milliards d’euros. Il faut ajouter à cela le « coût social » du tabac représenté par les pertes en vies humaines, en qualité de vie et par la moindre production de richesse en raison des maladies et décès du tabac, évalué par Kopp à 122 milliards d’euros.

Pour les économistes Julien Gooris et Olivier Sautel du cabinet Microeconomix, l’addition est moins lourde mais la conclusion identique: le tabac coûte bien plus qu’il ne rapporte.

Il faudrait payer 13 euros par paquet pour « couvrir le coût social du tabagisme », selon eux.

 

Sources: sciencesetavenir.fr, Inpes, « Le coût social des drogues en France », mon expérience professionnelle d’hypnothérapeute

 

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« Un pont entre les sagesses les plus anciennes et les neurosciences contemporaines du plus haut niveau. »
Mark Williams, professeur à l’université d Oxford.

« Une conversation fascinante, à la frontière de la médecine et de la méditation. Une mine d informations pour ceux qui s’occupent de bien-être et de santé. »
Daniel Goleman, auteur de L’Intelligence émotionnelle.

Quelles avancées la méditation peut-elle apporter à la médecine ?

Alors que le bouddhisme connaît les pouvoirs de notre mental depuis des millénaires, ce n’est que très récemment que la médecine occidentale s’est mise à étudier le phénomène, et le potentiel de ces découvertes est immense !

L'esprit est son propre médecin. Le dialogue de la méditation et de la scienceDe nombreux sages contemplatifs et experts médicaux (dont Matthieu Ricard, Jack Kornfield, Dr Jan Chozen-Bays…) se sont rassemblés autour du dalaï-lama pour exposer les dernières recherches scientifiques et leurs applications cliniques (notamment pour les maladies cardiovasculaires, immunitaires, les dépressions ou les troubles liés au stress).

Depuis longtemps, le dalaïlama s’intéresse à la science. Dans les années 1970-1980, il était déjà passionné de physique quantique et rencontrait régulièrement des physiciens, comme Jean-Émile Charon ou David Bohm, avec qui il échangeait sur les rapports entre la science et la spiritualité ; ou des neurologues, comme Francisco Varela ou Antonio Damasio, pour partager les visions communes entre le bouddhisme et les nouvelles découvertes sur l’esprit humain.

Ces échanges privés ont ensuite été inscrits dans un cadre plus formel, sous les auspices du Mind and Life Institute, aux États-Unis, qui organise un séminaire de conférences et réunit chaque année des chercheurs en physique, neurosciences, biologie… Depuis dix ans, ces rencontres ont donné lieu à des échanges remarquables entre le dalaï-lama et les spécialistes qui étudient la méditation, l’un des domaines les plus à la pointe des neurosciences, et certainement le plus prometteur.

Pourquoi ? Parce que l’étude en laboratoire de cette pratique révèle, au fil des études, les potentiels extraordinaires de notre cerveau, notamment l’autoguérison.

Ceux qui n’ont jamais eu le temps de s’intéresser à la méditation ou qui doutent encore de ses effets trouveront dans ce nouvel ouvrage, une excellente synthèse de ces recherches et auront un bel aperçu des ressources naturelles de notre esprit.

Ils nous révèlent ainsi l’extraordinaire pouvoir de guérison par l’esprit.

Pour finir par découvrir que l’expérience intérieure n’est pas uniquement « subjective », comme on le croit parfois, mais a une réelle influence sur notre corps.

Qui sont les auteurs ?

Jon Kabat-Zinn est mondialement connu comme le scientifique qui a introduit la méditation dans la médecine. Il est aussi auteur de nombreux best-sellers. Richard Davidson est l’un des fondateurs de la discipline des neurosciences contemplatives. Tous deux sont membres du conseil d’administration de l’institut Mind & Life.

Source: « L’esprit est son propre médecin. Le dialogue de la méditation et de la science« , du Pr Jon Kanat-Zinn et du Pr Richard Davidson, éditions J’ai Lu

Après un infarctus, elles vont pourtant moins souvent que les hommes en rééducation, où l’on apprend à gérer les situations stressantes.

