Sommes-nous en route vers un reconfinement ?

En toute franchise, le premier confinement a laissé des marques, plus ou moins importantes selon les individus. Tandis que les blessures se referment à peine, l’idée d’un reconfinement paraît insurmontable à certains.

Cette hypothèse implique un nouveau changement de repères et alimente un climat insécurisant, source de stress et d’anxiété.

Alors au lieu de mettre un mouchoir dessus, autant s’y préparer dans le calme et la sérénité.

1 – Se focaliser sur l’instant présent

Face à un événement angoissant, notre cerveau émotionnel nous envoie plein de pensées qui peuvent nous hameçonner. S’il est tentant d’en tirer le fil, invitons a contrario, à cultiver le doute cartésien : on ne sait rien sur ce qui adviendra demain.

Vivre au jour le jour et s’ancrer sur l’instant présent va diminuer sensiblement l’incertitude.

L’auto-hypnose, la méditation font partie des meilleurs exercices pour le mettre en pratique. La poésie aussi. Pour ne pas laisser dériver son esprit à tort pendant qu’il était en prison, l’homme politique Nelson Mandela s’est inspiré du poème Invictus de l’écrivain William Ernest Henley et de cette phrase : « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme ».

2 – Éviter la surcharge informationnelle

L’épidémie est au cœur de l’actualité et donc, se retrouve (trop) souvent au centre des discussions. Le fait d’entendre augmenter le nombre de cas positifs à la Covid-19 a davantage affecté la population que le confinement en lui-même. D’où la nécessité de réduire son temps d’exposition aux émissions et sites d’information. La surinformation augmente le stress, d’autant qu’on relaye parfois tout et son contraire, ce qui ne rassure pas du tout.

3 – Donner du sens à ses actions

La perspective d’un reconfinement paraît d’autant plus difficile à affronter alors que l’été laisse place à l’automne, cette fameuse période de l’année où notre état physiologique général se dégrade à cause de la baisse de la luminosité naturelle.

Prendre soin de son corps via une supplémentation en vitamine D, une activité physique ou des horaires de coucher réguliers, amélioreraient l’immunité mais aussi le moral.

Pour aller mieux et positiver, l’être humain a besoin d’être en mouvement, de mettre en place des actions qui ont du sens. À titre d’exemple, voici une étude de la psychologue américaine Ellen Langer sur des femmes de ménage d’un hôtel aux États-Unis : «On a fait remarquer à la moitié d’entre elles que leur travail était génial et bénéfique pour leur santé, tandis que l’on a donné aucune information aux autres. Un an plus tard, seul le premier groupe avait amélioré son système immunitaire, voire avait perdu du poids pour certaines», rapporte-t-il.

4 – Dresser le bilan du premier confinement

Cela n’a pas été facile de faire le deuil de votre liberté une première fois, mais si c’était à refaire, pourquoi ne pas rendre ce moment plus agréable ? Il s’agit du moment idéal d’établir un bilan, en listant ce qui a marché ou non, ce que l’on a aimé faire ou non.

Cette technique est régulièrement employée dans le milieu sportif. La légende du tennis Pete Sampras y avait recours systématiquement, il analysait chaque match sans se juger ni culpabiliser, en cherchant à améliorer ses points forts et travailler sur ses points faibles. Aller davantage marcher, réduire le quota de brioches par semaine ou encore s’inscrire à un cours de dessin en ligne…

5 – Trouver une (bonne) oreille attentive

Si l’explosion façon cocotte-minute vous guette, il est judicieux d’extérioriser ses angoisses.

L’être humain est un animal grégaire et le toilettage social, virtuel ou à distance d’un mètre apaise vraiment. Attention en revanche à bien choisir la personne avec qui l’on va dialoguer. Certains proches ont de bonnes qualités d’écoute alors que d’autres, au contraire, alimentent nos craintes.

Et si l’on ne trouve pas la perle rare, pensez au journal dans lequel l’on déverse ses sentiments inavouables.

6 – Rire au quotidien

À trop se focaliser sur soi, on en oublierait presque de rire. «L’humour est le dépassement du sens tragique de la réalité», disait le psychanalyste Sigmund Freud. Et il n’avait pas tout à fait tort. Il s’agit du meilleur médicament possible pour purger ses émotions négatives.

Pour preuve, on n’a jamais autant regardé de films de Louis de Funès que pendant le confinement.

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

7. Au besoin, demandez l’aide d’un professionnel

Les personnes les plus touchées par l’anxiété et les troubles connexes peuvent être particulièrement éprouvées par cette période d’épidémie.

Par conséquent, elles peuvent ressentir des symptômes qui interfèrent avec leurs relations sociales, leur capacité de travail, ou leur capacité à prendre soin d’elles et des autres.

Si vous vous sentez concerné, recherchez une aide efficace auprès de votre médecin ou d’un psy, hypnothérapeute, psychopraticien.

C’est prouvé : l’hypnose et la thérapie cognitivo-comportementale peuvent aider à traiter efficacement les problèmes d’anxiété.

Bien qu’il est normal que vous vous sentiez impuissant pendant cette période stressante, ces sept articles peuvent vous aider à éviter d’être submergés par l’anxiété,

et à mieux traverser l’épidémie,

en vous rappelant vos priorités personnelles et professionnelles.

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2 – Combattez le paradoxe de l’anxiété

L’anxiété augmente proportionnellement à la quantité de choses dont on essaie de se débarrasser. Ou comme je le dis souvent à mes clients :

« Tout ce à quoi vous résistez persiste. »

La lutte contre l’anxiété peut prendre de nombreuses formes : boire plus que de raison, manger un peu trop ou abuser des séries Netflix… On peut aussi chercher du réconfort en permanence auprès de ses amis, de sa famille ou s’éparpiller entre différents psys.

Cela peut aussi se traduire par la consultation obsessionnelle des flux d’informations en ligne, dans l’espoir de calmer ses craintes. Bien que ces comportements puissent aider momentanément, ils peuvent aggraver l’anxiété à long terme.

Ces stratégies d’évitement se retournent presque toujours contre vous.

Laissez plutôt vos pensées, vos sentiments et vos sensations physiques liées à l’anxiété vous envahir temporairement, en acceptant l’idée que l’anxiété fait partie intégrante de l’expérience humaine.

Lorsque des vagues d’anxiété liées à l’épidémie, ou sur d’autres choses, affluent, prenez des notes ou décrivez cette expérience aux autres, sans aucun jugement. Résistez à l’envie de fuir ces pensées ou ces sensations, ou d’apaiser vos craintes en vous informant de façon compulsive.

