Un petit-déjeuner riche en protéines et graisses limite la faim, et aiderait à contrôler la glycémie.

Prendre un petit-déjeuner consistant, riche en protéines et graisses, permettrait aux diabétiques de mieux contrôler leur faim et leur niveau de glucose sanguin. C’est le résultat d’une étude israélienne présentée au congrès de l’European Association for the Study of Diabetes à Barcelone.

Le petit-déjeuner représente un repas stratégique dans le cadre d’un régime. S’il est suffisamment consistant, il limite les fringales dans la journée. De manière générale, pour perdre du poids, il est conseillé de manger plus le matin que le soir.

Sachant que les personnes qui prennent régulièrement un petit-déjeuner ont généralement un IMC plus bas que celles qui le sautent, les chercheurs ont voulu étudier la relation entre petit-déjeuner et contrôle de la glycémie.

petit-dejeuner-anglais-hypnose, f-duval-levesque-psychotherapie-coach-psychopraticien-EMDR, sophrologie, addiction-dependance-depression-mal-etre-soutien-psy-boulimie-addiction-sexuellecomplet-Pour cela, 59 personnes en surpoids ou obèses et atteintes de diabète de type 2 ont été réparties en deux groupes : certaines prenaient un petit déjeuner apportant un tiers des calories journalières, et d’autres un petit-déjeuner plus léger, représentant 12,5% des apports énergétiques quotidiens. Le pourcentage de protéines et de graisses était plus élevé dans le petit-déjeuner « copieux ». 47 participants sont allés jusqu’au bout de l’étude.

Résultats : Les patients qui ont mangé un gros petit-déjeuner pendant 3 mois avaient une glycémie moins élevée que les autres, et près d’un tiers d’entre eux a pu réduire sa prise de médicaments. En même temps, 17 % de ceux qui prenaient un petit déjeuner léger ont dû augmenter leur prescription d’anti-diabétiques.

De plus, ceux qui prenaient un gros petit déjeuner avaient moins faim dans la journée. Leur pression sanguine a aussi plus diminué chez eux.

Pour Hadas Rabinovitz, le principal auteur de ces travaux, un petit-déjeuner riche en protéines peut supprimer l’action de la ghréline, l’«hormone de la faim», fabriquée par l’estomac et qui stimule l’appétit. Les protéines du petit-déjeuner peuvent aussi aider à contrôler la glycémie.

En effet, les aliments riches en protéines (œufs, poissons, yaourts, charcuteries…) ont un index glycémique réduit. A l’inverse, les céréales, le pain, la confiture, ont un index glycémique élevé : ils augmentent rapidement la concentration de glucose dans le sang.

Ces résultats demandent à être confirmés car l’étude a impliqué peu de participants, dont certains ont quitté le protocole en route. De travaux à plus long terme sont nécessaires.

Par conséquent, un petit déjeuner copieux «à l’anglaise» semble améliorer le contrôle de la glycémie et limiter la faim chez des adultes souffrant d’un diabète de type 2.

Sources: lanutrition.fr, Rabinovitz H, Boaz M, Ganz T, Madar Z, Jakubowitz D et Wainsten J. Big breakfast rich in protein improved glycaemic control and satiety feeling in adults with type 2 diabetes mellitus. European Association for the Study of Diabetes, annual meeting (2013), Barcelone. ePoster #861. PS 066 Nutrition and weight loss

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Quelle est l’influence réelle des médias sur votre consommation alimentaire et votre prise de poids ?

Y avez-vous réfléchi ?

Dans un monde où l’information est disponible partout, tout le temps, il est légitime de se demander quels impacts peuvent avoir ces nouvelles conditions de vie sur notre comportement ?

Vous faîtes les courses, que voyez-vous ?

De la nourriture.

Vous regardez la télévision, c’est la publicité, que voyez-vous ?

De la nourriture.

Vous conduisez en voiture et vous croisez des panneaux publicitaires, que voyez-vous ?

De la nourriture.

Vision de la nourriture et appétit

Voir de la nourriture augmente-t-il l’appétit ?

Les chercheurs ont souhaité répondre scientifiquement à cette question. Pour y parvenir ils se sont focalisés sur la valeur d’une hormone produite chez l’homme et dont le rôle est de réguler la faim, la ghréline. Cette dernière augmente avant les repas et diminue après.

