Les Français sont de plus en plus accros aux jeux

La part des joueurs excessifs a doublé en cinq ans.

Les Français seraient-ils devenus accros aux jeux de hasard ?

S’ils sont moins nombreux qu’il y a cinq ans à y jouer, leurs pratiques seraient devenues plus intensives.

«Des évolutions qui peuvent paraître préoccupantes», selon une étude menée par Santé publique France, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) et l’Observatoire des jeux (ODJ).

Ils consacrent aux jeux de hasard 10 % de leur budget loisirs, soit environ 200 euros par an. Une progression de 12,5% en cinq ans.

Pratiqués par 11% des joueurs, les paris sportifs cumulent même les deux phénomènes :

– le nombre de joueurs a augmenté

– et le volume des mises a quasiment triplé en cinq ans, en particulier sur internet (multipliées par 4,6).

Or ce sont les paris sportifs qui présentent le risque de santé le plus important : «Un cinquième à un quart du jeu problématique peut leur être attribué», selon l’étude.

Le «jeu problématique» englobe les joueurs à risque modéré «en difficulté mais qui n’ont pas encore perdu le contrôle, et ceux excessifs tombés dans l’addiction», explique l’un des auteurs.

Ces deux catégories de joueurs sont professionnellement moins actives et appartiennent à des milieux socio-éducatifs plus modestes. Ils représentent 6 % des joueurs, mais génèrent 38,3% du chiffre d’affaires du secteur.

Et la part des joueurs excessifs (1,6% des joueurs) a doublé en cinq ans.

Sept mois après la privatisation de la FDJ, en novembre 2019, une Autorité nationale des jeux a été lancée. L’une de ses missions sera justement de lutter contre l’addiction. Il serait plus que temps de s’en occuper… !

A moins que le joueur ne soit plus dans son déni et me consulte pour sortir de cette spirale auto-destructrice.

Jouer en ligne n’est pas sans risque.

A vos risques !

Lisez ce qui se passe en Belgique :

Depuis le 1er janvier 2011, les sites de jeux et de paris en ligne ne disposant pas d’une licence belge sont illégaux et y jouer est… illégal.

Et depuis cette date, la Commission des Jeux de Hasard (CJH) tente de mettre de l’ordre dans le paysage belge des jeux en ligne, mais non sans mal.

Cela fait déjà trois ans que la Commission des Jeux de Hasard (CJH) a déclaré la guerre aux sites de jeux qu’elle considère comme illégaux. Une guerre qui poursuit également les utilisateurs de ces sites « black listés » car depuis 2011, jouer sur un site de jeux illégal est puni par la législation belge. Et la facture peut s’avérer fort salée pour le contrevenant puisque selon le site « Jeu Légal Belgique », les amendes peuvent aller jusqu’à 25 000 euros, et ce même si le joueur fautif n’a investi qu’une petite somme.

Adicción a internetL’objectif de cette lutte est de protéger le consommateur, ainsi première protection toute personne s’inscrivant sur un site de jeu est automatiquement contrôlé : les mineurs, les personnes interdites de jeux, etc. sont refusés.

Deuxième garde-fou pour le consommateur, « toute entreprise qui souhaite proposer des jeux de hasard en ligne à destination du public belge doit impérativement être titulaire d’une licence pour des jeux de hasard dans le monde réel », détaillait Tatjana Klaeser, avocate au cabinet Ulys, en septembre 2011. Et de préciser que la Belgique était alors le seul pays à imposer cette condition particulière qui, d’une certaine façon, canalise l’offre et sélectionne les opérateurs les plus sérieux.

De plus, les serveurs des sites web autorisés par la Commission doivent se trouver sur le territoire belge. « Nous imposons cela pour avoir un accès plus direct aux acteurs et pour pouvoir aller vérifier les serveurs et opérer des contrôles réguliers » plaide Etienne Marique, le président de la Commission des jeux de hasard.

D’autres dispositions de protections sont également prises. Ainsi les pertes horaires de chaque joueur sont plafonnées et une fois le montant maximum atteint, le joueur ne peut plus miser sur aucun des sites autorisé par la Commission pendant un certain temps.

Mais que fait la France, pour protéger ses joueurs ?

 

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addiction, joueur pathologiqueÀ quoi reconnaît-on un joueur pathologique?

Il existe deux profils de joueurs.

1) Tout d’abord les impulsifs :

ce sont souvent des hommes jeunes qui recherchent des sensations fortes, le défi, la transgression. Ils jouent plutôt au poker ou aux paris sportifs et hippiques, car ils ont l’impression d’avoir un certain contrôle sur ce qui se passe.

2) L’autre groupe est composé de personnes qui utilisent le jeu pour oublier leurs difficultés :

chômage, maladie, dépression, anxiété. Ils jouent pour s’abrutir. Ceux-là choisissent plutôt les machines à sous en ligne, pourtant interdites en France, et d’autres jeux de hasard.

Les jeux d’argent en ligne ? Une addiction proche de la drogue !

 

 

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