Paradoxalement, faire face à l’anxiété sur le moment aide à l’apprivoiser sur le moyen terme.

Mon troisième conseil (sur sept) : dépasser votre anxiété existentielle (très prochainement)

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Ressentir de l’anxiété face à une menace, comme celle de l’épidémie du nouveau coronavirus, est une réaction humaine normale.

Mais un niveau d’angoisse élevé et constant peut compromettre vos forces psychologiques.

En tant que psychopraticien et hypnothérapeute, j’en fais déjà le constat dans mon cabinet.

Et les personnes qui souffrent déjà d’anxiété et de troubles connexes sont particulièrement susceptibles de rencontrer plus de difficultés psychologiques pendant la crise du coronavirus (ou dans un autre contexte: par exemple au travail, concernant l’avenir,etc).

Voici donc mon 1er conseil pour mieux la gérer et la diminuer:

1- Entraînez-vous à accepter l’incertitude

Le fait de ne pas supporter l’incertitude rend plus vulnérable à l’anxiété. Une étude réalisée pendant la pandémie de grippe A (H1N1) de 2009 a montré que les personnes qui avaient plus de mal à accepter l’incertitude de la situation étaient plus susceptibles de ressentir une anxiété élevée.

Il convient donc d’apprendre à faire progressivement face à l’incertitude dans la vie quotidienne en relâchant les comportements de contrôle.

Commencez modeste : par exemple, retenez-vous d’envoyer immédiatement un SMS à un ami la prochaine fois que vous chercherez la réponse à une question. Partez faire vos courses sans vérifier la météo avant.

Mon deuxième conseil (sur sept): combattre le paradoxe de l’anxiété. Vous en saurez plus dans un prochain article 🙂

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Annoncé pour le 11 mai, le déconfinement sera pour certains une source de stress et d’anxiété.

Comment faire face à la peur du Covid-19 et de l’inconnu ?

« Ce qui est très stressant, d’une manière générale, ce sont les changements de régimes et d’habitudes », lance le Dr Charles-Édouard Notredame, psychiatre et chef de clinique au CHU de Lille. Comme le passage au confinement a pu constituer une source de stress, le déconfinement peut agir de la même manière.

« Le confinement a pu représenter une absence de libertés, en bousculant nos repères et nos habitudes. Finalement, on a fini par s’accoutumer à ce nouveau mode de vie. Les gens doivent se réadapter à un changement de repères avec le déconfinement. Ce sont les efforts d’adaptation qui peuvent être très stressants », souligne le praticien.

Pour la Dr Rachel Bocher, cheffe du service psychiatrie au CHU de Nantes, « ce qui peut rendre les gens anxieux en ce moment est un mélange de plusieurs choses : l’épidémie, le confinement et le flou des consignes qui sont données ».

Mais le ressenti lié au déconfinement sera très variable d’une personne à une autre.

« Pour certains, le confinement a pu suspendre des contraintes liées à la vie sociale, qui étaient sources d’angoisse. Je pense par exemple à des adolescents qui avaient des difficultés dans le milieu scolaire. D’autres personnes ont pu aussi se retrouver dans des situations de conflits familiaux, voir de violences intra-familiales, et percevront le déconfinement comme un soulagement », ajoute Charles-Édouard Notredame.

Comment faire face à une « anxiété du déconfinement » ?

Il faut prendre le temps pour intégrer la co-existence avec le coronavirus au quotidien. Ce qui est le plus difficile, c’est cette période de transition.

Face à une situation de détresse ou d’angoisse, des mesures simples peuvent être appliquées par tous : faire attention à son sommeil, adopter une alimentation équilibrée en baissant fortement sa consommation de sucre et de féculent, et faire de l’activité physique dans la mesure du possible…

Il faut reprendre une vie avec des rythmes : se lever, manger et se coucher à des heures définies, faire des activités stimulantes, qu’elles soient intellectuelles ou physiques. La meilleure façon pour ne pas être confronté à une angoisse, c’est de ne pas en faire une obsession.

Rétablir un lien social avec ceux qui nous entourent est également bénéfique. Ne pas s’isoler et rester en contact avec ses proches, c’est très important.

En cas d’angoisse ou d’anxiété trop forte, il ne faut pas hésiter à en parler et faire appel à un thérapeute au cabinet ou en téléconsultation avec Skype. Quelques séances d’hypnose profonde avec moi vous permettra vous sentir plus fort et confiant.

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« Je préfère rester chez moi » : après huit semaines de confinement, la peur de sortir

À l’issue de ces huit semaines de confinement, lorsqu’il s’agira de retrouver son quotidien d’avant, il pourrait y avoir des troubles phobiques majeurs, et certainement des dépressions, comme on l’observe parfois à retardement après avoir surmonté une épreuve.

Elle a mangé des pâtes pendant deux semaines, pris une douche après chaque sortie pour le courrier… Depuis deux mois, Carole est cloîtrée chez elle et ne compte pas sortir lundi, rongée comme d’autres par la peur qui fait craindre aux médecins l’apparition de troubles psychiatriques.

Seule avec sa fille de deux ans, Carole, 42 ans, nourrice, n’a pas quitté son appartement, sauf pour faire le tour du pâté de maison, car son médecin avait insisté : « J’ai fait ça deux jours, mais voyant qu’il y avait toujours des morts, j’ai arrêté. Je préfère rester chez moi, je suis plus en sécurité » dit-elle.

Faute de créneau de livraison disponible, elle est restée presque deux semaines sans nourriture : « C’était pâtes et pâtes. L’essentiel était qu’il y ait du lait pour ma fille ».

« J’ai encore plus peur »

Le 11 mai, elle ne reprendra pas le travail. Elle restera chez elle en attendant de voir si un éventuel rebond de l’épidémie survient. « J’ai encore plus peur, car il y aura beaucoup plus de monde dans les rues » explique-t-elle. Elle prévoit d’aller consulter un psychopraticien ou un hypnothérapeute pour l’aider à combattre cette peur.

Une inquiétude partagée par les professionnels de la santé mentale dans l’ensemble des pays touchés par la pandémie, où les études montrent une hausse de l’anxiété et de la dépression.

Pour l’heure, les cas échappent de facto à l’observation, car les gens touchés par ces troubles restant scrupuleusement confinés. L’on entend parler de risque de troubles post-traumatiques, mais ils auraient alors une présentation clinique tout à fait inédite.

On peut aussi imaginer des réactions de peur ou colère irrationnelle, devant ce qui chez l’autre serait considéré comme irresponsable et non civique, notamment dans les transports en commun.

