burn out


1 / Isolement et refus de communication

  • Pour que le harcèlement puisse se mettre en place, il faut isoler la cible de façon à ce qu’elle ne trouve pas de défense auprès de ses collègues. Ensuite, les agissements visent à l’isoler encore plus, jusqu’à ce quelle soit exclue de son groupe d’appartenance.
  • L’isolement peut être mis en place par la hiérarchie. Dans ce cas, cela se manifeste le plus ouvent sous la forme d’une mise au placard réelle ou symbolique. On prive alors la personne de son travail, ou bien on l’installe dans un bureau isolé sans aucune tâche intéressante à faire, on ne la convie pas aux réunions, on interdit à ses collègues de lui parler.
  • L’isolement peut également être l’oeuvre des collègues qui mettent la personne en quarantaine, qui l’ignorent, refusent de déjeuner avec elle, ou ne l’invitent pas à un pôt de départ.

De toute façon, quelle que soit l’origine de ce refus de communication, on ne parle plus à la personne ciblée, on ne la regarde plus, on n’échange avec elle que par notes de service. Les personnes ciblées disent avoir le sentiment de ne plus exister, d’être devenues transparentes. Elles peuvent alors avoir envie de disparaître, au sens propre du terme.

Cette « conspiration du silence », faite d’ostracisme et d’exclusion, constitue une mort sociale, car, pour exister, on a besoin d’être reconnu, d’appartenir à un groupe.

C’est en cela que le harcèlement est une pathologie de la solitude.

2 / Atteintes aux conditions de travail

Dans un processusde harcèlement moral, il ne s’agit aucunement de critiquer un travail qui serait mal fait, mais au contraire de se servir du prétexte du travail pour disqualifier ou piéger une personne.

  • Quand le harcèlement vient des collègies, il peut s’exprimer par le sabotage d’une tâche déjà accomplie, ou encore le fait de ne pas prévenir d’une réunion.
  • Quand le harcèlement vient de la hiérarchie, il se traduit, par exemple, par la prescription de tâches inatteignables ou irréalistes, le fait de ne pas donner de travail à faire, alors que les collègues sont débordés, celui de donner à faire un travail inutile, ou encore la demande de refaire une tâche déjà parfaitement exécutée.

Parfois les agissements sont plus subtils et consistent à ne pas donner accès aux éléments utiles à la réalisation d’une tâche, ou à donner des consignes confuses et contradictoires de façon à embrouiller la personne.

Le harcèlement sera difficile à prouver quand il consiste à ne pas reconnaître la qualité du travail accompli par un salarié, ou à sanctionner de façon injustifiée des faits anodins.

  • Cette atteinte aux conditions de travail peut également passer par le contrôle systématique des communications téléphoniques, la vérification des tiroirs, casiers ou poubelles, le contrôle de la durée des pauses, des absences, le contrôle des conversations, et des relations avec les collègues. Cette sorte de flicage est destiné à marquer ostensiblement une méfiance vis-à-vis de la personne ciblée.

D’une façon générale, surtout si la personne visée est très scrupuleuse, en attaquant sa conscience professionnelle, on attaque également son identité. On l’amène ainsi à perdre confiance en elle pour que, au bout du compte, elle se disqualifie elle-même.

3 / Les attaques personnelles

Elles cherchent à atteindre l’identité de la personne ciblée au travers d’attitudes humiliantes, de propos offensants, de calomnies ou de rumeurs malveillantes. On disqualifie la personne, on l’affuble de noms méprisants, on la discrédite auprès des collègues ou de la hiérarchie, on se moque d’elle, on tient des propos machistes, sexistes, racistes ou bien on l’injurie.

Dans le harcèlement, ce n’est pas le professionnel que l’on vise, mais l’individu, afin de le disqualifier.

Consciemment ou non, le harceleur repère les fragilités et les valeurs de la personne ciblée pour ensuite viser ses points faibles, et l’attaquer là où cela fait mal. Dans le harcèlement moral, on attaque l’humain en l’autre. Il n’est plus qu’un objet utilisable ou simplement gênant.

Ce sont les attaques à la dignité qui ont les plus graves conséquences sur la santé psychique des personnes ciblées. Ces dernières me disent combien les injures et les humiliations laissent une trace indélébile.

Très souvent, elles incorporent ces attaques au point de devenir leur propre persécuteur à travers la honte et la culpabilisation.

4 / Les intimidations

Ce sont des manifestations d’hostilité et/ou de violence qui visent à terroriser la victime ciblée, afin qu’elle se soumette ou qu’elle parte. Cela peut se faire par des représailles, du chantage, parfois même par de la violence physique (bousculades) ou des atteintes aux biens (abîmer les vêtements dans le vestiaire, par exemple).

Tout le monde est d’accord pour considérer que le harcèlement moral s’exerce avant tout sur un plan psychologique.

Quels que soient les registres des comportements, ils affectent l’environnement de travail et portent atteinte au respect auquel tout salarié à droit.

