L’addiction aux opiacés, première cause de mort par overdose en France.

Et oui…

L’abus et la dépendance aux antidouleurs constituent l’une des pires crises sanitaires de l’histoire récente.

Aux Etats-Unis, elle fait des ravages croissants depuis dix ans.

Elle n’avait jamais fumé, jamais pris la moindre drogue, « j’avais l’alcool un peu facile, quand même ». Pourtant, après six ans de hauts et de bas, d’arrêts et de rechutes, Lucie est formelle (le prénom a été changé) : « Je suis addict et je ne peux plus m’en sortir seule. »

Pour cette femme de 34 ans, la rencontre avec les médicaments opiacés a eu lieu il y a six ans, après une opération des yeux. « J’avais mal, l’ophtalmo m’a prescrit du Dafalgan codéiné, se souvient-elle. Tout de suite, j’ai accroché. La diminution de la douleur mais aussi un apaisement corporel, un bien-être. Mais j’ai arrêté à la fin du traitement. C’est quelques mois plus tard, lors d’une crise de névralgie que j’ai recommencé. »

Cette fois, l’ingénieure médicale ne se ­contente pas des prescriptions. « C’est devenu une béquille. Si j’avais mal quelque part, ou un coup de mou, ça me faisait du bien. D’abord de façon épisodique, puis régulière, puis tous les jours. En quelques mois, je suis devenue accro. Sans produit, j’étais en manque : des bouffées de chaleur, des douleurs musculaires, des pics de tension… Je ne supportais pas d’être comme une droguée, j’ai décidé d’arrêter. »

Peu à peu, elle diminue les doses et finit par se ­sevrer du produit.

Mais lors d’un nouvel épisode de névralgie, elle consulte un ami rhumatologue. « Il m’a proposé du Tramadol. Je lui ai dit que j’avais été accro à la codéïne mais il m’a rassurée : ça n’a rien à voir. Et j’ai replongé. En pire. Le produit est beaucoup plus puissant. J’ai essayé plusieurs fois d’arrêter mais les crises de manque sont beaucoup plus violentes. J’en prends tous les jours, je prévois mes boîtes quand je pars en voyage. Le produit me fait de moins en moins d’effet. J’enprends de plus en plus. Je suis à la dose maximum quotidienne, sauf que cela fait deux ans, alors que l’on ne devrait pas dépasser quelques jours… »

 

Source: lemonde.fr

Auparavant, lorsqu’on évoquait une addiction, l’image qui apparaissait automatiquement à l’esprit était celle d’un alcoolique accoudé interminablement au bar ou celle d’un drogué en quête de sa dose quotidienne de stupéfiants.

Désormais, le profil-type de l’addict s’est largement étendu.

En effet, quoi de commun entre Pierre qui passe chaque jour plus de huit heures à surfer 
sur le Web et Nadège qui ne peut entrer dans un magasin sans acheter un produit qu’elle n’utilisera sans doute jamais ?

On pourrait penser qu’ils sont simplement dans l’excès, sans plus. En fait, ils ont des « pratiques addictives ».

Quels symptômes ?

L’addiction se définit comme la répétition d’actes susceptibles de provoquer du plaisir et de soulager un malaise intérieur.

Elle est marquée par la dépendance et la recherche d’un produit, d’un objet matériel ou d’une situation donnés, et se caractérise par sa persistance en dépit des conséquences négatives qui peuvent en découler.

 

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L’addict au sexe développe progressivement une relation ambigüe avec le sexe, qui est source de souffrance.

Au centre de l’addiction sexuelle se trouve un système de croyance particulier (échelle interne qui nous permet d’interpréter la réalité à travers notre système de valeur, de présupposés, de convictions, d’avis, de jugements). Le système de croyance est ce qui permet de prendre des décisions, de résoudre des problèmes, d’établir des priorités, d’interpréter les actions d’autrui, de donner du sens à ce que nous vivons.

Il n’est donc pas étonnant que le comportement de l’addict au sexe semble aberrant pour celui qui a un système de croyance différent. Il est cependant parfaitement logique en soi. L’enjeu d’une psychothérapie à mon cabinet est d’ailleurs double :

  • faire prendre conscience à l’addict des points faibles de son système de croyance
  • lui donner des stratégies pour lui permettre d’en éviter les pièges.

Le système de croyance de l’addict sexuel s’appuie souvent sur un déni de l’addiction. Vous, peut-être ?

L’addict peut rationnaliser son comportement de telle façon qu’il se convainc de maitriser la situation (« ce que l’autre ne sait pas ne le blesse pas », « je suis plus détendu pour les autres après », « je ne serais pas comme ça si ma/mon partenaire était plus réceptive/réceptif », « ça ne fait de mal à personne », « c’est ma nature », etc…).

Pris « la main dans le sac », l’addict peut apparaître vraiment sincère dans son intention de changer (il l’est), mais ces intentions se heurtent à la réalité de son addiction, s’il ne commence pas une psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC).

L’addict est très critique vis-à-vis de son entourage qu’il juge indirectement responsable de son comportement. Il peut d’ailleurs l’en blâmer et flirter avec la paranoïa. Il n’envisage pas facilement sa responsabilité. Tout ceci explique que l’addict se replie dans un monde bien à lui et peu accessible aux autres.