Des chercheurs de l’institut Max Planck en Allemagne ont recruté 8 jeunes adultes masculins en bonne santé et leur ont fait prendre un petit déjeuner à 8h30 puis un repas à 12h00. Dans une première session, ils leur ont présenté, entre 10h30 et 10h45 des images sans rapport avec la nourriture. Une semaine plus tard, pour une deuxième session, ils leur ont montré des images de produits alimentaires. Parallèlement ils ont mesuré leur taux de ghréline toutes les 15 minutes.

Résultat : comparativement à la session ayant présenté des images neutres, les images de nourriture ont augmenté significativement le niveau de ghréline. Les participants ont eu plus d’appétit. Cette étude est la première à montrer que la ghréline est influencée par le signal visuel. On comprend ainsi mieux pourquoi le fait de passer trop de temps devant la télévision ou dans une cuisine est potentiellement néfaste pour la régulation de notre poids : cette stimulation excessive dérègle votre appétit.

Appétit et sommeil

Si les médias nous confrontent constamment à des images alimentaires ils ont aussi un autre défaut.

Nous passons énormément de temps devant nos écrans (télévision, ordinateurs), en particulier le soir, après le travail. Un moment de détente mais qui peut parfois se prolonger tardivement dans la soirée. Conséquence ? Il est clairement établi que la population subit un déficit de sommeil chronique. En 50 ans, notre temps de sommeil moyen est passé de 8h30 par jour à 7h30.

Et même si les grasses matinées du week-end nous aident à mieux récupérer nerveusement, il n’est pas dit qu’elles puissent tout compenser.

Cette fois des chercheurs Suédois ont voulu examiner l’effet du manque de sommeil sur l’appétit.

Pour cela ils ont utilisé la même méthode que les chercheurs Allemands : 12 jeunes adultes en bonne santé ont été suivis après une nuit de sommeil complète ou, dans un deuxième temps, après une nuit blanche. Le lendemain matin ils ont subi un IRM du cerveau ayant pour but d’examiner les éventuelles modifications des zones régulant l’appétit. Après avoir constaté qu’il n’existait pas de différence pour différents paramètres comme le taux de sucre dans le sang, la conclusion des chercheurs est très claire :

« Après une nuit complète sans sommeil, l’IRM montre un haut degré d’activation dans une zone du cerveau impliquée dans le désir de manger. Sachant que le manque de sommeil est un problème croissant dans nos sociétés nos résultats peuvent expliquer pourquoi les personnes qui ont de mauvais rythmes de sommeil ont plus de tendance à prendre du poids. Il semble donc important de dormir au moins 8h par nuit. »

Autre conséquence du manque de sommeil, le métabolisme de tous les sujets était ralenti après la nuit sans sommeil. C’est-à-dire que leur dépense calorique au repos était plus faible. Un facteur de plus qui contribue à faire prendre du poids. Enfin, plusieurs études ont établi que les nuits courtes réduisent le niveau de plusieurs hormones « brûle-graisse » comme la testostérone et l’hormone de croissance.

Conclusion

Alors quoi faire ?

L’hibernation ne semble pas la meilleure méthode pour concilier régime et vie sociale mais il en existe une autre encore plus simple : le soir, éteignez votre ordinateur et la télévision un peu plus tôt.

Vous serez ainsi moins assujetti à des stimuli alimentaires visuels et moins stimulé, ce qui facilitera un endormissement plus précoce et un temps de sommeil plus adapté.

Ce vieux machin qui traîne dans votre bibliothèque, oui, le livre, est un excellent moyen de terminer sa journée en toute quiétude…

 

Sources et références: Schüssler P, Kluge M, Yassouridis A, Dresler M, Uhr M, Steiger A. Ghrelin Levels Increase After Pictures Showing Food. Obesity (Silver Spring). 2012 Jan 12.

Benedict C, Brooks SJ, O’Daly OG, Almèn MS, Morell A, Aberg K, Gingnell M, Schultes B, Hallschmid M, Broman JE, Larsson EM, Schiöth HB. Acute Sleep Deprivation Enhances the Brain’s Response to Hedonic Food Stimuli: An fMRI Study. J Clin Endocrinol Metab. 2012 Jan 18

lanutrition.fr

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