Grâce aux neurosciences, des stratégies de soins se dessinent, loin des concepts freudiens, totalement dépassés.

Les premières recherches sur l’héritabilité de l’autisme, menées dans les années 1970, ont démontré que quand un vrai jumeau est atteint, l’autre a 70 à 90% de risques de l’être aussi, ce taux étant compris entre 5 et 20% pour les faux jumeaux.

La base des origines génétiques était jetée, anéantissant les théories psychanalytiques qui faisaient de l’enfant autiste la victime d’un trouble de la communication maternelle.

Depuis, plusieurs équipes dans le monde, notamment celle de Thomas Bourgeron en France, ont découvert une centaine de gènes en cause dans cette maladie aux multiples facettes et observé qu’un certain nombre d’entre eux induisaient des altérations de la transmission neuronale au niveau du système nerveux central.

Malgré cette évolution conceptuelle majeure au cours des dernières années, grâce au dynamisme de jeunes chercheurs en génétique et neurosciences, la France reste le dernier bastion des psychanalystes dans le domaine de l’autisme.

Des médecins continuent à prendre en charge des enfants malades sur la base de concepts freudiens ou lacaniens.

Pour dénoncer cette situation, le député UMP du Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle, a déposé fin janvier 2012 une proposition de loi visant à «l’arrêt des pratiques psychanaly­tiques dans l’accompagnement des personnes autistes, la généralisation des méthodes éducatives et comportementales et la réaffectation de tous les financements existants à ces méthodes».

«Arrêter de culpabiliser les mères»

Les thérapies comportementales, les stratégies éducatives, les soutiens psychologiques devraient désormais faire partie intégrante des soins, à adapter à chaque enfant souffrant d’autisme.

«Mais, en l’absence de données statistiques, si l’on en croit les familles concernées, à tous les guichets où elles se présentent, c’est la psychanalyse qui est mise au premier plan. Cela, parce que ce type de formation est majoritaire dans les cursus des psychologues qui gouvernent la prise en charge des enfants autistes», déplore Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS.

Pour le Dr Julie Grèzes, du laboratoire de neurosciences cognitives (Inserm) de l’École normale supérieure, il est plus que temps de tourner la page: «Cela fait vingt ans que l’on sait qu’il y a une racine biologique à l’autisme. Il y a suffisamment d’éléments neuroscientifiques pour arrêter de culpabiliser les mères !»

À l’hôpital Robert-Debré (APHP, Paris), le Dr Nadia Chabane, pédopsychiatre spécialiste de l’autisme, est tout aussi catégorique: «L’ensemble des données de la littérature internationale s’accorde sur le fait que les troubles du spectre autistique sont neurodéveloppementaux…».

Grâce à l’IRM fonctionnelle, l’équipe du Dr Monica Zilbovicius (psychiatre, Inserm, CEA Orsay) a mis en évidence des anomalies précoces du fonctionnement d’une partie du cerveau de l’enfant autiste: le sillon temporal supérieur.

(la suite et fin demain)

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Source: lefigaro.fr/sciences

Fatigue, douleurs, problèmes de libido : certains symptômes persistent même deux ans après un cancer, et cela de façon inégale selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle des patients.

C’est le constat qui ressort de l’enquête « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », publiée le mardi 10 juin par l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Près de 70 % des personnes atteintes d’un cancer du poumon ou de la thyroïde se sentent encore épuisées deux ans après le diagnostic de leur maladie. D’après l’étude « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », la fatigue est « le symptôme le plus fréquemment ressenti ». Elle varie toutefois selon le type de cancer et le sexe du malade : 60 % des femmes ayant eu un cancer du sein se sentent encore très fatiguées, contre 30 % des hommes atteints du cancer de la prostate.

Selon le rapport, la fatigue « diminue avec l’âge, ainsi qu’avec des revenus plus élevés », autant chez les femmes que chez les hommes.

Deux patients sur trois se plaignent de douleurs, ressenties au cours des quinze derniers jours, sur une ou plusieurs parties du corps. Ce sont pour la plupart des femmes, des moins de 50 ans, ainsi que des malades en situation précaire.

Autre constat : « Ces douleurs […] sont plus fréquentes chez les personnes atteintes d’un cancer du sein ou du poumon. » L’usage de médicaments reste toutefois modéré : seul 60 % des malades affirment en prendre pour se soulager.

 

Sources : « La vie deux ans après un diagnostic de cancer, de l’annonce à l’après-cancer », enquête de l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), E-cancer.fr, 10 juin 2014. « Après la maladie, des années sous le signe du cancer », Eric Favereau, Libération, 10 juin 2014. « Deux ans après un cancer, la fatigue est le symptôme le plus fréquent », Brigitte Bègue, Viva.presse.fr, 10 juin 2014. « Cancer : la préservation de la fertilité négligée en France », Mélanie Gomez, Pourquoidocteur.fr, 10 juin 2014.

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Le rapport INSERM de 2004 avait pour objectif d’évaluer les effets de trois formes de thérapie :

la thérapie psychanalytique, la thérapie familiale, et la thérapie cognitive et comportementale.

Les résultats étaient classés en trois grades : grade A pour « efficacité démontrée » ; grade B pour « simple présomption d’efficacité » ; grade C pour « efficacité non démontrée ».

Dans le rapport INSERM, seule la TCC a eu un grade A pour

  • le trouble panique et l’agoraphobie (selon les études, la TCC s’avère efficace dans le trouble panique et l’agoraphobie dans 50 à 80 % des cas)
  • l’anxiété généralisée
  • le stress post-traumatique
  • le trouble obsessionnel compulsif
  • la dépression d’intensité moyenne
  • les troubles de la personnalité.

