Et vous, comment décidez-vous ?

Sommes-nous libres de choisir, ou au contraire nos décisions sont-elles déterminées par notre histoire, notre environnement, ou nos habitudes ?

Au-delà de la prise de décision, dans ce livre passionnant, le lecteur se trouve emmené dans un cheminement personnel pour se recentrer sur sa propre finalité, son rôle en tant qu’individu dans l’entreprise ou dans la sphère privé.

Il est tentant de s’en remettre plutôt à notre bon sens, à la capacité d’analyse dont nous disposons déjà, et à notre intuition.

Comme le souligne l’auteur de ce livre, Sylvie-Nuria Noguer, les mauvaises décisions peuvent toutefois coûter très cher. Et il existe un enjeu formidable à progresser dans la qualité de nos décisions.

Pour les « décideurs », il s’agit d’identifier des « décisions courageuses et alignées avec notre finalité et nos aspirations profondes au bureau comme à la maison ». Pour notre entreprise, nous pouvons évoluer par exemple vers des décisions moins affectées par nos biais décisionnels, et plus à l’écoute de parties prenantes que nous tendons parfois à négliger au cœur de l’action.

« Oubliez la raison, misez tout sur l’intuition ! » semble être la nouvelle donne. Cependant l’intuition sans discernement ne suffit pas pour guider le décideur face à la complexité.

Duval-Levesque,psychopraticien,coach,hypnotherapeute,addiction,dependance,boulimie,deuil, traumatisme,anxiete,peur,phobie, mal-etre,Toulouse,hypnose,PNL, therapeute,bon,psy,stress,burn out, douleur,avis, temoignage, décisionConjuguer raison, intuition, émotion et sensation pour prendre des décisions courageuses et alignées avec sa finalité et ses aspirations profondes, au bureau comme à la maison, est l’objet de ce livre.

Le parcours professionnel de l’auteure dans le domaine de la RSE l’amène ainsi à nous inviter à davantage prendre en compte l’impact sociétal de nos choix, mais sans pour autant forcer notre regard.

J’aime personnellement beaucoup:

  • le chapitre des biais décisionnels, qui peuvent échapper à notre conscience si nous n’y prêtons pas suffisamment attention
  • il possède une dimension pratique, avec notamment une relecture de nos propres décisions guidée par des questions de coaching. Un temps d’introspection particulièrement précieux quand nous sommes pris par la vitesse
  • il fait appel à une variété de sources, en plus de l’expérience de l’auteure, comme les fondements du discernement spirituel, les neurosciences, et les principes de la Communication NonViolente (CNV).

Prendre quelques heures pour lire le livre que vous avez dans les mains est à mes yeux une décision sage car il rassemble plusieurs éléments lui conférant une vraie valeur : il présente un processus en 7 étapes, permettant de passer en revue les points auxquels être attentifs au cours d’une prise de décision.

La première partie de ce livre invite le lecteur à mieux se connaître en tant que décideur, à partir d’une relecture de ses décisions guidée par des questions de coaching. Elle présente également les points d’appui du processus de décision en sept étapes présenté en deuxième partie : caractéristiques des systèmes complexes, résultats d’études scientifiques sur les systèmes de pensée et les émotions intervenant dans la prise de décision, et fondements philosophiques et spirituels du discernement.

La deuxième partie est conçue comme un guide d’autocoaching à travers lequel le lecteur pourra expérimenter un processus de décision en sept étapes pour faire des choix libres, cohérents et éclairés. Chaque étape comprend des notions tirées de travaux scientifiques, des exemples concrets, ainsi que des questions et des outils pratiques pour l’inviter à appliquer le processus à une situation de son choix.

Enfin, la troisième partie propose des pistes de réflexion pour cultiver le discernement dans les organisations et donner du sens aux décisions dans le milieu de l’entreprise.

Qui est l’auteure ?

Sylvie-Nuria Noguer est coach professionnelle certifiée, formatrice et facilitatrice.

Ingénieure Arts et Métiers avec une spécialisation en psychosociologie, en ingénierie de l’environnement et en administration des entreprises, elle a dirigé une équipe de consultants en développement durable et enseigné aux programmes MBA d’HEC et de l’université McGill à Montréal pendant plusieurs années.

Elle accompagne aujourd’hui les leaders et leurs équipes pour une performance durable et des décisions alignées sur leur raison d’être, en France et au Canada.

Source: « Donner du sens à vos décisions » – Éditions Eyrolles

C’est l’histoire d’un enfant qui va au cirque.

Il passe à côté d’un éléphant, très gros qui est attaché à un piquet, tout petit.

L’enfant se dit qu’il y a un truc parce qu’il suffit à l’éléphant de lever la patte pour s’échapper. L’éléphant tourne autour du piquet.

L’enfant demande à un adulte pourquoi l’éléphant ne s’en va pas. L’adulte lui répond que l’éléphant doit être heureux ici. Non. L’éléphant est triste et tourne en rond.

L’enfant a la croyance que les adultes ont réponse à tout : il demande à un autre adulte.

Pour l’autre adulte, l’éléphant est bien car on lui donne à manger.

Mais l’enfant n’est pas satisfait et il sent qu’il y a une autre raison. Un éléphant a besoin de liberté, d’espace ; il pourrait trouver de la nourriture ailleurs. L’enfant a l’intuition qu’il y a une autre réponse quelque part.

Un jour, il rencontre un homme ou une femme, je ne sais pas. Cet homme ou cette femme écoute les questions de l’enfant, non pas en restant debout, mais en s’asseyant à côté de l’enfant. Il est au même niveau que l’enfant. Il l’écoute sans donner de conseils, sans intervenir.

Une fois qu’il l’a entendu, il lui dit :

« – Est-ce que tu crois que cet éléphant a toujours été un gros éléphant ?
– Non, il a été comme moi, comme mon petit frère, comme ma petite sœur, il a été tout petit.
– Tu vois, cet éléphant, on ne l’a pas attrapé hier. Il était tout petit quand on l’a attaché à ce piquet qui était gros pour lui.

Toute la nuit, il a voulu tirer sur le piquet avec sa patte. Le lendemain, il a tourné autour du piquet pour s’échapper, mais il était retenu. Il a essayé de déterrer ce piquet, il a essayé de casser la chaîne, mais rien n’y fit. Il a essayé pendant un jour, deux jours, une semaine. De temps en temps, il se décourageait, mais il essayait encore et encore, mais rien n’y fit.

Il a commencé à déprimer; de temps à autres, il essayait, mais il déprimait de plus en plus longuement.

Il a commencé à ne plus y croire et puis, un jour, il a cessé d’y croire. Il n’a plus jamais essayé. »

On peut voir l’intuition jaillir dans le cerveau

En complément de la pensée analytique qui accumule les arguments pour construire un raisonnement, l’intuition jaillit, aidant souvent à prendre une décision.

Un mode intuitif qui se voit désormais à l’imagerie.

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