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Quelle tragédie !

Un enfant de 4 ans meurt après que des anti-vaccins ont conseillé sa mère.

Quelle tragédie !

Un enfant de quatre ans a perdu la vie cette semaine dans le Colorado.

Quelques jours auparavant, sa mère a suivi les conseils des membres d’un groupe Facebook anti-vaccins et a décidé de ne pas lui donner le Tamiflu que lui avait prescrit un médecin.

L’affaire fait grand bruit aux États-Unis.

Sur «Arrêter la vaccination obligatoire» («Stop Mandatory Vaccination»), l’un des plus grands groupes connus de désinformation sur la santé, avec plus de 139.000 membres, des internautes ont sollicité des conseils sur la façon de faire face à la grippe.

Les membres du groupe ont auparavant répandu des théories du complot, selon lesquelles les épidémies de maladies évitables sont des «canulars» perpétrés par le gouvernement. Ils ont contacté en masse les parents dont les enfants sont décédés, suggérant, sans preuves, que les vaccins pourraient être à blâmer.

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La mère d’un garçon du Colorado âgé de 4 ans, décédé de la grippe cette semaine, avait contacté l’un de ces groupes, en précisant qu’elle avait refusé de suivre la prescription de son médecin.

L’enfant n’avait pas encore été diagnostiqué, mais il avait de la fièvre, a écrit la mère. Elle a ajouté que deux de ses quatre enfants avaient reçu un diagnostic de grippe et que le médecin avait prescrit l’antiviral Tamiflu à tous les membres du ménage. «Le doc a prescrit du Tamiflu, je ne l’ai pas pris», a-t-elle écrit.

Le Tamiflu est le médicament antiviral le plus couramment prescrit pour traiter la grippe.

Il peut atténuer les symptômes et raccourcir la durée de la maladie, mais les inquiétudes concernant ses effets secondaires sont courantes, même en dehors des groupes anti-vaccination. La grippe a particulièrement touché les enfants cette saison. Les taux d’hospitalisation pédiatrique sont plus élevés que la normale et 68 enfants sont décédés, selon les centres de contrôle et de prévention des maladies aux Etats-Unis.

Les articles indiquent comment les groupes Facebook dédiés à la désinformation sur la santé tels que les vaccinations peuvent également être utilisés pour solliciter et partager des conseils médicaux potentiellement dangereux. Une étude de l’American Academy of Family Physicians (Académie américaine des médecins de famille) a révélé que 59% des parents ont déclaré que leur enfant avait raté le vaccin contre la grippe au moins une fois en raison de «désinformation ou de malentendu».

Aucun des 45 commentaires sous le post Facebook de la mère ne suggérait des soins médicaux. L’enfant a finalement été hospitalisé et est décédé quatre jours plus tard, selon une collecte GoFundMe lancée en son nom par sa famille.

La mère a également écrit que les «remèdes naturels» avec lesquels elle traitait ses quatre enfants – y compris l’huile essentielle de menthe poivrée, la vitamine C et la lavande – ne fonctionnaient pas, et a demandé au groupe plus de conseils. Elle a alors reçu des conseils sur le lait maternel, le thym et le sureau, dont aucun n’est un traitement médicalement recommandé pour la grippe.

«Parfait, je vais essayer ça», a-t-elle répondu sur le groupe.

Ses messages les plus récents ont désormais été supprimés de «Stop Mandatory Vaccination», mais dans d’autres remontant à 2017, elle a déclaré qu’elle n’avait pas vacciné ses enfants contre la grippe.

Un porte-parole de Facebook a déclaré dans un communiqué : «C’est une tragédie et nos pensées vont à sa famille et à ses proches. Nous ne voulons pas de désinformation sur les vaccins sur Facebook, c’est pourquoi nous travaillons dur pour la réduire partout sur la plate-forme, y compris dans les groupes privés».

Au cours de l’année dernière – au milieu des inquiétudes nationales concernant l’hésitation à l’égard des vaccins et la pire épidémie de rougeole depuis des décennies – Facebook a pris des mesures pour limiter le volume et la portée des groupes qui diffusent du contenu anti-vaccin.

À la suite de décisions similaires prises par Pinterest et YouTube, Facebook a annoncé en mars qu’il limiterait la portée du contenu anti-vaccination. Il a ajouté qu’il ne diffuserait plus de groupes et de pages anti-vaccination dans les résultats de recherche et la barre de recommandations, et n’autoriserait plus les utilisateurs et les groupes à diffuser de fausses informations sur les vaccins pour placer des annonces ou organiser des collectes de fonds. En septembre, Facebook a déployé des avertissements pour les utilisateurs à la recherche de contenu lié aux vaccins.

