On ne sait pas précisément combien de personnes ont été infectées par le coronavirus. Peut-être bientôt 40% de la population française ? Voire plus ?

En plus des 49 767 personnes qui sont rentrées à leur domicile après avoir été hospitalisées pour cause de Covid-19 entre le 18 et le 30 mars, en France, très nombreuses sont celles restées chez elles. Et qui n’ont pas eu de complications.

Un malade du Covid-19 m’a raconté que les symptômes sont comme les montagnes russes : « On se sent en forme puis ça se dégrade, on pense en avoir fini avec la fièvre, c’est la toux qui prend le relais puis la sensation de souffle court comme en ce moment. »

La question se pose sur les séquelles qui peuvent survenir une fois qu’on est guéri.

« On constate des choses, mais on n’a pas encore le recul pour savoir si c’est la cause ou la conséquence de quelque chose » explique le docteur Thierry Godeau, président de la commission médicale d’établissement à l’hôpital de La Rochelle (Charente-Maritime).

S’il n’y a pas eu encore d’étude scientifique complète sur le sujet, on peut tout de même faire plusieurs observations.

Peu de complications une fois qu’on est guéri

 « Les gens qui ont des symptômes légers ne vont pas avoir de séquelles, même si on ne connaît pas suffisamment le virus pour l’affirmer à 100 % » explique le docteur David Mispelaere, pneumologue à l’hôpital privé de Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), près de Rennes. « Ils ont parfois quelques anomalies sur les scanners (des images périphériques ou micronodulaires), mais qui vont régresser rapidement. »

« On se réfère à ce qu’on connaît sur les autres infections virales comme la grippe H1N1 ou les épisodes de Sars, en 2003 notamment », précise le médecin.

Pas d’inquiétude donc à avoir pour les personnes infectées.

« Chez les 15 % des patients dont les symptômes vont de modérés à sévères, il y aura un temps de récupération, même si le patient n’a pas eu énormément de symptômes », estime David Mispelaere.

Un peu comme pour une grippe ou une pneumopathie, le corps a été affaibli, mais va réussir après plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à se remettre complètement, grâce à la bonne capacité de guérison des poumons.

Les cas de fibrose pulmonaire

Quand ceux-ci sont touchés par le Covid-19, cela provoque une très forte réponse immunitaire de l’organisme.

« En fait, ce n’est pas le virus lui-même qui va endommager le poumon, mais des médiateurs de l’inflammation qui réagissent à l’agression du virus, explique le professeur Yannick Malledant, anesthésiste, réanimateur au CHU de Rennes et ancien chef du service de réanimation chirurgicale. L’oxygène n’arrive plus au niveau cellulaire parce qu’il n’est plus transporté. »

Dans les cas les plus graves, ça provoque un symptôme de détresse respiratoire aiguë.

Une récente vidéo en 3D réalisée par des chercheurs de l’hôpital universitaire George-Washington aux États-Unis montre que les poumons durement infectés gardent des cicatrices et ont subi des dégâts sur le long terme. « Ce qui peut détériorer les capacités d’un patient à respirer dans le futur », affirme le docteur américain qui a participé à cette étude, Keith Mortman.

Conséquence : les patients durement touchés peuvent développer une fibrose pulmonaire qui s’installe par la réaction inflammatoire liée à l’agression virale.

« L’échangeur gazeux est impacté, il perd ses qualités fonctionnelles d’échanges fins et la fibrose fait perdre un certain pourcentage d’activités d’oxygénation », précise le directeur de l’hôpital de Cesson-Sévigné, Yann Béchut.

Complications, infections nosocomiales, dialyses…

« Le fait d’être intubé et ventilé aussi va créer des lésions pulmonaires car l’intubation aura duré longtemps », explique Benoit Gravot, anesthésiste – réanimateur dans le même hôpital de la banlieue de Rennes, citant le risque de devoir passer potentiellement par une trachéotomie.

« Il y a aussi des risques infectieux, des complications bactériennes, des infections nosocomiales », détaille-t-il. Certains patients seront oxygéno-requérant, c’est-à-dire qu’ils auront besoin d’oxygène à court terme pour le plus grand nombre, mais aussi plus longtemps pour ceux qui auront des séquelles de fibrose.

D’autres conséquences de cette période de réanimation sont également possibles.

« On sait que le coronavirus va favoriser les troubles de la coagulation, ajoute Yann Béchut. On peut avoir aussi des insuffisances rénales aiguës, car les reins ont été modérément oxygénés durant la mise en réanimation, entraînant une nécrose tubulaire interstitielle. Le patient va alors récupérer lentement, avec nécessité de dialyse pour certains ».

Autre souci des médecins, ne pas aggraver les autres pathologies, notamment chez les personnes âgées. « On doit cibler au mieux la matrice du traitement pour être le plus efficace et le moins délétère possible », rappelle le directeur de l’hôpital de Cesson-Sévigné.

Certains malades vont avoir du mal à remarcher tout de suite

« Toutes les conséquences de cette pathologie sont mésestimées », regrette l’anesthésiste Benoît Gravot, prenant l’exemple de patients intubés longtemps qui ont eu une fonte musculaire importante.