Les autres rapports du même type, effectués dans d’autres pays, ont abouti aux mêmes conclusions.

 

Références: inserm.fr/content/download/1354/12547/file/26fevrier2004_psychotherapies_trois_approches2.pdf, http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/146/?sequence=13

 

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Un professeur de médecine, Roland Bugat, qui choisit de recevoir ses insignes de chevalier de la légion d’honneur à la chambre de commerce ;

qui demande à un ancien directeur de l’Inserm, le professeur Christian Brechot, aujourd’hui vice-président de Merieux Alliance de procéder à cette remise devant un parterre de sommités médicales et de responsables d’entreprises…

La cérémonie d’hier soir, outre son caractère amical, a cumulé les symboles.

Ceux sur lesquels le récipiendaire avait voulu insister : l’union des forces de la science, de la recherche et de celles de l’économie, au service d’une région et de son développement.

Il faut voir là la marque des multiples engagements de Roland Bugat : médecin cancérologue, président du pôle de compétitivité Cancer bio santé, animateur de l’Institut national du cancer, responsable aux côtés du professeur Jean Escat de la Ligue contre le cancer, tout comme, et, nous en sommes honorés, fortement impliqué dans le comité d’excellence de la Fondation de La Dépêche.

C’est donc un parcours scientifique mais aussi profondément humaniste que la plus haute distinction nationale est venue souligner.

Un parcours large et complet que Roland Bugat rassemble lui-même dans la feuille de route qu’il vient de donner au pôle Cancer bio santé :

« outre qu’elle se propose de venir en aide aux jeunes créateurs d’entreprises, d’établir des partenariats de recherche et développement entre équipes publiques et partenaires industriels, elle vise au mariage des nano technologies, des biotechnologies, des technologies de l’ information avec les sciences de la vie, un concept que je nomme « NanoBioInfo-to Life » et qui s’appuie sur l’ensemble des ressources offertes par les industries locales mais aussi sur la richesse de nos ressources universitaires».

 

 

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Hugues Chap, vice-président délégué à la santé de l’université Toulouse III Paul Sabatier, professeur de Biochimie.

Quel rôle a joué l’Université Paul Sabatier dans la construction du futur campus de l’Oncopole ?

Professeur Hugues Cha: Que ce soit en matière de recherche ou de soins, l’université Paul Sabatier est fortement engagée dans l’Oncopole. Elle est notamment partie prenante du Centre de recherche en cancérologie de Toulouse, une unité mixte de recherche avec l’Inserm et le CNRS. Des enseignants-chercheurs, des hospitalo-universitaires, du personnel technique vont s’impliquer dans la recherche mais également dans les soins.

L’université est également présente au niveau de la formation. Ainsi, les étudiants des deux facultés de médecine de Purpan et de Rangueil vont bénéficier de formations théoriques et pratiques à l’Institut universitaire du cancer de l’Oncopole. Mais la formation à laquelle contribue l’Université Paul Sabatier ne se limite pas à cela et comporte également la formation des chercheurs, ainsi que les nouveaux métiers liés à la cancérologie (coordination des soins, radiophysique appliquée à la radiothérapie, traitement des données de la recherche clinique…), en partenariat avec des acteurs tels que la Croix-Rouge ou la Fondation OncoRésonance.

En outre, pour contribuer à bâtir le futur campus de l’Oncopole, La faculté de pharmacie et la faculté d’odontologie, qui dépendent de Paul Sabatier, pourraient être déplacées sur le futur site. Cela représente plus de 2000 étudiants qui contribueraient à construire ce campus. C’est un projet qui avance et qui correspond à un geste fort de la part de l’Université Paul sabatier.

Que représente pour vous ce projet ?

C’est une chance pour Toulouse et sa région. L’oncopole va devenir le premier centre européen de recherche clinique en Europe sur le cancer.

Dès qu’on fait de la recherche, on est dans la compétition au niveau mondial. La richesse de l’Oncopole, c’est aussi la mise en commun de la volonté de tous ses acteurs, qu’ils soient publics ou privés. Ce n’est d’ailleurs par un hasard si Toulouse a décroché le projet Captor, coordonné par le Professeur Guy Laurent. Labellisé en mars 2012, porté par l’Université Paul Sabatier, et réunissant le CHU de Toulouse, l’Institut Claudius Régaud, l’Inserm et le CNRS, il a pour objectif de mettre au point de nouveaux médicaments contre le cancer, autour de 4 axes : innovation, recherche clinique, pharmacologie sociale et éducation.

L’idée est donc de chercher de nouvelles molécules, de tester leur efficacité de manière clinique et d’en étudier les conséquences sociales. Tous ces objectifs nécessitent une meilleure formation dans les différents domaines. Ce programme Captor, doté de 10 millions d’euros, est quelque chose de très ambitieux.

Quel est le rôle de la fondation Innabiosanté ?

Je siège à la fondation. J’en suis le doyen d’âge et je représente le président Monthubert. Par son action, la Fondation irrigue la recherche, favorise le financement de personnalités extérieures qui viendraient enrichir la recherche, intervient sur des investissements qui permettent d’augmenter la compétitivité de nos chercheurs. C’est incontestablement un plus.

 

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En trente ans, le nombre de nouveaux cas de cancer s’est considérablement accru en France.

A l’échelle mondiale, ils devraient s’accroître à un rythme bien plus soutenu que l’accroissement naturel de la population. Avec une augmentation évaluée à 75% d’ici à 2030, selon une étude publiée par la revue médicale «The Lancet Oncology».

