Des géants de l’âge d’or hollywoodien, il n’en restait qu’un et c’était forcément lui : le coriace Kirk Douglas, mort hier, le 5 février à 103 ans.

Un regard perçant, une énergie d’athlète et, même, un menton à fossette souvent qualifié de pugnace : la ténacité l’avait façonné et se manifestait, chez lui, en tout.

Dans sa formidable longévité comme dans son prénom, dont il aimait la dureté, lui qui était né Issur Danielovitch, le 9 décembre 1916. Fils d’immigrés russes et juifs, Kirk Douglas a construit sa carrière à la force de ses biceps.

N’hésitant pas à jouer les salauds, devenant producteur pour mieux dicter ses exigences, il a enchaîné les chefs-d’œuvre, avec des réalisateurs comme Stanley Kubrick ou Howard Hawks.

En 1996, pour ses 50 ans de carrière, Kirk Douglas reçut enfin un Oscar, à titre honorifique : il avait été nommé à trois reprises sans jamais remporter le trophée.

Qu’importe, la seule récompense

qui ait jamais compté pour Kirk Douglas

est celle que son père lui avait faite

après sa récitation au jardin d’enfants.

Il lui avait acheté un cornet de glace.

Comptez vos petits bonheurs quotidiens !

Les Français sont les champions du monde de la mauvaise humeur, dit-on.

Et si on renversait la vapeur ?

Et si au lieu de râler, on comptait tous les petits plaisirs du quotidien en étant reconnaissant de leur existence ?

C’est en tout cas une clé importante du bien-être physique et psychologique, preuves scientifiques à l’appui.

Il existe de nombreuses études sur les bénéfices du sentiment de gratitude sur la santé et la longévité.

La gratitude aide notamment à lutter contre la dépression ainsi que le montre une synthèse d’études récente (1). Difficile néanmoins de comprendre par quels mécanismes la gratitude est liée au bonheur et au bien-être. Pour élucider ce mystère, deux chercheurs américains, Robert A. Emmons et Michael E. McCullough ont tenté trois expériences (2).

Dans la première et la seconde, plus de 300 étudiants en psychologie ont soit fait la liste des choses vécues ou ressenties pour lesquelles ils se sentaient reconnaissants, soit celle des tracas qu’ils avaient rencontrés, ou encore celle des événements qui avaient selon eux eu un impact sur leur vie. Parallèlement, ils rapportaient leur humeur, leur activité sportive et leurs éventuels symptômes physiques. Les rapports étaient hebdomadaires dans la première étude (9 semaines en tout), quotidiens dans la seconde (sur deux semaines).

Dans la dernière expérience, 65 personnes souffrant de maladie neuro-musculaire ont noté quotidiennement (pendant 21 jours) leur humeur, leur activité physique et leur état de santé. 33 d’entre elles ont aussi fait la liste des événements pour lesquels elles ressentaient de la gratitude, de leurs petits bonheurs quotidiens.

Résultats : dans les trois expériences, ce sont les personnes qui listaient les événements pour lesquels elles se sentaient reconnaissantes qui ont montré le meilleur niveau de bien-être. Prendre conscience des petits événements positifs que l’on vit chaque jour entraîne ainsi des bénéfices émotionnels et interpersonnels non négligeables.

Réjouissons-nous et remplissons toujours le verre de notre gratitude (celui qui est à moitié plein, pas celui à moitié vide).

Pour cela, vous pouvez lister régulièrement les événements, les personnes, les ambiances qui vous emplissent de joie ou vous donnent envie de remercier la vie. Ou pensez-y quand vous vous lavez les dents par exemple ! Vous pouvez aussi suivre la méthode proposée par Emmanuel Pascal dans « Les 3 émotions qui guérissent ».

A la clé : une meilleure qualité de relations avec les autres, un mieux être évident, une humeur au beau fixe… et, bien sûr, une meilleure santé.

Sources:  lanutrition.fr, expériences de vie, (1) Lambert NM, Fincham FD, Stillman TF : « Gratitude and depressive symptoms: The role of positive reframing and positive emotion ». Cogn Emot. 2011 Sep 19. (2) Robert A Emmons, Michael E. McCullough : « Counting Blessins Versus Burdens : An Experimental Investigation of Gratitude and Subjective Well-Being in Daily Life ». Journal of Personality and Social Psychology 2003, vol 84, n°2, 377-389.

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La minceur durable. Pour vivre centenaire et en bonne santé…

Sur l’île d’Okinawa au Japon, les habitant détiennent le record mondial de longévité en bonne santé, trois fois plus qu’en France pourtant 2e pays au monde pour l’espérance de vie. Et ces vénérables centenaires sont bien portants !

