étude


Après le « Mois sans Tabac » de novembre, voici tout droit venu du Royaume-Uni le « janvier sans alcool », une initiative très encouragée par les acteurs de la lutte contre l’alcoolisme.

Lancé Outre-Manche en 2013 par l’association Alcohol Concern, le « Dry January », ou « Janvier Sec », consiste à ne pas boire une goutte d’alcool pendant tout le premier mois de l’année.

« Cette initiative avait un écho relativement faible en France les dernières années, mais elle semble prendre un peu plus. Il s’agit de la soutenir et de la promouvoir », observe Jean-Michel Delile, psychiatre et président de Fédération Addiction.

En 2018, 4 millions de Britanniques y ont participé et plus de 100 000 se sont inscrits sur le site de l’opération ou ont téléchargé l’application associée, selon l’association, rebaptisée depuis Alcohol Change UK.

Un succès qui s’explique par l’objectif pragmatique du défi, qui « ne diabolise pas la consommation d’alcool », selon Jean-Michel Delile.

L’aspect ludique et communautaire aide aussi, explique à l’AFP le Pr Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions : « C’est une façon intelligente d’utiliser les réseaux sociaux, avec des groupes de gens qui s’entraident. C’est plus facile que d’arrêter tout seul. »

Pour autant, « ce n’est pas un gadget, c’est une très importante initiative de santé qui a fait la preuve de son efficacité », ajoute le psychiatre et addictologue.

Les effets de ce mois d’abstinence se font en effet ressentir sur la consommation d’alcool le reste de l’année, d’après une enquête auprès de 800 participants au « Dry January » de 2018, réalisée par un psychologue de l’université du Sussex en partenariat avec Alcohol Change UK.

En août, les personnes interrogées déclaraient boire en moyenne 3 jours par semaine, contre environ 4 auparavant, et avoir été ivres 2 fois dans le mois, au lieu d’un peu plus de 3 fois. Le nombre de doses d’alcool consommées a lui aussi décliné.

« Ne pas boire d’alcool pendant 31 jours nous montre que nous n’avons pas besoin d’alcool pour nous amuser, nous détendre et être sociable », analyse Richard Piper, directeur d’Alcohol Change UK.

88 % des participants à l’étude estimaient avoir économisé de l’argent, tandis que 71 % affirmaient mieux dormir. Une majorité jugeait aussi avoir plus d’énergie, avoir perdu du poids ou encore avoir une peau de meilleure qualité.

« L’intérêt, c’est que chacun réfléchisse à sa propre consommation, se pose la question de savoir s’il a un problème avec l’alcool ou pas ? Et si oui, qui consulter ? », analyse le Pr Nicolas Simon, président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA).

Pour que l »initiative prenne en France, où la consommation est moins concentrée sur le week-end qu’au Royaume-Uni, il faudrait toutefois adapter l’opération aux « modes de consommation locaux », juge Jean-Michel Delile.

On pourrait imaginer se passer d’alcool pendant une semaine, ou un ou deux jours par semaine, avance le président de Fédération Addiction. « Nous avons engagé des contacts », affirme Jean-Michel Delile.

« Vu la pusillanimité des pouvoirs publics sur l’alcool, ce n’est pas eux qui prendront l’initiative, il faut que ça soit la société civile », précise toutefois Michel Reynaud. Une opinion partagée par Nicolas Simon qui rappelle le report incessant de la publication de son nouveau plan de lutte contre les addictions, initialement prévu en août, par le gouvernement.

L’abus d’alcool est à l’origine d’un peu moins de 50 000 décès par an en France.

Le but de cette initiative britannique est de ne pas boire une seule goutte d’alcool au mois de janvier.

Avec à la clé pour les participants, des bénéfices immédiats pour la santé.

Ne pas boire du tout d’alcool pendant 31 jours: c’est la première bonne résolution suggérée chaque année depuis 2013 par l’association britannique Alcohol Change UK.

