La dépression est une maladie.

A ce titre, seul un diagnostic est en mesure de l’identifier. Et, comme la dépression s’accompagne généralement de troubles physiques et psychologiques spécifiques, il est impératif de consulter un psychothérapeute et un médecin.

La visite chez ce dernier commence par un entretien avec le patient, parfois même avec un proche. Si nécessaire, le médecin procède ensuite à un examen physique et conseille des examens complémentaires, tels des tests diagnostiques et une évaluation psychosociale.

Le diagnostic est une étape essentielle car, avec l’aide d’un psychothérapeute comportemental et cognitif, il représente déjà un pas vers la guérison.

Important à savoir
Certains troubles et affections masquent, provoquent, accompagnent une dépression ou lui ressemblent :

  • Le trouble bipolaire ou maniaco-dépression
    Comme son nom l’indique, ce trouble se caractérise par une alternance de phases euphoriques et dépressives. Seules leur intensité et leur durée permettent au médecin de diagnostiquer la maladie.
  • Les troubles liés aux dépendances
    Les addictions à l’alcool, aux drogues ou à certains médicaments sont des troubles bio-sociaux marqués par des périodes de rémission et de rechute. Elles sont susceptibles d’entraîner un isolement du patient et des douleurs physiques. Alors que les symptômes sont partiellement similaires à la dépression, la prise en charge du patient est différente.
  • L’affection organique
    Un patient atteint par exemple d’hypothyroïdie ou d’une tumeur cérébrale peut présenter un état de fatigue et d’irritabilité prolongé dû à sa pathologie.
  • Les problèmes émotionnels
    Un décès, une rupture professionnelle ou sentimentale sont autant de facteurs de risques de dépression.
  • Le stress post-traumatique
    Suite à un événement grave (incendie, prise d’otage, …), le patient réagit tel une personne atteinte de dépression. Il souhaite éviter les contacts sociaux et s’isole.
  • La démence
    La démence se définit par la perte des facultés intellectuelles suite au vieillissement. Elle peut parfois mimer des symptômes de dépression.
  • La dépression masquée
    Dans ce type de trouble, les plaintes sont essentiellement physiques.

Le prochain article : « l’entretien face au psy »

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Avant d’arrêter, il est indispensable de connaître votre niveau de dépendance à la nicotine, n’est-ce pas ?

Le test de Fagerström vous permet d’évaluer quantitativement votre addiction. Répondez à ces questions, en toute franchise, et vous aurez votre niveau de dépendance.

1. Dans quel délai après le reveil fumez-vous votre première cigarette ?
  • Moins de 5 minutes
  • 6 à 30 minutes
  • 31 à 60 minutes
  • Après 60 minutes
2. Trouvez-vous difficile de vous abstenir de fumer dans les endroits où c’est interdit ?
  • Oui
  • Non
3. A quelle cigarette de la journée vous sera-t-il le plus difficile à renoncer ?
  • La première, le matin
  • N’importe quelle autre
4. Combien de cigarettes fumez-vous par jour ?
  • 31 ou plus
  • 21 à 30
  • 11 à 20
  • 10 ou moins
5. Fumez-vous à un rythme plus soutenu le matin que l’après-midi ?
  • Oui
  • Non
6. Fumez-vous lorsque vous êtes malade et que vous devez rester au lit presque toute la journée ?
  • Oui
  • Non

Les résultats ! Quels résultats ?

Plus vous choisissez les premières réponses, plus votre dépendance est forte ! Et vous connaissez certainement les problèmes que cela engendre. A moins que vous ne soyez dans le déni.

Bref, il est temps de réfléchir sérieusement à vivre sans tabac… Si vous ne le faites pas pour vous-même, pensez à l’exemple que vous donnez à vos proches.

Sachez enfin qu’il faut moins de cinq séances de psychothérapie, trois en moyenne, pour se débarrasser définitivement du tabac. Sans grossir. Sinon je vous offre les séances suivantes… jusqu’à ce que le tabac ne soit plus qu’un lointain souvenir.

Ce test pour l’alcool ? Pourquoi pas !

Interview d’Henri Gomez, médecin alcoologue à Toulouse

Comment expliquer l’attrait des plus jeunes pour l’alcool ?

« – Il y a une conjonction de facteurs qui passe à la fois par la recherche de la défonce psychothérapeute Frédéric Duval-Levesqueet par la volonté d’intégration au groupe. L’addiction est souvent associée à une polyconsommation de produits. On passe de la bière à l’alcool fort, du tabac au cannabis et très vite, dès l’age de 14 ou 16 ans, avec les problèmes qui vont avec, à savoir l’immaturité et l’instabilité. »

Dans votre pratique quotidienne, l’augmentation de l’addiction chez les jeunes est-elle sensible ?

« – C’est clair. En 20 ans, la moyenne d’âge des personnes faisant une première démarche pour être aidées à baisser de 10 ans. De plus en plus de jeunes font une démarche réelle vers un médecin entre 20 et 25 ans. Ils ne sont pas alcoolo-dépendants au sens habituel du terme, mais ils se rendent compte qu’ils ne savent plus faire avec l’alcool. C’est nouveau. Pas plus tard qu’aujourd’hui, j’ai reçu un jeune de 23 ans qui avait lui-même franchi le pas pour consulter. C’est souvent à cause d’un préjudice social comme la perte du permis de conduire, une rupture affective, voire la perte d’emploi et des difficultés d’argent. »

Comment les parents peuvent-ils déceler ces conduites ?

« – Je constate malheureusement une certaine démission des parents. Ce n’est pourtant, pas très difficile de faire le constat qu’un jeune boit quand il rentre dans un triste état d’une soirée arrosée. Il ne faut pas banaliser une ivresse, ce n’est pas un rite de passage comme on peut parfois le justifier. Il est très important de pouvoir parler à son enfant et éventuellement de saisir un médecin de famille pour au moins en discuter. C’est vrai que les facteurs sociétaux comme les divorces, les familles recomposées peuvent être un frein à cette prise de conscience et à ce dialogue. »

Quelle réponse peut-on apporter à ce type de dérive ?

« – Malheureusement, il n’y a pas actuellement de structures adéquates. Officiellement, les alcoologues n’existent pas, ce sont soit des gastro-entérologues comme moi ou des psys. Les seules centres d’accompagnement qui existent fonctionnent comme des dispensaires où passent des gens très marginalisés. Encore une fois, c’est le dialogue qui est important. Il ne faut pas hésiter à aller voir le médecin de famille ou un psy. »

(Dr Gomez a publié « Le Guide de l’accompagnement des personnes en difficulté avec l’alcool », édition Dunod)

Cher Lecteur, on peut baisser les yeux face à l’ivresse de son enfant, de son conjoint ou bien réagir.

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Si la situation vous échappe, et que vous recherchez un soutien, une porte de sortie, laissez-moi vous aider. Ceci peut aussi intéresser la personne ayant un comportement d’alcoolisation : les solutions durables existent. Cliquez ici pour lire d’autres informations.

 

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