A l’aune de ces chiffres, on mesure peut-être mieux l’enjeu mais aussi les espoirs que représente l’Oncopole dont l’ouverture est programmée au printemps 2014.

Né après le drame d’AZF, en 2001, il aura fallu plus de 10 ans pour que ce campus, un regroupement unique en Europe de compétences académiques, scientifiques, technologiques, médicales, cliniques, pharmaceutiques, publiques et privées, voit le jour.

10 ans de batailles, de volonté de tous les partenaires de cet immense projet, pour qu’aboutissent notamment l’institut universitaire du Cancer de l’Oncopole, un hôpital ultramoderne de 300 lits dédié à la lutte contre le cancer, ou le centre de recherche en cancérologie de Toulouse qui y est adossé.

Le CHU, l’Université Paul Sabatier, des laboratoires publics comme l’Inserm, le CNRS, mais aussi privés (Pierre Fabre, Sanofi etc), l’institut français du sang, l’Institut Claudius Regaud et bien d’autres ont uni leurs forces pour que ce formidable projet devienne une réalité.

Au delà des institutions, des femmes et des hommes ont aussi œuvré, dans le cadre de leurs fonctions, en faveur de ce projet, lancé en 2004 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé.

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Selon une étude de l’Inserm (1), le risque de cancer du sein baisserait de 25% pour les femmes ayant un niveau de concentration sérique de vitamine D élevé.

Selon les chercheurs associés à l’Institut Gustave Roussy, les femmes avec les taux de vitamine D les plus élevés (à savoir plus de 27 µg/l) auraient un risque de cancer du sein divisé par quatre par rapport aux femmes ayant les taux de vitamine D les plus faibles (inférieurs à 20 µg/l).

Une découverte qui a été confirmée par d’autres études scientifiques américaines.

Les chercheurs de l’Inserm le soulignent également : très peu de femmes ont un taux sanguin de vitamine D conforme à la norme internationale.

vitamin-d-sourceAinsi, selon une autre étude publiée en 2012 (2), 80% des personnes âgées de 18 à 74 ans, présentent une insuffisance en vitamine D. Le déficit est modéré à sévère chez 42,5% de la population et sévère chez 5%.

Le risque de carence est plus élevé chez les personnes nées en dehors d’Europe, chez les fumeurs et chez ceux qui résident dans un endroit faiblement ensoleillé.

L’huile de foie de morue, une source de vitamine D ? Autrefois utilisée par les marins du nord de l’Europe (en application sur la peau pour se protéger du soleil, et donnée en cuillerée aux enfants une fois par an), l’huile de foie de morue est une excellente source de vitamine D. Son goût laisse toutefois quelque peu à désirer…

D’une manière générale, seuls 10 % de nos besoins quotidiens en vitamine D proviennent de l’alimentation. Autre possibilité : les compléments alimentaires.

Les autorités sanitaires françaises estiment qu’il suffit de 200 UI de vitamine D par jour pour être en bonne santé (norme datant de 2001).

Un niveau jugé trop bas par certains spécialistes (Laura M. Hall, Michael G. Kimlin, Pavel A. Aronov, Bruce D. Hammock, James R. Slusser, Leslie R. Woodhouse et Charles B. Stephensen « Vitamin D Intake Needed to Maintain Target Serum 25-Hydroxyvitamin D Concentrations in Participants with Low Sun Exposure and Dark Skin Pigmentation Is Substantially Higher Than Current Recommendations » ,J. Nutr. 6 janvier 2010, William B. Grant « Official Recommended Intake for Vitamin D is Too Low », Suzanne Dixon, MPH, RD, « Vitamin D Recommendations Way Too Low »).

D’autres chercheurs étudiant cette vitamine prennent, pour eux, 2000 UI ou plus de vitamine D par jour (http://www.theglobeandmail.com/life/health-and-fitness/scientists-taking-vitamin-d-in-droves/article596995/).

 

Sources: (1) Françoise Clavel-Chapelon, Directrice de recherche Inserm-Université Paris-Sud 11, à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif, (2) Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire (InVS), publié mardi 24 avril 2012

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L‘alcool reste un facteur de risque majeur pour la santé en France.

C’est ce qui ressort d’une série de rapports publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire, mardi 7 mai. Les différents volets du BEH, réalisés sur des échantillons disparates, détaillent les pratiques de consommation d’alcool par les Français, des collégiens aux seniors en passant par les femmes enceintes.

Pour la première fois, une enquête montre la continuité de la consommation d’alcool du collège au lycée. Fondés sur deux enquêtes scolaires internationales, les résultats sont clairs : « Les premières consommations régulières comme les premières ivresses se développent fortement pendant les ‘années collège’ pour s’intensifier tout au long du lycée. »

En classe de 6e, 59 % des élèves déclarent avoir déjà bu de l’alcool au moins une fois. Un taux qui s’élève à 83 % en 3e, jusqu’à culminer à 93 % en terminale. Le rythme d’absorption progresse également : 3 % des élèves de 4e en consomment au moins dix fois par mois, contre 27 % en terminale.

Le secondaire devient le lieu des premiers excès.

Environ un collégien sur six et trois lycéens sur cinq reconnaissent avoir été ivres. Le cidre, plébiscité par les collégiens, est rapidement remplacé par la bière et l’alcool fort au lycée.