Quel que soit le niveau hiérarchique, les procédés de harcèlement moral sont les mêmes, mais plus on monte dans la hiérarchie socioculturelle, plus les agressions gagnent en sophistication.

Et plus les agissements sont subtils, plus ils sont difficiles à repérer et à sanctionner, n’est-ce pas ?

 

 

F. Duval-Levesque, psychopraticien, hypnose, coach, mal-être, anxiété, angoisse, addiction, traumatisme, covid, vague

4ème vague : les psys se rendent encoreplus utiles.

Tous ensemble, pour aller de l’avant !

Trois facteurs du harcèlement moral se retrouvent dans toutes les définitions :

  1. les agissements doivent être répétés
  2. ils impliquent une relation complémentaire ; soit le harceleur instaure une inégalité, soit il renforce celle préexistante (lien hiérarchique ou lien de subordination), afin de mieux dominer
  3. il n’est pas nécessaire que ces agissements soient intentionnels.

En France, un texte de loi est venu fixer sa définition du harcèlement moral afin de pouvoir le sanctionner.

Désormais, le harcèlement moral est « un ensemble d’agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».

Le législateur a choisi de ne pas nommer les agissements, ce qui aurait été trop restrictif, laissant aux juges de fond un pouvoir souverain d’appréciation.

Il s’appuie beaucoup plus sur les conséquences du harcèlement que sur ses causes et sa nature.

C’est donc dans l’intérêt de la victime.

 

Depuis les années 1990, le harcèlement moral au travail est devenu une préoccupation importante pour les salariés.

Vous, peut-être ?

Qu’on l’appelle harcèlement moral comme en France et en Belgique, harcèlement psychologique comme au Québec, mobbing ou bulluing dans d’autres pays, nulle ne conteste la réalité du phénomène et ses conséquences désastreuses.

Actuellement, les analyses et recherches se font plus fines et ne considèrent pas uniquement le processus lui-même, mais aussi ce qui est à l’origine de ces dérapages, de façons à proposer des solutions de prévention et/ou de guérison.

Toutes pointent la gravité extrême du harcèlement moral en terme de santé pour les individus qu’en terme de productivité pour l’entreprise.

En France, le concept de harcèlement moral a émergé en 1998. Il a rencontré un succès médiatique spectaculaire, conduisant à la promulgation d’un loi un an et demi après.

C’est un processus complexe dont l’origine n’est pas liée à une unique cause, mais à différents facteurs psychologiques, sociologiques et mangériaux, qui interagissent et se renforcent les uns les autres.

S’il trouve sa source dans les modes d’organisation du travail, ses dérives sont renforcées par l’évolution des mentalités dans la société moderne, et le changement que cela implique au niveau des personnes.

Il n’et pas possible de comprendre le harcèlement moral sans prendre en compte la perspective éthique, ou morale, de cette agression. Car ce qui domine du côté des victimes, c’est le sentiment d’avoir été injustement maltraitées, humiliées, méprisées.

Une thérapie à base d’hypnose profonde permet de comprendre, et désactiver, les traumas du passé.

Quand une personne se plaint d’être victime de harcèlement moral, elle se base sur un ressenti qui peut ne pas correspondre avec ce que pense son entourage.

Encore une difficulté pour elle !

De quoi parle-t-on ?

Pourrait-on parler d’agissements répétés ayant pour but de tourmenter, d’épuiser ou de frustrer une personne, ou bien encore de la provoquer, de l’effrayer, l’intimider ou l’embarrasser ?

Ou un enchaînement, sur une longue période, de propos et d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes envers une autre ?

Ou encore, chercher à rabaisser l’autre en utilisant des moyens vindicatifs, cruels, malicieux ou humiliants ?

Le harcèlement se produit-il lorsque plusieurs personnes s’allient pour persécuter tel ou tel collègue par un harcèlement psychologique qui peut prendre les formes suivantes : faire constamment des remarques négatives, ou la critiquer sans arrêt, l’isoler en la laissant sans contact social, et médire ou diffuser de fausses informations sur elle ?

Ou la définition de Marie-France Hirigoyen :

« Le harcèlement moral au travail se définit comme toute conduite abusive (geste, parole, attitude…) qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systémisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’un salarié, mettant en péril son emploi, ou dégradant le climat du travail. »

Vous avez peut-être deviné que cela peut aussi s’appliquer dans une relation de couple…

  • augmenter votre confiance, votre estime de vous-même ?
  • mieux gérer vos émotions, vous détendre ?
  • vous endormir facilement ?
  • mieux gérer votre stress et votre anxiété ?
  • mieux vous connaitre ?
  • prendre un nouveau départ et revivre ?

Vous avez raison. Je peux vous aider.

Partons ensemble

à la rencontre de votre inconscient bienveillant.

Afin de vous offrir une vie plus sereine et gratifiante !

 

La reprise au travail est vite synonyme de journée à rallonges.

Entre la gestion du confinement passé, le travail qui s’entasse de plus en plus, le patron ou le supérieur hiérarchique qui en demande toujours plus, les facteurs ne manquent pas pour faire imploser le salarié.