À la manière du Mois sans tabac, cette initiative appelée «Dry January» («Janvier sec») vise à «réinitialiser sa relation avec l’alcool» après les excès des fêtes de fin d’année. Et, selon une étude publiée mercredi 2 janvier par l’université du Sussex (Angleterre), les bénéfices de ce challenge pourraient se faire sentir plusieurs mois durant.

L’étude a porté sur 800 personnes qui ont relevé le défi en janvier 2018.

Première surprise: les participants ne se sont pas contentés de supprimer l’alcool de leur quotidien pendant un mois. Ils ont aussi considérablement diminué leur consommation dans les mois qui ont suivi le défi. Au mois d’août, le nombre de jour hebdomadaire avec alcool n’était plus que de 3, contre 4 en moyenne avant le Dry January.

En parallèle, les participants ont réduit la quantité d’alcool bu à chaque occasion (un verre en moins en moyenne). Enfin, les épisodes d’ivresse sont passés de 3 à 2 par mois.

«Le simple fait de passer un mois sans alcool aide les gens à boire moins sur le long terme», a indiqué dans un communiqué de presse Richard de Visser, qui a coordonné l’étude.

«En août, les gens ont rapporté avoir un jour d’abstinence supplémentaire par semaine».

Et ce n’est pas tout: des bénéfices immédiats pour la santé ont aussi été constatés.

Par exemple, 7 personnes sur 10 ont indiqué mieux dormir et ressentir un gain d’énergie, 3 personnes sur 5 ont perdu du poids et plus de la moitié ont rapporté avoir une meilleure concentration. Le défi est également bon pour le porte-monnaie, puisque 88% des participants ont confié avoir fait des économies.

Si vous n’allez pas au bout du défi, pas d’inquiétude: vous pourrez tout de même récolter les fruits de vos efforts, même modestes. «Il est intéressant de noter que ces changements ont aussi concerné les personnes qui n’ont pas réussi à tenir tout le mois», souligne Richard de Visser. «Cela montre qu’il y a un intérêt à simplement essayer de relever le défi».

Derrière le «Dry January» se cache un autre challenge: faire prendre conscience qu’il est possible de se passer d’alcool et provoquer une reprise de contrôle sur sa consommation.

En France, les autorités sanitaires recommandent de ne pas excéder plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres par jour, mais aussi de ménager des jours sans alcool.

«S’abstenir de boire pendant 31 jours permet de nous rendre compte que nous n’avons pas besoin d’alcool pour s’amuser, se relaxer et rencontrer du monde», indique le Dr Richard Piper, président de l’association Alcohol Change UK. «Cela signifie que pour le reste de l’année, nous serons plus en mesure de prendre des décisions concernant notre consommation et d’éviter de boire plus que nous le voulons.»

Lors de la précédente édition du «Dry January», plus de 3 millions de Britanniques avaient participé au Dry January. En France, il n’existe pas d’équivalent mais l’initiative séduit de plus en plus de personnes.

Vous, peut-être ?

 

Sources: sante.lefigaro.fr, divers

Les repas des fêtes de fin d’année sont des moments de convivialité pendant lesquels on mange et on boit plus que d’ordinaire.

Mais gare !

C’est aussi bien sûr l’occasion de prendre durablement du poids.

Par exemple, dans une étude qui a suivi et pesé régulièrement 195 adultes de septembre à mars, les variations du poids sont parlantes : pendant la période qui précède les fêtes, de fin septembre à mi-novembre, le gain de poids est minime avec 180 grammes en moyenne.

En revanche, on a tendance à prendre du poids pendant les fêtes : ainsi, en février, les participants pesaient en moyenne un demi-kilo de plus (480 grammes) qu’à l’automne.

Repesés à l’automne suivant, ces adultes avaient conservé ce gain de poids.

Les auteurs de l’étude estiment que les kilos pris pendant la période des fêtes contribuent probablement à l’augmentation générale du poids à l’âge adulte (1).

 

(1) Yanovski A. Prospective Study of Holiday Weight Gain. New England Journal of Medicine, 2000;12(342):861-867.

Pourquoi les salariés sont tentés de nier leur burn-out ?