« Si on m’invite quelque part, je dirai non »

« Dans la rue, on va se regarder comme après les attentats, de manière un peu suspicieuse » prédit Nancy, 28 ans, parisienne. Graphiste freelance et vendeuse dans une boutique de vêtement le week-end, elle est stressée de devoir reprendre les transports en commun, après près de deux mois de strict confinement.

Son compagnon, Yves-Allan, explique n’être sorti que tous les 10 jours pour faire des courses, « pour minimiser les risques, préserver ma santé, et en me disant que si tout le monde le respectait, on s’en sortirait plus vite ».

À part pour le travail, le couple n’a prévu aucune sortie, en attendant de voir l’évolution de l’épidémie après le déconfinement. « Si on m’invite quelque part, je dirai non » explique Nancy. « Je sais ce que moi j’ai fait, les précautions prises, mais les autres non ».

Ghania, elle, ne sortira pas après le 11 mai. Cette mère de deux jeunes enfants qui vit en famille a « peur pour eux ». « Même si on dit qu’ils sont immunisés, ils peuvent quand même l’attraper » craint-elle. Dans sa ville, les écoles ne rouvriront pas.

« Ce nombre énorme de morts »

À l’annonce du confinement, elle dit s’être « pris un coup sur la figure ». « Après nous avoir dit que c’était rien ce virus, on a tout fermé, les écoles… Du coup je ne suis plus sortie du tout, et les enfants non plus » explique-t-elle.

Le décompte macabre des victimes du virus l’a aussi traumatisée : « J’évite de regarder les infos. Ce nombre énorme de morts, tous les jours, je ne supporte pas. Ça me stresse de voir autant de personnes mourir, je pense à leur famille. À la mienne, en Algérie, où les hôpitaux ne sont pas aussi bien qu’ici… »

Sinon, quelques séances d’hypnose profonde chez le psy vous permettra vous sentir plus fort et confiante.

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Pour ceux qui sont restés cloîtrés, la « peur » grandissante du déconfinement…

Elle a mangé des pâtes pendant deux semaines, pris une douche après chaque sortie pour le courrier… Depuis deux mois, Carole est cloîtrée chez elle et ne compte pas sortir lundi, rongée comme d’autres par la « peur » qui fait craindre aux médecins l’apparition de « troubles psychiatriques ». Seule avec sa fille de deux ans, Carole, 42 ans, nourrice, n’a pas quitté son appartement de Toulouse, sauf pour faire le tour du pâté de maison, car son médecin avait insisté.

« J’ai fait ça deux jours, mais voyant qu’il y avait toujours des morts, j’ai arrêté. Je préfère rester chez moi, je suis plus en sécurité », dit-elle. Faute de créneau de livraison disponible, elle est restée presque deux semaines sans nourriture : « C’était pâtes et pâtes. L’essentiel était qu’il y ait du lait pour ma fille ».

Le 11 mai, elle ne reprendra pas le travail et restera chez elle en attendant de voir si un éventuel rebond de l’épidémie survient. « J’ai encore plus peur, car il y aura beaucoup plus de monde dans les rues », explique-t-elle. Elle prévoit d’aller consulter un psychopraticien ou un hypno pour l’aider à combattre cette peur.

A l’issue de ces huit semaines de confinement, l’on peut facilement imaginer des troubles phobiques majeurs, et certainement des dépressions, comme on l’observe parfois à retardement après avoir surmonté une épreuve lorsqu’il s’agit de refaire face à une forme de quotidien.

Une inquiétude partagée par les professionnels de la santé mentale dans l’ensemble des pays touchés par la pandémie, où les études montrent une hausse de l’anxiété et de la dépression.

Pour l’heure, les cas échappent de facto à notre observation, les gens touchés par ces troubles restant scrupuleusement confinés. Nous avons entendu parler de risque de « troubles post-traumatiques », mais ils auraient alors une présentation clinique tout à fait inédite.

On peut aussi imaginer des réactions de peur ou colère irrationnelle, devant ce qui chez l’autre serait considéré comme « irresponsable » et non civique, notamment dans les transports en commun.

« Ce nombre énorme de morts »…

« Dans la rue, on va se regarder comme après les attentats, de manière un peu suspicieuse », prédit Nancy, 28 ans, de Cornebarrieu. Graphiste freelance et vendeuse dans une boutique de vêtement le week-end, elle est stressée de devoir reprendre les transports en commun, après près de deux mois de strict confinement.

Son compagnon, Yves-Allan, explique n’être sorti que tous les 10 jours pour faire des courses, « pour minimiser les risques, préserver ma santé, et en me disant que si tout le monde le respectait, on s’en sortirait plus vite ». Agent immobilier, lui se rendra au travail serein, notamment car il a « la chance de pouvoir y aller à pied », avec masques et gants fournis par son employeur.

A part pour le travail, le couple n’a prévu aucune sortie, en attendant de voir l’évolution de l’épidémie après le déconfinement. « Si on m’invite quelque part, je dirai non », explique Nancy. « Je sais ce que moi j’ai fait, les précautions prises, mais les autres non ».

Ghania, elle, ne sortira pas après le 11 mai. Cette mère de deux jeunes enfants qui vit en famille à Balma a « peur pour eux ». « Même si on dit qu’ils sont immunisés, ils peuvent quand même l’attraper », craint-elle. Dans sa ville, les écoles ne rouvriront pas.

A l’annonce du confinement, elle dit s’être « pris un coup sur la figure ». « Après nous avoir dit que c’était rien ce virus, on a tout fermé, les écoles… Du coup je ne suis plus sortie du tout, et les enfants non plus », explique-t-elle.

Le décompte macabre des victimes du virus l’a aussi traumatisée : « J’évite de regarder les infos. Ce nombre énorme de morts, tous les jours, je ne supporte pas. Ça me stresse de voir autant de personnes mourir, je pense à leur famille. A la mienne, en Algérie, où les hôpitaux ne sont pas aussi bien qu’ici… »

Avec son mari, ils aimeraient pouvoir acheter une voiture. « On pourrait sortir de la ville », rêve-t-elle. « Emmener les enfants courir dans un champs, ou même dans un terrain vague. Là, ils ne risqueraient rien ».

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Les conséquences psychiques du confinement, que plusieurs pays touchés par la pandémie de coronavirus ont prolongé cette semaine, inquiètent les professionnels de la santé mentale.

« L’extension du confinement était attendue, mais la nouvelle va profondément décevoir beaucoup de gens » notait Linda Bauld, professeur en santé publique à l’université d’Édimbourg, après l’annonce jeudi de la prolongation pour trois semaines du « lockdown » en Grande-Bretagne. « Les conséquences indirectes s’accumulent », poursuivait-elle, soulignant que « de récentes études montrent une augmentation inquiétante de l’anxiété et de la dépression«  dans la population générale.