Depuis une dizaine d’années, plusieurs études ont clairement démontré l’action négative du stress sur les maladies cardiovasculaires. Il serait même l’un des principaux facteurs de risque pour les candidats à la crise cardiaque, juste derrière le tabac et le cholestérol.

Mais nous ne réagissons pas tous de la même manière face aux agressions.

Et l’impact du stress sur le système cardiovasculaire pourrait même varier en fonction du sexe.

«Nous devons être particulièrement vigilants et prendre en compte les risques liés au stress chez la femme. D’autant qu’après un infarctus, les femmes vont deux fois moins souvent que les hommes en rééducation, alors que c’est là qu’on va leur apprendre à gérer leur stress», souligne le professeur Claire Mounier-Vehier, vice-présidente de la Fédération française de cardiologie, qui a rendu public, le 17 octobre, son livre blanc pour un plan cœur, dans lequel un chapitre entier est consacré aux femmes, «ces grandes oubliées des maladies cardiovasculaires».

Une étude publiée dans le Journal of American College of Cardiology renforce cette nécessité.

Les chercheurs ont constaté que les femmes exposées au stress mental sont plus susceptibles de souffrir d’une ischémie myocardique, c’est-à-dire un manque d’oxygène du tissu musculaire. Elles ont également une augmentation plus importante de l’agrégation plaquettaire et donc plus de risque de développer des caillots sanguins. Enfin, le stress génère plus d’émotions négatives chez les femmes.

Le risque serait donc plus important pour elles que pour les hommes, chez qui le stress provoque une élévation de la tension artérielle et une modification du rythme cardiaque.

«Les réponses physiologiques différentes au stress mental chez les hommes et les femmes ayant une maladie coronaire pourraient expliquer certaines différences liées au sexe qui ont été constatées dans cette maladie», explique le professeur François Carre, cardiologue et professeur de physiologie cardiovasculaire à Rennes. Des études complémentaires sont cependant nécessaires pour analyser les effets du stress sur le long terme.

Néanmoins, le professeur Zainab Samad estime que les médecins devraient prendre en compte ces différences entre les hommes et les femmes dans la prise en charge des malades coronariens. Car, comme le rappelle la Fédération française de cardiologie, les femmes bénéficient de moins d’angiographies, de moins d’électrocardiogrammes d’effort, de moins d’angioplasties, de moins de pontages…

Avec, pour conséquence, une mortalité plus élevée de 7 % par rapport aux hommes. De quoi stresser les femmes !

 

Sources : sante.lefigaro.fr, Fédération française de cardiologie

 

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Manger des fruits et légumes réduirait le risque d’AVC de 32%

La Journée européenne de l’AVC est l’occasion d’aborder les facteurs limitant le risque d’attaque cérébrale. Comme la consommation de fruits et légumes.

La 11ème Journée européenne contre l’accident vasculaire cérébral (AVC) est l’occasion de revenir sur les facteurs limitant les risques d’attaque cérébral. L’un des moins connus reste la consommation de fruits et légumes.

200 g de légumes par jour réduit le risque de 11 %,

200 g de fruits en plus le réduit de 32 %

L’importance des fruits pour réduire le risque de diabète ou d’anévrisme a déjà été démontrée. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Stroke, confirme que les fruits et les légumes réduisent également les risques d’AVC.

Réalisée par des chercheurs chinois, cette méta-analyse analyse les résultats de 20 études ayant testé à l’échelle mondiale 760 629 participants parmi lesquels 16 981 ont subi une attaque. Résultat : le risque d’AVC est réduit de 11 % si une personne consomme 200 grammes de légumes par jour et de 32 % si la personne consomme, en plus des légumes, 200 grammes de fruits.

Ces résultats valent quel que soit l’âge, le sexe ou le type d’AVC.

Les chercheurs ont pris en compte les facteurs de confusion possibles comme l’alcool, le tabagisme, la pression artérielle, l’activité physique et le cholestérol. « C’est une méta-analyse intéressante résumant les résultats de 20 études sur le sujet », s’accordent à dire plusieurs chercheurs français spécialistes de l’AVC.

