psychopraticien et hypnothérapeute


Les personnes dépendantes font appel à la sexualité pour évacuer leur émotions négatives et/ou répondre à une utilité inconsciente.

Cela peut se traduire par deux formes de passage à l’acte.

  1. Soit le virtuel avec la connexion assidue à des sites de rencontres, des webcams, des réseaux sociaux orientés sur le sexe.
  2. Soit le réel avec la fréquentation compulsive de sex-clubs, de prostituées, d’escort-girls, de backrooms.

Des personnes peuvent très bien ne pas être intéressés par le virtuel, d’autres passer facilement du virtuel au réel.

Cette addiction est très présente chez les 20-40 ans, qui ont été formés à la sexualité via internet, le porno en ligne: ils ne connaissent que cela et se disent incapables de toucher l’autre physiquement.

Ils ont besoin de se réfugier derrière cette protection de l’écran et ont peur de se faire rembarrer dans la vie réelle…

Cette dépendance peut devenir très dangereuse, très vite.

La personne dit savoir que son comportement est dangereux, la fait souffrir, mais c’est pourtant plus fort qu’elle, qu’elle ne peut s’arrêter.

C’est une façon d’évacuer le stress, la recherche d’un moment de solitude, notamment pour les gens occupant des postes à responsabilités, étant totalement investis dans leur métier.

Le jour où l’addiction, parfois cachée depuis des années, est découverte, cela peut être catastrophique. En tombant simplement sur un texto, le conjoint découvre qu’il partage la vie de quelqu’un qu’il ne connaît pas vraiment.

Et très souvent ensuite, c’est soit la psychothérapie pour en guérir, soit la rupture du couple…

Corps-esprit, les liaisons souterraines…

L’influence de notre âme sur notre corps ou psychosomatique intrigue depuis l’Antiquité et continue à susciter de nombreux travaux.

Qui n’a entendu parler des maladies « psychosomatiques », qui traduiraient dans notre corps (le soma) les tourments de notre âme (la psyché) ?

Depuis l’époque antique, de multiples mouvements de pensée et disciplines se sont intéressés à l’influence de notre personnalité ou de nos émotions sur notre organisme.

Je dis souvent : « Quand le psychisme défaille, c’est le corps qui prend la relève. »

C’est particulièrement visible en hypnothérapie, quand le corps somatise.

Cela résume bien l’enjeu de la psychosomatique : observer et comprendre les éventuelles interactions entre corps et esprit.

Les prémices de cette approche datent de l’Antiquité, avec les médecins grecs Hippocrate et Galien qui s’intéressaient – déjà – à l’influence de l’âme ou des émotions sur notre organisme.

Je le considère comme le mal professionnel de notre siècle.

Et pour cause : à l’heure actuelle, les cas de burn-out, ou syndrome d’épuisement lié au travail, ne cessent de se multiplier.

Vous, peut-être ?

Comment redresser la barre et retrouver l’énergie nécessaire ?

 

« Passer d’un regard qui dévisage

à un regard qui envisage »

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Jean Cocteau

Pourquoi les salariés sont tentés de nier leur burn-out ?

Si le burn-out se propage dangereusement, est-ce parce que les individus qui en sont victimes ont-ils tendance à minorer la réalité de leurs troubles ?

Ce phénomène de “déni du burn-out” est courant dans chaque société. Dans la vôtre, peut-être ?

Les victimes ou les futures victimes, des personnes généralement sociables et aidantes, ont tendance à sous-estimer leurs symptômes.

L’étude montre, auprès d’un échantillon de 288 participants, que les individus reconnaissent la dangerosité du burn-out. Mais le burn-out de soi est près de 20% plus attribué à des causes internes et incontrôlables que le burn-out d’autrui.

Bref, les personnes en situation de burn-out se perçoivent indûment et excessivement comme la cause de leurs troubles : le déni du burn-out s’explique dès lors comme une tactique pour éviter d’être perçu comme défaillant

Cette étude a mis en lumière un résultat contre-intuitif : les individus sous-estiment leur niveau de burn-out. Il existe un écart très important entre perception et réalité face au risque de burnout, un décalage majeur entre les causes réelles du burn-out et les causes supposées.

