vie


Votre Vie change le moment où…

Vous prenez

une nouvelle Décision !

  • augmenter votre confiance, votre estime de vous-même ?
  • mieux gérer vos émotions, vous détendre ?
  • vous endormir facilement ?
  • mieux gérer votre stress et votre anxiété ?
  • mieux vous connaitre ?
  • prendre un nouveau départ et revivre ?

Vous avez raison. Je peux vous aider.

Partons ensemble

à la rencontre de votre inconscient bienveillant.

Afin de vous offrir une vie plus sereine et gratifiante !

 

 

7. Au besoin, demandez l’aide d’un professionnel

Les personnes les plus touchées par l’anxiété et les troubles connexes peuvent être particulièrement éprouvées par cette période d’épidémie.

Par conséquent, elles peuvent ressentir des symptômes qui interfèrent avec leurs relations sociales, leur capacité de travail, ou leur capacité à prendre soin d’elles et des autres.

Si vous vous sentez concerné, recherchez une aide efficace auprès de votre médecin ou d’un psy, hypnothérapeute, psychopraticien.

C’est prouvé : l’hypnose et la thérapie cognitivo-comportementale peuvent aider à traiter efficacement les problèmes d’anxiété.

Bien qu’il est normal que vous vous sentiez impuissant pendant cette période stressante, ces sept articles peuvent vous aider à éviter d’être submergés par l’anxiété,

et à mieux traverser l’épidémie,

en vous rappelant vos priorités personnelles et professionnelles.

 

5. Prenez – encore plus – soin de vous

En ces temps difficiles, il est important de se rappeler les méthodes éprouvées de prévention et de réduction de l’anxiété.

Dormez suffisamment, faites régulièrement de l’exercice, faites le plein de vitamine D, mangez beaucoup moins de sucre, pratiquez la pleine conscience et la respiration de cohérence cardiaque ou Wim Hof, passez du temps dans la nature, voyez vos proches et utilisez des techniques de relaxation et d’auto-hypnose lorsque vous êtes stressé.

Le fait de privilégier ces comportements pendant la crise que nous traversons peut contribuer grandement à améliorer votre bien-être psychologique et à renforcer encore plus votre système immunitaire.

Une façon de s’adapter et de sortir du confinement peut être d’essayer de relever ce qui a pu être bénéfique.

Le déconfinement actuel  est une période d’ajustement :

– On peut faire une balance : ce qui était bien, ce qui ne l’était pas, et pourquoi ?

– Qu’est-ce qui est apparu de bon pour moi ? Dans mon rôle d’éducateur pour mes enfants ?

– Etc…

Comme on est souvent pris dans un rythme extrêmement intense, je trouve qu’il y a une désinchronisation avec notre vie intérieure. Et là, avec la disparition momentanée de la vie extérieure, on s’est retrouvé face à notre vie intérieure.

Pour certains, cela a été extrêmement difficile. D’autres se sont découverts.

Ça a permis un recentrage sur soi et sur ce qu’il en est vraiment. De manière confortable ou non.

Ou une autre piste serait un changement de regard sur l’hôpital. Il y a un vrai traumatisme, une crainte de venir. L’hôpital n’est pas un lieu d’infection, mais un lieu de soins et de guérison.

J’espère que notre capacité de résilience ne va pas nous faire oublier très vite cette période sans en garder les vrais, bons et utiles apprentissages. Par exemple pour réfléchir sur des chantiers qui peinaient à avancer, des remises en question…

Aussi, cette période peut être propice à faire des projets (commencer un sport, adhérer à une asso…). Pas trop ambitieux car ils pourraient ne jamais être faits, mais satisfaisants tout de même.

Il faudrait que le meilleur surgisse de cette histoire-là pour que ça ne soit pas un gâchis total.

Et c’est possible, retroussons nos manches !

 

Retrouver les autres avec leurs différences…

Se déconfiner, c’est aussi redécouvrir les autres, dans un contexte un peu différent.

Comme on était à l’intérieur d’une bulle, on n’avait plus besoin de tous les codes de paraître pour se comporter, des codes d’être et de savoir-être. Il va falloir retrouver toutes ces interactions sociales.