Mais Facebook a cessé d’interdire les groupes anti-vaccin eux-mêmes, citant la position délicate d’être érigé en arbitre de la vérité.

«Les groupes Facebook sont un foyer de désinformation», a déclaré Kolina Koltai, chercheuse à l’Université du Texas à Austin, qui étudie le comportement des médias sociaux et du mouvement anti-vaccination depuis 2015.

Kolina Koltai a déclaré avoir vu des publications similaires, dans lesquelles des femmes ont signalé que leurs enfants étaient atteints de rougeole ou de cancer et ont reçu des conseils médicalement douteux.

«Ces communautés sont devenues un refuge pour les parents et les femmes, pour se connecter avec les autres et demander de l’aide», a déclaré Koltai.

Lorsque ces groupes recommandent des conseils potentiellement dangereux sur le plan médical, cela peut avoir des conséquences très graves, explique la spécialiste.

 

Sources: nypost.com, Dr. Joseph Mercola (anti-vaccin), etc

 

Coronavirus: le masque, un réflexe de protection pas forcément efficace…

Face à l’épidémie de coronavirus chinois, le port d’un masque est essentiel pour les personnes malades. Il peut être recommandé dans les régions fortement touchées par l’épidémie, mais n’est ni utile ni efficace pour le reste de la population, soulignent les autorités sanitaires.

En France, après la confirmation vendredi soir de trois cas de personnes touchées par ce virus respiratoire, les premiers en Europe, certaines pharmacies ont fait face à un afflux de clients, Français ou touristes, désireux de se procurer ces masques.

« Encore aujourd’hui, si j’avais pu en vendre 100… c’est un client sur cinq qui m’en demande ! », rapportait lundi Géraldine Leroy, pharmacienne à l’aéroport de Nice, en rupture de stock depuis dimanche après-midi. « Tous ceux qui partent, qui voyagent nous ont dévalisé, et ça va continuer toute la semaine ».

Pourtant, les masques en papier, dits « masques chirurgicaux », « sont uniquement utiles quand on est soi-même malade, pour éviter de contaminer les autres », a souligné dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Leur port par prévention peut se justifier en Chine, où il est avéré qu’il y a des foyers de personnes porteuses du virus pas encore identifiés.

Mais « aujourd’hui, il n’y a aucune indication à acheter des masques pour la population française », a insisté Agnès Buzyn.

D’autant que selon les informations disponibles sur le virus, il peut se transmettre entre humains « mais par des contacts étroits, c’est-à-dire moins de deux mètres », a observé lundi le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

D’autres précautions comme le lavage fréquent des mains au savon ou avec une solution hydroalcoolique sont en revanche recommandées pour prévenir la propagation de l’ensemble des virus respiratoires: le coronavirus, mais aussi le virus de la grippe saisonnière, dont l’épidémie a commencé en France depuis quelques semaines.

Voici une vidéo qui vous explique tout cela, en détails :

L’épidémie de gastro, plus courte que prévue, semble terminée en France.

Celle de la grippe vient enfin de démarrer, comme le confirment les deux réseaux de surveillance de cette pathologie, les réseaux Sentinelles-Inserm et GROG (Groupes régionaux d’observation de la grippe).

Cela fait deux semaines consécutives que le seuil épidémique de la grippe (161 cas pour 100 000 habitants) a été dépassé, avec une incidence de 273 cas pour 100 000 habitants pour la semaine dernière (du 6 au 12 février).

« Nous confirmons donc le démarrage de l’épidémie au 30 janvier 2012 », avance le réseau Sentinelles-Inserm, tout comme les GROG, qui indiquent que « le seuil épidémique est franchi au niveau national ».

Au niveau des régions concernées, on note que le sud-est est particulièrement touché. « Durant ces deux semaines épidémiques, 279 000 personnes auraient consulté leur généraliste en raison de syndromes grippaux, dont 162 500 seraient attribués effectivement à une grippe » estime le réseau Sentinelles, qui prévoit une augmentation des cas pour cette semaine.

Côté symptômes, les données sont rassurantes : les tableaux cliniques rapportés ne présentaient pas de signe particulier de gravité, avec aucune hospitalisation rapportée la semaine dernière. Par ailleurs, 40% des prélèvements rhinopharyngés effectués par les vigies GROG étaient dus à la grippe, et le virus A/H3N2 est très majoritaire…

Une souche qui – heureusement pour ceux qui se sont fait vacciner à temps ! – fait partie du vaccin saisonnier 2012, avec les souches 4/H1N1 et B/Brisbane.