Agrumes, pommes, pêches parmi les plus efficaces

Selon leurs résultats, les effets bénéfiques de ces aliments sont dûs à plusieurs facteurs : augmenter sa consommation de fruits et de légumes peut diminuer la pression artérielle, améliorer la microcirculation.

La consommation réduit également d’autres facteurs de risques, comme l’indice de masse corporelle, le taux de cholestérol, l’inflammation et le stress oxydatif (ce dernier étant à la base de nombreuses maladies chroniques).

Les agrumes, les pommes, les pêches, et les “légumes-feuilles” (comme les salades, choux, épinards…) sont particulièrement efficaces pour réduire les risques de développer des maladies cardiovasculaires.

(selon l’association France AVC, chaque année, en France, environ 130 000 nouvelles personnes sont victimes d’un AVC. 33 000 en meurent durant le 1er mois. L’AVC est la 1ère cause de handicap acquis de l’adulte et la 2ème cause de démence après la maladie d’Alzheimer).

Et vous, que faites-vous pour vous protéger ?

Sources : sciencesetavenir.fr/sante, association France AVC

Une étude écossaise portant sur 12 retraités a montré qu’il est possible de se maintenir en bonne forme physique en pratiquant du « high intensity interval training », un entraînement en fractionné de haute intensité.

A la place de joggings de 30 minutes, les chercheurs ont demandé aux volontaires âgés de plus de 65 ans de se soumettre à des efforts intensifs, en l’occurrence du vélo, sur une courte période (moins d’une minute) suivis d’une phase de récupération cardiaque.

Leur entraînement a été poursuivi deux fois par semaine, pendant six semaines. Les chercheurs de l’Abertay university ont observé les bénéfices de cet entraînement intensif de courte durée : les hommes ont réduit leur tension artérielle de 9 % et ont augmenté leur capacité à oxygéner leurs muscles.

Selon le Professeur Babraj, responsable de l’étude, ces résultats apportent une preuve supplémentaire qu’il faut encourager l’activité physique chez les personnes âgées, même si celle-ci se fait sur une courte durée.

Le chercheur souligne qu’ « Il est important d’encourager les seniors de plus en plus nombreux à rester actifs, car beaucoup de maladies sont associées à un comportement sédentaire, comme le diabète et les maladies cardiovasculaires ».

 

Source: express.co.uk/life-style/health/492682/Two-minutes-exercise-a-week-can-beat-ageing

 

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C’est notamment en diminuant le ratio oméga-3/oméga-6 que les statines augmentent le risque de cancer du sein.

Et c’est justement parce qu’elle augmente ce ratio que la diète méditerranéenne protège de cette maladie.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme.

Sa survenue est influencée par deux types de facteurs de risque, ceux que l’on ne peut pas modifier (âge, antécédents familiaux, génétique) et ceux sur lesquels on peut intervenir (mode de vie, alimentation).

Ce nouvel article paru dans BMC Medicine (1) rapporte l’analyse de chercheurs français (Michel de Lorgeril et Patricia Salen) sur deux facteurs qui influencent le risque de cancer du sein : le régime méditerranéen qui a un rôle protecteur et les statines, associées à un risque accru de la maladie.

Le régime méditérannéen et les statines représentant habituellement deux stratégies (très différentes) de prévention des maladies cardiovasculaires.

Ce que disent les études

Certaines études rapportent le rôle protecteur des acides gras oméga-3 vis-à-vis du cancer du sein alors que les oméga-6 seraient associés à un risque accru de cancer en général.

Augmenter le ratio oméga 3/oméga-6 pourrait donc être intéressant pour diminuer le risque de cancer du sein.

Les flavonoïdes, qui appartiennent à la famille des polyphénols, sont également associés à une diminution du risque de cancer du sein. Or, les aliments végétaux bio et les graisses animales d’origine bio (notamment produits laitiers) contiennent respectivement plus de polyphénols et un rapport oméga-3/oméga-6 plus élevé que les aliments conventionnels. Les femmes qui souhaitent diminuer leur risque de cancer du sein devraient donc manger bio mais également éviter les contaminants environnementaux, dont les perturbateurs endocriniens, qui sont associés à un risque accru d’obésité, de résistance à l’insuline et de diabète.