Détresse psychologique

Le constat se répète dans tous les pays soumis à cette mesure drastique, oubliée depuis des décennies dans nos sociétés modernes.

Ainsi en France, un consortium d’unités de recherche, dont l’École des hautes études en santé publique, a lancé CoConel (coronavirus et confinement), « étude longitudinale » (sur la durée) d’un panel d’un millier de personnes, réalisée par l’Ifop.

Au terme de la deuxième vague, sortie le 8 avril, avant l’annonce du prolongement d’un mois du confinement en vigueur depuis le 17 mars en France, « globalement 37% des enquêtés présentent des signes de détresse psychologique », sans variation notable avec la première vague publiée en mars.

« La comparaison avec les dernières données collectées en population générale en 2017 suggère une dégradation de la santé mentale au cours du confinement. Si cette situation perdure encore plusieurs semaines, elle pourrait favoriser la survenue de pathologies psychiatriques sévères, et un rebond de la demande de soins en levée de confinement, auquel il convient de se préparer », avertissent les chercheurs.

Sérieusement affecté

Même préoccupation aux États-Unis, où « plus d’un tiers des Américains (36%) disent que le coronavirus affecte sérieusement leur santé mentale » soulignait l’American psychiatric association (APA) dans une lettre adressée le 13 avril aux dirigeants du Congrès.

Alertant sur le risque de voir « encore plus d’Américains ayant besoin de soins psychiatriques », l’APA réclamait des investissements pour les besoins immédiats « et pour la période de rétablissement », notamment en matière de téléconsultations et d’accès aux soins.

« Appel à l’action » également en Grande-Bretagne, signé jeudi par 24 professionnels dans la revue Lancet Psychiatry, le matin même de l’annonce de la prolongation du confinement dans le pays. Ils réclament notamment une surveillance renforcée des conséquences psychiatriques de l’épidémie, s’appuyant eux aussi sur des enquêtes d’opinion révélant une crainte plus forte des impacts psycho-sociaux de l’épidémie que de tomber soi-même malade.

« Isolement social accru, solitude, inquiétudes sur sa santé, stress et plongeon économique : les conditions sont réunies pour nuire au bien-être et à la santé mentale », résumait un des signataires, Rory O’Connor de l’université de Glasgow dans une conférence téléphonique.

De fait, les praticiens « commencent déjà à voir une incidence, sur des patients déjà suivis ou nouveaux », abonde le professeur Antoine Pelissolo, chef du service de psychiatrie au CHU Henri-Mondor, en région parisienne. « Et on va avoir d’autres complications, ainsi que les conséquences psycho-sociales de la crise qui va suivre, créant forcément de la détresse« .

Hallucinations

Et c’est donc l’accès à une aide professionnelle qui va être un des enjeux de la sortie de crise. Avec des freins déjà identifiés, à commencer par l’image des troubles mentaux dans le public, vite renvoyés « aux fous ».

« La déstigmatisation est cruciale » souligne Anne Giersch, directrice de l’unité de neuropsychologie cognitive de l’Inserm à l’université de Strasbourg. « Il y a par exemple un lien entre isolement et hallucinations, mais encore faut-il pouvoir poser ces questions taboues. Quand on présente certains symptômes, ça paraît normal d’aller consulter pour un infarctus, pourquoi pas en psychiatrie ? »

Encore faut-il avoir facilement accès aux soins, deuxième écueil. Dès le 23 mars, le Syndicat des psychiatres français (SPF) demandait ainsi « que soient déployés les moyens nécessaires (pour) assurer la prévention comme la continuité des soins ».

La crise pourrait ainsi être « l’occasion de tenter de voir comment on pourra redémarrer différemment, sans devoir attendre des mois pour un rendez-vous » espère son président, Maurice Bensoussan. D’ores et déjà, le SPF cherche à « mettre en place un lien plus étroit avec la médecine de ville, développer des pratiques collaboratives » afin d’être disponibles pour répondre à de nouvelles demandes » et « préparer l’après-Covid ».

Avec en ligne de mire l’objectif que résume le professeur Pelissolo : « Faire passer le message que ça peut concerner tout le monde, et que c’est normal. Mais qu’il y a des choses qu’on peut faire ».

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Surmortalité des patients, manque de matériel, stress intense…

Les personnels soignants des hôpitaux risquent de sortir fortement impactés de leurs semaines de lutte contre l’épidémie.

Les dégâts psychologiques après vont être importants : dans les hôpitaux d’Ile-de-France, où la vague de covid-19 est en train de se stabiliser, le manque de matériel et la surmortalité des patients pèsent sur le moral des soignants.

Ils combattent l’épidémie tant bien que mal. Qu’ils en soient remerciés.

« On regarde du jour pour le lendemain ». Le professeur Yves Cohen, chef du service réanimation de l’hôpital Avicenne à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, résume la situation matérielle de son établissement.

« Ce qui me fait très peur, c’est le manque de médicament de sédation ». Les 48 lits de réanimation de l’hôpital (au lieu de 16 habituellement) affichent complet.

Sept patients ont été évacués vers la Bretagne et la Normandie cette semaine, évitant ainsi d’avoir à faire un tri parmi les malades.

Mais le Pr Cohen redoute déjà « la fin de la crise », quand « les soignants risquent de décompresser », après s’être sur-investis.

Dans son département, la Seine-Saint-Denis, la mortalité a bondi de 63% entre le 21 et le 27 mars par rapport à la semaine précédente. Même si beaucoup ne sont pas morts à l’hôpital, l’impact psychologique des nombreux décès liés au covid-19 inquiète beaucoup de soignants franciliens.

Sébastien Point, secrétaire Sud-santé à l’hôpital de Versailles évoque « la détresse psychologique des collègues qui doivent fermer les blouses mortuaires quand le patient s’en va ». « Même en réa, ils ont beau être préparés, c’est dur », confie-t-il.

« Vous en avez beaucoup qui craquent, beaucoup qui sont en larmes », décrit Nathalie (prénom modifié), infirmière au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), au contact des patients covid. Pour elle, « les dégâts psy vont être importants ». « Les étudiants, j’en parle même pas », ajoute-t-elle.

« Je pense qu’il va y avoir des abandons de formation. On les balance dans la gueule du loup, ils ont 19 ans, ils ne sont pas préparés ».

Pour le moment elle tient le coup, mais depuis le déclenchement de la crise, elle dort mal la nuit et souffre de brûlures d’estomac. Dans son équipe, neuf de ses collègues ont contracté le coronavirus.