Cette réadaptation va se faire petit à petit.

Qui plus est, « l’autre » peut incarner le risque de la maladie et du virus. Pour certains, la peur va mettre un peu plus de temps à passer. Rappelons-nous que les soignants étaient inquiets avant de croiser leur premier malade, puis de s’habituer.

Très vite, on va s’adapter à un mode de contact avec l’autre qui va être différent. En trouvant normal d’utiliser des outils comme les masques, alors qu’on rigolait avant quand on voyait des touristes en porter…

Ils vont entrer dans notre normalité et on ne va plus se poser des questions métaphysiques.

De manière générale, les questions qu’on se pose aujourd’hui sur le déconfinement, je pense qu’on ne se les posera plus une fois que l’on sera dedans. Reste que tout le monde n’a pas vécu de la même façon cette période inédite.

Il n’y aura pas de comportement uniforme.

On aura tous les troubles psychiques possibles, tous les bénéfices secondaires également et toutes les différences possibles d’adaptation face à un stress qui est de ressortir, de vivre l’autre avec son vécu du confinement – positif ou négatif – avec la crainte pour soi et la crainte pour l’autre.

Des conseils pour prendre soin de sa santé mentale durant le confinement

L’éloignement et la solitude peuvent être des facteurs difficiles à gérer lorsque l’on est confiné seul. Mais il existe des astuces permettant de prendre soin de sa santé mentale.

Voici mes 3 astuces spéciales confinement

Prendre conscience de soi et de ses soucis permet de garder une attitude positive.

-> Essayez d’écrire ce qui vous tracasse et vous stresse durant la journée. Quand vient le soir, il faut repasser en revue ce que l’on a noté, et voir ce qui nous pose encore problème. Pour chaque inquiétude, voir si l’on peut la résoudre. Sinon, programmer sa résolution pour plus tard. Demain est un autre jour.

Les méthodes sont infinies, et la clé réside dans l’instant présent : apprenez à contrôler vos pensées et particulièrement votre habitude à vous inquiéter sans cesse. Imaginer le pire scénario vous mène à la peur, au stress et au désespoir.

Une approche similaire, en décidant de focaliser vos pensées sur les éléments positifs. Elle suggère de prendre soin de vous physiquement et émotionnellement et de faire face à vos problèmes, sans céder à la panique.

-> Un esprit sain dans un corps sain

«Pour être en forme, diminuez fortement votre consommation de glucides (biscuits, féculents), augmentez votre consommation de protéines et de lipides»

Ce slogan familier prend actuellement tout son sens. La santé physique va de pair avec la santé mentale, et plus que jamais manger sainement vous aidera à vous sentir bien. Et la pratique régulière du sport, si vous avez envie, permet également à de nombreuses personnes confinées de s’évader un peu.

Elaborez votre propre routine sportive spéciale confinement. Yoga, fitness ou running, diversifiez-là.

Pour certains, le sport est plus agréable en groupe. Faites, tous les dimanches une session virtuelle de course à pied familiale, et pleine de bonne humeur ! Durant la semaine de Pâques portez des oreilles de lapin. Ayez un thème amusant chaque dimanche.

-> «Notre valeur ne dépend pas de notre productivité»

De nombreuses personnes ont commencé ce confinement avec pour idée d’accomplir une liste de tâches jamais réalisées d’ordinaire, par manque de temps.

Certaines ont tenu parole, mais ça n’est pas le cas de tout le monde.

Et ça n’est pas grave.

Votre valeur ne dépend pas de votre productivité. Tenter de passer le temps en s’occupant au maximum ne contribue pas nécessairement à votre santé mentale, car cela vous met une pression inutile.

Il ne s’agit pas d’encourager la procrastination, mais d’écouter votre corps.

Tous les organismes sont différents, et exhorter à la productivité produit des effets pervers.

Enfin, je rappelle qu’en ces temps particuliers, il faut accepter ses émotions plutôt que de lutter contre elles :

«Ce n’est pas grave de pleurer.

C’est normal de se sentir triste ou frustré.

On est juste des humains.

