LaNutrition.fr publie aujourd’hui, en exclusivité, les réactions circonstanciées du Pr Philippe Even (université Paris-Descartes) et du Dr Michel de Lorgeril (CNRS et faculté de médecine de Grenoble).

Concernant l’article de médecins français assurant que l’arrêt des statines (médicaments anticholestérol) par leurs patients entraînerait en un an 4992 accidents cardiovasculaires majeurs dont 1159 décès.

Cet article alarmiste, très largement médiatisé, a suscité un émoi compréhensible chez les patients et leurs médecins !

C’est à ces derniers que les Dr Even et de Lorgeril s’adressent en priorité.

statinesLe Pr Philippe Even explique que cet article est fondé sur une quadruple méprise :

une erreur qui, pérennisée depuis 50 ans, a pris la dimension d’un dogme, le mythe des dangers du cholestérol,

– une illusion, l’efficacité des statines,

– une micro-enquête bâclée et une extrapolation statistique illicite.

Le Dr Michel de Lorgeril, sur la base des essais ayant testé les deux statines les plus prescrites en France, montre dans une Lettre ouverte aux médecins, que l’arrêt de ces traitements n’aura pas de conséquences pour les patients.
Tous deux pointent les multiples conflits d’intérêt qui entachent l’étude.
  • Le Pr Even est l’auteur de « La vérité sur le cholestérol » (Le Cherche-Midi)
  • Le Dr Michel de Lorgeril est l’auteur de « Cholestérol, mensonges et propagande » et « Prévenir l’infarctus » (Thierry Souccar Editions)
  • LaNutition.fr (500 000 visiteurs mensuels), est le premier site indépendant d’information sur l’alimentation et la santé.

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Pilules 3G et 4G: il aura fallu des poursuites et l’alerte des médias pour que les médecins suivent mieux les consignes !

Il aura fallu des poursuites en justice, ainsi que le travail des médias, pour que les médecins français suivent enfin un peu mieux la consigne de ne prescrire les pilules contraceptives de 3e et de 4e générations qu’en deuxième intention (dans les cas où celles de première et de deuxième générations sont contre-indiqués).

La vente de pilules de 3e et de 4e générations a baissé de 25% en janvier, a annoncé lundi l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) alors que celle de 1ère et 2e générations ont augmenté de 16%.

Globalement, une baisse de 3,5% des ventes des pilules de toutes générations est constatée.

Près de 80 plaintes ont été déposées depuis le 14 décembre au tribunal de grande instance de Paris contre quatre laboratoires ainsi que contre l’Agence du médicament.

En janvier, 36 nouveaux cas de thromboses veineuses ou artérielles ont été enregistrés, rapporte l’ANSM. Parmi ceux-ci, 5 concernaient des pilules de 2e génération, 24, des pilules 3e génération et 7, de 4e génération.

Dès 2007, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié un avis et des recommandations concernant les risques des pilules de dernières générations.

Ces dernières ne devaient être prescrites qu’en seconde intention, lorsque les pilules plus anciennes avaient trop d’effets secondaires.

Ces recommandations n’ont pas été suivies autant qu’elles auraient dues.

Ce qui est aussi le cas en ce qui concernent plusieurs classes de médicaments. Des journaux français rapportaient par exemple en février 2013 à quel point les directives sont peu suivies par les médecins en ce qui concerne les médicaments anticholestérol de la classe des statines.

En octobre dernier, l’ANSM a réitéré que les pilules 3G et 4G ne devaient être prescrites qu’en deuxième intention.

Le 30 janvier, elle a annoncé l’interdiction du médicament contre l’acné Diane 35 et de ses génériques, largement prescrits malgré l’avis des recommandations, comme pilule contraceptive.

Références: Psychomédia.qc.ca, Le Nouvel Observateur, Reuters