« SOUS-DÉCLARATION »

Scrutée dans un autre article du BEH, la consommation des 18-25 ans révèle un accroissement des consommations « excessives » depuis 2005, date de la dernière enquête. « La consommation quotidienne ne concerne que 2,6 % » des jeunes, souligne ce rapport. A l’inverse, ils connaissent des pics d’alcoolisation de plus en plus fréquents. Trois sur dix déclarent être ivres au moins une fois par mois. Les étudiants sont les premiers concernés : ils avouent être ivres deux fois plus souvent qu’en 2005.

Chez les jeunes femmes, la consommation d’alcool a plus que doublé depuis 2005. « Les comportements des jeunes hommes et femmes ont tendance à se rapprocher », ajoutent les rédacteurs. 17,6 % des femmes concèdent au moins une ivresse par mois.

Les habitudes des femmes enceintes font également l’objet d’une étude de l’Inserm. Les données proviennent de l’enquête nationale périnatale réalisée en 2010. D’après leurs déclarations, 23 % d’entre elles ont consommé de l’alcool pendant leur grossesse. 7 % disent boire au moins deux verres par jour, ignorant les risques encourus par le fœtus.

« Il y a une large sous-déclaration, beaucoup n’assument pas leur consommation d’alcool. Ces chiffres masquent également de fortes disparités régionales », s’inquiète Marie-Josèphe Saurel-Cubizolles, épidémiologiste et l’une des auteurs du rapport. Une étude similaire réalisée au CHU de Nantes en 2008 révélait que 63 % des femmes enceintes de la région déclaraient boire de l’alcool.

49 000 VICTIMES PAR AN EN 2009

Si le rapport ne met « pas en évidence d’excès de risque de prématurité en lien avec cette consommation », il dresse un portrait sociologique de ces femmes qui conjuguent grossesse et alcool : elles ont suivi de longues études – la plupart ont un niveau supérieur à bac + 3 –, ont un emploi, des revenus élevés, sont souvent conjointes de cadre et déjà mères. En somme, ce sont les femmes du niveau social le plus favorisé. « C’est plutôt une consommation mondaine« , résume Mme Saurel-Cubizolles.

Mais au-delà de ces cas, Catherine Hill, une des auteurs d’un rapport sur la mortalité liée à l’alcool, tient à rappeler l’effet nocif d’une consommation même modérée.

« En attirant systématiquement l’attention sur les plus jeunes, les ivrognes ou les femmes enceintes, les lobbies de l’alcool font un travail très efficace. Ils laissent à penser qu’il existe des consommations à risques, et d’autres sans risques. »

Au total, l’alcool aurait fait quelque 49 000 victimes en 2009, selon le BEH. C’est beaucoup plus que les 28 000 décès évoqués par une précédente enquête.

Pourquoi un tel écart ?

« Nous avons multiplié la consommation déclarée par 2,4 pour l’ajuster à la consommation estimée par les ventes », explique Catherine Hill. 36 500 hommes et 12 500 femmes auraient donc succombé soit à des maladies « entièrement attribuables à l’alcool », comme la cirrhose du foie, soit à des pathologies, qui lui sont « partiellement attribuables ».

Références: Shahzad Abdul, lemonde.fr, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, Inserm

 

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Pourquoi la faim revient plus vite avec une alimentation grasse et sucrée?

Une étude franco-allemande, publiée dans le Journal of Physiology, met à jour un mécanisme par lequel une alimentation riche en graisse et en sucre entraîne une diminution plus rapide des signaux de satiété et amène à remanger plus rapidement.

Une telle alimentation empêche la destruction naturelle des neurones (cellules nerveuses) du système nerveux entérique (qui a été qualifié de second cerveau) et, trop nombreux, ces neurones accélèrent la vidange gastrique, diminuant ainsi les signaux de satiété.

Le système nerveux entérique, situé tout le long du tube digestif, est composé de plus de 100 millions de neurones.

Il joue un rôle central dans le contrôle de fonctions telles que la régulation de la motricité digestive, l’absorption des nutriments et le contrôle de la barrière intestinale qui protège des agents pathogènes extérieurs. Il est impliqué non seulement dans des maladies fonctionnelles digestives ou inflammatoires intestinales mais aussi extra-digestives comme la maladie de Parkinson.

Les travaux, coordonnés par Michel Neunlistm et Raphaël Moriez de l’Inserm, ont mis en évidence qu’une telle alimentation hypercalorique administrée à des jeunes souris prévenait la perte de neurones observée normalement. Cet effet était aussi associé à une augmentation de la production gastrique d’un facteur neuroprotecteur, le GDNF, lui-même induit par la leptine, une hormone qui régule la satiété.

Ce phénomène d’accélération de la vidange gastrique, notent les chercheurs, est aussi observé chez les personnes obèses.

Références: Psychomédia.qc.ca, Inserm

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Les antidépresseurs risqués au volant !

Les antidépresseurs sont liés à un risque accru d’être responsable d’un accident de la route, selon une étude française publiée.

Ludivine Orriols et Emmanuel Lagarde ont, avec leur collègues de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale, mis en relation les données de remboursement des médicaments de l’Assurance Maladie et celles recueillies par les forces de l’ordre relatives à plus de 70 000 conducteurs impliqués dans un accident.

Près de 35 000 accidents responsables étaient comparés à 38 000 accidents non responsables.

2,936 (4.0%) conducteurs avaient une prescription d’au moins un antidépresseur en vigueur au moment de l’accident.

Une telle prescription était liée à une augmentation de 34% du risque d’accident.

Une analyse plus détaillée montre que cette augmentation se produit au moment de l’initiation du traitement (49%) et d’une modification telle qu’un changement de dose ou de molécule (32%). L’étude ne permet pas de déterminer dans quelle mesure ce risque accru est lié aux antidépresseurs ou à la dépression elle-même, les difficultés de concentration et la fatigue figurant parmi les symptômes.