On a des émotions».

Coronavirus-Covid 19:
ouverture du cabinet et/ou séances à distance

(Skype, WhatsApp)

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-> GRATUIT pour les soignants (anxiété, peurs, stress, fatigue, conflits de valeurs, besoin de parler etc) impliqués directement contre le coronavirus : séance à distance avec Skype ou WhatsApp

-> Clientèle (psychothérapie, coaching en cours et nouveaux) : séances à distance avec Skype ou WhatsApp et paiement Paypal, Lydia ou virement, aux horaires habituels

(pour les détails pratiques : https://duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr/seances-a-distance-vos-questions-et-mes-reponses/)

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Confiance, courage, générosité
et espoir pour vous et vos proches 🙂

Cliquez sur le lien ci-dessous:

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Pourrait-on, en France,

s’inspirer de ce qui a fonctionné

dans d’autres pays ?

 

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N’oubliez pas :

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L‘épidémie de coronavirus justifie-t-elle d’attenter à nos libertés?

C’était le 4 mars dernier.

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement était l’invitée du «Grand entretien» de France Inter.

Emmanuel Macron n’avait pas encore qualifié d’«inexorable» la progression du phénomène épidémique.

Interrogée sur la politique de l’exécutif confrontée à l’épidémie de nouveau coronavirus, la porte-parole eut ce mot: «[Lorsque nous serons] au stade 3, les métros continueront à circuler jusqu’à nouvel ordre, les transports en commun continueront à circuler jusqu’à nouvel ordre… la vie du pays ne s’arrêtera pas à cause du coronavirus.»

Les auditeurs et auditrices citoyennes se seront peut-être interrogées sur ce «nouvel ordre».

– Qui le donnerait ?

– Pourquoi ?

– Et quand ?

Moins d’une semaine plus tard, les transports en commun continuent à circuler mais les questions quant à «la vie du pays» se sont multipliées.

Le 8 mars, au terme d’un nouveau Conseil de défense tenu au palais de l’Élysée, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, a prévenu: «Les semaines à venir vont être difficiles.»

Sans décider de passer au stade 3 de la lutte contre l’épidémie, le gouvernement a choisi d’interdire sur tout le territoire national les rassemblements non plus de 5.000, mais de plus de 1.000 personnes. Les préfets devront toutefois constituer des listes de rassemblements «utiles à l’intérêt de la nation, comme les manifestations, les concours, les transports en commun», qui seront exemptés d’interdiction.

«Le stade 3 ou stade épidémique correspond à une circulation active du virus, peut-on lire sur le site du gouvernement. La stratégie repose alors sur l’atténuation des effets de l’épidémie. L’organisation prévoit la mobilisation complète du système sanitaire hospitalier et de ville, ainsi que les établissements médico-sociaux pour protéger les populations fragiles, assurer la prise en charge des patients sans gravité en ville, et des patients avec signes de gravité en établissement de soins. Les activités collectives sont fortement impactées.»

L’évolution rapide de la situation épidémiologique conduit aussi, dans le même temps, à l’émergence de nouvelles questions éthiques et déontologiques.

Le 8 mars sur BFMTV, le Pr Gilles Pialloux, chef du service d’infectiologie de l’hôpital Tenon (Paris) a exposé les interrogations relatives au respect du secret professionnel et aux libertés individuelles.

Faut-il par exemple, au nom de l’efficacité de la lutte contre l’épidémie, révéler les identités des personnes infectées et de celles dites à risque?

Ces mêmes questions, et de multiples autres, sont désormais soulevées en Italie où le gouvernement vient de décider, par décret, la mise en place dans le nord du pays d’un confinement géant concernant plus de quinze millions de personnes.

Comment, pour résumer,

concilier la santé publique

et le respect des libertés individuelles ?

Ces dernières sont-elles compatibles avec l’émergence d’un possible fléau épidémique ?

Subordonner les libertés individuelles à d’autres valeurs ?

On trouvera, en France, les réponses à ces questions dans le prochain avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE).

