Les hommes et femmes politiques français(es), ainsi que les médias, ont répété à l’envi que Dominique Strauss-Kahn était « présumé innocent ». Peu ont cru bon de préciser que la femme de chambre était, elle, « présumée victime ». Jusqu’à preuve du contraire, et même si c’est un exercice difficile, on doit les croire tous les deux.

Il n’y a aucune raison de remettre en cause a priori la parole de cette femme: même si son statut social est considéré comme inférieur à celui de l’accusé, sa parole, devant la justice, vaut autant, et il faut se réjouir de ce principe d’égalité. Pourquoi n’est-ce pas le principe qui prévaut dans le traitement médiatique de cette affaire ? Parce que la victime présumée est une immigrée? Parce qu’elle est femme de chambre ? Ou simplement parce qu’il s’agit d’un crime sexuel et sexiste ?

La mise en doute de la parole des victimes de viol ou d’agression sexuelle est monnaie courante, beaucoup plus que pour d’autres types d’agressions. Leur entourage, puis parfois la police, peut les accuser d’affabuler, d’exagérer; au mieux, elles sont soupçonnées d’avoir été imprudentes, peut-être même tentatrices. Et si on finit par les croire, les pressions sont souvent fortes pour étouffer l’affaire.
C’est pour ces raisons que seule 1 victime sur 10 porte plainte, alors que plus de 75 000 femmes sont violées chaque année en France.

Dans cette mesure, comment reprocher aux femmes victimes de violences sexuelles de ne pas avoir parlé ou porté plainte immédiatement –comme on l’a entendu sur certains plateaux de télévision? Lorsque, au surplus, l’agresseur est un homme disposant d’une aura médiatique, d’une position sociale privilégiée, est-il si difficile d’imaginer leur sentiment d’impuissance et d’écrasement ?

Dans ce contexte, il faut saluer le courage de cette femme de chambre, qui maintient sa version malgré les pressions de l’opinion internationale voire les insultes, ainsi que celui de son employeur, qui l’a soutenue dans sa plainte contre un client pourtant rémunérateur…

Le soupçon systématique qui pèse sur les victimes d’agression sexuelle sévit de nouveau. Les commentaires au sujet de l’aspect physique de la femme de chambre plaignante, « peu séduisante » pour certains, « très jolie » pour d’autres, sont hors de propos : cherche-t-on à établir le profil type de la « bonne » victime ? Il n’existe pas, les associations d’aide aux victimes le savent. On voit bien, en revanche, quel est le but de ces remarques: si elle n’est pas séduisante, il n’y a, dit-on, aucune raison de la violer; si elle l’est, elle a donc aguiché; dans les deux cas, sa parole est disqualifiée. Par chance pour elle, l’enquête de voisinage se révèle favorable; ses voisins n’en disent que du bien et sa vie semble « moralement irréprochable », selon les critères retenus.

On comprend que le viol d’une femme désagréable avec les voisins et ayant plusieurs amants ne serait plus vraiment un crime!

LIBERTINAGE

Cette façon de jauger la légitimité de la victime renvoie à la confusion entre ce qui relève de la vie privée et des actes condamnables au regard du code pénal. Pourtant, entre des relations sexuelles et un crime sexuel, la frontière est claire: le consentement entre adultes. Un homme qui plaque une femme au sol et tente de lui arracher ses vêtements contre son gré, c’est une tentative de viol. Un homme qui, après avoir rencontré une femme dans un cadre professionnel, multiplie les messages insistants et grossiers, c’est du harcèlement sexuel. Un homme qui abuse de sa position professionnelle pour forcer une collaboratrice à avoir une liaison, c’est du harcèlement sexuel et un viol.

Un homme qui va, seul ou accompagné, dans des bars échangistes… il s’agit alors de vie privée. Lorsque les journalistes parlent de libertinage pour évoquer l’agression sexuelle dont Dominique Strauss-Kahn est accusé, ils participent de cette confusion et confortent la tolérance de notre société envers les violences sexuelles, au nom d’une pseudo-séduction à la française.

Pour faire reculer ces violences, il est essentiel d’écouter la parole des victimes, même supposées. Si la présomption d’innocence est un principe fondamental, elle ne peut être un alibi à la négation de cette parole. Dominique Strauss-Kahn dispose d’avocats efficaces, de moyens financiers, d’une famille et d’amis prêts à le défendre.

Souhaitons à cette femme migrante, mère seule avec enfant, autant de soutiens à l’heure où sa vie, en plus d’être bouleversée, va être disséquée.

Sources : lemonde, Béatrice Gamba, Agnès Guérin-Battesti, porte-parole de l’association Mix-Cité Paris

Les clowns de l’Association Rire Médecin n’en finissent pas de redonner le sourire à nos petits malades !

Ils veulent d’ailleurs intensifier leur activité au cours des prochaines années, dans le cadre de leur plan de développement « Cap 200 000 sourires ».

Leur objectif : organiser plus de 200 000 interventions sur les quatre prochaines années.

