Oui, un porteur sain peut être contaminant.

Pas autant que quelqu’un présentant des symptômes, dont la toux qui contribue évidemment à diffuser le virus plus largement. Mais des particules virales peuvent être présentes dans la salive et les fosses nasales des porteurs sains.

Et on peut notamment estimer qu’un porteur sain affligé d’éternuements liés à une allergie peut être particulièrement contaminant.

Pour ce qui est d’un malade guéri, on estime actuellement qu’une personne apparemment guérie, est encore contaminante 48 heures après l’arrêt des symptômes de la maladie. Mais pas plus tard.

L’immunité acquise après avoir été contaminé, puis avoir guéri, est probable. Même si elle n’est pas encore absolument prouvée.

« Je préfère rester chez moi » : après huit semaines de confinement, la peur de sortir

À l’issue de ces huit semaines de confinement, lorsqu’il s’agira de retrouver son quotidien d’avant, il pourrait y avoir des troubles phobiques majeurs, et certainement des dépressions, comme on l’observe parfois à retardement après avoir surmonté une épreuve.

Elle a mangé des pâtes pendant deux semaines, pris une douche après chaque sortie pour le courrier… Depuis deux mois, Carole est cloîtrée chez elle et ne compte pas sortir lundi, rongée comme d’autres par la peur qui fait craindre aux médecins l’apparition de troubles psychiatriques.

Seule avec sa fille de deux ans, Carole, 42 ans, nourrice, n’a pas quitté son appartement, sauf pour faire le tour du pâté de maison, car son médecin avait insisté : « J’ai fait ça deux jours, mais voyant qu’il y avait toujours des morts, j’ai arrêté. Je préfère rester chez moi, je suis plus en sécurité » dit-elle.

Faute de créneau de livraison disponible, elle est restée presque deux semaines sans nourriture : « C’était pâtes et pâtes. L’essentiel était qu’il y ait du lait pour ma fille ».

« J’ai encore plus peur »

Le 11 mai, elle ne reprendra pas le travail. Elle restera chez elle en attendant de voir si un éventuel rebond de l’épidémie survient. « J’ai encore plus peur, car il y aura beaucoup plus de monde dans les rues » explique-t-elle. Elle prévoit d’aller consulter un psychopraticien ou un hypnothérapeute pour l’aider à combattre cette peur.

Une inquiétude partagée par les professionnels de la santé mentale dans l’ensemble des pays touchés par la pandémie, où les études montrent une hausse de l’anxiété et de la dépression.

Pour l’heure, les cas échappent de facto à l’observation, car les gens touchés par ces troubles restant scrupuleusement confinés. L’on entend parler de risque de troubles post-traumatiques, mais ils auraient alors une présentation clinique tout à fait inédite.

On peut aussi imaginer des réactions de peur ou colère irrationnelle, devant ce qui chez l’autre serait considéré comme irresponsable et non civique, notamment dans les transports en commun.

« Si on m’invite quelque part, je dirai non »

« Dans la rue, on va se regarder comme après les attentats, de manière un peu suspicieuse » prédit Nancy, 28 ans, parisienne. Graphiste freelance et vendeuse dans une boutique de vêtement le week-end, elle est stressée de devoir reprendre les transports en commun, après près de deux mois de strict confinement.

Son compagnon, Yves-Allan, explique n’être sorti que tous les 10 jours pour faire des courses, « pour minimiser les risques, préserver ma santé, et en me disant que si tout le monde le respectait, on s’en sortirait plus vite ».

À part pour le travail, le couple n’a prévu aucune sortie, en attendant de voir l’évolution de l’épidémie après le déconfinement. « Si on m’invite quelque part, je dirai non » explique Nancy. « Je sais ce que moi j’ai fait, les précautions prises, mais les autres non ».

Ghania, elle, ne sortira pas après le 11 mai. Cette mère de deux jeunes enfants qui vit en famille a « peur pour eux ». « Même si on dit qu’ils sont immunisés, ils peuvent quand même l’attraper » craint-elle. Dans sa ville, les écoles ne rouvriront pas.

« Ce nombre énorme de morts »

À l’annonce du confinement, elle dit s’être « pris un coup sur la figure ». « Après nous avoir dit que c’était rien ce virus, on a tout fermé, les écoles… Du coup je ne suis plus sortie du tout, et les enfants non plus » explique-t-elle.

Le décompte macabre des victimes du virus l’a aussi traumatisée : « J’évite de regarder les infos. Ce nombre énorme de morts, tous les jours, je ne supporte pas. Ça me stresse de voir autant de personnes mourir, je pense à leur famille. À la mienne, en Algérie, où les hôpitaux ne sont pas aussi bien qu’ici… »

Sinon, quelques séances d’hypnose profonde chez le psy vous permettra vous sentir plus fort et confiante.