La Croix révélait le 2 mars qu’Olivier Véran avait demandé à cette institution de rendre rapidement un avis sur les «mesures de santé publique contraignantes» pouvant être prises dans le cadre de le lutte contre l’épidémie. Le CCNE va rendre son avis «rapidement» après avoir constitué un groupe de travail ad hoc pour cette «mission flash».

Cet avis devra «éclairer le lien entre impératifs de santé publique et respect des droits humains fondamentaux», selon le CCNE. Et La Croix de voir, dans cette saisine, «un signe supplémentaire que le gouvernement envisage activement le passage à la troisième phase de l’épidémie de coronavirus, correspondant au seuil d’alerte sanitaire maximale».

À dire vrai, le gouvernement aurait pu faire l’économie de cette démarche. Le CCNE avait déjà longuement travaillé cette question.

C’était il y a une décennie, lors de la pandémie grippale due au virus A (H1N1) qui suscitait alors des frayeurs collectives équivalentes à celle que nous observons aujourd’hui –à cette nuance près que l’agent pathogène était un virus grippal contre lequel un vaccin protecteur pouvait être utilisé.

Le document du CCNE («Questions éthiques soulevées par une possible pandémie grippale», avis n°106, 5 février 2009) traite de l’ensemble des questions relatives aux rapports entre le respect des droits individuels et les impératifs de sécurité sanitaire dès lors qu’une pandémie due à un agent pathogène contagieux menace de larges fractions de la population.

Précision: cette analyse concerne des sociétés démocratiques, les régimes autoritaires s’embarrassant généralement assez peu de la dimension éthique des mesures qu’ils décident de prendre –comme en témoigne depuis peu l’exemple de la Chine confrontée au nouveau coronavirus.

En vingt-et-une pages, l’avis de 2009 résume parfaitement les éléments du sujet et les dilemmes auxquels sont confronté·es aujourd’hui les responsables de l’exécutif.

Le virus aviaire A (H5N1) touchait alors de nombreux pays d’Asie et laissait très sérieusement redouter la survenue d’une pandémie grippale chez l’être humain – au point d’inquiéter le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) et la Délégation interministérielle à la lutte contre la grippe aviaire (DILGA).

D’emblée, quelques questions parurent essentielles aux yeux du Comité.

À commencer par celle de savoir s’il faut subordonner les libertés individuelles à d’autres valeurs «plus ajustées à l’efficacité de la stratégie de lutte contre ce fléau sanitaire».

Ou encore: jusqu’où une limitation aux allées et venues des personnes peut-elle être imposée?

Ces questions ne furent pas posées, du moins sous cette forme, lors des trois périodes pandémiques grippales du XXe siècle (en 1918, en 1957 et en 1968).

Elles émergent aujourd’hui et conduisent, comme le fait le CCNE, à évoquer, dans un État de droit, la formule de Montesquieu dans L’Esprit des lois: «Il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté, comme l’on cache les statues des dieux.»

En pratique, deux situations peuvent justifier une mise entre parenthèses de l’application du droit législatif:

  • l’état de siège et l’état d’urgence
  • les «circonstances exceptionnelles».

«La théorie des circonstances exceptionnelles […] repose sur la constatation que, parfois, du fait des circonstances, l’Administration est dans l’impossibilité d’agir conformément aux principes ordinaires de la légalité. Dès lors, pour assurer les besoins de la défense nationale, du rétablissement de l’ordre, et de la continuité des services publics essentiels à la vie nationale ou locale, l’autorité publique peut prendre, à titre provisoire, les mesures imposées par les circonstances, sans respecter ni les procédures habituelles, ni la législation en vigueur

Protéger prioritairement certaines catégories de personnes

Aux yeux des sages du CCNE, il ne fait aucun doute que dans le cas d’une pandémie grave et intervenant brutalement, le gouvernement pourrait prendre, soit sur le fondement d’un décret proclamant l’état d’urgence, soit sur la base de la théorie des circonstances exceptionnelles, des mesures telles que la réquisition ou le confinement de certaines catégories de citoyen·nes, ou des restrictions à la circulation.

D’ailleurs, tout est en place dans le code de la santé publique.