Le manque de matériel, partout rationné, accentue le stress ressenti par les personnels soignants. Ils assurent manquer de tout, et en particulier de sur-blouses, indispensables pour prendre en charge les patients.

« Dans mon service, on arrive au bout du stock dans un ou deux jours peut-être », estime Cathy Le Gac, infirmière en réanimation à l’hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Au-delà, aucune visibilité, donc « on nous demande de les réutiliser » alors qu’elles sont à usage unique, raconte-t-elle. A Versailles, certains soignants se sont confectionnés des protections artisanales avec des sacs poubelles.

Le maire de Montreuil a lui lancé un appel aux entreprises du BTP, aux peintres et restaurateurs pour donner des sur-blouses à l’hôpital de sa ville qui en manque.

Au Kremlin-Bicêtre, sur-blouses et masques ont manqué l’espace d’une heure il y a deux semaines, empêchant les soins d’être prodigués. « Tout est fait de bric et de broc, tout est sur du flux tendu », s’énerve Cathy Le Gac.

« On n’est pas des militaires, on est des soignants, on n’a pas signé pour ça, pour risquer notre vie », surenchérit Sébastien Point.

Dans ce contexte, les hôpitaux d’Ile-de-France continuent de faire face.

L’arrivée de 400 médecins et infirmiers d’autres régions pour venir prêter main forte à leurs collègues franciliens a fait du bien. Tout comme les évacuations de patients vers d’autres régions moins touchées.

Pour autant, les personnels hospitaliers s’attendent encore à de longues semaines de combat. « Je ne comprends même pas qu’on parle du déconfinement, ça continue d’arriver constamment », insiste Nathalie qui se demande toujours « quand tout ça va s’arrêter« .

-> Psychothérapie et/ou coaching : les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances par Skype, WhatsApp ou Zoom (cliquez sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr » pour plus d’informations utiles. Et mailez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin)

Le port préventif du masque a contribué à juguler les contaminations dans les pays développés d’Extrême-Orient.

Et l’appel à ne pas en porter en France, si l’on n’est pas malade, est vu comme une grave erreur.

Le confinement généralisé de la population en France, après l’Italie et l’Espagne, rend perplexes les pays développés d’Asie.

Ceux-ci voient tout à coup des sociétés aux économies sophistiquées n’avoir comme seule solution pour contrer l’explosion des contaminations que de recourir à une méthode primitive ! Au coût économique immense ! Que seule la Chine autoritaire, la première touchée par l’épidémie, a dû mettre en œuvre…

En serions-nous arrivés là si nous n’avions pas regardé de haut les mesures prophylactiques mises en place par les tigres asiatiques ?

Celles-là même qui ont permis à Taïwan, Hongkong, la Corée du Sud et Singapour, de se protéger d’une propagation exponentielle du virus. Voire, comme pour la Corée du Sud, de la juguler.

Une telle riposte, aux allures de ratage, laisse aujourd’hui un goût amer à tous les soignants français.

Tous ces Etats asiatiques ont tiré des leçons de l’épisode de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) survenu en 2003, du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) en 2015, et de plusieurs accès de grippe aviaire.

Les aéroports de la région s’étaient alors dotés de caméras infrarouges mesurant la température des passagers, une mesure écartée en France au prétexte que « son efficacité n’est pas prouvée ». Les voyageurs ont pris l’habitude de remplir des formulaires de santé pour les remettre à des préposés en blouse blanche.

Face à l’épidémie de Covid-19, ces protocoles ont été très vite activés et enrichis de nouveaux dispositifs, afin d’établir la traçabilité des personnes déclarées plus tard infectées. Des mises en quarantaine ont ciblé les individus venant de zones infectées, ainsi que des restrictions à l’entrée du territoire – du moins à Taïwan, Hongkong et Singapour.

La mise à disposition de gels hydroalcooliques dans les lieux publics et la désinfection régulière des surfaces ont été la règle depuis le début.

Enfin, les gouvernements se sont vite assurés que des masques étaient disponibles – tout en en réservant suffisamment, et de qualité supérieure, au personnel médical. Certains pays comme la Corée du Sud ont misé sur le dépistage massif, avec succès.

En France, comme dans le reste du Vieux Continent, cette chaîne prophylactique est largement incomplète, du moins vue d’Asie. Ainsi du port préventif du masque, qui n’est autre qu’un mode de confinement ambulant et individuel très largement présent dans la panoplie en Asie.

Et je vous fais le pari que dans les prochains jours, après avoir dénigré pendant deux mois le port du masque pour la population française, toutes les instances politiques et administratives de notre pays nous diront de le porter…

La petite île ne vit pas confinée mais propose à tous ses habitants de se faire tester.

Bien entendu, la France juge que, depuis le début de la pandémie, c’est inutile

Les premiers résultats en Islande sont troublants : un malade sur deux ne s’est pas rendu compte qu’il était contaminé.

L’Islande compte quatre morts du coronavirus et 1 364 cas, pour 364 000 habitants.

Si l’île n’a pas imposé de confinement général, elle n’a pas attendu pour agir.

Dès février, les autorités ont proposé à tous ceux qui le souhaitaient de se faire tester. Jeudi, 22 195 personnes avaient déjà sauté le pas. Parmi elles, 1 % se sont révélées positives.

Plus troublant : la moitié des contaminés assurent n’avoir ressenti aucun symptôme.

Ou seulement des troubles bénins,  comme un léger rhume, relate le Dr Kari Stefansson, dirigeant de la société DeCode Genetics, spécialiste du génome humain et chargée de mener l’essentiel des tests.

Pour la Direction de la Santé, cela prouve qu’il est primordial, pour les bien-portants, de  prendre toutes les mesures pour éviter de contaminer les autres.

À commencer par porter un masque !

C’est aussi la conclusion d’une étude menée dans le Hubei, en Chine, par des chercheurs américains de l’université de Columbia, avec l’Imperial College de Londres.

Leurs savants calculs – une modélisation de l’épidémie – montrent que, sur dix personnes infectées, neuf sont  passées inaperçues. Elles n’ont pas été détectées, parce qu’elles ne présentaient aucun symptôme.

Ces malades qui s’ignorent seraient deux fois moins contagieux  que les autres. Mais s’ils s’avèrent aussi nombreux, ils peuvent contaminer un nombre considérable de personnes. Cela expliquerait la propagation fulgurante du virus sur la planète.

Même avis de l’Académie française de médecine :  Il est établi que des personnes en période d’incubation ou en état de portage asymptomatique excrètent le virus et entretiennent la transmission de l’infection.  Elle recommande (que très récemment !) au gouvernement de rendre le port du masque chir obligatoire pour les sorties nécessaires en période de confinement.

