Après les écarts des fêtes, place à l’abstinence ?

Ce concept a été imaginé par une association britannique afin d’encourager les participants à mieux contrôler leur consommation d’alcool.

Et si, après les réveillons, vous mettiez votre corps au repos et arrêtiez l’alcool pendant un mois ?

C’est le défi lancé en 2013 par l’association britannique Alcohol Change UK, qui propose (en anglais) chaque année de participer au « Dry January » (« Janvier au sec »).

La consigne est claire comme de l’eau de roche : pas la moindre goutte d’alcool entre le 1er janvier et le 1er février.

Les enjeux sont réels à moyen terme, affirment les promoteurs de ce défi : six mois après cette abstinence temporaire, 72% des « finishers » (ceux qui parviennent à tenir un mois) avaient une consommation d’alcool jugée plus saine et responsable, selon une étude (en anglais) de l’université du Sussex menée sur 800 participants.

Ces effets bénéfiques auraient convaincu 5 millions de Britanniques de jouer le jeu en 2018, selon des chiffres – difficiles à vérifier – communiqués par l’association Alcohol Change. « C’est une initiative très positive, fédératrice et pas moralisatrice », estime Jean-Michel Delile, président de la fédération Addiction, interrogé par Le Parisien. « C’est adapté aux pays anglo-saxons, où la consommation d’alcool se fait principalement le week-end. La transposition est difficile en France, où la consommation est lissée sur la semaine », estime ce dernier, tout en ajoutant qu’il est possible d’inventer ses propres règles en excluant, par exemple, la consommation d’alcool deux ou trois jours par semaine.

Les experts recommandent aux femmes de ne pas consommer plus de deux unités d’alcool en moyenne par jour, et trois pour les hommes.

Les participants à l’étude de l’université du Sussex, eux, ont consommé de l’alcool en moyenne 3,3 jours par semaine, en août 2018, contre 4,3 auparavant.

Pas encore convaincus ?

Sachez qu’une application (iOS et Android) a été développée pour calculer le nombre de calories et la somme d’argent économisés.

De quoi convaincre un peu plus les réfractaires d’entrer dans la nouvelle année du bon pied et sans tituber.

 

Sources: franceinfo.fr, divers

En matière de consommation d’alcool, je distingue l’usage simple de l’usage nocif – et la dépendance :

  1. Usage simple : consommation n’entraînant pas
    de complications pour la santé, ni de troubles du
    comportement ayant des conséquences nocives pour soi
    ou autrui. C’est un verre par repas,
  2. Usage nocif (ou « abus ») : consommation répétée
    entraînant des dommages physiques ou psychologiques
    pour la personne ou son entourage. On parle d’usage
    nocif lorsqu’on peut par exemple constater : l’incapacité à
    se passer d’alcool pendant plusieurs jours ; des difficultés pour
    effectuer des obligations de la vie quotidienne ;l’aggravation
    de problèmes personnels ou familiaux… Il est plus que temps de
    voir un psychothérapeute formé à l’alcoologie,
  3. Dépendance : la personne ne peut plus se passer
    de boire sous peine de souffrances physiques
    et/ou psychiques.

Le glissement de l’usage simple à l’usage nocif peut se faire de manière invisible. La personne se trouve alors dans une phase intermédiaire, l’usage à risque.

Au cours de cette phase, il n’y a pas encore de dommages apparents, mais une intervention précoce est souhaitable.

Ces questions peuvent être abordées avec un professionnel de santé, qui est là pour en parler avec vous si vous le souhaitez. Ce sera l’occasion de faire le point ensemble sur votre consommation d’alcool et d’envisager avec moi des solutions pour la diminuer.

Et, vous, Cher Lecteur, où en êtes vous, honnêtement, dans votre consommation ?

Table de correspondance des verres d’alcool (en degré d’alcool)
En pratique clinique courante, la consommation d’alcool est évaluée en nombre de verres bus par jour et non pas en gramme d’alcool par jour. En effet, il existe une bonne équivalence entre la quantité d’alcool contenue dans « un verre », quelque soit la boisson consommée.
Le tableau ci-dessous montre par exemple qu’un verre à bière de 25 cl contient autant d’alcool qu’un verre de vin (ballon de 10 cl) ou qu’un apéritif(verre à apéritif). Bien entendu, si le consommateur boit son whisky dans un verre à vin rempli en entier, cette équivalence n’est plus valable.

– 7 cl d’apéritif à 18°
– 2,5 cl de digestif à 45°
– 10 cl de champagne à 12°
– 25 cl de cidre « sec  » à 5°
– 2,5 cl de whisky à 45°
– 2,5 cl de pastis à 45°
– 25 cl de bière à 5°
– 10 cl de vin rouge à 12°