Pervers narcissiques : de purs manipulateurs ?

Sans scrupules, virtuoses, indétectables, les pervers narcissiques sont le dernier avatar du manipulateur. Ils sont pourtant loin de faire l’objet d’un consensus au sein des psys.

On les dit froids, calculateurs, dominateurs, ne ressentant ni émotion, ni culpabilité, ni la moindre considération pour l’autre. Des prédateurs qui se servent des gens comme faire-valoir pour regonfler un ego en panne. Séducteurs, ils cachent leur jeu. Dans le face-à-face, ils paraissent sincères et touchants, peuvent feindre de s’intéresser aux autres, se montrer empathiques et même reconnaître leurs torts, mais toujours dans le but de s’attirer des bonnes grâces.

C’est dans l’ombre qu’ils agissent, ce qui trompera leurs victimes. Une fois démasqués, ils crient à l’injustice. Incapables de se remettre en question, certains seraient tout simplement incurables.

La victime : martyr ou complice ?

Le « pervers narcissique » est un concept psychanalytique qui apparaît dans les années 1980 sous la plume de Paul-Claude Racamier. Il associe deux entités pathologiques distinctes : le narcissisme, qui est l’intérêt excessif pour soi, et la perversion, qui consiste à utiliser l’autre à ses propres fins.

Dans la lignée de P.C. Racamier, d’autres psychanalystes en font leur objet d’étude.

Pour Alberto Eiguer, « les pervers narcissiques n’ont de cesse de vouloir formater les autres, les conditionner en tant que leur objet, leur chose. On les retrouve chez les gourous, les chefs de groupuscules extrémistes, les délinquants économiques, les escrocs, les meurtriers ou les délinquants sexuels. Mais la perversion narcissique est à distinguer de la perversion sexuelle, une entité psychopathologique qui suppose une symptomatologie différente », explique le psychanalyste. S’il y a bien des pervers narcissiques parmi les délinquants sexuels, la perversion narcissique ne renvoie pas nécessairement à une sexualité déviante.

Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour remettre en cause ce modèle du méchant pervers narcissique exploitant des victimes innocentes. Certains osent même affirmer que la victime trouve un certain compte dans cette situation.

Déjà en 1989, A. Eiguer, en publiant Le Pervers narcissique et son complice, considérait que le complice en question n’était personne d’autre que la victime. « Inconsciemment elle joue son jeu », évoque le psychanalyste. Elle irait donc, sans le vouloir, dans son sens. Mais, c’est aussi parce que le pervers narcissique est tout d’abord un séducteur qui répond à ses besoins narcissiques.

A. Eiguer dit avoir choisi ce titre pour pousser les victimes à prendre conscience de ce piège. « Il faut soutenir les victimes, les renforcer dans l’idée qu’elles peuvent exister sans un pervers narcissique. L’important, c’est le tiers. Il faut aider les victimes à sortir de l’isolement, à partager avec d’autres leur souffrance », dit A. Eiguer.

Mais parfois, les victimes s’enferment dans un cercle vicieux. Des femmes, et aussi des hommes, persistent dans des relations dans lesquelles ils sont instrumentalisés, voire maltraités, tout en défendant leur partenaire, collègue de travail ou supérieur hiérarchique lorsque celui-ci est mis en cause par l’entourage. La victime pourrait donc bien se trouver complice de son bourreau malgré elle, d’où la nécessité de l’aider à repérer les faiblesses dans lesquelles s’engouffre le pervers, pour mieux s’en défendre.

Un terme à la mode… absent des manuels psychiatriques

Qui est concerné par ce trouble ? Récemment, le psychiatre Dominique Barbier a avancé le chiffre de 10 % de pervers narcissique en France, estimation largement relayée dans les médias.

