Tristesse permanente, désintérêt pour les activités habituelles : ces signes ne sont pas à prendre à la légère.

Il arrive à chacun d’entre nous d’avoir des coups de blues. Difficultés professionnelles, sentimentales, échecs, etc… sont autant d’événements du quotidien qui nous perturbent et retentissent sur notre moral. Tout d’un coup, on se sent triste, désespéré, découragé… Mais généralement, lorsque la cause du mal-être est bien identifiée, ça ne dure pas.

En revanche, si cela persiste ou si l’on se sent déprimé sans raison, alors que tout semble bien aller, il peut s’agir de dépression. Par exemple, une personne dépressive a des crises de larmes qui se répètent, mais lorsqu’on lui demande ce qu’elle a, elle est incapable d’expliquer pourquoi. Cela vous it quelque chose ?

Evidemment, seul un médecin peut établir le diagnostic de dépression. Il est cependant possible de repérer certains signes :

» Un mal-être psychique permanent : le déprimé est triste, anxieux, il n’éprouve aucun plaisir, il n’a pas envie de sortir de chez lui, il n’est motivé pour rien, et cela tous les jours, du matin au soir pendant au moins quinze jours.

» Un mal-être intellectuel : difficultés à se concentrer, dévalorisation de soi, pensées négatives, découragements excessifs, désintéressement pour les activités habituelles…

» Un mal-être physique : la fatigue et les troubles du sommeil sont souvent symptomatiques de la dépression. De plus, cette fatigue se manifeste par un ralentissement complet des gestes, des paroles, de l’attitude. Même reposées, les personnes déprimées se sentent quand même fatiguées et sans énergie. Enfin, la dépression s’accompagne aussi d’une baisse de l’appétit et de difficultés sexuelles.

» Un débordement sur la vie socio-affective : lorsqu’une personne est déprimée à la suite d’une perte d’emploi par exemple, c’est une réaction « normale » qui lui permet de passer à autre chose. En revanche, si au bout de six mois, elle ne s’en est toujours pas remise, qu’elle n’arrive plus à faire quoi que ce soit, qu’elle ne sort plus de chez elle, qu’elle arrête de voir ses amis, etc. alors cela devient problématique.

En fonction du nombre de symptômes et de leur intensité, la dépression, sous ses différentes formes, sera plus ou moins sévère. Quoi qu’il en soit, elle n’est jamais à prendre à la légère.

Le réconfort et les tentatives de raisonnement de l’entourage ne sont généralement d’aucune aide dans la dépression.

Il s’agit d’une vraie maladie, pas d’une faiblesse de caractère ou d’une fatalité. Dire « ce n’est rien, ça va passer » ou « bouge-toi » ne sont pas des solutions.

La dépression peut nous toucher à un moment ou un autre, mais lorsqu’elle déborde, il faut vraiment la traiter, comme toute autre maladie. Au moindre doute, si vous remarquez qu’un proche a changé, il est indispensable qu’il consulte rapidement un médecin.

Pourtant, seules 38,3% (1) des personnes souffrant de troubles dépressifs déclarent avoir consulté un professionnel de santé. Oui mais voilà, une chose est d’être conscient qu’il faut consulter, une autre, de savoir à qui s’adresser. Car dans le domaine, rien n’est très clair. Parmi la population française, 23,6% (2) ne connaîtrait pas la différence entre un psychothérapeute et un psychiatre. Une personne sur deux déclare ne pas connaître d’autre lieux que l’hôpital psychiatrique pour soigner la dépression (3). C’est grave !

Là où vous pouvez être utile, c’est justement pour aider votre proche à trouver un professionnel de santé, voire à prendre rendez-vous pour lui ou elle. Mieux vaut se montrer ferme. Vous pouvez dire que vous avez remarqué un changement, que vous le trouvez triste, fatigué, distant, etc. et que vous souhaitez l’aider à trouver des solutions. Et cela doit déboucher sur une aide concrète, c’est-à-dire un rendez-vous avec un psychothérapeute (formé en thérapie comportementale et cognitive) ou un psychiatre. Il est important de ne pas laisser la situation s’aggraver. La dépression est la première cause de suicide, c’est donc une situation d’urgence.

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Sources :

(1) Etude « La dépression en France : prévalence, facteurs associés et consommation de soins », Baromètre santé, 2005. (2) Rapport final sur l’enquête dépression en population générale, Anadep 2006. (3) La perception des problèmes de santé mentale : résultats d’une enquête, Drees, 2001.

(2) Mon expérience de thérapeute auprès de ma clientèle