En revanche, l’épidémie de gastro-entérite n’aura pas fait parler d’elle pendant très longtemps. Elle semble vraisemblablement déjà terminée, « ce qui ferait de cette épidémie une des plus courtes observées au réseau Sentinelles, avec une seule semaine au dessus du seuil épidémique, du 2 au 8 janvier 2012 », explique le réseau. Elle aurait touché plus d’un million de personnes.

Références: Charlotte Demarti, Sentinelles-Inserm, GROG

L‘épidémie de grippe se confirme en France métropolitaine où elle a touché 433 000 personnes en deux semaines, selon le réseau Sentinelles Inserm.

« La période des fêtes n’a pas empêché l’épidémie de grippe de progresser, notamment au nord de la Loire » remarque pour sa part le réseau Grog.

Depuis la mi-décembre, 47 % des prélèvements effectués par les médecins vigies du réseau des GROG sont positifs pour la grippe. « Les trois types de virus A(H1N1)2009, A(H3N2) et B continuent de co-circuler, mais le H1N1 semble devenir majoritaire » ajoutent les Grog.

En deux semaines, la grippe a conduit 433 000 personnes à consulter leur médecin généraliste, note mercredi le bulletin des médecins du réseau Sentinelles qui ne prend en compte que les grippes avec fièvre supérieure à 39 degrés survenue brutalement. En métropole, la semaine dernière, l’incidence des syndromes grippaux vus en médecine générale a été estimée à 438 cas pour 100 000 habitants (soit 275 000 nouveaux cas), au-dessus du seuil épidémique (177 cas pour 100 000 habitants).

L’augmentation des syndromes grippaux devrait continuer la semaine prochaine. Au niveau régional, poursuit le réseau Sentinelles (voir la carte), treize régions de la métropole avaient dépassé le seuil épidémique la semaine dernière.

Les plus touchées étaient : Nord-Pas-de-Calais (1 142 cas pour 100 000 habitants), Basse-Normandie (600), Poitou-Charentes (579), Ile-de-France (561), Centre (469), Champagne-Ardenne (398), Bretagne (393), Rhône-Alpes (342), Pays de la Loire (309), Franche-Comté (282), Provence-Alpes-Côte-d’Azur (233), Languedoc-Roussillon (194) et Limousin (188). La semaine dernière, l’âge médian des cas rapportés était de 30 ans. En outre, 25 cas graves (dont 6 décès) au total ont été recensés depuis le 22 novembre selon un récent point de l’INVS.

Alors que les autorités de santé de plusieurs pays amorcent leur campagne pour la vaccination contre la grippe saisonnière, une autre prévention est primordiale et insuffisamment connue, selon plusieurs experts. La prise de compléments de vitamine D est de première importance pour la prévention de la grippe et un système immunitaire en santé, considèrent-ils.

Dans les récentes années, plusieurs études ont suggéré un rôle majeur de la vitamine D dans les mécanismes du système immunitaire.

Pour ce qui est de la grippe, une étude japonaise, publiée en mars 2010 dans l’American Journal of Clinical Nutrition a montré un important effet protecteur des compléments de vitamine D. Mitsuyoshi Urashima de l’Université Jikei (Tokyo) et ses collègues ont mené cette étude avec 334 enfants répartis au hasard en 2 groupes: l’un recevant un supplément de 1200 UI de vitamine D3 et l’autre, un placebo. Les enfants recevant un complément de vitamine D avaient un risque diminué de 42% d’attraper la grippe influenza A (ce qui se compare bien à l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière estimée entre 25 % et 60 %). Parmi les enfants ayant déjà eu un diagnostic d’asthme, la vitamine D réduisait le risque de crises de 83%.

« Des études d’observation et épidémiologiques ont également lié la carence en vitamine D à un risque accru de grippe saisonnière et de nouvelle grippe A H1N1 », indiquaient les auteurs.

En mars 2010, une étude publiée dans la revue Nature Immunology montrait que la vitamine D joue un rôle majeur pour l’activation du système immunitaire. Elle serait essentielle à l’activation des lymphocytes T.

Plusieurs experts considèrent que les apports quotidiens recommandés par les autorités de santé devraient être mis à jour à la lumière des résultats des études des dernières années.

Alors que, par exemple, le Guide alimentaire canadien ne recommande que 400 UI (10 µg ) de vitamine D3 par jour, plusieurs experts et organismes comme la Société canadienne du Cancer recommandent plutôt 1000 UI (25 µg) par jour. D’autres recommandent 2000 UI (50 µg).

Comme ces apports sont presque impossibles à obtenir par l’alimentation (la plus grande part de l’apport provenant de l’exposition au soleil qui est insuffisante en hiver et insuffisante à l’année pour plusieurs), ils recommandent la prise de compléments de vitamine D (plus précisément D3).