L’addict entre dans le cycle de l’addiction en 4 phases :

  • obsession. Les pensées de l’addict sexuel sont focalisées sur la satisfaction de ses « besoins » sexuels. Il consacre la plus grande partie de son temps à la préparation et à la réalisation d’activités sexuelles. Ses relations professionnelles et sociales sont imprégnées de sexualité et même des comportements non équivoques de proches sont réinterprétés comme empreint d’érotisme
  • ritualisation. L’addict sexuel développe des comportements routiniers sous la forme d’actes ritualisés conduisant au comportement sexuel. Les rituels renforcent et entretiennent l’excitation
  • comportement sexuel compulsif. C’est la répétition incontrôlable du comportement sexuel addictif
  • désespoir. Il se traduit par un sentiment d’impuissance par rapport à son comportement addictif.

Paradoxalement, c’est souvent en s’engageant à nouveau dans un cycle addictif que l’addict sexuel atténue la souffrance liée à la quatrième phase. L’addiction est donc auto-entretenue.

De plus, le fait que l’addict prenne parfois de solides résolutions, lorsqu’il se trouve en phase 4, pour ne plus céder à son cycle addictif, le conforte dans son sentiment d’impuissance en cas de rechute. S’élabore alors la conviction (fausse, je le précise bien) d’être une personne faible et indigne de confiance qui entretient la honte et le repli sur soi.

L’addiction (que cela soit avec le sexe, la nourriture, le jeu, l’alcool etc…) est une maladie.

Elle se soigne.

Elle se guérit.

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A chacun son addiction!

Il y a les addictions célèbres et leurs illustres victimes : DSK et le sexe, Delarue et la drogue etc…

Et puis, il y a celles moins connues, plus récentes, souvent apparues avec les nouvelles technologies.

Par exemple les accros à la télé ou aux jeux vidéo.

Depuis quelques années, une nouvelle addiction à vue le jour. Il s’agit des « series addict ».

Impossible de chiffrer le nombre exact des membres de cette communauté du web.

On sait par exemple, grâce à un article du journal le Monde, qu’un site comme « Torrents.ru,- spécialisé dans les fichiers torrents, qui permettent de télécharger illégalement sur la toile- compte 3.5 millions d’utilisateurs ».

Autre site, autre indicateur, Azureus Vuze. Ce site, connu pour son logo –une grenouille bleue toxique- compte lui environ 1 million d’utilisateurs selon Wikipédia.

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L’addict sexuel (homme à 80% ou femme à 20%) peut expérimenter de nombreux comportements sexuels différents pour maintenir son niveau d’excitation.

On distingue 12 grandes catégories :

  1. – addiction aux fantasmes sexuels. L’addiction est centrée sur la création de scénarios élaborés. L’addict imagine les moindres détails de l’acte sexuel et de ce qui précède, sans d’ailleurs forcément tenter de passer à l’acte. Ces fantasmes envahissent la vie de l’addict au point de lui faire perdre toute envie de connexion émotionnelle et donc physique avec sa/son partenaire,
  2. addiction à la conquête sexuelle. Ce qui intéresse l’addict, c’est la première phase de la relation sexuelle. Celle qui nécessite de séduire, de vaincre les réticences éventuelles de l’autre pour le posséder sexuellement,
  3. addiction au sexe inconnu. L’addict est excité par une relation sexuelle brève, immédiate avec un(e) inconnu(e) sans se préoccuper des risques,
  4. addiction au sexe tarifé. L’addict recherche une relation sexuelle dans laquelle il contrôle tout (choix du/des/de la partenaire, choix des pratiques sexuelles) par l’argent,
  5. addiction au sexe monnayé. L’addict s’excite en vendant sa participation sexuelle à  des photos ou vidéos pornographiques, en se prostituant, en échangeant ses faveurs sexuelles contre des cadeaux ou de la drogue,
  6. addiction au sexe voyeuriste. L’addict est excité par le pouvoir de surprendre d’autres personnes nues ou engagées dans des actes sexuels. Le risque d’être découvert participe à l’excitation,
  7. addiction au sexe exhibitionniste. L’addict est excité en s’exposant nu au regard d’autrui. Choquer et surprendre contribuent à accroitre l’excitation,
  8. addiction au sexe intrusif. L’addict cherche à imposer le sexe – réellement ou en paroles – à d’autres personnes en situation vulnérable. Il peut s’agir de commentaires sexuels appuyés à des moments inappropriés ou d’attouchements déguisés. L’addict utilise aisément une position de pouvoir pour parvenir à ses fins,
  9. addiction à l’échange sexuel violent. L’addict puise son excitation et son plaisir dans la douleur, infligée ou reçue. Les liens, baillons, menottes, fouets, pinces et autres objets sont souvent utilisés pour accroître la peur et l’excitation.

L’addict peut se mettre lui-même en situation dangereuse pour satisfaire ses pulsions (sadomasochisme):

  1. addiction au sexe désincarné. Le noyau d’excitation de l’addict n’est pas une personne entière mais un objet sexuel (une partie du corps, un sextoy, un animal, etc.). L’impression de pouvoir vient du contrôle du déroulement de la sexualité,
  2. addiction à la pédophilie. L’addict est excité par la sexualité impliquant des enfants. Qu’il s’agisse de visionner du matériel pornographique pédophile, de parler de sexualité à des enfants, de les soumettre à du matériel érotique ou pornographique ou de les exploiter sexuellement,
  3. addiction au cybersexe. L’addict utilise les ressources d’Internet pour visionner du matériel pornographique, échanger sexuellement (avec ou sans passage à l’acte) avec d’autres personnes ou s’inventer une identité sexuelle. La sensation d’anonymat, de sécurité, d’impunité facilite l’excitation et le comportement compulsif envahissant.

Dans tous les cas, cette pathologie est une maladie, celle de l’addiction.

Elle doit être soignée, sous peine de dérives graves.

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