Une meilleure santé

Les hormones anti-âge, naturellement sécrétées par le corps (DHEA, œstrogènes) restent à un niveau très élevé chez les séniors d’Okinawa, alors que le taux s’effondre chez nous. Les maladies cardiaques y frappent environ 80% moins que dans les pays occidentaux, les attaques cérébrales y sont moins fréquentes aussi, la tension artérielle est inférieure à celle observée chez nous, et le taux de cholestérol hyper bas. De même les Okinawans souffrent rarement de maladies inflammatoires invalidantes, et sont fort peu touchés par les cancers du côlon, du sein, de l’utérus et de la prostate. Leur squelette est solide en dépit du fait qu’ils ne consomment pas de laitages, le surpoids est rarissime et le diabète n’est qu’une curiosité. Quel est donc leur secret ?

Le bon sens !

Le « régime » Okinawa ne dépend pas de l’état de santé ou financier, ni de l’âge ou de la profession, il est fondé sur l’alimentation, et les habitudes de vie aussi. Pas de fast-food et de l’activité même « vieux » et c’est sûr qu’habiter dans la nature, vivre au calme et avoir une météo clémente facilitent les choses. Mais déjà si j’adopte leur comportement, je prolonge ma vie de quelques années.

10 règles de vie

Adopter une alimentation frugale, car plus on mange, plus le corps doit brûler de calories, et cette combustion accélère notre vieillissement.

Donc consommer de petites portions, de tout un peu, fin et délicat, à mastiquer longtemps.
Faire « hara achi bu », autrement dit ne manger qu’à 80 % de sa faim, ne pas arriver au « ventre plein ».
Raisonner végétal, forcer sur les fruits et légumes (7/j. au lieu des 5 préconisés en France), les céréales, les légumes secs, le riz et le tofu, sources de protéines afin de limiter les produits animaux.
Consommer peu de viande au profit des œufs, du poulet (quand même) et du poisson.
Limiter la cuisson des aliments. Faire cuire rapidement et légèrement, au wok, en grillades (yakitori, teriyaki), éventuellement en friture légère (tempura), poché au bouillon, et manger au maximum cru (sushi, sashimi).
Se déshabituer du sucre, à réserver pour les occasions particulières. Préférer les fruits.
Respecter l’aliment, le choisir exclusivement sain, simple, nature, de saison, et l’apprécier au calme, à la table bien dressée, bien habillé, tout un cérémonial (pas le machin gras avalé à la va-vite dans le métro).
Respecter les saisons de la terre, à Okinawa « seul le vivant peut nourrir le vivant », il faut travailler le sol sans l’abîmer (out les pesticides) et consommer de saison, rapidement pour que l’aliment soit encore frais, gorgé de vitamines ( fruits et légumes).
S’inspirer des principes de la cuisine zen. Couper chaque aliment et préparer ses petits plats soi-même plutôt que « d’ouvrir une boîte ». Regarder la bouchée avant de l’enfourner et l’apprécier en bouche pour en ressentir toutes les nuances aromatiques, plutôt que de se baffrer. Plaisir en vue…

Les 20 meilleurs aliments Okinawa

À toujours avoir dans le frigo et le placard : ail, algues, champignons, chou, citron, courgettes, gingembre, haricots rouges, huiles de colza, de soja et de sésame, nouilles de sarrazin et de blé, œuf, riz, sardine, graines de sésame, sauce soja, saumon, sushi, thé vert généralement aux fleurs de jasmin, tofu à gogo, et vinaigre de riz.

M’y mettre dare dare

Je retrouve toutes ces infos, préparatifs et recettes dans « 100 recettes express Okinawa » par Anne Dufour (5,90 €, Leduc.s Éditions).
Ainsi que tous l’aspect santé-nutrition lié à Okinawa auprès du Dr Jean-Paul Curtay qui travaille avec les Thermes d’Allevard sur des protocoles surpoids, vitalité-longévité, fibromyalgie, nutrithérapie et rhumatologie, nutrithérapie et voies respiratoires… Lire La minceur zen Okinawa.
Je trouve tous les ingrédients et accessoires de préparation à la boutique Kiria et sur le site Okinawa Trésors de Longévité fondé par Jean-Christophe Loric, selon le programme global du Dr Curtay.

Lire également Ma recette Okinawa.

Source : http://www.jemesensbien.fr (très bon site, vivant et éclectique, vous apprendrez beaucoup de choses en lisant les articles de Véronique)

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