Un burnout du confinement ?

Les risques de burnout restent bien présents : les salariés déjà très investis dans leur travail ont souvent tendance à en faire encore plus. Et le télétravail qui est souvent imposé !

Les travailleurs démarrent plus tôt leur journée de travail pour finir plus tard.

Mais ils doivent jongler entre les urgences liées à la crise sanitaire et les projets programmés dans le cadre d’une reprise. Ils abolissent sans même s’en apercevoir les frontières entre vie privée et vie professionnelle.

5 conseils pour éviter de se laisser déborder :

1 / Conserver des repères

Il est indispensable de garder des horaires et des jalons, pour des fonctions aussi basiques que manger, dormir ou s’habiller. Si l’on passe la journée en short et en tong, la rupture avec le dress code habituel est tellement forte qu’on sape aussitôt ses repères. Les petites choses de tous les jours sont très importantes : si on le perd le rythme qui va avec, on risque de se perdre.

Cette forme de continuité se vérifie évidemment dans le travail : pas de réunion à point d’heure, pas de débordement sur le week-end, pas d’appels téléphoniques ou de mails à tout bout de champ…

L’important, quand on fait du télé-travail, est de parvenir à instaurer une routine, quand bien même l’environnement est exceptionnel. On peut réussir à reproduire une certaine forme de normalité.

Même s’il y a des tâches qui changent, même s’il y a des dossiers soudain plus complexes, il est nécessaire de recréer de nouvelles habitudes chez soi permettant de se fixer un cadre de travail. Se focaliser uniquement sur les effets négatifs de cette crise empêche d’apprécier ses bénéfices.

2  / Établir un planning

Le problème avec cette crise, même maintenant en juin, est que le cadre ou le manager se retrouvent soudain privés des filtres habituels. Parmi ces filtres, il y a les interlocuteurs traditionnels – adjoints, experts, syndicats – mais aussi ces points d’étape formels, comme une réunion préparatoire ou un débriefing, qui font avancer un dossier.

Comme ces partenaires et ces rencontres manquent “physiquement” à l’appel, on se retrouve à tout gérer en même temps, avec le risque d’être rapidement envahi.

Le secret pour y faire face ? Surtout, ne pas improviser ses journées : il est utile d’élaborer la veille pour le lendemain un planning prévisionnel.

Je rappelle aussi que le confinement général n’a pas éteint, loin s’en faut, la capacité de travail des coachs et des psys. Une téléconsultation est toujours possible, avec la satisfaction d’avoir pu échanger, sans jugement, avec un thérapeute. Ce n’est pas parce que l’on est confiné que l’on doit se priver de tout soutien, n’est-ce pas ?

Pendant cette période de crise qui n’en finit pas, je m’entretiens régulièrement avec certains de mes clients dont les journées ont tendance à s’allonger. Ce qui doit alerter sur les signes d’épuisement mental ? Un sommeil difficile, une irritabilité accrue, des bouffées d’angoisse, des troubles alimentaires…

3 / Varier les activités

Pourquoi ne pas, au cœur de la journée de travail, s’accorder un peu de lecture, un peu de musique ou une autre activité récréative ? Il est indispensable de rompre l’enchaînement des activités, sinon on rentre dans de longs tunnels.

C’est valable pour l’addition des tâches professionnelles : il faut proscrire en particulier la succession ininterrompue de visio-conférences ou l’examen trois heures durant d’un dossier sans se lever de sa chaise.

Il est aussi indispensable de se créer des bulles de détente qui rythmeront agréablement la journée, à l’instar d’une pause-café ou d’un rendez-vous (à distance) avec ses collègues et placée sous le seul signe de la convivialité.

Le sport, ou à défaut un minimum d’exercice physique, font évidemment partie d’un éventail élargi d’activités. En période de stress, bouger un peu se révèle un bon antidote. Finalement, toutes les choses qui empêchent de rester vissé (devant son ordinateur) se révèlent profitables.

4 / Rester informé, pas surinformé

Le climat n’a jamais été aussi anxiogène : entre crise sanitaire, tourmente économique, fragilités de notre civilisation et perspectives plus qu’incertaines, rien ne manque pour être durablement ébranlé.

Voilà pourquoi on évite d’être perpétuellement connecté aux circuits d’informations. Une fois par jour, le journal de 20 heures par exemple, c’est parfaitement suffisant, et encore on peut faire des pauses. Ou survoler, deux ou trois fois par jour, sa veille informative.

5 / Cultiver la bienveillance

Le lien entre le manager et ses équipes évolue en cette période de reprise générale. En parlant à quelqu’un, on ne peut plus faire abstraction de sa santé, de celle de ses proches et de son environnement personnel.

Alors qu’avant le confinement on abordait presque brutalement un dossier, l’approche est aujourd’hui plus nuancée.

Une forme de respect tend à s’instituer : elle est précieuse parce que chacun prend conscience que le quotidien de son interlocuteur dépasse, et de loin, sa seule fonction professionnelle. Encourager cette bienveillance – même si elle est un peu formelle – contribue à apaiser un peu la tension quotidienne.