Il faut noter cependant que certaines études n’ont pas trouvé d’avantage à manger bio pour diminuer le risque de cancer chez les femmes.

Statines et cancer du sein

Dans un certain nombre d’études, les traitements médicamenteux par statines sont associés à un risque accru de cancer du sein. Dernièrement, une étude (2) menée sur des femmes âgées de 55 à 74 ans a montré que l’utilisation de statines pendant une période de 10 ans, multiplie par 2 en moyenne le risque de cancer du sein.

L’effet des statines sur le risque de cancer du sein aurait des explications biologiques : d’abord les statines diminuent le ratio oméga-3/oméga-6, ensuite elles diminuent le cholestérol. Or, un ratio élevé entre oméga-3/oméga-6 est associé à un risque plus faible de cancer du sein et de la même façon un cholestérol bas a été souvent (mais pas toujours) associé à un taux de cancer plus élevé.

De plus, les statines sont toxiques pour les mitochondries et le dysfonctionnement mitochondrial est impliqué dans le développement des tumeurs et la progression du cancer.

Il existe également des preuves convergentes pour soutenir l’hypothèse que les statines augmentent la résistance à l’insuline et l’apparition de diabète. Or le diabète augmente le risque de cancer du sein.

Enfin les statines auraient un effet sur l’immunité, ce qui pourrait entraver les défenses anti-tumorales et augmenter le risque de cancer.

Diète méditerranéenne et cancer du sein

Pour réduire le risque de cancer du sein, le fait de diminuer celui d’une résistance à l’insuline, d’un syndrome métabolique et d’un diabète peut s’avérer bénéfique. Augmenter le ratio oméga-3/oméga-6 aussi.

Or, la diète méditerranéenne présente des caractéristiques qui sont de véritables atouts santé : consommation élevée de fibres, de flavonoïdes, ratio élevé d’oméga-3/oméga-6 et aliments à faible index glycémique.

Ainsi, la diète méditerranéenne permet de diminuer le risque de diabète et de syndrome métabolique et, logiquement, celui de cancer du sein. Le seul bémol est la consommation d’alcool, modérée dans la diète méditerranéenne mais associée à un risque accru de cancer du sein.

Enfin, ces habitudes alimentaires doivent être associées à l’exercice physique.

Sources :

(1) de Lorgeril M1, Salen P. Do statins increase and Mediterranean diet decrease the risk of breast cancer? BMC Med. 2014 Jun 5;12:94. doi: 10.1186/1741-7015-12-94.

(2) McDougall JA1, Malone KE, Daling JR, Cushing-Haugen KL, Porter PL, Li CI. Long-term statin use and risk of ductal and lobular breast cancer among women 55 to 74 years of age. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2013 Sep;22(9):1529-37. doi: 10.1158/1055-9965.EPI-13-0414. Epub 2013 Jul 5.

lanutrition.fr

 

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Un état dépressif n’augmenterait en aucun cas le risque d’avoir un cancer, contrairement à l’opinion publique.

Pour arriver à cette affirmation, des chercheurs français ont effectué une étude épidémiologique sur 14 203 personnes entre 1994 et 2009. Pour obtenir ces résultats de cette étude, les participants ont répondu un questionnaire spécifique tous les 3 ans pendant 15 ans. Les scientifiques ont aussi tenu compte des diagnostics de dépression ayant donné lieu à un arrêt de travail.

Cette dernière n’a montré aucune corrélation entre le fait d’avoir connu des symptômes dépressifs et la survenue d’un cancer (prostate, sein, colon, cancer associé au tabac et cancers du sang).

depression et cancerD’après le psychiatre Cédric Lemogne, des études menées auparavant ont tout de même montré « une association entre la dépression et une moindre cicatrisation, plus d’inflammation ou des troubles des défenses immunitaires« .

Donc une dépression augmenterait les symptômes du cancer ?

Baisserait les facteurs de guérison ?

