Les patients fustigent une dérive « gravissime ».

Épinglé dans un article publié dans l’Obs la semaine dernière, le groupe facebook « Le Divan des médecins », qui regroupe plus de 11 000 praticiens, a également provoqué la colère des associations de patients.

L’article mettait en lumière des publications se moquant du physique des patients, des photos publiées sans leur consentement, des remarques sexistes, homophobes ou encore fustigeant les bénéficiaires de la CMU.

Dans un communiqué, France Assos Santé a réagi.

« Au-delà de l’aspect abject des propos tenus par des soignants (…), nous soulignerons ici comment ces praticiens ont, en toute impunité, bafoué des droits fondamentaux reconnus par la loi et sont susceptibles d’encourir des sanctions disciplinaires et pénales ».

« Tant du point de vue déontologique (…) que d’un point de vue légal », les médecins ont « pour obligation de soigner et prendre en charge TOUS les patients, sans jugement, dénigrement ou considération de revenus », ajoute la fédération.

En réaction à l’article de l’Obs, l’Ordre des médecins a promis une « analyse juridique de ces contenus effarants ».

France Assos Santé a déclaré qu’elle serait particulièrement attentive à la réaction de l’Ordre. « Nous attendons des sanctions à la hauteur des outrages et préjudices subis par les patients », conclut-elle.

Du côté des médecins, le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) a réagi sur Twitter. « Racisme, homophobie, sexisme ou jugements de valeur sur les patient(e)s, n’ont aucune place dans une discussion entre soignant(e)s », a souligné le SNMG, disant mesurer la « perte de confiance légitime » dans le corps médical que de telles pratiques peuvent engendrer.

 

Que dit ce petit tweet ?

Une chose toute simple : que dans la France d’aujourd’hui, une énarque de gauche peut dilapider en toute impunité 40.000 euros en frais de taxis infondés.

Tandis qu’un SDF affamé, qui en est réduit à commettre de menus larcins pour se nourrir, est condamné à quatre mois de prison ferme…

…pour avoir dérobé dans un tronc d’Eglise la somme de 17,2€.