Si le burn-out se propage dangereusement, est-ce parce que les individus qui en sont victimes ont-ils tendance à minorer la réalité de leurs troubles ?

Ce phénomène de “déni du burn-out” est courant dans chaque société. Dans la vôtre, peut-être ?

Les victimes ou les futures victimes, des personnes généralement sociables et aidantes, ont tendance à sous-estimer leurs symptômes.

L’étude montre, auprès d’un échantillon de 288 participants, que les individus reconnaissent la dangerosité du burn-out. Mais le burn-out de soi est près de 20% plus attribué à des causes internes et incontrôlables que le burn-out d’autrui.

Bref, les personnes en situation de burn-out se perçoivent indûment et excessivement comme la cause de leurs troubles : le déni du burn-out s’explique dès lors comme une tactique pour éviter d’être perçu comme défaillant

Cette étude a mis en lumière un résultat contre-intuitif : les individus sous-estiment leur niveau de burn-out. Il existe un écart très important entre perception et réalité face au risque de burnout, un décalage majeur entre les causes réelles du burn-out et les causes supposées.

Les victimes s’attribuent à tort la responsabilité de leur mal-être, ce qui ne peut que les conduire à nier leurs troubles et, ainsi, à se mettre encore plus en danger.

Peut-être que les employés ou cadres qui se sentent coupables et isolées comprendront-ils mieux les mécaniques des situations dans lesquelles ils se trouvent, en se faisant iarder par un thérapeute ?

Un livre qui sera utile à toute personne qui ressent le besoin de faire un point sur sa vie.

Comment réapprendre à se recentrer sur soi et reprendre les rennes de sa vie ?

Avec ce nouveau livre sous une forme assez inédite mi-roman, mi-guide de développement personnel.

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« – Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.
– Une quoi ?
– Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…
– Mais… Comment vous savez tout ça ?
– Je suis routinologue.
– Routino-quoi ? »

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse.

Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement.

Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

Pour le lecteur : un scénario bien construit, le personnage très attachant, et son parcours peut nous rappeler le notre.

L’auteur donne des pistes très intéressante de réflexions, et peut être de travail sur soi si on veut profiter pleinement de chaque instant.

Le résumé de chaque technique à la fin est un bon plus.

La qualité littéraire est à la fois honorable de fait : clarté du propos, phrases courtes, chapitres courts pour une assimilation optimale, humour … et secondaire eu égard à la densité existentielle du propos.

Pour qui veut bien jouer le jeu, c’est un vrai guide qui se présente 🙂

Vous, peut-être ?

Qui est l’auteur ?

Raphaëlle Giordano est écrivain, artiste peintre, coach en créativité… La création est un fil rouge dans la vie de Raphaëlle Giordano. Diplômée de l’école supérieure Estienne en Arts appliqués, Raphaëlle Giordano cultive sa passion des mots et des concepts pendant quelques années en agences de communication à Paris, avant de créer sa propre structure dans l’événementiel et le coaching créatif : emotone.com

Quant à la psychologie, Raphaëlle Giordano est tombée dedans quand elle était petite, formée et certifiée à de nombreux outils (AT, PNL, Process Com, MBTI…), elle en a fait son autre grande spécialité. Ainsi, ses premiers livres proposent une approche résolument créative du développement personnel, tant sur le fond que sur la forme. Les secrets du docteur Coolzen – Une collection de quatre titres, Mon carnet de coaching 100 % bonheur, J’ai décidé d’être zen

Avec son premier roman, « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une », Raphaëlle Giordano crée une fiction attachante enrobée de pédagogie, autour d’un thème qui lui est cher : l’art de transformer sa vie pour trouver le chemin du bien-être et du bonheur.

Des chercheurs britanniques ont testé l’efficacité d’une « conseils de bon sens » pour prévenir le gain de poids durant la période de Noël.

Leurs résultats sont publiés dans le British Medical Journal.

« En moyenne, les gens prennent à peu près 1 kg par an et les fêtes comme Noël sont responsables de la majeure partie de ce gain annuel », indiquent les auteurs.