En 2010, les premières analyses de cette étude avaient établi que près de 3 % des accidents sont attribuables à une consommation de médicaments.

Elle a aussi montré la pertinence de la classification en trois niveaux élaborée en 2005. Le risque principal provenant bel et bien des médicaments de niveaux 2 et 3 qui sont essentiellement des anxiolytiques, des hypnotiques, des antiépileptiques et des antidépresseurs.

Arrivaient en tête, les benzodiazépines (utilisés comme anxiolytiques et somnifères) liés à un risque doublé.

Les antidépresseurs sont classés de niveau 2 (pictogramme orange) qui indique des effets délétères qui dépendent des personnes et peut, dans certains cas, remettre en cause la conduite. Le niveau 3, auquel appartiennent la plupart des médicaments psychotropes, indique des effets qui rendent la conduite automobile dangereuse et formellement déconseillée.

Les médicaments de niveau 2 et 3 peuvent affecter les capacités de conduite du fait d’une somnolence, de modifications du comportement, de vertiges, de troubles de la coordination, de troubles de la vue….

Références: psychomedia.qc.ca, ansm.sante.fr, article.psychiatrist.com

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Dépêche AFP PARIS, 06 septembre 2011(AFP) – L’association Autistes sans frontières publie un documentaire militant et poignant, Le mur, où la conception de beaucoup de pédopsychiatres et psychanalystes français sur l’autisme s’oppose à celle de nombre de scientifiques et des associations de familles.

Ce documentaire de 52 mn -sous-titré : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme – est projeté mercredi soir à Paris, alors même que s’achève une consultation publique ouverte en juillet par la Haute autorité de santé, qui doit mettre au point des recommandations de bonne pratique de l’accompagnement et du suivi de l’autisme.

Fondé sur des entretiens avec des psychanalystes et des rencontres de familles d’enfants autistes, il se veut une véritable démonstration par l’absurde de l’inefficacité de l’approche psychanalytique de l’autisme.

La réalisatrice Sophie Robert a rencontré une vingtaine de pédopsychiatres et psychanalystes français, pour qui il y a beaucoup à voir entre autisme et psychose. Même si certains d’entre eux ont estimé à d’autres occasions que l’autisme a des causes multiples et variables nécessitant des approches multidimensionnelles, incluant certaines techniques éducatives spécialisées.

En 2000, rappelle Autistes sans frontières, la chercheuse de l’Inserm Monica Zilbovicius a vu dans l’autisme un trouble neurologique entraînant un handicap dans l’interaction sociale, correspondant à des anomalies dans le sillon temporal supérieur du cerveau.

Pour les psychanalystes interrogés, l’autisme pourrait être la conséquence d’une dépression maternelle, d’une mauvaise relation avec l’enfant, voire d’un refus de l’apport masculin pour la conception. Certains parlent de mère psychogène, de stade de folie transitoire de la mère, voire de désir incestueux.

Que font les psychanalystes devant un enfant autiste ? « J’en fais très peu, j’attends qu’il se passe quelque chose », dit l’un. « J’essaie d’apprivoiser l’enfant, je me tiens en retrait », dit un autre.

En contrepoint, des familles avec enfants autistes montrent les progrès réalisés en utilisant des méthodes éducatives et comportementales. Guillaume, considéré jadis comme autiste profond, est aujourd’hui dans une école ordinaire, en 6ème, avec le seul accompagnement d’une auxiliaire de vie.

Source : AFP du 6 sept 2011, http://autisme.info31.free.fr

Le film en cliquant ici

Cliquez ci-dessous pour voir le reportage :

Interview de 23 minutes de Sophie Robert, réalisatrice du documentaire « le mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », réalisé par autisme.info31 en septembre 2011

Passage particulièrement intéressant (aussi) à partir de la 14ème minute et 10 seconde…

« LE MUR : une plongée en apnée dans un monde ou l’idéologie a supplanté la raison.

Depuis plus de trente ans, la communauté scientifique internationale reconnaît l’autisme comme un trouble neurologique entraînant un handicap dans l’interaction sociale. Tous les autistes présentent des anomalies dans une zone du cerveau, le sillon temporal supérieur, identifiée en l’an 2000 par le Dr Monica Zilbovicius, psychiatre à l’INSERM.
Hélas, en France la psychiatrie qui reste très largement dominée par la psychanalyse, ignore résolument ces découvertes.
Pour les psychanalystes, l’autisme est une psychose, autrement dit un trouble psychique majeur résultant d’une mauvaise relation maternelle.
Sophie Robert a réalisé une longue enquête auprès d’une trentaine de pédopsychiatres-psychanalystes (dont Pierre DELION, Bernard GOLSE,…) afin de démontrer par l’absurde (de l’aveu même des principaux intéressés !) l’inefficacité de la psychanalyse comme traitement de l’autisme. »

La dépendance à l’alcool (alcoolisme) peut-elle être traitée avec des médicaments ?

Le site de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (INSERM) présente les réponses du Pr Aubin (Unité Inserm 669/Groupe hospitalier Emile Roux) lors d’une rencontre débat « Alcool et recherche » organisée par la Mission Alcool Addiction de l’Institut Santé publique (Aviesan), la Mission Inserm Associations et les 6 mouvements d’entraide aux personnes en difficulté avec l’alcool (8 déc. 2010, Paris) :

« Le traitement de la dépendance alcoolique n’est pas obligatoirement médicamenteux,

mais quand il est prescrit, il doit être associé à des changements environnementaux et sociaux.