Dés que vous n’êtes plus chez vous

(faire ses courses, espace public),

PORTEZ UN MASQUE !!!

Peu ou mal dotés en matériel de protection, notamment en masques, les auxiliaires de vie se plaignent d’être « la dernière roue de la charrette ».

Elle tourne les poignées de porte tantôt en se protégeant d’une lingette, tantôt en recouvrant sa main de la manche de son manteau.

Une auxilliaire de vie entre, chaque jour, chez les personnes âgées pour les aider « à faire leur toilette, à se nourrir, à se coucher » avec la peur au ventre. Elle court le risque de leur transmettre ou de contracter le coronavirus puisqu’elle n’est pas – ou très peu – dotée de matériel de protection.« Vous vous rendez compte qu’on leur donne à manger sans masque ! », se désole cette auxiliaire de vie sociale salariée d’une association d’aide à domicile affiliée à l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR) à Amboise (Indre-et-Loire).

Mais elle n’a pas le choix.

Dans la stratégie du gouvernement pour endiguer l’épidémie, les aides à domicile – qui prennent soin de quelque deux millions de personnes âgées en France – regrettent d’être « la dernière roue de la charrette ».

« On a le sentiment d’avoir été abandonnés dans cette crise, alors qu’on est en première ligne », résume le secrétaire général de l’ADMR. « Elles n’ont ni masque, ni gants, ni gel hydroalcoolique… On les envoie au front avec des bouts de bois ! », déplore la directrice du réseau de l’ADMR d’Indre-et-Loire.

A force d’intervenir sans protection, le pire est arrivé.

A Lyon, une vieille dame qui toussait s’est révélée porteuse du virus.

L’aide à domicile qui s’occupait de sa toilette ne portait pas de masque. Elle présente aujourd’hui des symptômes et doit rester confinée chez elle.

« Des contaminations mutuelles de ce type, on risque d’en avoir beaucoup, s’alarme Clément Saint Olive, cofondateur de la structure d’aide à domicile Alenvi. Force est de constater que je ne suis pas en mesure de protéger mes salariés, faute de pouvoir me procurer des masques en nombre suffisant. »

« Malgré nous, on envoie à la boucherie nos intervenants. Et c’est vraiment de la chair à canon », se désole tel directeur d’une association d’aide aux personnes âgées.

« On a un super personnel, prêt à faire face, s’exclame un autre, directeur d’une fédération de l’ADMR.

Mais on a à peine de quoi tenir trois jours avec nos stocks de masques existants.

Pour que nos 600 salariés changent quatre fois de masque par vingt-quatre heures pendant cinq jours, il nous en faudrait déjà 12 000 ! »

Coronavirus : ce qu’il faut savoir sur le Covid-19

C’est quoi le Covid-19 ?

Le Covid-19 est un coronavirus. Observé au microscope, il a une sorte de « couronne ». Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), le Covid-19 se manifeste par une infection respiratoire plus ou moins aiguë (fatigue, fièvre, toux difficultés respiratoires…) avec des anomalies pulmonaires radiologiques (infiltrats bilatéraux étendus). Ces symptômes sont comparables à ceux de la grippe ou d’un rhume. En cas de doute, il est nécessaire d’appeler le 15 (Samu) pour se faire dépister.

Comment se transmet-il ?

Le virus se transmet par contact direct avec les gouttelettes respiratoires produites par une personne infectée (lorsqu’elle tousse ou éternue) et au contact de surfaces contaminées par le virus. Il peut survivre sur une surface pendant plusieurs heures. La période d’incubation serait de 14 jours et le malade serait contagieux pendant trois à quatre jours.

Comment s’en protéger ?

L’institut Pasteur de Lille recommande de «  se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement, et jeter le mouchoir immédiatement après dans une poubelle fermée, (…) se laver les mains régulièrement avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon  ».

Dois-je m’inquiéter ?

La grippe saisonnière tue en moyenne 10 000 personnes par an en France. Pour autant, il ne faut pas sous-estimer le Covid-19 car son taux de létalité (le rapport entre le nombre de personnes décédées et celui des cas détectés) est encore incertain. Après, il faut se rappeler que cette pneumonie s’avère bénigne dans quatre cas sur cinq et mortelle dans seulement 2,3 % des cas. Les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus à risque, avec un taux de mortalité de 14,8 %. Les patients déjà atteints de maladies cardiovasculaires sont les plus menacés par une issue fatale, devant les diabétiques ou les personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques ou d’hypertension.

Est-ce que je peux être remboursé si j’annule mon voyage ?

Les touristes qui avaient prévu de séjourner dans une zone touchée par l’épidémie de coronavirus peuvent reporter ou annuler sans frais s’ils sont passés par un voyagiste. Mais s’ils ont acheté leur billet ou leur voyage en direct, il leur faudra négocier… ou payer des frais.

Est-ce que je suis payé si je suis placé en quatorzaine ?

Les personnes placées en isolement par précaution pour éviter un risque de propagation du nouveau coronavirus en France bénéficient « d’un arrêt de travail et d’indemnités journalières  » pouvant aller jusqu’à 20 jours.

Quid des enfants placés à l’isolement ?

Les établissements scolaires sont fermés «au moins jusqu’aux vacances de printemps ». Les écoliers, collégiens, lycéens, étudiants et apprentis doivent rester à la maison. Ils sont moins gravement touchés, mais sont des vecteurs de la maladie. Il est possible à l’un des parents, en accord avec l’employeur, de demander un arrêt de travail. Jean-Michel Blanquer a assuré que l’État sera en capacité «  de déclencher de l’enseignement à distance massif  ». Cet enseignement s’effectue en France via le Centre national d’enseignement à distance (Cned) grâce au site maclassealamaison.

 

L’urine des enfants, l’ail, la cocaïne, la neige, ou encore l’huile de sésame : faites attention aux fausses bonnes idées qui circulent sur internet pour lutter contre le Covid-19.

Aide aux devoirs à distance, courses pour les personnes confinées… Postez vos annonces et vos questions sur cette page, les lecteurs vous répondront !

L‘épidémie de coronavirus justifie-t-elle d’attenter à nos libertés?

C’était le 4 mars dernier.

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement était l’invitée du «Grand entretien» de France Inter.

Emmanuel Macron n’avait pas encore qualifié d’«inexorable» la progression du phénomène épidémique.

Interrogée sur la politique de l’exécutif confrontée à l’épidémie de nouveau coronavirus, la porte-parole eut ce mot: «[Lorsque nous serons] au stade 3, les métros continueront à circuler jusqu’à nouvel ordre, les transports en commun continueront à circuler jusqu’à nouvel ordre… la vie du pays ne s’arrêtera pas à cause du coronavirus.»

