émotion


Pourquoi les chiens vivent moins longtemps que les gens ?

En tant que vétérinaire, on m’a appelé pour examiner un chien irlandais de 13 ans appelé Belker.

La famille du chien, Ron, sa femme Lisa et leur fils Shane, étaient très proches de Belker et attendaient un miracle.

Je l’ai examiné et ai découvert qu’il mourait d’un cancer. J’ai dit à la famille que je ne pouvais rien faire pour lui, et ai proposé de faire la procédure d’euthanasie chez elle.

Le lendemain, j’ai ressenti leurs sentiments de plein fouet quand Belker a été entouré par sa famille.

Shane semblait si calme, caressant le chien pour la dernière fois, et je me demandais s’il comprenait ce qui se passait.

Au bout de quelques minutes, Belker tomba paisiblement en dormant pour ne jamais se réveiller.

L’enfant semblait accepter la transition de Belker sans difficulté. Nous nous sommes assis un moment pour nous demander pourquoi le malheur fait que la vie des chiens est plus courte que celle des êtres humains.

Shane, qui avait écouté attentivement, a dit :  » je sais pourquoi  »

Ce qu’il a dit ensuite m’a surpris : je n’ai jamais entendu une explication plus réconfortante que celle-ci. Ce moment a changé ma façon de voir la vie.

Voici ce qu’il a dit :  » les gens viennent au monde pour apprendre à vivre une belle vie, comme aimer les autres tout le temps et être quelqu’un de bien, hein ?  »

 » Et bien, comme les chiens sont déjà nés en sachant comment faire tout ça, ils n’ont pas à rester aussi longtemps que nous.  »

« Ce qui parle à notre coeur enfant

est ce qu’il y a de plus profond.

J’essaie d’aller par là.

J’essaie seulement ».

 
_________
Christian Bobin

Le mouvement de libération de la parole des femmes, provoqué par l’affaire Harvey Weinstein, a atteint le monde de la musique, où plusieurs hommes ont été accusés de harcèlement et d’agression sexuelle.

Ce mardi 24 octobre, la chanteuse Alice Glass a témoigné sur son site de nombreux abus commis par son ancien partenaire Ethan Kath. « La première fois qu’il a abusé de moi j’avais environ 15 ans. Il avait dix ans de plus que moi », a-t-elle écrit.

Alice Glass et Ethan Kath ont formé pendant plusieurs années le groupe de musique électronique canadien Crystal Castles, qui a récolté un succès critique et une réputation sur la scène indépendante.

La musicienne a quitté le groupe en 2014, un départ motivé, explique-t-elle désormais, par les violences subies : harcèlement moral et sexuel, viol, agressivité…

« Je n’avais pas le droit d’avoir mon propre téléphone ni ma propre carte de crédit, il décidait qui étaient mes amis et lisait mes e-mails privés, restreignait mon utilisation des réseaux sociaux, et surveillait tout ce que je mangeais. »

Plusieurs concerts du groupe – qui continue d’exister sans Alice Glass – ont été annulés, selon le site spécialisé Pitchfork, et Ethan Katz a nié en bloc les accusations de son ancienne partenaire de scène.

Jeordie White, le bassiste et guitariste du célèbre chanteur de metal Marilyn Manson, a été renvoyé du groupe, à la suite d’accusations de viol portées contre lui, a annoncé le chanteur mercredi.

Dans un long témoignage, la musicienne Jessicka Addams, du groupe Jack Off Jill, a accusé M. White, surnommé « Twiggy Ramirez » au sein du groupe, de viol et de comportements violents et abusifs. Elle explique également qu’à l’époque des faits, son label l’a persuadée de ne pas raconter l’histoire publiquement, sans quoi la carrière de son groupe serait compromise.

Deux autres musiciens, de la scène indépendante, ont été rattrapés par des accusations depuis le début de l’affaire Weinstein.