Comme on l’observe en France depuis plusieurs semaines, un plan de prévention et de lutte envisage des mesures destinées à limiter les déplacements, les rassemblements de personnes ou le fonctionnement de la vie scolaire, culturelle ou économique afin de prévenir la contagion.

Le CCNE ne cache pas ici une forme d’embarras.

Il est «bien conscient que ces restrictions aux libertés fondamentales pourraient s’avérer nécessaires».

Mais dans le même temps, «il attire l’attention sur le danger qu’il y aurait à les étendre au-delà de ce qui est nécessaire à la lutte contre la pandémie».

Il s’inquiète aussi «d’une conception maximaliste du principe de précaution», ou des tentations «d’affichage démagogique».

Il rappelle, enfin, «que tous les droits et libertés qui n’auront pas été spécifiquement écartés devront continuer à être appliqués». Le code de la santé publique dispose d’ailleurs «que l’état d’urgence sanitaire ne dispense pas du respect de la vie privée des personnes et de la confidentialité des informations relatives à leur santé».

Le CCNE rappelait aussi qu’une pandémie peut susciter des réactions de stigmatisation qu’il faut anticiper. On le voit aujourd’hui avec le nouveau coronavirus qui a émergé en Chine.

«Éviter de telles réactions doit être l’un des objectifs de la communication des pouvoirs publics, écrivaient les auteurs et autrices de l’avis en 2009. Pour empêcher qu’une peur collective, alors inévitable mais compréhensible, ne dégénère en phénomènes de panique irrépressible, les grands médias doivent prendre toute la mesure de leur potentiel d’influence sur les comportements individuels et collectifs. Le poids considérable de leur implication dans l’amplification des réactions émotionnelles collectives, et des effets corrélatifs de stigmatisation qui peuvent en résulter, devraient d’ores et déjà inciter à engager un travail de concertation aboutissant à la mise en place d’un comité de réflexion dédié au rôle des médias, en termes d’anticipation et de responsabilité, en cas de pandémie

D’autres questions éthiques, d’une autre nature, pourraient aussi rapidement se poser.

À commencer par les limites à la disponibilité de thérapeutiques, comme les médicaments antiviraux (actuellement en cours d’expérimentation) voire, plus tard, de vaccins préventifs.

– Comment trancher lorsque des biens de santé ne peuvent être mis à la disposition de tous et de toutes du fait de leur insuffisance ?

– Comment, et sur quelles bases, établir des priorités, hiérarchiser?

«Chacun devra être convaincu que c’est sans favoritisme mais uniquement dans le souci de limiter l’extension de la pandémie que la puissance publique agit, souligne le CCNE. En vertu du sens égalitaire de la justice, il s’agit en premier lieu de rappeler que le but est de protéger toute la population, quelle que soit la position de ses membres dans l’échelle sociale et son âge

Pour autant, il existera immanquablement des «priorités opposées».

Ainsi, dans la plupart des plans de lutte, les personnes à haut risque de complications et celles dont l’activité est nécessaire à la prise en charge des malades et à la vie du pays pendant la pandémie sont considérées comme devant être prioritairement protégées.

Mais attention, pour le CCNE, «sélectionner les personnes à protéger en priorité en fonction de leur seule valeur “économique” immédiate ou future, c’est-à-dire de leur “utilité” sociale, n’est pas acceptable. La dignité d’une personne n’est pas tributaire de son utilité, qui est du reste une notion extrêmement difficile à cerner, notamment en la circonstance».

Et de souligner, en 2009, que si son taux d’attaque était comparable à celui des trois pandémies du XXe siècle, et en l’absence de toute mesure de lutte, la prochaine pandémie pourrait être responsable, ne serait-ce qu’à l’échelle nationale, «de dizaines de milliers de décès».

Outre les priorités visant l’ensemble de la population, les plans de lutte contre les pandémies prévoient la protection prioritaire des personnes exerçant des activités jugées essentielles au fonctionnement du pays pendant la pandémie.