Source : psychomedia.qc.ca

Débat sur la pandémie au Conseil de l’Europe : l’OMS et les laboratoires répondent aux accusations

Mal conseillée par des experts manquant d’indépendance, l’OMS a-t-elle délibérément exagéré les dangers du virus H1N1 et les risques de pandémie, pour le plus grand bonheur des laboratoires produisant les vaccins contre la grippe ? C’est la thèse soutenue par un député médecin allemand membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le Dr Wolfgang Wodarg. Mardi matin à Strasbourg, une audition a permis aux médecins, à l’OMS et aux fabricants de présenter leurs arguments face à ces accusations.

POUR LE Dr WODARG, la « fausse pandémie » de la grippe H1N1, qui fait suite aux « alertes », tout aussi excessives, selon lui, de la grippe aviaire et du sras conduit les gouvernements à gaspiller des ressources qui seraient bien mieux utilisées pour combattre des maladies « réelles ». De plus, les campagnes de vaccination décidées à la hâte peuvent non seulement exposer des personnes en bonne santé à des effets secondaires inconnus, mais décrédibilisent aussi les institutions sanitaires nationales et internationales. Le Dr Wodarg a donc appelé le Conseil de l’Europe à enquêter sur ce sujet et à présenter un rapport sur ce thème. Confié à un député britannique, Paul Flynn, ce rapport sera rédigé et discuté d’ici au printemps ou à l’été.

S’exprimant devant les membres de la commission de la santé de l’Assemblée parlementaire, le Dr Keiji Fukuda, conseiller spécial auprès du directeur général de l’OMS pour la grippe pandémique, a défendu les positions prises par son organisation : selon lui, tous les critères étaient réunis en 2009 pour parler de pandémie, et l’OMS, correctement informée par ses experts, a parfaitement joué le rôle que les gouvernements attendaient d’elle. Le Dr Luc Hessel, représentant le Groupe des fabricants européens de vaccins, souligne que ceux-ci ont produit les vaccins réclamés par les pays, sans aucune influence politique et sans optique de profits, avec d’ailleurs des prix adaptés aux capacités économiques des États acheteurs.

À l’inverse, le Pr Ulrich Keil, qui dirige l’institut d’épidémiologie de Münster, en Allemagne, considère que l’OMS a surestimé les risques, comme l’avaient d’ailleurs déjà fait, estime-t-il, les États-Unis en 1976, lors d’une première apparition du H1N1, virus qui s’était révélé bénin après avoir entraîné une panique dans le pays. À l’époque, les États-Unis avaient lancé en hâte une campagne de vaccination, arrêtée peu après vu la faible dangerosité du virus. Le Pr Keil s’étonne que l’OMS ne se soit pas souvenue de cet épisode, et a cité d’autres cas « troublants » de fausses alertes, avant de rappeler le contexte très particulier de la grippe espagnole de 1918, survenue au sortir de la guerre sur une population européenne affaiblie et mal nourrie.

Questions sur les experts.

Lors du débat avec les quatre intervenants, les parlementaires puis la presse se sont surtout interrogés sur la nature et les compétences des experts conseillant l’OMS, ainsi que sur leurs liens avec d’autres institutions, et surtout avec l’industrie pharmaceutique. Pour certains députés, la situation actuelle serait le résultat du renforcement des liens entre l’OMS et des chercheurs travaillant dans l’industrie, ce qui aurait fini par « privatiser l’OMS ». Un point de vue dénoncé au contraire par le Dr Fukuda, qui, campant sur ses positions, souligne qu’il est impossible, scientifiquement parlant, de faire l’impasse sur les compétences de l’industrie.

Si les échanges ont largement porté sur les « conflits d’intérêts » des experts et le « manque de transparence » dans la prise des décisions, ils ont été plus sommaires sur le contexte qui a prévalu à la mobilisation contre la pandémie. Pour le Dr Denis Jacquat, député français et expert de ces questions au sein des Assemblées française et européenne, il ne faut pas oublier que, s’il y avait eu un seul mort pour cause de vaccination insuffisante, les gouvernements comme l’OMS auraient été sommés de s’expliquer sur les insuffisances de leur préparation : « Pour une fois, dit-il, nous avons assisté à une politique de prévention dictée par le principe de précaution » et il est peut-être trop simple de la critiquer a posteriori.

Il n’en reste pas moins que beaucoup de parlementaires appellent les organismes sanitaires à revoir leurs stratégies en matière d’épidémies, mais aussi de priorités sanitaires, face à des fléaux infiniment plus « tueurs », comme les maladies cardio-vasculaires et les cancers.

Source : Quotimed.com