Le poids pris pendant les périodes de fêtes n’est souvent pas perdu par la suite et, bien que ces gains soient faibles (en moyenne), sur une période de 10 ans, ils entraînent une augmentation significative du poids.

Frances Mason de l’Université de Birmingham et ses collègues ont mené cette étude avec 272 personnes, âgées en moyenne de 44 ans, qui ont été assignées au hasard à un groupe recevant la brève intervention ou un groupe témoin qui a reçu un dépliant sur les modes de vie sains qui n’incluait pas de conseils diététiques.

L’étude a été menée en 2016 et 2017. Les participants étaient pesés et mesurés en novembre et décembre, puis des mesures de suivi étaient effectuées en janvier et février 2017 et 2018.

L’intervention incluait trois composantes :

  1. l’encouragement à se peser au moins 2 fois par semaine (idéalement à tous les jours) et de prendre le poids en note afin de favoriser la réflexion sur les causes des changements
  2. la remise d’un dépliant, intitulé « 10 Top Tips », présentant 10 habitudes à développer pour perdre du poids
  3. la remise d’une infographie donnant quelques exemples de temps d’exercice nécessaire pour brûler les calories apportées par différents mets et boissons traditionnels du temps des fêtes.

L’efficacité potentielle de se peser régulièrement repose sur les principes de l’autorégulation et de la formation d’habitudes, expliquent les chercheurs. Se peser permet de constater comment les comportements affectent le poids et de faire des ajustements.

En moyenne, les participants du groupe d’intervention ont perdu 0,13 kg durant la période des fêtes alors que ceux du groupe témoin ont pris 0,37 kg. Ce qui représente une différence de 0,5 kg.

Ceux du groupe d’intervention limitaient mieux leur consommation d’aliments et d’alcool comparativement à ceux du groupe témoin.

« Rien que le jour de Noël, une personne peut consommer 6 000 calories, soit trois fois l’apport quotidien recommandé », soulignent les chercheurs.

Sources : University of Birmingham, Psychomedia, The BMJ

L’onde de choc des « Implant Files »…

Le scandale des dispositifs médicaux mis au jour par les « Implant Files » révèle les faiblesses de la réglementation et les carences des contrôles dans le monde entier.

Avec la publication des « Implant Files », le public découvre depuis dimanche 25 novembre à 18 heures l’ampleur du scandale des dispositifs médicaux (pompes à insuline, implants mammaires, pacemakers, etc.).

Menée dans 36 pays par 59 médias, dont Le Monde, et pilotée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), cette enquête jette une lumière crue sur un sujet tenu jusqu’ici dans un angle mort de l’attention médiatique et politique.

Depuis le début de la semaine, l’ICIJ a été contacté par près de 2 000 patients, industriels et lanceurs d’alerte. Ce sont les faiblesses de la réglementation et les carences des contrôles, partout dans le monde, qui ont fait l’objet des premières réactions. Certaines annonces officielles avaient même été faites en anticipation de la publication.

  • Allemagne

Le ministre de la santé, Jens Spahn, a annoncé une refonte du registre des dispositifs médicaux lors d’un entretien accordé à la Süddeutsche Zeitung, journal partenaire de l’ICIJ. « Tous les dispositifs implantables devront être enregistrés », a-t-il assuré.

  • Danemark

Jeudi, les autorités sanitaires ont promis un doublement du nombre de fonctionnaires chargés de la surveillance des dispositifs médicaux et la création d’une véritable base de recueil des incidents, selon nos confrères du journal Politiken. Sur la chaîne publique DR1, la ministre de la santé, Ellen Trane Nørby, a en outre annoncé une augmentation du budget de l’Agence nationale du médicament et un renforcement des contrôles.

  • Espagne

Le conseil des médecins a appelé à « une révision et un renforcement » des mécanismes de contrôle des dispositifs médicaux et de la réglementation européenne, selon la chaîne La Sexta.