Cependant, même si aucun lien n’existe entre le fait d’avoir un cancer à la suite d’une dépression, l’inverse serait exact. En effet, 25% des personnes atteintes d’un cancer connaissent des épisodes dépressifs après l’annonce de la maladie. Tu m’étonnes !

Des épisodes qui doivent être traités en même temps que la maladie selon le médecin. Ah bon ?

« Il existe en revanche une association solide entre dépression et maladies cardiovasculaires, tout comme entre le stress et les maladies cardiovasculaires«  a précisé le psychiatre.

De l’art d’enfoncer les portes ouvertes…

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La consommation excessive d’alcool conduit chaque année 400.000 personnes à l’hôpital (dégrisements, comas éthyliques, hépatites, cirrhoses…).

C’est 30% de plus qu’il y a trois ans.

Les séjours de moins de deux jours ont même progressé de 80%.

Selon le rapport de la Société française d’alcoologie cité par Europe 1, les hospitalisations liées à l’alcool sont aujourd’hui deux fois plus nombreuses que celles liées au diabète ou aux maladies cardiovasculaires.

« On voit de plus en plus de jeunes qui se présentent aux urgences très fortement alcoolisés, qui vont rester 24 heures, parfois deux jours, pour dégriser », remarque le Dr Damien Labarrière, médecin gastro-entérologue au CHR d’Orléans. « On voit également des jeunes avec des conséquences déjà très graves sur la santé, au niveau du pancréas ou foie. Des cirrhoses qu’on ne voyait pas à l’âge de 25 ans, mais beaucoup plus tard ».

Le professeur Michel Reynaud, addictologue à l’hôpital de Villejuif et co-auteur de l’enquête, précise que la gent féminine n’est pas épargnée : « Les cuites deviennent un titre de gloire pour un grand nombre, y compris, et c’est particulièrement inquiétant, chez les jeunes femmes ».

Pour faire face à cette hausse, les professionnels demandent des moyens supplémentaires: renforcer la présence d’alcoologues dans les services d’urgence pour éviter qu’une personne venue pour un dégrisement ou coma éthylique ne reparte sans suivi. Ce qui arrive aujourd’hui dans la plupart des cas.

Si la consommation excessive d’alcool ne mène pas forcément à l’alcoolisme, l’exposition précoce – entre 13 et 16 ans – augmente le risque de devenir dépendant plus tard.

 

Référence: europe1.fr

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Les 6 aliments de l’Apocalypse…

6 familles d’aliments si mauvais pour la santé qu’ils méritent de figurer dans le livre de l’Apocalypse, pas dans votre cuisine !

D’accord, le titre est un peu excessif, vous n’allez pas tomber raide mort si vous consommez ces produits inventés par l’agro-business, mais semaine après semaine, ils s’en prennent à vos grands équilibres métaboliques et accélèrent le vieillissement.

Mieux vaut les éviter ou les consommer avec parcimonie : votre corps vous en sera reconnaissant.

Les galettes de riz soufflé

Présentés comme des en-cas sains et savoureux, y compris en magasin diététique et rayon bio ces galettes ont un index glycémique de l’ordre de 85. A ce niveau d’élévation du glucose sanguin, on peut parler d’agression contre le pancréas et le corps tout entier. Ce type d’aliments augmente le risque d’obésité, de résistance à l’insuline, de diabète et de vieillissement prématuré. Alternatives : pain complet aux céréales et au levain, noix, amandes…

Les aliments au « sucre de fruits »

Le sucre de fruits, c’est en fait du fructose ou du sirop de maïs riche en fructose. Chez l’animal, ce « sucre de fruits » lorsqu’il est ajouté aux aliments en quantité entraîne obésité et diabète. Des études épidémiologiques conduites aux Etats-Unis ont trouvé que la consommation de ces aliments au « sucre de fruits » est associée à un risque plus élevé de surpoids; d’autres études se veulent plus rassurantes. Par précaution, mieux vaut consommer le fructose dans les fruits et éviter les aliments enrichis en fructose. Quant au sirop riche en fructose, il a à peu près la même composition que le sucre blanc, le saccharose, et les mêmes effets indésirables.
Alternatives : aliments non sucrés (compotes), confitures allégées.