La phase de reprise est très intéressante : les entreprises seront-elles capables de conserver ces attitudes qui contribuent au bien-être du salarié, ou le naturel reviendra-t-il au galop avec son lot d’injonctions ?

Pour l’instant, nous nous adaptons à la nouvelle donne et aux difficultés quotidiennes qui peuvent entamer notre bonne humeur.

C’est pourtant indispensable : un peu de méthode Coué, pour se dire que les choses vont finir par s’améliorer, peut agir sur le moral et également aider à traverser cette crise avec plus de sérénité.

 

Définition du burnout :

Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burnout, est un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique dans lesquelles la dimension de l’engagement est prédominante.

Il se caractérise par 3 dimensions :

  • l’épuisement émotionnel: sentiment d’être vidé de ses ressources émotionnelles
  • la dépersonnalisation ou le cynisme : insensibilité au monde environnant, déshumanisation de la relation à l’autre (les usagers, clients ou patients deviennent des objets), vision négative des autres et du travail,
  • le sentiment de non-accomplissement personnel au travail : sentiment de ne pas parvenir à répondre correctement aux attentes de l’entourage, dépréciation de ses résultats, sentiment de gâchis…

 

Quand l’alcoolisme s’écrit au féminin…

La parité avec l’addiction à l’alcool, c’est fait.

Encore plus souvent que chez les hommes, l’alcoolisme s’associe à d’autres problèmes de santé.

« On regarde encore un homme qui boit comme un bon vivant, mais une femme qui boit comme une femme ‘de mauvaise vie’. Les questions des tabous et de la morale sont de véritables dangers de santé publique, s’insurge la Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve (Hôpital Saint Anne). L’alcoolisme est un condensé de toutes les problématiques psychiques et sociales que vivent les femmes aujourd’hui : éléments dépressifs, cumul des responsabilités, difficultés sexuelles, problèmes conjugaux. »

Au-delà du tabou et de la stigmatisation qui entourent encore la maladie alcoolique lorsqu’elle touche les femmes y compris dans le monde médical, le Dr Bouvet de la Maisonneuve insiste sur la nécessité de bien connaitre les spécificités de la maladie alcoolique chez la femme pour adapter la prise charge.

Stop aux idées reçues : aujourd’hui, ce sont les femmes les plus instruites et qui ont le plus de responsabilités managériales qui tombent dans l’alcool, et plus généralement celles, très actives, qui ressentent la nécessité d’être parfaites. Chez ces femmes, l’alcool est vu comme un moyen de desserrerl’étau, de décompresser.

Il est important de rechercher les facteurs de risques spécifiques aux femmes (abus sexuels dans l’enfance, troubles alimentaires…). Et de repérer également les autres problèmes : addictions autres, dépression, ou troubles anxieux sociaux,  très fréquents dans cette population féminine.

Beaucoup de femmes expliquent qu’elles ont commencé à boire pour pouvoir s’exprimer en public, pour se désinhiber. Traiter ces souffrances en premiers, grâce à l’hypnose profonde, permet d’avoir un terrain meilleur pour travailler sur l’alcool.

Concernant la prise en charge de l’alcoolodépendance, elle se doit d’être globale : médicale, psychothérapique, et même sociale. Sans oublier que ces femmes ont souvent des démêlés judiciaires très fréquents du fait, d’une part, des abus sexuels ou de viols qu’elles ont subis lorsqu’elles sont alcoolisées ou bien de problèmes autour du sujet de la garde des enfants (un facteur aggravant).

Il faut aussi apprendre à vivre autrement, à trouver un autre plaisir dans sa vie, dans une créativité qui a été refoulée.

On trouve très souvent un parcours contrarié, une frustration… Il faut accompagner ces femmes dans la réalisation de soi, dans la conquête de la liberté par rapport au produit mais aussi par rapport à une conformité sociale, par rapport à tout ce qu’on leur impose en termes de conduite.

Enfin, il existe un lien très étroit entre des problématiques féminines très intimes et l’alcool, le désir non satisfait qu’il soit intellectuel, affectif ou sexuel, le mal-être corporel. Il est donc important d’avancer pour qu’elles se réapproprient leur corps.

En conclusion, rien ne se fait sans la participation des clientes, et qu’il faut notamment expliquer dès le départ que la maladie est chronique, qu’elle est émaillée de rechutes, que les rechutes ne sont pas dramatiques et que nous sommes là pour les aider à se ressaisir.

Et que la lumière est au bout du tunnel !

Chez les femmes, les complications liées à l’alcoolodépendance peuvent être plus lourdes que chez les hommes et apparaître dès le premier verre [1].

Elles sont psychiatriques (dépression, troubles anxieux…) et somatiques avec au premier rang, les atteintes hépatiques mais aussi les troubles cardiovasculaires et les cancers.

La mortalité et la morbidité sont plus élevées chez les femmes que chez les hommes notamment en raison de l’effet du produit réparti sur un poids total inférieur à celui des hommes [2,3].