Les médicaments disponibles sont peu nombreux et d’une efficacité peu satisfaisante.

La psychothérapie cognitive et comportementale a fait ses preuves avec succès

et doit être suivie avec un psychopraticien certifié. »

Quels sont les médicaments commercialisés en France ?

  • Esperal (disulfirame) : « agit sur le principe de dissuasion. La consommation d’alcool provoque des réactions désagréables. Les avis sont contrastés sur ce produit même si les études montrent un taux de succès de 56 % (contre 39 % chez les témoins sous placebo) »
  • Aotal (acamprosate) : « n’est efficace que dans la recherche d’abstinence (à 12 mois, succès 27 % contre 13 % sous placebo) »
  • ReVia (naltrexone) : « n’est pas efficace pour la recherche d’abstinence mais est intéressant pour éviter les dérapages vers des consommations à risque (> 3 verres) »

Médicaments en cours d’études cliniques:

  • Naltrexone longue durée (Vivitrol) : « administration par injection mensuelle; ne sera pas commercialisé en France »
  • Nalmefene : « vise les personnes dépendantes qui ne souhaitent pas être abstinentes »
  • Topiramate (Epitomax) : « est un anti-épileptique à l’étude pour évaluer son intérêt dans la réduction de la consommation »
  • Ondansetron (Zophren) : « vise l’alcoolo-dépendance à début précoce avant l’âge de 25 ans »

Une recherche, en France, sur le Baclofène :

Le « Baclofène (lioresal) a été mis sur le marché en 1974 pour traiter les contractures musculaires d’origine neurologique à des doses de 30-75 mg/j. Dans l’alcoolisme, des études récentes montrent des résultats contrastés et une toxicité importante à forte dose. Parmi ces études, celle de O. Ameisen qui a publié son expérience personnelle de rémission de son envie de boire grâce à la prise quotidienne d’une dose massive de cette molécule (> 200 mg). Ce livre a mis celle-ci sur la sellette et a suscité des espoirs sans une base scientifique solide. »

Mais est-on vraiment guéri, définitivement (c’est-à-dire libre/autonome et sans la prise de cette molécule à vie) ?

Un essai clinique, coordonné par le Pr Michel Detilleux est en projet en France. Il comparera l’efficacité du baclofène à la posologie de 90 mg/j à un placebo dans l’aide au maintien de l’abstinence de personnes alcoolo-dépendantes sevrées, bénéficiant par ailleurs d’une prise en charge psycho-sociale.

C’est vrai que la communauté pro-Baclofène est bien représentée et fait entendre (fort) sa voix, notamment sur le  net. Est-ce donc le médicament miracle ? Ou est-ce qu’il y a des malades à qui cela n’a pas réussi ? J’aimerais connaître les deux points de vue.

Vos commentaires, argumentés et non-partisans/diffamatoires svp, sont les bienvenus. Juste cliquer sur « Comment » juste au-dessus des étoiles du début de mon article ou à la toute fin de celui-ci. Merci.

Sources : psychomédia.qc.ca, Inserm

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Tous les « professionnels » de l’autisme en HP/institutions devraient voir ce documentaire et/ou savoir ce qui réussit à l’étranger dans la prise en charge de des autismes.

S’informer aussi auprès des associations de parents serait utiles de la part de certains « soi-niants ».

 

Titre du documentaire : « Elle s’appelle Sabine »,

de Sandrine Bonnaire Documentaire français, 2007

Écrit et réalisé par : Sandrine Bonnaire

Présenté en 2007 au Festival de Cannes où il remporte le Prix Fipreschi de la Critique Internationale, ce documentaire très personnel est une sorte d’introspection de Sandrine Bonnaire, marraine des Journées de l’Autisme en 2001, à travers le regard permanent qu’elle porte sur sa soeur Sabine, jouant sur l’image à travers le temps – grâce à des vidéos prises pendant leur adolescence commune et lors du tournage en 2007 après que sa soeur a subi cinq ans d’internement en asile psychiatrique.

Le film que Sandrine Bonnaire a réalisé sur Sabine, sa soeur autiste âgée de 38 ans, dresse un constat quasi journalistique : « Aujourd’hui, Sabine est prise en charge dans un foyer, mais il n’y a pas assez de centres d’accueil médicalisés en France. J’ai été marraine de la Journée de l’autisme et je reçois toujours des lettres de familles qui sont dans la détresse. Ce documentaire est une manière d’agir plus concrètement, de faire passer un message de sensibilisation », explique la comédienne.

Petite, Sabine fréquente une « école pour enfants anormaux », mais devient victime de la cruauté de ses camarades qui la surnomment « Sabine la folle ». Elle reste dans sa famille jusqu’à l’âge de 27 ans. Elle fabrique des poupées, apprend l’anglais, joue Schubert et Bach, des facultés qu’elle perdra à l’hôpital psychiatrique où elle a été diagnostiquée, bien tardivement à l’âge de 32 ans, « psycho infantile avec des comportements autistiques ».