Les victimes s’attribuent à tort la responsabilité de leur mal-être, ce qui ne peut que les conduire à nier leurs troubles et, ainsi, à se mettre encore plus en danger.

Peut-être que les employés ou cadres qui se sentent coupables et isolées comprendront-ils mieux les mécaniques des situations dans lesquelles ils se trouvent, en se faisant iarder par un thérapeute ?

Boris Cyrulnik nous offre son point de vue sur ce mal du siècle.

Il met en évidence l’impact de la violence relationnelle qui pousse les individus vers toujours plus d’isolement et de solitude.

Le psychopraticien est un professionnel de la relation d’aide dans le champ de la psychothérapie, utilisant obligatoirement une ou plusieurs méthode thérapeutiques.

Son accompagnement tend à soulager les souffrances, les angoisses et les crises des individus.

Il s’appuie sur ces méthodes de psychothérapie spécifique (hypnose éricksonienne ou profonde, analyse transactionnelle, pnl, etc.) qu’il a lui-même expérimenté, et sur sa propre psychothérapie effectuée dans la méthode de son choix.

Ces facteurs, conjugués à un travail de supervision obligatoire garantissent le professionnalisme et l’éthique du psychopraticien.

Le psychopraticien intervient dans les champs suivants :

– les problématiques sociales : personnes victimes de racisme, de violence, de harcèlement, soumises à une addiction…
– les problématiques relationnelles : confiance, affirmation et estime de soi, relation à l’autre, conflit…
– les troubles réactionnels à un évènement de vie : épuisement au travail, burn-out, rupture, chômage, divorce, deuil…
– les troubles de l’adaptation : sociaux, familiaux, professionnels…

Il peut répondre à la demande d’un professionnel de santé (psychiatre, médecin généraliste, psychologue), qui lui adresse des patients souffrant de troubles psychopathologiques qui peuvent bénéficier de la ou des approches thérapeutiques qu’il pratique.

Ses connaissances en psychopathologie lui permettent de repérer d’éventuels troubles psychiques, d’adapter son accompagnement et si nécessaire d’orienter à son tour vers des spécialistes de la santé mentale.

Il repère les problématiques qui figent, entravent le mouvement de vie et créent de la souffrance, du dysfonctionnement voire de la maladie.

En appliquant ses outils, le thérapeute va permettre à la personne de remobiliser ses ressources, de les créer éventuellement, et d’aller vers une plus grande autonomie psychique.

Un peu d’histoire… Jusqu’en 2010, nous nous reconnaissions sous le titre de « psychothérapeute ».

L’article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 modifiée relative à la politique de santé publique, dont les modalités ont été définies par le décret du 20 mai 2010 et du 7 mai 2012, a limité l’usage du titre de psychothérapeute aux seuls titulaires d’un diplôme de niveau doctorat de médecine, pouvant justifier d’une formation théorique en psychopathologie clinique de 400 heures et d’un stage pratique d’une durée minimale de 5 mois.

En revanche, en n’exigeant ni supervision, ni thérapie personnelle, ni formation à une méthode spécifique de psychothérapie, ni adhésion à un code de déontologie, cette réglementation a dépouillé le titre de psychothérapeute de critères essentiels aux yeux de bon nombre de professionnels de la psychothérapie, qui ont souhaité maintenir ce niveau d’exigence.

D’où le titre de psychopraticien, qui a été choisi conjointement par les 4 organisations professionnelles historiques représentatives de la profession : la Fédération Française de Psychothérapie et de Psychanalyse (FF2P), le Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie et Psychanalyse (SNPPsy) l’Association Fédérative Française des Organismes de psychothérapie relationnelle et de psychanalyse (AFFOP) et le Groupement Syndical des praticiens de la psychologie-psychothérapie-psychanalyse en exercice libéral (Psy-G).

 

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