En utilisant des outils d’analyse automatique pour examiner les requêtes de 6 millions d’utilisateurs dans les moteurs de recherche sur Internet en 2010, des chercheurs américains ont détecté un effet secondaire de l’entre deux médicaments.

Avant même que cet effet ait été identifié par l’Agence américaine du médicament (FDA) au moyen de son système d’alerte !

Leurs travaux sont présentés dans le Journal of the American Medical Informatics Association.

Russ B. Altman et ses collègues de Microsoft et des universités Standford et Columbia ont analysé les recherches relatives à l’antidépresseur paroxétine (Deroxat, Paxil) et au médicament anticholestérol (statine) pravastatine (Elisor, Vasten, Pravachol).

Ils ont déterminé que la combinaison des deux médicaments devaient causer une hausse du niveau de glucose sanguin (hyperglycémie).

Comment ont-ils fait ? Ils ont analysé 82 millions de requêtes (de personnes qui avaient permis que leur historique de recherche soit collecté).

Ils ont déterminé que les personnes qui cherchaient sur les deux médicaments durant une période de 12 mois étaient plus susceptibles de chercher des termes reliés à l’hyperglycémie (quelques 80 symptômes), comparativement à ceux qui cherchaient pour un seul de ces médicaments (10% comparativement à 5% et 4%): 30% avaient fait ces recherches la même journée, 40% dans la même semaine et 50% dans le même mois.

Les chercheurs concluent que ce genre d’analyse constituerait un outil valable à ajouter au système actuel de l’agence du médicament.

Pour identifiervdes effets secondaires des médicaments sur le marché. « Il y a un bénéfice potentiel pour la santé à écouter de tels signaux et à les intégrer aux autres sources d’informations », décrivent les chercheurs.
Références: Psychomédia.qc.ca, New York Times

 

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Le géant pharmaceutique Eli Lilly a cherché pendant une décennie à minimiser les risques associés à son antipsychotique-vedette, le Zyprexa (olanzapine), affirmait récemment le New York Times dans une série d’articles.

Le Zyprexa, comme d’autres antipsychotiques dits de deuxième génération, est utilisé pour le traitement de la schizophrénie, du trouble bipolaire et de façon « off-label » (hors approbation, mais légale) pour le traitement des troubles anxieux.

Citant des centaines de documents et de messages e-mail parmi les hauts dirigeants de la compagnie fournis par un avocat représentant des malades, le Times affirme que Lilly a caché des informations importantes aux médecins sur les liens du médicament avec un gain de poids et un taux de sucre sanguin élevé (hyperglycémie) qui est un facteur de risque pour le diabète.

Selon des publications de la compagnie, 30% des patients prenant le Zyprexa ont pris 10 kilos (22 livres) en un an, certains rapportant même un gain de 45 kilos (100 livres) ou plus. Les représentants pharmaceutiques avaient comme consigne de ne pas mettre ces données en évidence dans leurs conversations avec les médecins.

Dans une réaction écrite à l’article du Times, Lilly dénie que son médicament soit plus susceptible de causer le diabète que les autres médicaments couramment utilisés pour traiter la schizophrénie, disant que les documents ont été divulgués de façon illégale et hors contexte. Il n’y a pas de preuve scientifique que le Zyprexa cause le diabète, affirme la compagnie.

Avec des ventes de $4.2 milliards l’an passé, Zyprexa est de loin le meilleur vendeur de Lilly qui est utilisé par 2 millions de personnes à travers le monde, selon le Times.

Le Times rapporte que la compagnie s’inquiétait des effets secondaires de son médicament dès 1999. Les recherches marketing de la compagnie indiquaient que les psychiatres rapportaient de façon consistante beaucoup plus de taux de sucre sanguins élevés et de diabète qu’avec les autres antipsychotiques.

Lilly a accepté, l’an passé, de payer $700 millions pour régler 8000 réclamations, en arrangement hors cours la plupart du temps, toujours selon le Times.

Sources : psychomedia.qc.ca, medpagetoday

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