« Dès la première année d’internement, elle a décliné mentalement et physiquement, se souvient Sandrine Bonnaire, son aînée d’un an. Elle se trouvait dans un milieu assez carcéral, je me suis demandé si c’était à cause de la maladie ou de l’endroit que son état se dégradait. Nous donnions raison aux médecins en nous disant qu’ils connaissaient le problème. En même temps, je voyais bien que quelque chose n’allait pas. J’étais très nostalgique de la Sabine d’avant. Quand je l’ai comparée à celle d’« après », j’ai éprouvé un sentiment d’injustice et j’ai eu envie de faire un film. Je n’ai pas eu le courage de le faire plus tôt, j’avais peur d’être impudique. »

Un établissement inadapté

La réalisatrice, qui a tourné son documentaire en 2006, a su, au contraire, éviter le piège du pathos. « À cette époque, j’étais moins en colère », confie-t-elle. Sans tomber dans une polémique inutile, elle pointe toutefois du doigt les conséquences d’un internement dans un établissement inadapté. « Personne ne doit vivre dans un hôpital. C’est un lieu de soins et de transition et non un lieu de vie. L’autisme n’est pas une maladie, mais un handicap. » Sabine a aimé le documentaire. « Il l’a apaisée », signale Sandrine Bonnaire.

Sabine avant, Sabine après, Sabine aujourd’hui dans un foyer d’accueil en Charente, à Montmoreau *, qui a pu ouvrir grâce à l’acharnement de certains et à la notoriété de l’actrice, entourée d’un personnel attentif et bienveillant, ayant réduit ses doses de médicaments de moitié, retrouvant peu à peu des fonctions que l’asile avait écrasées dans la violence et la chimie (mais jusqu’où ?)…

Introspection car on ne peut voir ces images sans comprendre que Sandrine s’interroge et interroge sur la notion de culpabilité. Culpabilité des familles qui ne savent pas comment prendre en charge une différence, faute d’une société qui tourne le dos aux besoins de ceux que quelque mystère a enfermés dans une forteresse intérieure – l’autisme est-il physique ou psychologique ?

La psychiatre qui suit Sabine répond qu’il ne faut pas parler d’autisme mais des autismes – inquiétude sur l’avenir car ces enfants qui ne ressemblent pas aux autres vont devenir grand et un jour n’auront plus leurs parents… On est presque gêné de faire un commentaire sur ce documentaire qui forcément passe très peu par les mots pour exprimer ce désarroi, des malades, de ceux qui les accompagnent, cette absence de solution terrible qui fait tour à tour crier Sabine, parler Sabine, qui s’exprime avec pas mal d’habileté et pleure en revoyant les images de son voyage à New-York avec Sandrine il y a…

Il y a devant ces images de la traversée de la mer en Concorde, toute la concorde meurtrie entre les deux soeurs – Sabine demandant sans cesse à Sandrine, aujourd’hui, si elle reviendra demain – et toute la traversées de vies mises à l’écart par un monde d’hypocrisies et d’économies dirigées vers des besoins plus productifs.

Ce film est un constat d’un grand courage, d’une rare immobilité, la réalisatrice est figée devant tant de tristesse, d’une grande compassion, c’est un message adressée à une soeur qui prend sa source dans la plus farouche nostalgie, celle d’avant les coups, d’avant les rictus un peu trop prononcés, du temps où Sabine, avec trente kilos en moins et un sourire qui ne parvient plus à se dessiner sur sa bouche, pouvait s’asseoir à son piano sans nous tirer des larmes. Bouleversant, instructif, indispensable.

Réaction d’un internaute :

« Je l’ai vu il y a 4 mois et aujourd’hui l’émotion est restée intacte. Ce n’est pas un film fait par hasard, sûrement pas un énième film sur le handicap, mais un docu militant tout en finesse qui dénonce les dérives de l’institution psychiatrique avec une incroyable légitimité. Tout est dans l’image, dans les flash back et le champ/contre champ temporel de Sabine avant et après les médocs. Celle qui fait du scooter, rigole et danse, joue du piano, et celle qui quelques années plus tard, méconnaissable, a pris 20 kilos, bave, mord… elle ressemblait à sa frangine l’actrice, elle ressemble à une épave détruite par la camisole chimique, peut-être la maladie. Tout est dans le off aussi, si la soeur de Sandrine Bonnaire est traitée comme ça alors comment sont traitées les autres, ces anonymes dont on ne parlera jamais…. C’est aussi un film témoignage sur l’amour entre deux soeurs, malgré la maladie, malgré l’éloignement. C’est elle qui cadre et réalise avec la distance juste, c’est forcément difficile et extrêmement courageux car elle dévoile à travers le portrait de sa soeur une grosse part de son intimité. Mettre sa notoriété au service d’une cause souvent ça fait sourire… ici cela fait pleurer de rage mais aussi d’émotion. » Francis

Elle s’appelle Sabine était passé le 14 septembre 2007 sur France 3, puis est sorti sur grand écran en janvier 2008, il est encore visible dans quelques salles, il faut, si ce n’est fait, aller le voir.

* Le film a été tourné au sein de l’APEC (Agir pour la Protection, l’Education et la Citoyenneté), une association qui anime des structures spécialisées dans la prise en charge des troubles mentaux. L’APEC, dont les actions touchent à l’année plus de 350 usagers dont une trentaine d’autistes, fonctionne sur un système de petites unités, permettant un travail de qualité dans l’accompagnement des personnes.

Selon l’INSERM, on compterait 40 000 enfants et adolescents autistes, et environ le même nombre d’autistes adultes.