Les viennoiseries et gâteaux industriels

Les produits de panification industrielle, surtout viennoiseries et certains biscuits (la plupart des fabricants ont fait le ménage ces dernières années) continuent de renfermer des acides gras un peu particuliers, qu’on appelle « trans » en raison de leur conformation dans l’espace. Ces acides trans augmentent le risque de maladies cardiovasculaires. On repère ces graisses indésirables sur l’emballage à la mention « graisses partiellement hydrogénées ».
Alternatives : fruits frais ou secs, pain complet aux céréales et au levain.

Les préparations instantanées

Soupes en sachets, nouilles instantanées, purées en flocons… Joanne Slavin, spécialiste de nutrition à l’université du Minnesota les a baptisés les “faux aliments”.  Pour parvenir à ce degré de “praticité” comme disent les spécialistes du marketing, les industriels font quelques entorses à la physiologie : présence massive de conservateurs, exhausteurs de goût, produits de glycation avancés, voire nitrosamines. A proscrire.
Alternatives : de vrais recettes, où l’on doit mélanger, cuire, faire mijoter, assaisonner…

Les céréales du petit déjeuner

La plupart de ces grosses boîtes en carton coloré renferment des produits soufflés, extrudés, parfois outrageusement sucrés dont l’index glycémique élevé suffit à les disqualifier, en particulier chez les enfants.
Alternatives : du pain, des flocons d’avoine.

Les oléagineux grillés salés

Noix de cajou, amandes grillées et salées : pourquoi faire simple – des fruits secs à l’état naturel – quand on peut faire compliqué ? Ces aliments alourdissent l’exposition de l’organisme au chlorure de sodium. Surtout, ils renferment des doses considérables de composés appelés produits de glycation avancés, directement responsables du vieillissement.
Alternatives : les mêmes, nature !

Références: Thierry Soucar, lanutrition.fr

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Les régimes amaigrissants et leurs effets yo-yo néfastes ne sont pas la solution face à l’excès de poids qui touche un adulte sur deux et un enfant sur cinq, souligne la Haute autorité de santé. Elle déconseille également tout traitement médicamenteux.

« L’obésité est un fléau à l’origine de 40 fois plus de morts subites, de 6 fois plus de maladies cardiovasculaires et de dix fois plus de diabète« , souligne le Dr Cédric Grouchka de la Haute autorité de santé (HAS) qui a publié jeudi des recommandations et fiches pratiques pour mieux dépister et prendre en charge de l’embonpoint.

En France, un adulte sur deux et un enfant sur cinq est en excès de poids (surpoids ou obésité).

L’obésité touche 15 % des adultes et 3,5 % des enfants.

Plutôt que rechercher à faire maigrir à tout prix, l’objectif est de changer durablement les habitudes (alimentation variée, plus d’activité physique, moins de TV, de jeux vidéo, etc.).

L‘activité physique ne se limite pas au sport : « 30 minutes de marche rapide (6 km/h) ou de danse de salon, équivalent à 20 minutes de jogging », assure le Dr Grouchka. Jouer à la pétanque, au billard, passer l’aspirateur ou se balader tranquillement (4km/h) pendant 45 minutes aboutissent au même résultat.

Une heure de marche par jour, cinq jours par semaine, permet de perdre 12 kg dans l’année et 12 cm de tour de taille, renchérit le Dr Philippe Zerr, médecin généraliste, président du groupe de travail « surpoids et obésité de l’adulte ».

Mais « on peut fractionner », encourage-t-il.

« 80% reprennent du poids après »

L’enfant lui a besoin d’au moins une heure par jour d’activité physique.

« Nous ne recommandons aucun régime amaigrissant, ni aucun médicament », insiste le Dr Grouchka en rappelant qu’« il n’y a pas de solution miracle ».

Les médicaments comme Alli (orlistat), en vente libre en pharmacie, n’ont qu’une efficacité modérée et les effets yo-yo des régimes à la mode sont nocifs et inefficaces à long terme, ajoute-t-il.