 

 

L‘exercice physique peut modifier l’activité de vos gènes.
Après six mois d’activité régulière, les gènes des cellules adipeuses du corps fonctionnent dans un sens plus favorable à la santé.

Les cellules adipeuses contiennent des gènes qui, lorsqu’ils s’expriment, favorisent de nombreuses maladies telles que le diabète et l’obésité.

Car les gènes ne s’expriment pas toujours. Leur activité peut être influencée par l’hygiène de vie : régime ou activité physique.

«Ce phénomène appelé épigénétique explique par exemple pourquoi, avec le même patrimoine génétique (génome), de vrais jumeaux finissent par présenter des différences», illustre le Pr Philippe Amouyel, directeur de l’unité Inserm Santé publique et épidémiologie moléculaire des maladies liées au vieillissement (CHU de Lille).

Des chercheurs suédois ont cherché à savoir s’il était possible de modifier favorablement, grâce à la pratique régulière d’un sport, l’expression des gènes des cellules adipeuses.

Pour cela, ils ont enrôlé trente hommes, initialement peu actifs, proches de la quarantaine. La moitié d’entre eux avaient des antécédents familiaux de diabète car les chercheurs voulaient savoir si l’exercice physique pouvait, outre son rôle sur les gènes de l’obésité, modifier également l’expression des gènes impliqués dans cette pathologie.

Pour ce faire, une biopsie de graisse abdominale a été réalisée au début de l’étude puis six mois plus tard, et le niveau d’expression des gènes mesuré par la méthylation de l’ADN, synonyme de blocage de l’activité.

Les résultats, publiés dans la revue en ligne PLOS Genetics confirment l’amélioration attendue.

«C’est la première fois que l’on démontre que l’exercice physique, à raison de deux séances par semaine pendant six mois, peut modifier la méthylation de plus de 7000 gènes contenus dans les cellules adipeuses d’hommes d’âge moyen», explique la Pr Charlotte Ling, de l’Université de Lund, à Malmö (Suède), et principal auteur de l’étude.

Une amélioration qui se voit aussi dans des paramètres plus classiques, ajoute la chercheuse : «Réduction du rapport taille-hanches, augmentation de la condition physique, diminution de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque». Pour le Pr Amouyel, «le profil de risque cardiovasculaire s’améliore indéniablement», mais il est trop tôt pour tirer des conclusions en ce qui concerne les modifications observées sur les gènes impliqués dans l’obésité et le diabète.

les-bienfaits-que-peut-procurer-toute-activite-physiquePourquoi s’intéresser aux cellules adipeuses ?

Avant tout parce qu’elles jouent un rôle très actif au carrefour des différents métabolismes de notre organisme.

La graisse, autrefois considérée comme un simple réservoir passif d’énergie, est désormais vue comme un véritable organe endocrine, capable de sécrétions hormonales, au même titre que la thyroïde ou le pancréas.

Avec la découverte d’une hormone de satiété, la leptine, en 1995, le voile s’est levé sur les multiples substances fabriquées par le tissu adipeux. Près d’une trentaine ont déjà été identifiées. Elles interviennent dans des mécanismes aussi divers que l’appétit, l’immunité, la régulation de la pression artérielle ou encore le métabolisme des lipides.

Même si ces sécrétions sont faibles à l’échelle de la cellule, le total produit par l’organisme est important vu la masse adipeuse du corps.

L’équipe suédoise s’était déjà penchée sur l’épigénétique des cellules musculaires. «Nous avions montré que l’exercice pouvait affecter la méthylation, dans les cellules musculaires, de l’ADN des gènes potentiellement impliqués dans le diabète de type 2», raconte le Pr Ling  ; une confirmation au niveau cellulaire des bienfaits de l’activité musculaire déjà largement observés pour les patients diabétiques.

Ce nouveau travail suédois pourrait expliquer l’effet bénéfique général de l’activité physique régulière.

En effet, les modifications de l’expression des gènes ne seraient pas limitées aux muscles mais s’étendraient également aux cellules adipeuses et donc à l’ensemble des métabolismes de l’organisme. Les résultats obtenus sur les profils de maladies sont également encourageants : «Grâce à l’activité physique, nous avons trouvé des modifications de la méthylation de l’ADN des gènes liés au diabète et à l’obésité», souligne le Pr Ling avant d’évoquer la perspective d’un bénéfice prolongé : «Le degré de méthylation des cellules peut se transmettre au fil des divisions cellulaires et l’effet observé dans notre étude pourrait être prolongé, mais nous ne l’avons pas vérifié.»

Sources: Damien Mascret, lefigaro.fr, Université de Lund, PLOS Genetics

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