  • Etats-Unis

L’agence fédérale des produits alimentaires et des médicaments (Food and Drug administration, FDA), a annoncé lundi 26 novembre une « modernisation » de sa procédure la plus critiquée. Le « 510 (k) » permet à un fabricant de s’exonérer d’un certain nombre d’essais cliniques en défendant l’équivalence de son nouveau dispositif par rapport à ceux déjà présents sur le marché.

  • Europe

Mise en cause dans sa conduite de la refonte de la réglementation encadrant les dispositifs médicaux dans l’Union européenne, achevée en 2017, la Commission européenne s’est contentée d’une brève déclaration, lundi, lors de la conférence de presse quotidienne. Côté Parlement, le groupe des socialistes et démocrates a demandé une accélération de l’application des dispositions les plus strictes que prévoit le nouveau règlement, adopté en 2017. Le groupe des Verts a, lui, appelé à un « débat approfondi » sur un « système dysfonctionnel ».

  • Finlande

Deux jours avant la publication des « Implant Files », l’agence nationale de santé annonce une surveillance accrue des dispositifs médicaux, une plus grande transparence et des ressources supplémentaires pour créer des registres de dispositifs médicaux.

  • France

Le secteur n’a pas réagi en France. Dans un courrier que Le Monde s’est procuré, en date de lundi, le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem) déconseille à ses membres de réagir à cette « enquête à charge » car ce « serait lui donner du crédit et de la visibilité ». « En accord avec le conseil d’administration, nous avons donc décidé de ne pas diffuser de communiqué de presse ou de messages sur les réseaux sociaux », écrit le Snitem, lequel s’est effectivement arrêté de tweeter le 25 novembre.

Le principal acteur d’un lobbying intensif contre une refonte de la réglementation européenne, MedTech Europe, l’organisation défendant les intérêts des industriels du dispositif médical à Bruxelles, a déclaré fournir « des informations aux décideurs politiques pour leur permettre de comprendre [son] industrie, en espérant les aider à créer un environnement réglementaire durable et approprié qui servira mieux les patients ».

  • Italie

« Les citoyens doivent savoir qu’il n’y aura plus de tolérance concernant l’opacité du système », a déclaré la ministre de la santé, Giulia Grillo. Remerciant « Report », l’émission de télévision de la Rai pour son enquête, elle a annoncé une réforme du registre des dispositifs médicaux et l’obligation, pour tous les organismes régionaux de santé, d’enregistrer tous les dispositifs.

  • Royaume-Uni

Dans l’émission « BBC Panorama », le président du Collège royal des chirurgiens (Royal College of Surgeons), Derek Alderson, a appelé le gouvernement à des changements « radicaux » et « de toute urgence », et recommandé que l’enregistrement de tout nouveau dispositif médical soit rendu obligatoire.

  • Slovénie

D’après le média en ligne Ostro, l’agence sanitaire nationale a annoncé son intention de publier sur son site les alertes de sécurité sur les dispositifs médicaux. Informations qui n’étaient jusqu’alors pas publiques.

Ce qu’il faut savoir sur l’enquête « Implant Files »:

Les « Implant Files » désignent une enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et 59 médias partenaires, dont Le Monde.

  • Au cœur de l’enquête : les dispositifs médicaux. Plus de 250 journalistes ont travaillé sur les incidents occasionnés par ces outils censés aider les patients (de la pompe à insuline aux implants mammaires en passant par les pacemakers ou les prothèses de hanche).
  • Une absence de contrôle. Ces dispositifs médicaux bénéficient facilement du certificat « Conformité européenne » permettant de les vendre dans toute l’Europe… Et ce, quasiment sans aucun contrôle.
  • Un bilan de victimes très opaque. Seuls les Etats-Unis recueillent de manière détaillée les incidents relatifs à ces dispositifs médicaux. La base américaine compte 82 000 morts et 1,7 million de blessés en dix ans. En Europe, ces informations sont inexistantes, faute de « remontée » systématique et de contrôle.

Retrouvez tous nos articles sur l’enquête « Implant Files » dans cette rubrique.

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