Pour le pédopsychiatre et biostatisticien Bruno Falissard, ce chiffre ne correspond à aucune réalité. « Il n’y a pas eu à ma connaissance d’études scientifiques pour mesurer la prévalence de la perversion narcissique en France et ce pour plusieurs raisons. Le diagnostic est très difficile à établir. Si l’on veut le faire de façon scientifique, il faut des entretiens longs, des praticiens d’expérience, évaluer un grand nombre de personnes. Il faudrait inclure les pervers narcissiques dans ces études, mais comme ils ne sont pas en demande de soins, c’est difficile. Par ailleurs, il s’agit d’un diagnostic dimensionnel. Pervers narcissique, on peut l’être un peu, moyennement ou beaucoup. En fonction de l’endroit où on mettra le seuil, la prévalence peut varier énormément. »

Bien que ce terme soit rentré dans le langage courant en France, il fait encore l’objet de contestations. Il n’existe pas véritablement d’équivalent en anglais et on n’en trouve aucune référence, ni dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), ni dans la Classification internationale des maladies (CIM).

Au-delà du manque d’études scientifiques, d’autres raisons peuvent expliquer cela.

« En Amérique du Nord, les assurances maladie ne remboursent pas les prises en charge pour des troubles de la personnalité. Du coup, les médecins ne les cotent plus et ils ont tendance à disparaître de la nomenclature. Par ailleurs, c’est un diagnostic issu de la tradition psychanalytique qui n’est pas vraiment à la mode dans les manuels psychiatriques actuels. Il y a un clivage entre, d’un côté, une nomenclature qui tourne beaucoup autour des médicaments et, de l’autre, une réalité clinique beaucoup plus complexe. Les deux ont du mal à se rencontrer », explique B. Falissard.

La surmédiatisation des pervers narcissiques en a fait un terme désormais employé (trop ?) facilement. Dès qu’une relation amoureuse ou professionnelle se passe mal, le conjoint ou l’employé est tenté de brandir le spectre du pervers narcissique pour disqualifier l’autre.

« Il est vrai qu’on a tendance à en faire trop aujourd’hui, on a tendance à coller des étiquettes psychiatriques sur tout le monde. Mais c’est aussi parce que nous sommes dans une société de la victimisation. Aujourd’hui pour être reconnu, il faut être victime », commente B. Falissard.

Tout politique ambitieux, tout patron un peu trop rigide et autoritaire ou tout amoureux infidèle n’est pas forcément un pervers narcissique. Soyons vigilants, mais sans voir le mal partout…

 

Sources: scienceshumaines.com, mon expérience professionnelle

 

En nous aidant à harmoniser nos pensées,nos émotions et nos comportements, la sophrologie favorise un certain équilibre.

Elle permet de mieux mobiliser nos ressources personnelles, et nous
accompagne pour ne pas nous laisser envahir par le stress.

En réalité, la sophrologie est une véritable pédagogie de l’existence, comme le dit Alfonso Caycedo.

Elle permet de mieux exploiter son potentiel, et d’être davantage à l’écoute de soi et de ses sensations. Sa pratique régulière permet de rééquilibrer ses émotions et de renouer avec son corps, pour atteindre l’harmonie.

La sophrologie, c’est « entrer en amitié avec soi-même »…

Comment gérer son stress et renouer avec soi-même

De nombreuses personnes ne sont pas heureuses au travail .

Elles souffrent du stress professionnel avec des répercussions physiques et psychologiques plus ou moins importantes.

Heureux au boulot avec la sophrologieAfin d’accompagner chacun dans la gestion de situations difficiles ou en prévention pour prendre soin de soi, ce nouveau livre partage des méthodes et des techniques issues de la sophrologie.

Pour vous aider à renouer avec vous-même et harmoniser vos émotions, vos corps et vos pensées, pour aborder plus sereinement les situations difficiles et mieux mobiliser vos ressources personnelles, l’auteur Céline Desmons propose 12 séances constituées d’exercices de relaxation dynamique, accessibles et faciles à pratiquer au quotidien.

Dans chaque séance :

  1. des exercices express illustrés de relaxation, des pistes audio pour savoir comment les réaliser ;
  2. les apports pédagogiques et théoriques autour du thème de la séance ;
  3. les nouveaux réflexes et bonnes habitudes à adopter au quotidien pour allier équilibre personnel et efficacité

Stress, anxiété, tension… Prenez soin de vous au boulot avec la sophrologie !