Les auditeurs et auditrices citoyennes se seront peut-être interrogées sur ce «nouvel ordre».

– Qui le donnerait ?

– Pourquoi ?

– Et quand ?

Moins d’une semaine plus tard, les transports en commun continuent à circuler mais les questions quant à «la vie du pays» se sont multipliées.

Le 8 mars, au terme d’un nouveau Conseil de défense tenu au palais de l’Élysée, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, a prévenu: «Les semaines à venir vont être difficiles.»

Sans décider de passer au stade 3 de la lutte contre l’épidémie, le gouvernement a choisi d’interdire sur tout le territoire national les rassemblements non plus de 5.000, mais de plus de 1.000 personnes. Les préfets devront toutefois constituer des listes de rassemblements «utiles à l’intérêt de la nation, comme les manifestations, les concours, les transports en commun», qui seront exemptés d’interdiction.

«Le stade 3 ou stade épidémique correspond à une circulation active du virus, peut-on lire sur le site du gouvernement. La stratégie repose alors sur l’atténuation des effets de l’épidémie. L’organisation prévoit la mobilisation complète du système sanitaire hospitalier et de ville, ainsi que les établissements médico-sociaux pour protéger les populations fragiles, assurer la prise en charge des patients sans gravité en ville, et des patients avec signes de gravité en établissement de soins. Les activités collectives sont fortement impactées.»

L’évolution rapide de la situation épidémiologique conduit aussi, dans le même temps, à l’émergence de nouvelles questions éthiques et déontologiques.

Le 8 mars sur BFMTV, le Pr Gilles Pialloux, chef du service d’infectiologie de l’hôpital Tenon (Paris) a exposé les interrogations relatives au respect du secret professionnel et aux libertés individuelles.

Faut-il par exemple, au nom de l’efficacité de la lutte contre l’épidémie, révéler les identités des personnes infectées et de celles dites à risque?

Ces mêmes questions, et de multiples autres, sont désormais soulevées en Italie où le gouvernement vient de décider, par décret, la mise en place dans le nord du pays d’un confinement géant concernant plus de quinze millions de personnes.

Comment, pour résumer,

concilier la santé publique

et le respect des libertés individuelles ?

Ces dernières sont-elles compatibles avec l’émergence d’un possible fléau épidémique ?

Subordonner les libertés individuelles à d’autres valeurs ?

On trouvera, en France, les réponses à ces questions dans le prochain avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE).

La Croix révélait le 2 mars qu’Olivier Véran avait demandé à cette institution de rendre rapidement un avis sur les «mesures de santé publique contraignantes» pouvant être prises dans le cadre de le lutte contre l’épidémie. Le CCNE va rendre son avis «rapidement» après avoir constitué un groupe de travail ad hoc pour cette «mission flash».

Cet avis devra «éclairer le lien entre impératifs de santé publique et respect des droits humains fondamentaux», selon le CCNE. Et La Croix de voir, dans cette saisine, «un signe supplémentaire que le gouvernement envisage activement le passage à la troisième phase de l’épidémie de coronavirus, correspondant au seuil d’alerte sanitaire maximale».

À dire vrai, le gouvernement aurait pu faire l’économie de cette démarche. Le CCNE avait déjà longuement travaillé cette question.

C’était il y a une décennie, lors de la pandémie grippale due au virus A (H1N1) qui suscitait alors des frayeurs collectives équivalentes à celle que nous observons aujourd’hui –à cette nuance près que l’agent pathogène était un virus grippal contre lequel un vaccin protecteur pouvait être utilisé.

Le document du CCNE («Questions éthiques soulevées par une possible pandémie grippale», avis n°106, 5 février 2009) traite de l’ensemble des questions relatives aux rapports entre le respect des droits individuels et les impératifs de sécurité sanitaire dès lors qu’une pandémie due à un agent pathogène contagieux menace de larges fractions de la population.

Précision: cette analyse concerne des sociétés démocratiques, les régimes autoritaires s’embarrassant généralement assez peu de la dimension éthique des mesures qu’ils décident de prendre –comme en témoigne depuis peu l’exemple de la Chine confrontée au nouveau coronavirus.

En vingt-et-une pages, l’avis de 2009 résume parfaitement les éléments du sujet et les dilemmes auxquels sont confronté·es aujourd’hui les responsables de l’exécutif.

Le virus aviaire A (H5N1) touchait alors de nombreux pays d’Asie et laissait très sérieusement redouter la survenue d’une pandémie grippale chez l’être humain – au point d’inquiéter le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) et la Délégation interministérielle à la lutte contre la grippe aviaire (DILGA).

D’emblée, quelques questions parurent essentielles aux yeux du Comité.

À commencer par celle de savoir s’il faut subordonner les libertés individuelles à d’autres valeurs «plus ajustées à l’efficacité de la stratégie de lutte contre ce fléau sanitaire».

Ou encore: jusqu’où une limitation aux allées et venues des personnes peut-elle être imposée?

Ces questions ne furent pas posées, du moins sous cette forme, lors des trois périodes pandémiques grippales du XXe siècle (en 1918, en 1957 et en 1968).

Elles émergent aujourd’hui et conduisent, comme le fait le CCNE, à évoquer, dans un État de droit, la formule de Montesquieu dans L’Esprit des lois: «Il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté, comme l’on cache les statues des dieux.»

En pratique, deux situations peuvent justifier une mise entre parenthèses de l’application du droit législatif:

  • l’état de siège et l’état d’urgence
  • les «circonstances exceptionnelles».

«La théorie des circonstances exceptionnelles […] repose sur la constatation que, parfois, du fait des circonstances, l’Administration est dans l’impossibilité d’agir conformément aux principes ordinaires de la légalité. Dès lors, pour assurer les besoins de la défense nationale, du rétablissement de l’ordre, et de la continuité des services publics essentiels à la vie nationale ou locale, l’autorité publique peut prendre, à titre provisoire, les mesures imposées par les circonstances, sans respecter ni les procédures habituelles, ni la législation en vigueur

Protéger prioritairement certaines catégories de personnes

Aux yeux des sages du CCNE, il ne fait aucun doute que dans le cas d’une pandémie grave et intervenant brutalement, le gouvernement pourrait prendre, soit sur le fondement d’un décret proclamant l’état d’urgence, soit sur la base de la théorie des circonstances exceptionnelles, des mesures telles que la réquisition ou le confinement de certaines catégories de citoyen·nes, ou des restrictions à la circulation.

D’ailleurs, tout est en place dans le code de la santé publique.