Le magazine américain SPIN a récemment appris que Matt Mondanile, ancien guitariste du groupe Real Estate, avait quitté le groupe en 2016 en raison d’accusations de « traitement inacceptable des femmes ». Dans le même magazine, plusieurs femmes ont témoigné contre le musicien, relatant des scènes d’agressions sexuelles répétées.

Mercredi, la musicienne indépendante Julia Holter a témoigné publiquement, décrivant Matt Mondanile comme un homme qui « n’a pas de limites ». « Le harcèlement moral était tel que j’ai du faire intervenir un avocat », a-t-elle expliqué.

Après avoir initialement rejeté, en 2016, des accusations similaires, Matt Mondanile s’est récemment excusé pour son « comportement inapproprié ».

Le Canadien Alex Calder, ancien musicien de Mac DeMarco, a été renvoyé de son label, Captured Tracks pour des raisons similaires. « Une accusation d’agression sexuelle contre Alex Calder nous est récemment parvenue (…) nous ne travaillons plus avec lui (…) et nous ne sortirons pas son album, qui était prévu le 20 octobre », a détaillé le label dans un communiqué.

Source: lemonde.fr

Depuis la chute du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, les Américaines se sont emparées de la parole, attestant d’un ras-le-bol général.

L’effet Weinstein est venu s’ajouter à l’effet Trump : les femmes se sont emparées de la parole aux Etats-Unis.

Depuis la chute du producteur hollywoodien, les Américaines témoignent tous azimuts.

Un ras-le-bol général.

Contre ceux qui se croient en terrain conquis.

Contre ceux qui mettent en doute la parole des victimes.

Bien au-delà de Hollywood, le mouvement s’est répandu à Wall Street, dans la Silicon Valley. « Un cri primal global », a titré le Los Angeles Times, en évoquant les répercussions mondiales du slogan « Me too » (moi aussi), né aux Etats-Unis.

Le déferlement a commencé par un message posté dimanche 15 octobre, dix jours après le début de l’affaire Weinstein, par la comédienne Alyssa Milano. « Si vous avez été harcelée ou agressée sexuellement, répondez à ce Tweet en écrivant : moi aussi ». L’actrice souhaitait « donner aux gens la mesure de l’ampleur du problème ».

En quelques heures, le message a reçu 37 000 commentaires. Vingt-quatre heures plus tard, il avait suscité 12 millions de réactions sur Facebook.

Certaines femmes partagent tous les détails, jusqu’aux noms. D’autres, seulement les faits. « Un ami de mon père. Personne ne m’a crue. » Certaines se contentent du hashtag « #MoiAussi ».

Alyssa Milano n’a pas inventé le slogan.

Il existe depuis 2006, à l’initiative d’une responsable associative afro-américaine de New York, Tarana Burke. A l’époque, il n’avait pas mobilisé au-delà de la communauté noire. Avec l’affaire Weinstein, Hollywood a donné une publicité universelle au comportement de prédateur que le producteur incarne jusqu’à la caricature.

Le phénomène « Me too » l’a étendu au-delà du cinéma.

La sénatrice démocrate Claire McCaskill s’est souvenue que, jeune élue dans le Missouri, elle était allée demander conseil au président de l’Assemblée locale. « Vous avez apporté vos genouillères ? », lui a-t-il demandé. La gymnaste McKayla Maroney, médaille d’or aux Jeux olympiques 2012, a témoigné sur Twitter du « traitement » infligé aux adolescentes par le médecin de l’équipe nationale Larry Nassar – aujourd’hui en prison. « Notre silence a donné le pouvoir à des gens malfaisants depuis trop longtemps, a-t-elle regretté.Il est temps de le reprendre. »

Dans la Silicon Valley, on réfléchit à la manière de contrecarrer les accords de confidentialité, qui permettent aux firmes d’imposer, légalement, un code de silence. « La justice encourage les plaignants à accepter un règlement négocié, moins coûteux sur le plan psychologique et financier. En contrepartie, les accusés exigent une clause de confidentialité, explique la professeure Deborah Rhode, de la faculté de droit de Stanford. La loi devrait restreindre le recours au secret. »

A Sacramento, le siège du Parlement de Californie, 240 femmes politiques, assistantes parlementaires et lobbyistes ont signé une lettre ouverte pour se plaindre du harcèlement sexuel « rampant » dans leur institution : « tripo­tages », commentaires déplacés, « sous-entendus à connotation sexuelle déguisés en plaisanteries », promesses d’avancement ou menaces de représailles.