Enfin, autre problématique qui pèse encore un peu plus sur les femmes : la consommation d’alcool pendant la grossesse est toxique pour l’embryon ou le fœtus [4].

Restez dans une dynamique d’épanouissement !

C’est le conseil que je donne aux clients que j’aide en période de confinement. Mais, je le reconnais, tous les facteurs de stress sont réunis.

Depuis mars, plusieurs études ont mis en lumière la souffrance de nombreux salariés en télétravail. Selon un baromètre OpinionWay datant du moins d’avril, 44 % des télétravailleurs se disent même en situation de détresse psychologique.

J’alerte sur les conséquences sur la santé à long terme, et particulièrement des femmes, qui sont 22 % à se dire en situation de détresse contre 14 % des hommes.

Près de la moitié des salariés en télétravail se disent en détresse psychologique et décrivent des symptômes de dépression et d’épuisement.

Que penser de ces résultats ?

Tous les facteurs de stress de confinement sont réunis dans la situation : le fait de se sentir impuissant, le manque de contrôle, le fait que la fin soit incertaine, qu’il y ait un danger sur lequel on n’a pas de prise.

J’ai vu fleurir de nombreux articles sur « comment travailler normalement », mais on ne peut pas demander aux gens de faire normalement dans une situation anormale ! Ils se retrouvent avec leur job, un stress et des contextes différents à gérer : les enfants à la maison, éventuellement des parents à l’Ehpad, un conjoint avec des symptômes… tous les cas sont complexes.

Et ce stress est plus ou moins géré, plus ou moins masqué, avec plus ou moins de déni.

Il y a des gens qui se retrouvent à pédaler pour survivre, pour tenir, parce qu’ils n’ont pas le choix.

Et il y a des symptômes de suractivité qui noient dans l’immédiat les symptômes d’inquiétude ou d’angoisse mais qui vont à un moment ou un autre réapparaître.

Il est fort probable qu’à la fin, il y ait des choses à réparer.

Comment faire alors ?

Il faudra que les gens prennent davantage soin d’eux et prennent soin du stress. Il y a plusieurs aspects. Le mental, le physique et les émotions.

Chacun peut trouver les méthodes qui conviennent le mieux à sa personnalité. D’un point de vue physique, il s’agit de faire attention à dormir convenablement, manger convenablement, à faire suffisamment d’exercice, du sport, du yoga…

Travailler ses émotions, c’est se déconnecter d’émotions « dysfonctionnelles » comme la honte, la culpabilité, la colère, la rancune, l’amertume…

Il faut les nommer pour les prendre en compte et les dépasser, et se « connecter » à des émotions plus productives : la fierté d’avoir dépassé ça, la reconnaissance, la gratitude, le plaisir, la joie…

Du côté des entreprises, il y en a qui, dès maintenant, organisent des ateliers, des écoutes pour gérer au mieux la situation et les difficultés causées. Se faire aider par un psy permet aussi d’apprendre comment faire pour se sentir mieux.

 

WhatsApp, Zoom, Slack… Ces outils de communication qui vous épuisent.

Pendant le confinement, avec la généralisation du télétravail, l’utilisation des multiples canaux de communication a explosé.

Parfois intrusive et souvent chronophage, cette ultraconnexion, avec sa cohorte d’alertes et de notifications, peut pousser au stress et à la saturation.

«J’ai 7 groupes Teams actifs, 8 groupes WhatsApp familiaux et amicaux, des mails incessants…» Depuis le début de la pandémie de Covid-19, et surtout avec la généralisation du télétravail, vous êtes nombreux à vivre au rythme de notifications incessantes, qu’elles soient professionnelles ou personnelles.

Depuis deux mois, cette mère de trois enfants vit quasiment sans frontière entre sa vie personnelle et professionnelle.

Entre les blagues de ses amies, les nouvelles de sa famille ou encore les groupes WhatsApp de parents d’élèves de l’école de ses enfants, les notifications personnelles se superposent sans discontinuer à celles des différents échanges professionnels sur la plateforme collaborative utilisée par son entreprise.

L’impact de cette logorrhée virtuelle, démultipliée pendant le confinement, est très néfaste.

Tout d’abord, cette multiplication des notifications est synonyme de perte de temps: à chaque fois que votre attention est détournée, vous mettez deux minutes pour vous concentrer à nouveau sur ce que vous faisiez auparavant. Imaginez que vous receviez 30 notifications dans la journée – ce qui est finalement peu -, vous avez déjà perdu une heure.

«Mon sommeil s’est dégradé»

Autre conséquence, plus épuisante à moyen terme, le stress induit par ces alertes multiples émanant d’un smartphone ou d’un ordinateur. À chaque notification, votre cerveau se met en mode “alerte” et produit de l’adrénaline. Conséquence: une hausse importante du niveau de stress.