Comme on l’observe en France depuis plusieurs semaines, un plan de prévention et de lutte envisage des mesures destinées à limiter les déplacements, les rassemblements de personnes ou le fonctionnement de la vie scolaire, culturelle ou économique afin de prévenir la contagion.

Le CCNE ne cache pas ici une forme d’embarras.

Il est «bien conscient que ces restrictions aux libertés fondamentales pourraient s’avérer nécessaires».

Mais dans le même temps, «il attire l’attention sur le danger qu’il y aurait à les étendre au-delà de ce qui est nécessaire à la lutte contre la pandémie».

Il s’inquiète aussi «d’une conception maximaliste du principe de précaution», ou des tentations «d’affichage démagogique».

Il rappelle, enfin, «que tous les droits et libertés qui n’auront pas été spécifiquement écartés devront continuer à être appliqués». Le code de la santé publique dispose d’ailleurs «que l’état d’urgence sanitaire ne dispense pas du respect de la vie privée des personnes et de la confidentialité des informations relatives à leur santé».

Le CCNE rappelait aussi qu’une pandémie peut susciter des réactions de stigmatisation qu’il faut anticiper. On le voit aujourd’hui avec le nouveau coronavirus qui a émergé en Chine.

«Éviter de telles réactions doit être l’un des objectifs de la communication des pouvoirs publics, écrivaient les auteurs et autrices de l’avis en 2009. Pour empêcher qu’une peur collective, alors inévitable mais compréhensible, ne dégénère en phénomènes de panique irrépressible, les grands médias doivent prendre toute la mesure de leur potentiel d’influence sur les comportements individuels et collectifs. Le poids considérable de leur implication dans l’amplification des réactions émotionnelles collectives, et des effets corrélatifs de stigmatisation qui peuvent en résulter, devraient d’ores et déjà inciter à engager un travail de concertation aboutissant à la mise en place d’un comité de réflexion dédié au rôle des médias, en termes d’anticipation et de responsabilité, en cas de pandémie

D’autres questions éthiques, d’une autre nature, pourraient aussi rapidement se poser.

À commencer par les limites à la disponibilité de thérapeutiques, comme les médicaments antiviraux (actuellement en cours d’expérimentation) voire, plus tard, de vaccins préventifs.

– Comment trancher lorsque des biens de santé ne peuvent être mis à la disposition de tous et de toutes du fait de leur insuffisance ?

– Comment, et sur quelles bases, établir des priorités, hiérarchiser?

«Chacun devra être convaincu que c’est sans favoritisme mais uniquement dans le souci de limiter l’extension de la pandémie que la puissance publique agit, souligne le CCNE. En vertu du sens égalitaire de la justice, il s’agit en premier lieu de rappeler que le but est de protéger toute la population, quelle que soit la position de ses membres dans l’échelle sociale et son âge

Pour autant, il existera immanquablement des «priorités opposées».

Ainsi, dans la plupart des plans de lutte, les personnes à haut risque de complications et celles dont l’activité est nécessaire à la prise en charge des malades et à la vie du pays pendant la pandémie sont considérées comme devant être prioritairement protégées.

Mais attention, pour le CCNE, «sélectionner les personnes à protéger en priorité en fonction de leur seule valeur “économique” immédiate ou future, c’est-à-dire de leur “utilité” sociale, n’est pas acceptable. La dignité d’une personne n’est pas tributaire de son utilité, qui est du reste une notion extrêmement difficile à cerner, notamment en la circonstance».

Et de souligner, en 2009, que si son taux d’attaque était comparable à celui des trois pandémies du XXe siècle, et en l’absence de toute mesure de lutte, la prochaine pandémie pourrait être responsable, ne serait-ce qu’à l’échelle nationale, «de dizaines de milliers de décès».

Outre les priorités visant l’ensemble de la population, les plans de lutte contre les pandémies prévoient la protection prioritaire des personnes exerçant des activités jugées essentielles au fonctionnement du pays pendant la pandémie.

Les personnels de santé, plus précisément les personnels soignants, seraient naturellement les premiers à être protégés contre une pathologie contagieuse vis-à-vis de laquelle ils sont plus exposés, du fait de leur profession, que celui de l’ensemble de la population. Cette priorité est, pour le CCNE, d’autant plus légitime que le système de santé doit pouvoir faire face à la crise sanitaire et éviter que sa désorganisation soit source de décès ou de complications graves potentiellement évitables.

En dehors du système de santé, les pouvoirs publics ont également le légitime souci du maintien d’activités essentielles au pays (transports, sécurité, production d’énergie, etc.) et certaines personnes travaillant dans ces secteurs d’activité seraient prioritairement protégées.

Chaque personne doit être consciente de ses responsabilités

Au terme de son analyse, le CCNE formulait des recommandations qui, onze ans plus tard, n’ont perdu ni de leur pertinence, ni de leur actualité.

À commencer par le fait que, quelle que soit l’incertitude sur la date de survenue d’une future pandémie grippale (et en raison même de cette incertitude), la population française devrait être mieux informée de la nature et des conséquences possibles d’une infection due à un nouveau virus.

«Un des objectifs essentiels des pouvoirs publics, avec le soutien des grands moyens d’information, doit être de rassurer, préparer et éviter le plus possible les réactions de panique avec leurs corollaires de violences.

Les préoccupations pragmatiques et stratégiques visant à enrayer au plus vite l’extension de la pandémie ne sont pas incompatibles avec les exigences éthiques.

La connaissance par la population des règles éthiques qui devront être appliquées en cas de crise sanitaire pandémique, conditionne, au contraire, l’efficacité de la stratégie de lutte contre la propagation virale

Le plan de lutte français devrait aussi, selon le CCNE, être parfaitement connu, afin que chaque personne, dans son environnement familial et social, puisse être consciente de ses propres responsabilités dans ce plan.

«Pour être efficace, cette communication devrait être faite par différents canaux et sous différentes formes et être répétée au cours du temps, comme les pouvoirs publics ont su le faire pour d’autres questions de santé publique majeures, comme la préconisation de la limitation à la prescription d’antibiotiques», ajoutait ainsi le Comité.

Et de conclure, il y a onze ans, avec des accents que l’on peut aujourd’hui, au vu de la crise hospitalière, qualifier de prophétiques:

«Les difficultés chroniques de certains maillons de notre système de santé (urgences en particulier) imposent une évaluation approfondie, par des études ad hoc, de l’impact d’une pandémie sur le système de soins hospitaliers.»

 

Source: slate.fr

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a lancé un message d’espoir :

« la plupart » des personnes infectées vont guérir.

Sur les « 80.000 cas rapportés en Chine », berceau de l’épidémie,

« plus de 70 % ont guéri ».