« Le top 15 des régimes en librairie sont des machines à fabriquer de l’obésité« , lance Anne-Sophie Joly, présidente du collectif national des associations d’obèse (CNAO). « 80% reprennent du poids après, avec un bonus en plus ».

« L’obésité est une maladie et je n’ai jamais vu que l’on soigne les maladies en achetant un livre », ajoute Mme Joly qui se dit victime de ces régimes à répétition.

La seule solution est de suivre une thérapie avec un psychopraticien, afin de comprendre les raisons qui poussent à manger trop.

Chez les enfants, si l’excès de poids est installé à la puberté, le risque de rester en surpoids ou obèse est élevé (entre 20 et 50% avant la puberté et entre 50 et 70% après la puberté), note l’HAS qui recommande une mesure régulière (deux à trois fois par an) de la taille et du poids de l’enfant dès les premiers mois de la vie afin de réagir à temps.

La HAS (www.has-sante.fr) préconise le calcul systématique de l’indice de masse corporelle, l’IMC (poids en kg divisé par le carré de la taille en mètre) pour tout patient quel que soit son âge, sa corpulence apparente et le motif de la consultation.

Le tour de taille doit de surcroît être mesuré chez l’adulte.

Chez l’adulte en simple surpoids, l’objectif est avant tout de ne pas prendre de poids.

Pour l’adulte obèse, il s’agit d’abord de stabiliser le poids avant de viser une perte de poids (jusqu’à 15 % du poids initial) en prenant en charge les « comorbidités associées » type diabète, selon la HAS.

La prise en charge, dont le pivot est le médecin généraliste, comprend un suivi régulier sur au moins deux ans, en évitant tout discours culpabilisant.

Nutritionnistes, thérapeutes en psychothérapie pour la partie psychologique, et aussi professionnels de l’activité physique, formés au cas des obèses, peuvent épauler le généraliste.

Source: lavoixdunord.fr

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Qu’advient-il de la santé et des symptômes de dépression après la retraite?

« Le départ à la retraite entraîne une diminution de la fatigue physique (fatigue chronique accumulée au fil des ans) et mentale ainsi qu’une baisse des symptômes de dépression », selon une étude menée en France, publiée dans le British Medical Journal.

Des chercheurs de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et leurs collaborateurs internationaux ont mené l’étude GAZEL, avec 11 246 hommes et 2858 femmes salariés d’EDF-GDF, suivis 7 ans avant et 7 ans après leur départ en retraite.

« L’amélioration de la santé était claire pour l’ensemble des participants, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, et elle persistait longtemps après le départ à la retraite« , indique Marcel Goldberg, coauteur.

La retraite n’entraînait pas de modification dans la survenue de maladies chroniques mais les personnes souffrant de maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, pulmonaires ou diabète) connaissaient une diminution de la fatigue et des symptômes dépressifs plus forte.

« Cette étude, comme d’autres sur les troubles du sommeil ou les migraines, montre que les différents symptômes s’atténuent beaucoup avec la cessation d’activité professionnelle », indique le chercheur.

« Ces résultats attirent l’attention sur l’importance de l’amélioration des conditions de travail dans un contexte où la durée de vie au travail s’allongera », commentent les auteurs.

« Les résultats de cette étude sont toutefois difficilement généralisables« , note Golberg. Les retraités de EDF-GDF ont bénéficié d’une sécurité de l’emploi et d’un départ à la retraite avant 56 ans pour les 3/4, et avant 61 ans pour la quasi-totalité.

Des premiers résultats de cette étude, publiés dans la revue The Lancet l’année dernière, avaient montré qu’hommes et femmes, toutes catégories socioprofessionnelles comprises, ressentaient une amélioration de leur état de santé après le départ à la retraite. Pendant les années qui précédaient ce dernier, la proportion déclarant un mauvais état de santé augmentait régulièrement pour atteindre une personne sur 5 (20%). Un an après le départ, cette proportion était de 14%. Les gens rapportaient, en moyenne, l’état de santé qu’ils déclaraient 8 à 10 ans plus tôt.

Sources: psychomedia.qc.ca, Science et Avenir, Le Point

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