Sommaire:

  1. Comprendre la sophrologie
  2. 12 séances pour un renouveau avec soi-même
  3. Exercices express pour progresser en situation
  4. Les bonnes habitudes pour allier équilibre personnel et efficacité au quotidien
  5. Les réponses à vos questions pratiques.

Qui est l’auteur ?

Céline Desmons, diplômée de l’ESSCA, a travaillé pendant une dizaine d’années dans le domaine du marketing et de la communication au sein de grandes marques cosmétiques et textiles (Clarins, Phytomer, Ekyog). Elle dirige Desmons Conseil qui accompagne les entreprises dans la conception et la mise en œuvre de leur stratégie marketing. Egalement diplômée de l’Institut de Sophrologie de Rennes, elle intervient sur la gestion du stress et des émotions dans le monde du travail.

Source: « Etre heureux au boulot avec la sophrologie« , de Céline Desmons, éditions Eyrolles

Communication Non Violente

Oreilles

Le stress et l’anxiété peuvent ralentir grandement la guérison des blessures, selon une étude présentée au Cheltenham Science Festival.
Le chercheur en psychologie de la santé John Weinman de l’Université King’s College London et ses collègues ont mené cette étude avec des volontaires en santé à qui ils infligeaient une petite coupure et dont ils évaluaient les niveaux de stress dans leur vie.
Les blessures des participants les moins anxieux guérissaient deux fois plus vite que celles des plus stressés. Les différences dans les niveaux de l’hormone de stress cortisol reflétaient ces différences dans la vitesse de guérison.

Des résultats semblables émergent d’une analyse de 22 études. Dans une étude précédente, le chercheur avait montré que la guérison de blessures était améliorée par une aide psychologique visant à diminuer le stress émotionnel.

« Mes intérêts de recherche sont centrés sur l’investigation et l’évaluation de comment les patients perçoivent la maladie et le traitement, et comment cela affecte la façon dont ils répondent et se rétablissent de divers problèmes physiques », explique-t-il.

Il souhaite que ces travaux mènent à identifier des interventions qui aident à accélérer le rétablissement et le processus de guérison.

Références: psychomedia.qc.ca, Daily Mail

.


Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

 

Voici une étude célèbre.

psy, inconscient, psychothérapie, traumatisme Elle démontre l’efficacité de l’esprit et des émotions pour changer le cours des tumeurs malignes.

Elle a été conforté par d’autres études américaines depuis.

Ce travail scientifique prouve définitivement que la psychothérapie de type Simonton-Siegel-Cunningham est absolument indispensable pour chaque cancéreux (toujours en complément du traitement médical).

Les résultats ? Ils sont étonnants, jugez-en.

Chez les patients en vie :

  1. Maladie stabilisée : 27 %
  2. Aucun signe de la maladie : 22 %
  3. Tumeur en train de régresser : 19 %
  4. Croissance de la tumeur (rechute) : 32 %

Ce que vous devez retenir : pour 68 % des patients, l’efficacité d’un traitement médical avec une psychothérapie est prouvé.

Et ce n’est pas tout. Les patients vivants ont, en moyenne, vécu deux fois plus longtemps que ceux ayant reçu seulement un traitement médical. Même les patients qui sont décédés ont quand même vécu une fois et demi plus longtemps que ceux du groupe sans psychothérapie. Je précise que tous les patients étaient considérés médicalement condamnés, avec moins d’un an à vivre, au début de l’étude…

Les résultats que j’obtiens, avec un recul de dix ans, sont sensiblement les mêmes.

Attention ! Je parle bien de psychothérapie cognitive et comportementale, développée par Simonton, Siegel et Cunningham. Pas d’une psychanalyse, ou bien le patient la poursuivra au paradis…

 

Et vous, cher lecteur, pensez-vous qu’il y ait suffisamment de psychothérapeutes formés à cette approche dans nos hôpitaux ?

 

NB : pour mettre toutes les chances de votre coté pour guérir grâce à mon aide, cliquez .

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici