Les informaticiens portent des lunettes et des pulls jacquard, les secrétaires sont bien organisées mais trop bavardes, les RH sont empathiques mais utopistes, les consultants sont performants mais condescendants, les dirigeants ne lèvent pas le nez de leurs chiffres…

Que de stéréotypes partagés mais nuisibles à la bonne entente de tous !

Le nouveau livre de Patrick Scharnitzky est important et utile, car il éclaire la cause principale de nombreuses discriminations, et donne les moyens de les éliminer.

Comment fonctionnent-ils ?

Pourquoi sont-ils si répandus ?

A quoi peuvent-ils bien servir ?

Loin de prétendre les éradiquer, cet ouvrage dresse un panorama des stéréotypes de la machine à café au bureau du PDG. Il nous explique pourquoi ils sont « utiles » et socialement ancrés dans les normes de l’entreprise.

En fondant son propos sur des recherches en psychologie sociale et en l’illustrant de nombreux cas concrets, l’auteur donne des clés pour comprendre les stéréotypes et les apprivoiser pour le bien-être de chacun et la performance de tous.

Ecrit dans un style vif, très accessible et non dénué d’humour, ce livre va bien au-delà de son sujet premier.

Ce livre se veut accessible. Chaque question est traitée de façon quasi indépendante des autres et peut se lire de façon isolée.

Les stéréotypes en entrepriseLes exemples sont inspirés de faits réels et certaines personnes risquent de se reconnaître mais toutes les fonctions et les composantes de l’entreprise vont trinquer car si nous sommes toutes et tous potentiellement victimes de stéréotypes, nous sommes également toutes et tous façonnés par ces mêmes stéréotypes…

Sommaire:

  • Les stéréotypes en entreprise, de quoi s’agit-il ?
    • Un stéréotype c’est quoi ?
    • D’où viennent les stéréotypes ?
    • Comment fonctionnent les stéréotypes ?
    • Les stéréotypes sont-ils vrais ?
  • L’impact des stéréotypes sur les relations professionnelles
    • Qui est concerné par les stéréotypes en entreprise ?
    • A quoi les stéréotypes peuvent-ils bien servir ?
    • Dans quelle mesure les stéréotypes nuisent-ils à la performance ?
    • Les stéréotypes ont-ils le pouvoir de changer la réalité ?
  • Comment apprivoiser les stéréotypes dans l’entreprise ?
    • Deux échelles de temps
    • Agir sur l’organisation
    • Agir sur le management
    • Agir sur les personnes

On perçoit bien les connaissances précises de l’Universitaire (des théories et expériences en psychologie sociale sont abordées, avec beaucoup de pédagogie et jamais de façon abstraite) mais aussi et surtout des aspects très opérationnels et pratiques, tirés de la grande expérience de l’auteur, sur le terrain en tant que consultant.

Un livre avec lequel on apprend mais qui se dévore avec plaisir tant il est bien écrit.

Biographie de l’auteur:

Patrick Scharnitzky est docteur en psychologie sociale et a été maître de conférences des universités pendant 13 ans. Il est aujourd’hui professeur affilié à ESCP Europe et consultant diversité dans le cabinet de conseil en ressources humaines «Valeurs et Développement». Conférencier et formateur, il accompagne également les entreprises sur leur politique diversité et mène des recherches appliquées. A ce titre, il pilote la partie quantitative du programme de recherche de l’IMS sur les stéréotypes avec quatre volets depuis 2010 : le handicap, le genre, les origines et les générations. Il a aussi écrit « Les pièges de la discrimination : tous acteurs, tous victimes » aux éditions de l’Archipel et a participé au collectif « Mixité au travail, quand les hommes s’engagent » aux éditions Eyrolles.

Source: « Les stéréotypes en entreprise – Les comprendre pour mieux les apprivoiser« , de Patrick Scharnitzky, éditions Eyrolles

Les femmes et les pauvres se sentent bien plus souvent discriminées.

Qu’il s’agisse de domaines ayant connu ou non des améliorations depuis 2004, cette seconde enquête VICAN conduit à des conclusions semblables : les inégalités sociales, mais aussi le sexe ont un très fort impact sur la vie deux ans après un cancer.

Ainsi, on retrouve-t-on ces différences en ce qui concerne les discriminations.

En 2012, 8,5 % des patients ont déclaré avoir déjà été l’objet « d’attitudes de rejet ou de discrimination liées directement à leur maladie », soit un niveau comparable à celui observé en 2004.

Chez les femmes, cependant, cette proportion est beaucoup plus élevée, puisque 13 % des femmes indiquent avoir déjà subi des discriminations du fait de leur cancer, contre 3,5 % des hommes.

En outre, « la fréquence des discriminations atteint 25 % parmi les personnes qui déclarent que leur ménage connaît des difficultés financières (contre 4 % parmi celles qui se disent « à l’aise ») ».

Sexualité : les médecins abordent peu le sujet… surtout avec les femmes

Enfin, parmi les autres enseignements marquants de cette très vaste enquête, on retiendra que les questions liées à la sexualité et aux projets parentaux après un cancer demeurent encore trop rarement abordées par les équipes soignantes.

Alors que 53 % des patients indiquent que leur cancer a eu un impact négatif sur leur libido (ici la différence entre hommes et femmes est inversée puisque 40 % des hommes ressentent davantage d’insatisfaction contre 24 % des femmes…), le sujet n’a été abordé en consultation qu’avec 60 % des hommes et 40 % des femmes.

Par ailleurs, cette question n’a été évoquée spontanément par les praticiens qu’avec 18 % des hommes … et 4 % des femmes !

Enfin, l’INCA regrette de ne pas constater de progrès en ce qui concerne les actions mises en œuvre en vue de la préservation de la fertilité.

 

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