Les personnels de santé, plus précisément les personnels soignants, seraient naturellement les premiers à être protégés contre une pathologie contagieuse vis-à-vis de laquelle ils sont plus exposés, du fait de leur profession, que celui de l’ensemble de la population. Cette priorité est, pour le CCNE, d’autant plus légitime que le système de santé doit pouvoir faire face à la crise sanitaire et éviter que sa désorganisation soit source de décès ou de complications graves potentiellement évitables.

En dehors du système de santé, les pouvoirs publics ont également le légitime souci du maintien d’activités essentielles au pays (transports, sécurité, production d’énergie, etc.) et certaines personnes travaillant dans ces secteurs d’activité seraient prioritairement protégées.

Chaque personne doit être consciente de ses responsabilités

Au terme de son analyse, le CCNE formulait des recommandations qui, onze ans plus tard, n’ont perdu ni de leur pertinence, ni de leur actualité.

À commencer par le fait que, quelle que soit l’incertitude sur la date de survenue d’une future pandémie grippale (et en raison même de cette incertitude), la population française devrait être mieux informée de la nature et des conséquences possibles d’une infection due à un nouveau virus.

«Un des objectifs essentiels des pouvoirs publics, avec le soutien des grands moyens d’information, doit être de rassurer, préparer et éviter le plus possible les réactions de panique avec leurs corollaires de violences.

Les préoccupations pragmatiques et stratégiques visant à enrayer au plus vite l’extension de la pandémie ne sont pas incompatibles avec les exigences éthiques.

La connaissance par la population des règles éthiques qui devront être appliquées en cas de crise sanitaire pandémique, conditionne, au contraire, l’efficacité de la stratégie de lutte contre la propagation virale

Le plan de lutte français devrait aussi, selon le CCNE, être parfaitement connu, afin que chaque personne, dans son environnement familial et social, puisse être consciente de ses propres responsabilités dans ce plan.

«Pour être efficace, cette communication devrait être faite par différents canaux et sous différentes formes et être répétée au cours du temps, comme les pouvoirs publics ont su le faire pour d’autres questions de santé publique majeures, comme la préconisation de la limitation à la prescription d’antibiotiques», ajoutait ainsi le Comité.

Et de conclure, il y a onze ans, avec des accents que l’on peut aujourd’hui, au vu de la crise hospitalière, qualifier de prophétiques:

«Les difficultés chroniques de certains maillons de notre système de santé (urgences en particulier) imposent une évaluation approfondie, par des études ad hoc, de l’impact d’une pandémie sur le système de soins hospitaliers.»

 

Source: slate.fr

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a lancé un message d’espoir :

« la plupart » des personnes infectées vont guérir.

Sur les « 80.000 cas rapportés en Chine », berceau de l’épidémie,

« plus de 70 % ont guéri ».

La panique liée au Covid-19 replace la sécurité à la base des priorités humaines.

Pourquoi ?

La pyramide des besoins de Maslow apporte une réponse, et prouve sa pertinence.

En 1943, la très sérieuse revue américaine Psychological Review a publié un article proposant une théorie dont l’auteur, Abraham Maslow, allait devenir mondialement célèbre grâce à une pyramide.

pyramide-des-besoins-maslow-1024x651Aujourd’hui, l’emblématique pyramide de Maslow – ou pyramide des besoins – est tellement connue que lorsque l’on s’amuse à taper «pyramide» dans le moteur de recherche Google, elle arrive dans le trio de tête des suggestions, bien avant Gizeh !

Cependant, la notoriété de l’outil ne vient pas tant de sa propension à expliquer les comportements humains, notamment de consommation, que des critiques qu’il a reçues depuis sa création. Maslow a pourtant élaboré son modèle jusqu’à sa mort, en 1970.

Lorsqu’Abraham Maslow, psychologue américain considéré comme le père de l’approche humaniste aux côtés de Carl Rogers, James Bugental ou encore Rollo May, propose son modèle, il part du principe que les besoins humains s’organisent en cinq catégories.

Là où le bât blesse, c’est lorsque l’auteur soutient que l’être humain ne s’engage à combler un type de besoin que lorsque le précédent a été satisfait.