C’est ce que ressent Rita, enseignante dans un lycée, qui doit gérer son fils de 12 ans avec un mari urgentiste, donc absent la plupart du temps. «Il y a une overdose de tout cela, entre les messages des amies et de la famille, les cours en lignes à donner, et mon fils qui était en permanence sur son téléphone, raconte cette quadragénaire. À tel point que, certains jours, j’étais à bout, et mon sommeil s’est dégradé. Parfois, le soir, j’ai juste envie de m’asseoir et de regarder le ciel.»

Thomas, directeur financier d’un site internet, parle même d’«agression continue». À 50 ans, ce père de famille a pourtant l’habitude des réunions et de la gestion des équipes à distance.

«C’est la multiplicité des flux qui est épuisante : pour ce qui est des messages professionnels, on a nos mails, Slack et WhatsApp. On est sur plusieurs conversations immédiates en continu, ça n’arrête pas, parfois on a l’impression d’étouffer…»

Tout cela «crée une impression d’engorgement », résume Thomas, qui a constaté que, parmi ses collaborateurs, ceux qui ont travaillé à temps plein se sentent beaucoup plus fatigués après deux mois qu’en mode de travail normal.

Sans parler des réunions en visioconférence que de nombreux salariés ont enchaînées pendant le confinement, amenant certains au bord de l’épuisement. «J’enchaîne souvent six ou huit réunions non-stop au cours de la journée, raconte ce cadre. En plus, même quand vous ne participez pas à une conversation, vous recevez le fil de conversation que les participants, parfois jusqu’à 50 à la même réunion, écrivent au cours de la réunion.»

Les réunions continues en visioconférence peuvent être très fatigantes à la longue : elles sont souvent polluées par des bruits parasites, comme les bruits de clavier, de papiers, ou encore… les enfants. Mais, surtout, on ne croise pas le regard de son interlocuteur, car, pour cela, il faut regarder la caméra, qui est en haut de l’ordinateur, et ce n’est pas naturel.

Les groupes WhatsApp, les apéritifs Zoom parfois quotidiens, l’application Houseparty… Pour de nombreux Français, cette fenêtre numérique sur l’extérieur a pourtant été, pendant ces 55 jours de confinement, un lien social virtuel qui leur a permis de «tenir».

Le sentiment, presque l’obligation, qu’il fallait rester en contact avec ses proches, mais aussi l’ennui, a entraîné une explosion des messages et des vidéos, qui est venue se superposer à des journées de «tchat» avec collègues ou clients. Les blagues postées sur un groupe WhatsApp faisaient office d’une pause-café au bureau, impossible pendant ces deux mois.

Cadre dans une société informatique et mère de trois enfants, dont un dernier de 18 mois, Coralie a bien constaté une explosion des conversations personnelles via WhatsApp. «En réalité, cela m’a détendu au cours du confinement!, reconnaît-elle. J’avais un grand besoin de communiquer avec mes proches qui étaient à distance. En plus, j’avais des amies seules ou divorcées avec des enfants pour lesquelles ces petites blagues et conversations étaient une bouée de sauvetage, donc je m’obligeais aussi à répondre.»

Même si elle avoue avoir été parfois «polluée» par des messages incessants, elle ne sait plus trop ce qui la dérangeait dans son travail entre son fils de 18 mois et ces multiples messages. «J’ai toujours été très connectée, lance cette trentenaire dynamique. Ce ne sont pas les notifications et mails professionnels qui ont augmenté, car mon équipe travaille sur trois sites, et nous étions déjà quasi constamment sur Teams.» Elle admet cependant que, lorsqu’elle a un travail de fond à réaliser, elle s’y met le soir, car les interactions sont moins importantes et, surtout, elle est moins dérangée par son fils.

La solution pour éviter la saturation et l’épuisement: «Couper ses alertes est indispensable, insiste Laurence Einfalt. Il faut se réserver des pauses et des moments bien balisés dans la journée pour les consulter. Par exemple, toutes les heures ou les demi-heures.» Difficile pour certains, notamment les plus jeunes, qui ont peur de rater une information ou un message couramment appelé «FoMO», pour «Fear of Missing Out».

«Je consulte très peu mes messages perso pendant que je travaille, confie Hélène, salariée dans un groupe pharmaceutique. Du coup, même si je participais à des groupes familiaux et amicaux et que le nombre de conversations Teams avait augmenté, je n’ai pas eu une impression de saturation.» Ce qu’elle a regretté, c’est «cette vie 100% numérique» qui « empêche l’informel dans les relations professionnelles, en marge d’une réunion ou autour d’un café, et qui parfois peut faire avancer les choses».

-> La suite avec ma chronique de demain :

L’option déconnexion, y avez-vous pensé ?

« Il faudrait dire la vérité » : une étudiante en médecine face au Covid

Maïa est en troisième année de médecine.

Quand la pandémie de Covid-19 atteint la France, elle répond à l’appel du doyen de sa faculté et va prêter main-forte à l’hôpital.

Elle se retrouve à faire les gardes de nuit en tant qu’aide-soignante, une expérience riche et difficile qui va changer sa vie.

Je remercie Pablo, Adèle et Ymai, étudiants en médecine, qui m’ont inspiré ce récit. Fiamma Luzzati

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La suite ici.