Il faut aussi aller sur le site de l’association Léa pour Samy – La Voix de l’Enfant Autiste, d’envergure internationale qui agit, dans les pays francophones, pour la défense, la protection et l’intégration des enfants atteints d’autisme et de leur famille. Léa pour Samy – La Voix de l’Enfant Autiste, est une Organisation Non Gouvernementale (O.N.G) apolitique qui œuvre pour l’intérêt général de l’autisme et rejette l’intérêt particulier, le profit et le pouvoir. Site : www.leapoursamy.com/ – Contact : leapoursamy@wanadoo.fr

La dépression est une maladie ‘biopsychosociale’. Mis à part les facteurs psychologiques et biologiques, l’environnement social offre également un terrain propice au développement de la maladie. Tenter de comprendre votre relation avec votre environnement est une étape décisive. Que vous ne devez pas franchir seul ! Et mon expérience m’a appris que je devais aussi chercher dans le passé de mon client, pas uniquement dans le présent.

Votre médecin de famille ou votre psychothérapeute sont vos alliés car ils vous aident à analyser les moments difficiles de votre vie, souvent à la source de votre mal-être.

Certains ouvrages ou sites internet sérieux sont également des outils précieux. Parfois à même d’apporter des éléments de réponses bien salutaires.

Discutez avec vos amis, votre famille, votre conjoint ou un collègue de travail. Vous prendrez plus facilement conscience de la réalité des difficultés que vous rencontrez, qu’elles soient d’ordre professionnel, scolaire, financier, relationnel ou privé. Et si vous êtes confronté à des problèmes juridiques ou sociaux, consultez un avocat, un juriste ou un assistant social sans plus attendre.

Ne sous-estimez jamais l’avis d’une personne extérieure. Son impartialité aidant, les petits tracas de la vie auront vite fait de prendre une nouvelle tournure.

Et si votre dépression vous incite malgré tout à interrompre certaines activités, peut-être s’agit-il d’un moyen comme un autre de vous dégager d’un problème.

Ne sombrez toutefois pas dans le cercle infernal de la dépression. Continuez les activités qui vous tiennent à coeur et programmez des moments agréables. Ils sont vitaux !

Sachez aussi qu’apprendre à gérer son stress n’est pas incompatible avec la vie professionnelle. Un travail sur soi aide à accroître ses capacités à solutionner problèmes et situations difficiles.

Comment trouver de l’aide ?

La psychothérapie offre avant tout un soutien psychologique à la personne atteinte de dépression.

Grâce à un travail sur la douleur morale et les sentiments de détresse qui la tenaillent, elle favorise la reconstruction du patient et l’aide à se dégager des pensées négatives, des faux espoirs et de l’auto-dévalorisation.

Grâce à la thérapie, on apprend à distinguer les vrais problèmes des faux, à se fixer des objectifs positifs. A gérer son stress et ses contacts sociaux, aussi.

La réussite de la psychothérapie dépend en grande partie de la qualité du thérapeute et des méthodes cognitivo-comportementale, (émotionnelle, croyance, identité aussi) qu’il utilise, dans le passé et le présent du client. Ces thérapies remportent les meilleurs résultats.

Qu’est ce que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en pratique ?

Les consultations dans mon cabinet toulousain

La TCC est composée de consultations individuelles ou en groupe.

Lors des séances individuelles:

  • vous me rencontrerez  pour 5 à 20 séances, tous les 10 jours. Chaque séance dure entre 45 et 60 minutes,
  • j’utilise les premières 2, 3 séances pour sentir si vous êtes confortable avec cette forme de thérapie et si vous en tirerez les bénéfices,
  • je vous poserai des questions sur votre passé et votre vie courante. Il est vrai que la TCC met l’accent sur le présent, mais il est important pour moi de connaître votre passé (les causes de la dépression y sont) pour pouvoir mieux comprendre l’impact des symptômes sur votre vie,
  • vous déciderez des priorités à court, moyen et long terme,
  • En général vous commencerez vos séances par une discussion avec moi sur votre vécu des 10 derniers jours, puis sur le contenu de la séance. A chaque séance vous présenterez votre progrès depuis la dernière séance.

Vous déciderez du rythme à suivre et du niveau qui vous convient. Un avantage de la TCC est que la pratique et le développement des techniques n’est pas limités aux séances. Cela rend le traitement plus efficace à long terme.

Qu’elle est l’efficacité de la TCC ?

C’est l’un des traitements les plus efficaces pour les conditions comme la dépression et les troubles anxieux quand ils sont un problème majeur. C’est le traitement psychologique le plus efficace pour les dépressions d’ordre modéré et sévère. Elle est aussi efficace que les antidépresseurs pour plusieurs types de dépressions. On traite les comportements, le cognitif (d’où son nom), et AUSSI les émotions, les valeurs, les croyances, l’identité du client. Et tout cela, dans le présent, mais AUSSI dans le passé ! En fait, l’acronyme de TCC est assez réducteur, car je fais beaucoup plus que cela pour que mes clients se sentent mieux, soient autonomes et vivent leur vie sans mon aide.

Quels sont les traitements alternatifs et qu’elle est leur efficacité ?

La TCC est utilisée pour plusieurs conditions. Il n’est pas possible de les énumérer tous. Voici quelques conseils sur les problèmes les plus courants, comme les troubles anxieux et la dépression.

  • La TCC n’est pas pour tout le monde et une autre psychothérapie pourrait mieux vous convenir.
  • La TCC est aussi efficace que les antidépresseurs pour plusieurs types de dépression. Il se peut qu’elle soit même relativement plus efficace pour les troubles anxieux.
  • Pour les dépressions sévères, la TCC doit être utilisée en conjonction avec les médicaments. Les médicaments devraient vous aider à atteindre un état mental qui vous permette de recevoir la thérapie.
  • Les tranquillisants ne doivent généralement pas être utilisés au long terme pour les troubles anxieux. La TCC est préférable.

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien d’une demi-heure vous est aussi proposé, gratuit et sans engagement.