Théoriquement, personne ne devrait donc créer de relation amoureuse sans avoir d’abord trouvé de quoi se nourrir physiquement, ni appartenir à un groupe social sans s’être d’abord assuré d’être en sécurité. Sauf que dans la réalité, ce séquençage ne fonctionne pas.

Au début des années 1980, le modèle «Foote, Cone et Belding» (FCB) est notamment venu bousculer la théorie de Maslow.

Cette matrice distingue les comportements d’achat intellectuels (réfléchis) des comportements d’achat émotionnels (impulsion), le tout selon un degré d’implication du consommateur lié à son budget, à la durée de vie du produit, à la valeur accordée à l’achat, etc.

Les auteurs soulignent que si le modèle de Maslow était vérifié, nous n’achèterions presque jamais de produits de luxe et les achats d’impulsion seraient inexistants tant que nous n’aurions pas déjeuné, ce qui n’est pas le cas.

Les consommateurs ou consommatrices sautent facilement un repas pour faire les soldes, appeler une personne chère ou acheter un produit non vital mais que le corps réclame en urgence, comme un paquet de cigarettes.

De même, on peut rechercher l’amour pour se sentir en sécurité dans des standards sociaux (niveau 3 puis 2) ou avoir l’ambition de l’accomplissement de soi avant de trouver l’amour, une maison, voire de quoi se nourrir correctement en travaillant des heures d’affilée sans sommeil ni apport calorique raisonnable (le niveau 5 passe alors avant tous les autres).

Malgré la pertinence des besoins qu’elle identifie, le séquençage de la pyramide de Maslow ne fonctionne donc pas.

Sauf que cette conclusion s’insère dans un contexte politiquement et psychologiquement stable.

Dans le contexte instable de ce début d’année 2020, le Covid-19 apparaît comme un point d’inflexion remarquable, qui rebat les cartes de la hiérarchie des besoins.

Remarquable car il concerne la totalité de la population mondiale, sans distinction de niveau social, de goûts de consommation, d’âge ou de genre, mais surtout car il réhabilite la pyramide de Maslow en replaçant la sécurité à la base de la hiérarchie des besoins, au niveau 2, après les besoins physiologiques.

Les besoins d’appartenance, d’estime ou d’accomplissement (niveaux 3, 4 et 5) repassent après, comme l’illustrent les conséquences observables de la propagation du coronavirus.

En Chine, le confinement et la crainte de la contamination ont considérablement réduit toute activité, comme l’illustre notamment la chute drastique du niveau de pollution dans la zone géographique autour de Wuhan.

De même, les acteurs sont contraints de repenser leur activité : les circuits longs se raccourcissent, les marques de luxe, rassurantes en matière de valeur, perdent peu à la Bourse et des marques telles que Veolia (traitement de l’eau), Carrefour (il faut se nourrir) ou encore Engie (l’énergie est un besoin fondamental) tirent leur épingle du jeu.

Ce basculement s’observe également à l’échelle comportementale.

On ne se saluera désormais plus au travers d’une bise ou d’une poignée de main, ce qui risque de s’ancrer dans les coutumes occidentales si le danger sanitaire devait persister.

Désormais, rien d’autre ne compte que de survivre :

  • les denrées alimentaires sont redevenues la priorité (niveau 1 de la pyramide) afin de pouvoir rester en confinement chez soi, en sécurité (niveau 2) et éviter la contamination.

Le besoin d’appartenance conforte sa place au niveau 3 : une fois que la survie et la sécurité sont assurées, on a besoin de prendre des nouvelles de ses proches, notamment s’ils sont en voyage, en zone critique ou, pire, en quarantaine.

Quant à la reconnaissance et à l’accomplissement de soi (niveaux 4 et 5), cela viendra en temps voulu.

Ainsi, de la même manière que l’augmentation du prix de l’or envoie un signal de défiance aux marchés financiers, le fait que le séquençage originel de la pyramide de Maslow fonctionne indique que la planète va mal.

Sa réhabilitation devrait vraiment nous faire réfléchir à nos priorités, évidemment en période de crise ou de conflit, mais surtout lorsque le ciel est bleu…


Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.
Lisez l’article original.

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Confiance, courage, générosité
et espoir pour vous et vos proches 🙂

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