Longtemps restée marginale en thérapie, la séance à distance connaît un essor grandissant.

Un engouement que plébiscite mes clients habitant en dehors de Toulouse. Et qui pourrait, à l’avenir, faciliter l’accès aux psychothérapies pour tous, et ceux habitant loin.

Les téléconsultations modifient aussi les pratiques psys, ne serait-ce que par les limitations sensorielles qu’elles impliquent.

Dès lors que j’utilise la vidéotransmission, je suis obligé d’adapter mes façons de d’écouter, de regarder et de parler, ce qui change les intéractions avec mes clients.

Pour m’assurer que je fais du bon travail, je pose davantage de questions au client, et même à le voir en face à face la première fois; surtout en hypnothérapie.

Consulter son psys depuis le canapé du salon ? Un confort auquel une de mes clientes, 41 ans, a goûté pour la première fois fin mars.

« Epidémie de Covid-19 oblige, mon psy m’a proposé de faire ma consultation de suivi de suivide burn-out et d’anxiété à distance », raconte cette ingénieure commerciale chez Orange. Habituée au numérique, au télétravail et aux visioconférences, ma cliente en est ressortie conquise.

« Au bout de quelques minutes, j’avais vraiment l’impression d’être comme en face à face, témoigne-t-elle. L’échange était très fluide et m’a permis d’avoir les réponses à mes questions, et me sentir mieux, sans attendre le déconfinement. »

La télépsy est donc une forme de pratique thérapeutique à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication. Et elle suscite un engouement croissant à mon cabinet.

Et les clients utilisateurs sont loin d’être tous des « digital natives ». D’après mes derniers chiffres, 15 % ont entre 55 et 64 ans et 11 % sont âgés de plus de 65 ans… !

Mes clients ont longtemps nourri la crainte que la téléconsultation réduise le niveau de qualité de la séance, déshumanise la relation avec le thérapeute. Mais quand le nombre de cas de Covid-19 a explosé, ils ont soudain ressenti une obligation vitale de distanciation sociale pour ralentir la propagation du distanciation sociale.

La téléconsultation est alors apparue pour beaucoup comme la seule solution possible pour continuer leurs psychothérapies. En l’espace de vingt-quatre heures, j’ai donc dû m’y remettre et revoir, comme nous tous, ma façon de travailler.

Nous avons parfois besoin d’être au pied du mur pour changer nos habitudes.

C’est vrai pour la défense du climat comme pour la transformation de la thérapie !

 

Quand la pression monte, quand vous êtes sur le point de perdre patience, d’hurler ou de fondre en sanglots, deux exercices sont imparables.

Retour au calme garanti en 5 minutes chrono.

A / Pratiquez la cohérence cardiaque

Le stress active « l’accélérateur physiologique », avec le cœur qui s’emballe, les mains qui deviennent moites…

D’où l’intérêt de la cohérence cardiaque qui, à l’inverse, renforce l’activité du système parasympathique, c’est-à-dire du « frein physiologique ».

Dans l’idéal, il faudrait la pratiquer non seulement quand le besoin d’apaisement se fait ressentir, mais aussi quand tout va bien. En y consacrant 5 minutes le matin, le midi et vers 16h, vous augmentez considérablement son seuil de résistance au stress.

Le principe est simple : respirez à un rythme de 6 respirations par minute, en comptant 5 secondes sur l’inspiration et 5 secondes sur l’expiration.

Pour garder un rythme régulier, vous pouvez vous aider de vidéos mises en ligne sur internet ou d’une appli gratuite téléchargeable dans le Play Store (android), comme RespiRelax+.

B / Retirez-vous et ressourcez-vous dans votre lieu de confort et de sécurité

Vous avez des ressources pour nous protéger contre le stress. Mais il faut être capable de les mobiliser rapidement quand la situation l’exige.

C’est l’objectif de cet outil de Pnl ou d’auto-hypnose : se construire une vraie bulle de sérénité où se réfugier quand l’environnement devient trop hostile.

1 – Après s’être installé dans un endroit calme où vous ne risquez pas d’être dérangé, rappelez-vous l’un des plus beaux moments que l’on vous avez vécu. Le souvenir heureux d’un instant dont vous avez souhaité, à l’époque, qu’il ne s’arrête jamais…

2 – Revivez ce moment, en vous remémorant toutes les sensations perçues ce jour là. Où étiez-vous ? Avez qui ? Que faisiez-vous ? Qu’avez-vous entendu ? Quel temps faisait-il ? Quelles odeurs flottaient dans l’air ? Qu’avez-vous ressenti ?

3 – En respirant profondément, imprégniez-vous complètement de ce moment inoubliable, avec toutes vos sensations agréables.

4 – Quand vous vous sentez profondément bien, rasséréné, nourri, plein de gratitude pour ce moment exceptionnel, ancrez-le en vous. Pour cela, serrez le poing ou stimulez un point de votre corps pendant au moins 20 secondes. Recommencez deux à trois fois pour renforcer l’ancre.