Dessiner, chanter, danser… les célèbres gros nez rouges du Rire médecin investissent les services de pédiatrie pour égayer l’univers hospitalier. Et ne serait-ce qu’un instant, faire oublier la maladie aux enfants. Car il est toujours moins difficile de soigner un enfant heureux… « En offrant aux enfants la possibilité de garder leur spontanéité et de se ressourcer par le jeu, l’humour et le rêve, nos interventions permettent de dédramatiser l’univers hospitalier », explique Caroline Simonds, directrice et fondatrice de l’association.

L’équipe de comédiens vient juste de se renforcer, passant de 70 à 75 clowns. Ainsi dès cette rentrée, l’association interviendra dans trois nouveaux services de l’hôpital Necker Enfants Malades de Paris, et à l’hôpital de la Timone à Marseille. « Mais les besoins sont immenses », souligne l’association. « De nombreux enfants souhaiteraient bénéficier de la venue des clowns, de leur piqûre de fou-rire et de leur sirop de rigolade ». Pour davantage d’informations : http://www.leriremedecin.asso.fr.

Source : Association Rire Médecin

Une analyse conduite par Tasnime Akbaraly et Claudine Berr, au sein de l’unité INSERM U888 dirigée par Karen Ritchie, a montré que les personnes âgées pratiquant régulièrement des activités de loisirs « stimulantes intellectuellement » – s’adonner aux mots croisés, jouer aux cartes, s’impliquer dans une association, pratiquer une activité artistique – présentaient une réduction de 50% du risque de survenue de démence et de maladie d’Alzheimer lors des 4 ans de suivi.

Ces travaux, publiés dans la revue Neurology en date du 15 septembre, incitent donc à promouvoir ces activités de loisirs au sein de la population âgée pour retarder la survenue de démences et de maladie d’Alzheimer. Face au vieillissement de la population, il est essentiel de développer des stratégies de prévention permettant de repousser les pathologies liées à l’âge telles que les démences et la maladie d’Alzheimer. C’est dans ce contexte que les chercheurs ont étudié les relations entre la pratique d’activités de loisirs chez les personnes âgées, la réserve cognitive et la survenue de démences.

C’est à partir des données de l’étude épidémiologique des Trois Cités que ces travaux ont été réalisés. Il s’agit d’une large étude de cohorte regroupant des personnes âgées de 65 ans et plus, conduite pour étudier les relations entre pathologies vasculaires et survenue de démences. Dans cette étude, initiée en 1999 et toujours en cours, les activités de loisirs pratiquées par les participants ont été recueillies pour 6000 sujets dans les villes de Dijon et Montpellier. Le recueil de données comportait, entre autres, des questionnaires relatifs au mode de vie et aux loisirs et un bilan neuropsychologique permettant un repérage des cas de démences.

A partir des activités de loisirs renseignées dans l’étude, quatre catégories d’activités ont pu être distinguées :

– les activités de loisirs stimulantes intellectuellement (s’adonner aux mots croisés, jouer aux cartes, s’impliquer dans la vie associative, se rendre au cinéma/théâtre, pratiquer une activité artistique)
– les activités de loisirs passives (télévision, musique, radio, tricot/couture)
– les activités de loisirs physiques (jardinage, bricolage, marche à pied)
– les activités de loisirs sociales (recevoir ou être reçu par des amis/de la famille)

Lors des 4 ans de suivi, 161 nouveaux cas de démences ont été documentés et validés par un comité d’experts. Les résultats des observations recueillies par les chercheurs mettent en évidence que les participants qui pratiquent au moins deux fois par semaine une activité de loisirs stimulante intellectuellement sont deux fois moins susceptibles de développer une démence ou une maladie d’Alzheimer, comparés aux participants pratiquant ces activités moins d’une fois par semaine. Et ce indépendamment des autres catégories d’activités de loisirs mais aussi du niveau d’éducation, de la catégorie socioprofessionnelle, du sexe et des facteurs liés au mode de vie (tabac, alcool) ou à la santé. En revanche aucune réduction significative du risque de survenue de démence n’a été observée avec les autres catégories d’activités de loisirs (passives, physiques et sociales).

Cette association entre pratique régulière d’activités de loisirs intellectuelles et diminution du risque de démence suggère que la promotion de ce type de loisirs au sein de la population âgée pourrait constituer une intervention pertinente de santé publique.

Sources :

– INSERM : “Leisure activities and the risk of dementia in the elderly” T.N. Akbaraly et al. Neurology, vol 73

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Pas de doute, vous êtes malin !

petit génie, second degré, retrouver le génie d’un bbMais comment pourriez-vous mettre la barre plus haut, en pensant comme un génie ?

Vous verrez, vous serez capable de résoudre les problèmes plus rapidement encore !

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Ne restez pas bloqué sur votre première approche du problème, voyez-le sous différentes perspectives
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Mettez ensemble des informations et des idées de différents horizons pour en sortir de nouvelles approches.
4. Les génies pensent au-delà des oppositions
Prenez en compte les idées contradictoires dans la construction de votre réflexion
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