« Ils ont du mal à se remobiliser après et ont besoin de rééducation. Pour pouvoir remarcher dans ces cas-là, cela nécessite une prise en charge importante en rééducation ».

Des complications potentielles que tous les réanimateurs connaissent.

Refaire ses muscles cela prend du temps avec des régimes alimentaires spécifiques. C’est entre plusieurs semaines et plusieurs mois.

Le syndrome post-traumatique

Et en plus de toutes les séquelles physiques, peuvent s’ajouter celles psychiques.

Depuis une vingtaine d’années, on prend en compte les séquelles neurocognitives pour les patients qui ont effectué un long passage en réanimation où le patient respire durant cette période à l’aide d’une machine et est plongé dans le coma.

L’intubation, les sédatifs et analgésiques peuvent par la suite entraîner un état de stress post-traumatique, comme après avoir assisté à un attentat, avec des crises de panique et/ou ou des troubles du sommeil.

Une thérapie, et/ou un soutien psychologique, permettra d’améliorer la qualité de vie, et de s’en sortir plus vite.

Qu’est-ce que l’Expérience de mort imminente (EMI) ?

C’est est une expression désignant un ensemble de « visions » et de « sensations » consécutives à une mort clinique ou à un coma avancé.

D’autres expressions sont parfois utilisées, comme « expérience aux frontières de la mort », « expérience de mort approchée » (EMA), « expérience de mort-retour », ou l’expression anglaise : « near-death experience » (NDE).

Ces expériences correspondent à la :

  • décorporation
  • vision complète de sa propre existence
  • vision d’un tunnel
  • rencontre avec des entités spirituelles
  • vision d’une lumière
  • un sentiment d’amour infini, de paix et de tranquillité
  • l’impression d’une expérience ineffable et d’union avec des principes divins ou supranormaux.

L'expérience de mort imminente, OOBE, NDE, F.Duval-Levesque psychopraticienCependant, rares sont les EMI qui associent tous ces éléments. L’on observe des différences, selon les personnes concernées.

À la suite de ce type d’expérience, des patients déduisent la possibilité que la conscience survive à la mort.

Ces « histoires de lumière et de tunnel » divisent les scientifiquent : hallucinations pures et simples ou preuves de l’existence d’un au-delà ?

Les neuroscientifiques expliquent généralement, et partiellement, ce phénomène par une altération de la conscience cérébrale dont les mécanismes physiologiques ont largement été étudiés. Une minorité de neuroscientifiques remettent en question le pouvoir explicatif de ces mécanismes et développent des théories rendant possible l’existence de la conscience indépendamment de l’activité cérébrale.

Interrogeons-nous : la conscience peut-elle exister en dehors de son support matériel, le corps ?

L’hypothèse d’une après-vie ou d’une existence après la mort est-elle irrationnelle ?

Ce nouveau livre de Jocelin Morisson, « L’expérience de mort imminente« , nous apprend que l’expérience de mort suit un schéma type : mort clinique, retour à la vie et souvenir d’un état de bien-être et de plénitude sans pareil. Tous les témoignages font état d’une lumière irradiante, d’une sensation d’amour infini et de la rencontre avec d’autres personnes décédées, parfois des proches.

Une enquête avec de nombreux témoignages à l’appui, et des recherches scientifiques les plus abouties dans ce domaine, que vous lirez avec enthousiasme.

Voici un aperçu de la table des matières du livre :

  1. L’expérience de mort imminente
  2. Sommaire
  3. Pourquoi ce livre ?
  4. Qu’est-ce qu’une expérience de mort imminente ?
  5. Ce qu’ils ont vu au seuil de la mort
  6. Les EMI à travers le temps
  7. Quand l’EMI change la vie
  8. L’EMI et la science
  9. Qu’est-ce que la conscience et peut-elle se poursuivre après la mort ?
  10. Bibliographie
  11. Pour aller plus loin…

Jocelin Morisson est journaliste scientifique depuis plus de 20 ans et a collaboré à de nombreuses revues et magazines (Inexploré, Nexus, Le Monde des religions, Nouvelles Clés, La Vie, VSD hors série). Il est également auteur et coauteur de plusieurs ouvrages sur le thème des états modifiés de conscience et de la parapsychologie scientifique, dont Intuition et 6e sens (2013) et La Voyance (2014) aux éditions de La Martinière.

Stéphane Allix est le fondateur de l’INREES (Institut de recherche sur les expériences extraordinaires) et du magazine Inexploré. Il est également l’auteur et l’animateur de la série de documentaires « Enquêtes extraordinaires » sur M6.

 

Source : « L’expérience de mort imminente« , par Jocelin Morisson et Stéphane Allix, éditions de La Martinière

L‘actrice américaine a découvert son diabète à l’âge de 23 ans.

C’est lors de l’enregistrement d’une émission de télévision qu’elle tombe dans le coma et découvre qu’elle est atteinte de diabète de type 2.

Depuis elle surveille son alimentation et fait du sport quotidiennement.

 

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