5 – Prenez ensuite quelques instants pour penser à autre chose, changer de position ou de pièce. Vous pouvez ensuite tester l’effet de l’ancre en restimulant le point choisi.

La sensation de bien-être arrive dans les secondes qui suivent…

Vous m’en direz des nouvelles 🙂

Surmortalité des patients, manque de matériel, stress intense…

Les personnels soignants des hôpitaux risquent de sortir fortement impactés de leurs semaines de lutte contre l’épidémie.

Les dégâts psychologiques après vont être importants : dans les hôpitaux d’Ile-de-France, où la vague de covid-19 est en train de se stabiliser, le manque de matériel et la surmortalité des patients pèsent sur le moral des soignants.

Ils combattent l’épidémie tant bien que mal. Qu’ils en soient remerciés.

« On regarde du jour pour le lendemain ». Le professeur Yves Cohen, chef du service réanimation de l’hôpital Avicenne à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, résume la situation matérielle de son établissement.

« Ce qui me fait très peur, c’est le manque de médicament de sédation ». Les 48 lits de réanimation de l’hôpital (au lieu de 16 habituellement) affichent complet.

Sept patients ont été évacués vers la Bretagne et la Normandie cette semaine, évitant ainsi d’avoir à faire un tri parmi les malades.

Mais le Pr Cohen redoute déjà « la fin de la crise », quand « les soignants risquent de décompresser », après s’être sur-investis.

Dans son département, la Seine-Saint-Denis, la mortalité a bondi de 63% entre le 21 et le 27 mars par rapport à la semaine précédente. Même si beaucoup ne sont pas morts à l’hôpital, l’impact psychologique des nombreux décès liés au covid-19 inquiète beaucoup de soignants franciliens.

Sébastien Point, secrétaire Sud-santé à l’hôpital de Versailles évoque « la détresse psychologique des collègues qui doivent fermer les blouses mortuaires quand le patient s’en va ». « Même en réa, ils ont beau être préparés, c’est dur », confie-t-il.

« Vous en avez beaucoup qui craquent, beaucoup qui sont en larmes », décrit Nathalie (prénom modifié), infirmière au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), au contact des patients covid. Pour elle, « les dégâts psy vont être importants ». « Les étudiants, j’en parle même pas », ajoute-t-elle.

« Je pense qu’il va y avoir des abandons de formation. On les balance dans la gueule du loup, ils ont 19 ans, ils ne sont pas préparés ».

Pour le moment elle tient le coup, mais depuis le déclenchement de la crise, elle dort mal la nuit et souffre de brûlures d’estomac. Dans son équipe, neuf de ses collègues ont contracté le coronavirus.

Le manque de matériel, partout rationné, accentue le stress ressenti par les personnels soignants. Ils assurent manquer de tout, et en particulier de sur-blouses, indispensables pour prendre en charge les patients.

« Dans mon service, on arrive au bout du stock dans un ou deux jours peut-être », estime Cathy Le Gac, infirmière en réanimation à l’hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Au-delà, aucune visibilité, donc « on nous demande de les réutiliser » alors qu’elles sont à usage unique, raconte-t-elle. A Versailles, certains soignants se sont confectionnés des protections artisanales avec des sacs poubelles.

Le maire de Montreuil a lui lancé un appel aux entreprises du BTP, aux peintres et restaurateurs pour donner des sur-blouses à l’hôpital de sa ville qui en manque.

Au Kremlin-Bicêtre, sur-blouses et masques ont manqué l’espace d’une heure il y a deux semaines, empêchant les soins d’être prodigués. « Tout est fait de bric et de broc, tout est sur du flux tendu », s’énerve Cathy Le Gac.

« On n’est pas des militaires, on est des soignants, on n’a pas signé pour ça, pour risquer notre vie », surenchérit Sébastien Point.

Dans ce contexte, les hôpitaux d’Ile-de-France continuent de faire face.

L’arrivée de 400 médecins et infirmiers d’autres régions pour venir prêter main forte à leurs collègues franciliens a fait du bien. Tout comme les évacuations de patients vers d’autres régions moins touchées.

Pour autant, les personnels hospitaliers s’attendent encore à de longues semaines de combat. « Je ne comprends même pas qu’on parle du déconfinement, ça continue d’arriver constamment », insiste Nathalie qui se demande toujours « quand tout ça va s’arrêter« .

Sources: diverses

Coronavirus-Covid 19:
ouverture du cabinet et/ou séances à distance

(Skype, WhatsApp)

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-> GRATUIT pour les soignants (anxiété, peurs, stress, fatigue, conflits de valeurs, besoin de parler etc) impliqués directement contre le coronavirus : séance à distance avec Skype ou WhatsApp

-> Clientèle (psychothérapie, coaching en cours et nouveaux) : séances à distance avec Skype ou WhatsApp et paiement Paypal, Lydia ou virement, aux horaires habituels

(pour les détails pratiques : https://duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr/seances-a-distance-vos-questions-et-mes-reponses/)

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Confiance, courage, générosité
et espoir pour vous et vos proches 🙂

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