Elles ont lancé leur propre site, We said enough (« nous avons dit : assez »). Et elles espèrent que grâce à leur nombre, les femmes vont enfin être crues. « Peut-être que nous sommes arrivés à un tournant, estime Esta Soler, la présidente de l’association Futures without ­violence. Les témoignages sont enfin considérés comme crédibles. »

La contagion « Me too » s’inscrit aussi dans le contexte politique.

Pour Janice Min, ancienne directrice de la création du Hollywood Reporter, le déferlement d’indignation suscité par l’affaire Weinstein est une forme de ­« sublimation de la colère contre Donald Trump », un an après la sortie de la fameuse vidéo dans laquelle il se vantait de pouvoir impunément « attraper » les femmes par le sexe.

Son élection reste vue comme une gifle par beaucoup.

D’autant que les républicains essaient de revenir sur des acquis fon­damentaux comme le droit à l’avortement, aussi bien que sur des conquêtes récentes comme l’obligation faite aux compagnies d’assurance de rembourser la contraception.

« Trump donne aux femmes un sentiment d’urgence à changer les choses », a expliqué Alyssa Milano.

Selon le groupe Emily’s List, qui aide les femmes à se lancer dans la politique, les femmes devraient se présenter en nombre record aux élections de 2018.

En neuf mois, l’association a reçu 16 000 demandes préliminaires de soutien contre un total de 920 pour l’élection 2016.

La Women’s March, qui avait rassemblé trois millions de personnes à Washington au lendemain de l’investiture de M. Trump, commence à s’engager, elle aussi, en politique.

Elle réunit sa première convention nationale à ­Detroit, le 27 octobre. Mot d’ordre : « Revendiquer notre temps ».

« On ne peut pas changer tout ce que l’on affronte, mais rien ne peut changer tant qu’on ne l’affronte pas.

L’histoire n’est pas le passé.

C’est le présent.

Nous portons notre histoire avec nous.

Nous sommes notre histoire.

Si nous prétendons le contraire, nous sommes littéralement des criminels. »

James Baldwin

Exercice à faire avec son enfant :

Si votre enfant semble préoccupé par un problème particulier, vous pouvez réaliser avec lui ce petit exercice simple.

A l’aide de trois dessins, il permettra à votre enfant de visualiser son problème et de chercher lui-même une solution, sans qu’on ne la lui suggère.

1/ Dessinez le problème

La première étape de l’exercice consiste à demander à votre enfant de dessiner sa difficulté sur une feuille blanche. Vous pouvez tout d’abord lui suggérer de fermer les yeux, d’imaginer, puis de dessiner son idée.

2/ Dessinez la solution du problème

Une fois le premier dessin terminé, encouragez votre enfant à fermer une nouvelle fois les yeux. Posez-lui alors la question suivante: «Et c’est comment quand c’est mieux?».

Encouragez-le ensuite à faire un deuxième dessin représentant cette nouvelle situation.

3/ Dessinez comment passer de l’un à l’autre

Lorsque les deux dessins sont terminés, posez le premier au-dessus de l’autre, en laissant un espace entre les deux. Demandez alors à votre enfant de ressentir le chemin entre les deux, puis de le dessiner. Vous pourrez alors voir son cheminement intérieur et la solution qu’il aura lui-même trouvée pour résoudre la situation problématique.

Page suivante »